Astronomie

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Punition purement lunaire PV <Paul Bricou, Bulle Stevens>

Une potion de vieillissement ? Ou plutôt une potion d'asservissement ? Tandis qu'Andrew, Paul et Bulle (bien que cette dernière venait de partir) s’effaraient à la préparation longue d'une potion surement efficace, Caroline Purelune, préfète de Serpentard, fit ce qu'on appelle une entrée tonitruante dans la salle du sous-sol pourtant verrouillée. *Nom d'un lutin moribond !* s'était écrié Andrew mentalement tandis que madame Purelune distribuait fort agréablement les punitions : récurage non-magique de la tour d'astronomie.

Ce matin, Andrew montait quatre à quatre les sempiternelles marches de la haute tourd d'Astronomie. Depuis combien de tant se taudis abandonné n'avait-il pas été lavé à Poudlard ? C'est en se cognant une fois nouvelle contre la trappe qu'il se donna réponse. Un tas de poussière fort indicatif lui tomba dans les cheveux, il l'épousseta d'un coup de main vif. En ouvrant la trappe il vit qu'il était seul dans cette vieille salle. Il se rappelle maintenant de la mésaventure qu'il avait vécu ici quelques temps plutôt ici même. Une aventure avec un vieillard pas si Montmort que ça. Aujourd'hui, seul, il détailla bien la salle : le travail était conséquent. D'où il était, il observait les bureau trop encombrés, les télescopes obstrués, les chaises cassés, les poubelles renversées, les placards qui débordent, la poussière qui vole et les vitres noires. Dans une pièce aussi sombre Andrew décida d'allumer la lumière, unique, qui dormait au milieu du plafond. Évidemment, le courant ne passait plus ici. Il s'approcha de la lampe, baguette en main... et il se souvient de la consigne : pas de magie. Il remit sa baguette en poche et dévissa l'ampoule. Il était avantagé, Andrew était né moldu et il savait bien comment fonctionnait chaque objet qui en était issu. Cet exercice sera plus difficile pour Paul, celui qui utilisait toujours sa baguette pour tout et rien, mais avec talent ! Andrew passa ses doigts sur ladite ampoule afin de la dépoussiérer. Sous la pellicule noire, elle semblait comme neuve et performante. Il la revissa et appuya sur le bouton à nouveau. Victoire ! La pièce s'illumina.

De nouveaux détails vinrent à sa vue. Il observa maintenant les petits trous de rats dans les murs. Les rats, il les aimait bien, s'est l'avantage. Il remarqua aussi les inscriptions sur les murs de la tour ainsi que, d'un un coin (même si la pièce était ronde), trois balais, trois éponges, trois seaux, trois mille produits différents et une paire de gants. « Quel sadisme » maugréa-t-il avec rancœur envers le corps préfectoral. Il n'enfila pas la paire de gant qu'il balança par une des fenêtres de la salle. *Après tout, on fait tout pareil ou on fait rien ! La paire aurait attitrée des tensions.* s’expliqua-t-il intérieurement. Il commençait à frotter la fenêtre maintenant close avec sa main. Celle-ci est devenue toute noire en quelques secondes. Ce serait sa première tâches, les six fenêtres de la pièce. Il prit un chiffon et l'imbiba d'eau. Ainsi, il commença la partie la moins passionnante de leur punition : le ménage !

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Ancien sorcier  

Punition purement lunaire PV <Paul Bricou, Bulle Stevens>

Au moins, il en avait conservé quatre flacons. Il se répétait cela dans sa tête, comme une prière infinie. Il avait conservé quatre flacons. C'était déjà ça...

*Un flacon pour Ned tombé dans les escaliers,
Un pour la pauvre Bulle de potion aspergée,
Un pour Andrew tentant de positiver,
Un pour le conspirateur Paul au regard bien noir
Dans le tournoi des trois sorciers où attend la gloire.
Une potion pour les gouverner tous,
Une potion pour les trouver,
Une potion pour les amener tous et à la Coupe de feu les lier.
Dans le tournoi des trois sorciers où attend la gloire.*


Paul fut lui même surpris. Il n'était pas du genre à faire de la poésie, et pourtant il avait assez joliment déformé ce poème du Seigneur des anneaux. Mais c'était le cas : il avait réussi à sauver un peu de potion. Caroline Purelune était entrée d'un coup, juste au moment où Paul finissait sa potion, et les avait tous punis en leur ordonnant de tout ranger. Paul avait réussi à se placer dans un angle où la préfète de Serpentard ne le vit pas remplir plusieurs flacons de sa potion tout juste finie. Restait cependant la punition. Nettoyer complètement la tour d'astronomie, ce qui n'avait aucun intérêt, la tour étant désaffectée depuis des lustres. Depuis l'arrêt de l'enseignement de l'astronomie à Poudlard, en fait.
Paul retrouva donc ses camarades pour un grand nettoyage dans la tour d'astronomie. Sans oublier de maudire intérieurement et en boucle la préfète des verts, cela va de soi. La matinée aurait pu être infiniment plus agréable et il aurait pu faire n'importe quoi d'autre que de récurer une vieille tour crasseuse.


La tour se révéla vraiment dégoûtante. De la poussière jonchait les étagères, les placards étaient mangés aux mites et les bureaux étaient recouverts de mouches mortes et de saletés diverses. De plus, Paul n'avait absolument jamais nettoyé quoi que ce soit à la main. D'habitude, Hoppy, l'elfe de maison de la famille, prenait beaucoup de plaisir à nettoyer tous les recoins de la maison de Paul. Cette punition était à la fois un gros gâchis de temps et de produit à récurer.
Le Poufsouffle maussade décida de nettoyer les bureaux. Ce qu'il regretta trop tard. On aurait dit que Zeon, le chat d'Andrew, avait fait avec application ce qu'il savait faire de mieux dans la vie : couvrir chaque endroit à sa portée de vomi.
En tout cas, la crasse des bureaux avait une couleur grisâtre peu avenante, et l'odeur d'un troll des montagnes qui transpire. Elle semblait être une sorte de fusion de crottes de mouches, insectes morts réduits en poudre et poussière.
Paul se mît donc à récurer la saleté des bureaux, détestant déjà l'odeur des produits nettoyants, souhaitant pouvoir utiliser un sortilège de récurage, maudissant Caroline Purelune pour sa punition et Andrew pour avoir jeté les gants là où il en avait le plus besoin. Peut-être était-ce par un souci d'équité ? Personne n'aura de gants si une seule personne peut en avoir ? C'était également un vrai gâchis. Quelques minutes plus tard, le bureau fut à peu près en bon état, contrairement aux mains de Paul qui étaient répugnantes.

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Après s'être occupé des fenêtres, les mains noires comme celles de Paul qui venait de finir les bureaux, Andrew se décida à ranger la gigantesque armoire de livres. Andrew s'attaquait à un point clef de la pièce; Ces armoires occupaient tous les murs qui n'étaient pas des fenêtres. Elles démarraient au pied de notre petit galopin et grandissaient jusqu'à bien aussi dessus de sa tête, jusqu'au plafond en bois de la salle d'astronomie. Chaque étagère était poussiéreuse voire collante. Qu'avait-il bien pu se passer dans cette pièce de Poudlard qu'Andrew n'avait jamais connu autrement que dans cet état ? *Ce n'est pas le moment de se refaire la grande bataille de Poudlard que je n'ai pas connu !* pensa Andrew en orientant maintenant ses pensées vers la tâche qui l'attendait. Il grimpa sur la vieille échelle grinçante, semblable à celle qu'il avait vu chez Olivanders lors de l'achat de sa baguette magique. Il avait décidé de commencer par le haut de l'armoire. D'abord un grand coup de chiffon, qui resta collé. Alors il s'empara d'une brosse et il frotta avec de l'eau, en évitant les livres astronomiques, la vieille étagère. Revint le chiffon et la remise en place des livres. Cette opération se répéta bien six fois avant qu'Andrew ne se penche d'avantage vers les ouvrages qu'il tripotait avec nonchalance. Histoire de l'astronomie Russe, La parole des étoiles, Les merveilles cachés de notre ciel, Η τρελή ιστορία της Bambi και Μικρή Γοργόνα
Reducio
Andrew ne savait même pas la langue de cet ouvrage.
...Tant de livres qui ne lui revenaient pas, qui ne l'inspiraient pas. C'est alors qu'il dégota la perle rare à la 8ème étagère en partant du haut ou l'avant dernière en partant du bas. Coincé dans un livre se situait une vieille carte postale. Il se gardait bien de montrer sa trouvaille à son camarade, pour l'instant du moins. Il la lisait secrètement. Elle provenait de France à en croire l'indication visible de la grande tour d'Eiffel.

Chère collègue,

Comme tu le sais, je suis en France pour un déplacement professionnel, mais je t'avais promis que je t'enverrai une carte postale de l'horrible tour d'Eiffel.
Je ne sais même pas pourquoi les moldus du monde entier accourent voir un amas de métal. Ah qu'ils sont idiots ! Ils ne voient rien.
Dans le travail tout ce passe bien, j'avance et découvre de nouvelle méthodes dites moldus imposées par le ministère.
Me croiras-tu ou non, on a appris qu'il fallait donner une patate aux élèves afin qu'il la cultive sans magie ;
« Une bonne manière de leur inculqué le sens des res-pon-sa-bi-li-tés ! » - Minable.
Tu nous vois demander ça à nos élèves, j'espère que le ministère tombera vite, il est devenu insupportable de partager notre espace
d'autant plus que nous sommes envahis de sang-de-bourbe, même à Poudlard !
Enfin bon, chère collègue, je rentre bientôt, nous pourrons reprendre nos discutions habituelles,
et torturer un ou deux chenapans avec des heures de retenus non-méritées ! Gniark.
Et comme on dit en bon français "Topette, on s'revoit pour graille tantôt".

Tu-sais-qui-je-suis !


*Signé "Tu-sais-qui-je-suis" ?* termina Andrew. Mais quelle lettre, un mélange entre amicalités professorales et médisances blasphématrices. Quoi qu'il arrive Andrew avait la ferme intention de garder cette petite carte comme une des première trouvailles qu'il avait fait dans ce beau château. Il allait commencer une petite collection, certes sans impacte ni importance, mais pleine de souvenirs ! Ce moment de pause l'a cependant couper dans son travail, il s'y remis. Il termina rapidement ses armoires et fier de son travail souffla un coup. Paul travail et il lui demanda : « As-tu pris de l'eau Paul ? ». La soif était apparu lors de ce ménage intensif. Quelle punition navrante. En plus, toute la potion de vieillesse a été détruite d'après les rumeurs qui courent. Comment ferrons-nous afin d'arriver à avoir un vrai champion à Poufsouffle ! Il n'y avait plus qu'à compter sur Elina et Ambre, voire Eden mais elle était souvent absente ses derniers temps. Bref, il restait encore du travail dans la pièce, Andrew devait arrêter de fantasmer sur une vaine gloire face au Tournois des Trois Sorciers.

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Ancien sorcier  

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C'est les mains pleines de crasse et la bouche grimaçante que Paul se détourna des bureaux, peut-être encore un peu grisâtres mais relativement propres (contrairement aux mains de la personne qui venait de s'en occuper). L'élève vit du coin de l'œil son camarade fouiller les bibliothèques qui s'alignaient jusqu'au plafond. Andrew semblait maintenant plus enclin à lire les reliures des grimoires poussiéreux et jaunis par le temps que de nettoyer. Paul lui dirait plus tard qu'il avait sauvé un peu de potion : peut-être étaient-ils espionnés ou écoutés par un quelconque préfet ou professeur à la recherche de quelque chose à reprocher.

Le Poufsouffle, déjà excédé par ce travail pénible et sans intérêt, s'approcha des placards. Peut-être y avait-il des amas de poussière dedans, ou quelques vieux manuels de rechange, sur lesquels leur anciens propriétaires auraient griffonné ou vomi, mais sûrement rien d'intéressant. C'est pourquoi Paul fit un bruit particulièrement étrange en ouvrant le placard; un bruit qui mélangeait le dégoût, la colère et la surprise, et qui ressemblait à un mélange d'éternuement et d'exclamation, quelque chose comme "Pscha !". La raison de cette exclamation fort particulière était l'odeur : un mélange de vieille chaussettes et de toilettes mal nettoyées. La seule chose semblable que Paul connaissait, c'était l'haleine de Melpomène Minos, ce qui n'était pas peu dire.
La source de cette agréable concentré de parfums de détritus révéla être un Boursouf mort en décomposition, qui avait dû faire son nid dans le placard sans réussir à en sortir. En tout cas, la vue de ce pauvre animal au regard vitreux et à la peau se décomposant donnait la nausée. En dehors de cette vision d'horreur, le placard ne contenait qu'une pile de livre, quelques produits nettoyants et des draps qui contenaient... des œufs. Des œufs très reconnaissables. Et autour des œufs... Le poil étrangement long, bourdonnants, leurs ailes semblables à des ailes d'insectes translucides aux reflets irisés. Paul se hâta de refermer le placard.


"As-tu pris de l'eau, Paul ?" fit Andrew qui ne se doutait de rien.

"Andrew, il y a une colonie entière de Doxys dans ce placard."

Paul avait dit cela sur un ton d'horreur absolue. Il avait connu pire : un affreux épouvantard qui avait pris la forme d'un serpent géant venimeux qui tue au simple regard, puis la forme d'une cellule de prison, puis la forme d'une vitre; ou même le plafond de la Grande salle en personne qui avait décidé de déverser un vrai déluge. Mais là, il y avait un vrai danger, les Doxys étant franchement venimeux. Paul ne savait pas comment Andrew réagirait, étant né moldu, mais il espérait que son ami comprenait la gravité de la situation.

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Lorsque Andrew s'approcha de son camarade il semblait bien que son teint fût livide. Pourtant Paul n'était pas livide, il était surtout surpris. C'est vrai que la question d'Andrew avait été surprenante mais de la à tirer une telle grimace pour quelques litres d'eau, il ne s'y attendait pas. Il allait répondre que ce n'était pas grave et qu'il boirait une fois la besogne terminée, mais Paul le coupa avec effroi : « Andrew, il y a une colonie entière de Doxys dans ce placard. ». Andrew resta bouche bée. Avec Paul, c'était bien vrai, les histoires prenaient toujours un virage complexe et fantastique. Andrew réfléchit un peu et, tout en s'avançant vers le dit placard barricadé par Paul, il annonça fièrement : « Tu ne m'auras pas à chaque fois, idiot ! ». A peine eut-il fini de parler qu'il poussa Paul et ouvrit la porte en grand. Tout alla vite et une petit bestiole noire en sortie sans qu'il ne la voit. Il faut dire qu'elle n'était pas plus grande qu'une grosse libellule. Andrew écarquilla les yeux avant de hurler. Son cri masquait le stridulement puissant de la vraie colonie qui logeait dans le placard. Paul ne lui avait pas menti et sa méconnaissance en créature magique l'avait lâchement pénalisé. Il se retourna précipitamment vers son camarade jaune qui n'eut le temps de rien faire. Une goutte de sueur perlait sur le front d'Andrew, il l'essaya.

- « Paul ! Désolé, désolé. Comment on fait maintenant ! Sans magie...c'est impossible n'est-ce pas ? demandait-il rapidement. Peut-être que la vieille bombonne moldue anti-moustique ferait l'affaire ? C'est quand même Caroline qui nous l'a donné cette punition, elle ne voulait pas nous tuer hein ? ». Andrew se stoppa net et, toujours avec un manque de sang froid atroce du surement à son jeun âge, il empoigna Paul par les épaules. « Est-ce que ces bestioles sont venimeuses ? » explosa-t-il. Andrew était totalement perdu et il puisa en lui pour faire réapparaître le calme en lui. Il devait, il le savait, penser à sa vieille voisine
Reducio
Miss Hilterick qui lui inspirait la plus grande neutralité.
, ça le détendait, l'emplissais de neutralité. Alors qu'il commençait à retrouver son courage, un assombrissement significatif venait de se faire entendre. Près du placard. Celui à l'autre bout de la pièce.

Andrew se figea ! Il passait maintenant sa main derrière lui afin de tâter le bureau qu'y s'y trouvait. *Un plumier, de l'encre, des feuilles, un stylo, un truc gluant beurk, ah ! un livre.* trouva-t-il. Il le prit dans ses mains et le plaça devant lui. Il allait maintenant attendre une quelconque réaction de Paul avant d'agir mais il le savait : il allait falloir qu'il tue cette bestiole pour s'en sortir. Même si Paul ne lui avait pas encore expliqué les facultés meurtrières de celle-ci, Andrew avait bien compris à la vue de l'intérieur du meuble qu'il ne s'agissait là pas de simples Lutins de Cornouailles. Il espérait qu'ils règleraient rapidement ce problème afin de terminer cette honteuse punition. Une chose était sûr, Paul et Andrew semblait sceller peu à peu, au fil des aventures, leur amitié qui naquit déjà dans le train pour leur premier jour
Reducio
Ce RPG va arriver incessamment sous peu !
.

Reducio
Tu peux si tu le souhaites mettre fin à cette escapade en un tour (peu importe le moyen, à moins que tu ne souhaites la faire un peu continuer pour éviter de récurer ? :)

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Ancien sorcier  

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Andrew parut d'abord ne pas croire Paul. Il hésita un moment, puis sourit, clama « Tu ne m'auras pas à chaque fois, idiot ! »[/b], puis bouscula son camarade et se dirigea vers le placard, qu'il ouvrit avec un grand sourire qui retomba d'un coup. Les Doxys s'étaient rendus compte de leur présence et bourdonnaient avec férocité, bourdonnement qui fut couvert un moment par le cri d'Andrew. Ça lui apprendrait à ne pas écouter son camarade... Mais c'était vrai qu'ils étaient peut-être cuits. Les Doxys étant franchement venimeux, et la magie leur étant interdite, Paul ne voyait pas comment ils pouvaient s'en sortir. Et apparemment, Andrew non plus n'en avait aucune idée.

- « Paul ! Désolé, désolé. Comment on fait maintenant ! Sans magie...c'est impossible n'est-ce pas ? Peut-être que la vieille bombonne moldue anti-moustique ferait l'affaire ? C'est quand même Caroline qui nous l'a donné cette punition, elle ne voulait pas nous tuer hein ? ». Il y avait peut de chance qu'il ne s'agisse d'une tentative de meurtre de Caroline Purelune. Peut-être comptait elle tuer le poursuiveur de Quidditch de Poufsouffle pour les handicaper dans le prochain match ? Andrew arrêta un moment, prit Paul par l'épaule, puis continua, paniqué : « Est-ce que ces bestioles sont venimeuses ? » fit-il, plus inquiet que jamais. Il sembla plus terrifié encore en entendant à nouveau un bourdonnement, produit par un de ces affreux insectes s'étant glissé hors du placard pendant sa courte ouverture. Plus effrayé que jamais, l'élève à lunettes resta immobile, puis fouilla derrière lui simultanément un plumier, de l'encre, des feuilles et un stylo, un objet qui, si il était vraiment ce que Paul croyait, valait mieux ne pas être connu par Andrew, et enfin, un livre, dont Andrew se saisit. Il le prit dans ses mains et le plaça devant lui comme une arme.

Apparemment, les moldus avaient coutume d'écraser les insectes avec les livres, alors qu'un simple Maléfice insecticide inoffensif à autre chose que les insectes était utilisé par les sorciers... D'ailleurs, Andrew fixait Paul d'un air gênant. Étant techniquement le génie du duo, le deuxième année se devait de trouver quelque chose, une solution, n'importe quoi. Paul respira un bon coup, puis réfléchit. Qu'avait dit ce très cher Newt Scamander au sujet des horribles Doxys ?

"Les Doxys sont pourvus de deux rangées de dents venimeuses. En cas de morsure, un antidote doit être immédiatement administré. Les Doxys sont communément tués avec un insecticide spécial facile à trouver sur le marché."cita Paul."D'accord, regarde parmi tous ces produits si il n'y a pas du Doxycide, puis on ouvre l'armoire et on tue tout ce qui bouge."

Paul se dirigea lui même vers une des piles de produits. Nettoie-tout de la Mère Grattesec, after-shave, lingettes, serpillère, éponges, produit vaisselle, shampoing et autres produits forts douloureux au contact de l'œil étaient empilés sur un banc. Le deuxième année dégagea un vieux pulvérisateur de Doxycide.
Il fallait ouvrir l'armoire et pulvériser tout ces saletés avant qu'elles aient le temps de comprendre ce qui leur arrivaient. Mais d'abord il fallait tuer le Doxy qui venait de s'échapper. Paul était vraiment inquiet. Si ils étaient mordus, ils devraient foncer tout de suite vers l'infirmerie, ce qui était vraiment fort handicapant.
Pas de doute, ils n'avaient vraiment qu'une seule chance. Paul essuya son front ruisselant d'une main tremblante. Et dire que Newt Scamander, alias Norbert Dragonneau, n'avait classé les Doxys que "Ne pose pas de problèmes pour un sorcier compétent"... Le problème, c'est qu'ils n'étaient pas des sorciers compétents mais des gamins incapables de lancer ne serait-ce qu'un bête Flipendo.



Reducio
On nettoiera plus tard, on a le temps : ça ne sera pas long et ça fait au moins une péripétie.

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Ah ! Paul lui avait maintenant clairement expliqué qu'il ne suffisait que d'un simple Doxycide pour tuer ces petites créatures venimeuses. Andrew s'essuya à nouveau le front du revers de se manche et reprit son livre en main. Il n'y avait qu'une bombonne et c'était son camarade qui l'avait en main. Il était plus vieux d'une petite année et donc il semblait le plus apte à une telle action ; Andrew couvrait ses arrières. Sans même se concerter, ils s'étaient mis d'accord : le Doxys tout seul d'abord, la fourmilière après. Le hic était que le plus difficile à atteindre était bel et bien le petit fuyant, planqué actuellement derrière le second meuble, face à eux. Andrew qui s’efforçait de réfléchir malgré tout émit un plan (toujours aussi bancal). « Paul, peut-être... si je balance le bouquin, pire, si je le bombarde de livres il sortira et se tiendra à distance ? Le temps tu pourrais peut-être l'asperger ? Enfin il peut y avoir un problème : si ça l'énerve trop on est fichu.. » expliqua plus ou moins calmement Andrew. Paul aussi semblait réfléchir. Était-ce à la proposition de son camarade ou alors à un dessein bien meilleur, seul lui le savait. C'est drôle comme l'instant semblait solennel, tendu, sérieux. Andrew était monté dans la tour d'Astronomie ce matin avec la fade intention de laver ce taudis (sous la contrainte des injonctions froides de Miss Purelune préfète) et voilà qu'il se retrouvait maintenant à l'assaut d'une armée mortelle de Doxys. *Enfin c'est absurde, nous sommes sorciers et nous ne pouvons pas utiliser nos pouvoirs ! Quelle idiotie...* se lamenta-t-il seul. La frustration, la colère.

Dans un geste plus ou moins contrôlé et sans même attendre une réaction de la part de Paul, Andrew lança violemment le livre vers l'étagère. Sa vue, quelque peu douteuse, l'induit en erreur et l'objet atterrit sur le télescope près de l'entrée. Il se télescopèrent. Churent dans un vacarme désagréable. Andrew n'en resta pas là et se dirigea rapidement près de l'étagère qu'il venait de ranger. Monta sur l'échelle et lança empli de révolution : « A l'attaque Paul ! » lança-t-il dan un mélange de frustration, de vengeance et d'excitation. Andrew s'arma de deux bouquins bien lourds, il put tout juste lire Importance de toutes les créatures sur l’écosystème sorcier avant de lancer fortement les deux ouvrages dans le secteur (à quelques décimètres près) du Doxys bientôt mort. La mitraillette livresque se débrida et tout débuta : une envolée D'astronomie lunaire, D'explosion Sorcière Astronomique, D'histoires astronomiques ou encore D'astronomie pour les nuls. Si un quelconque professeur entrait à l'instant, les deux jeunes fussent renvoyés sans aucune raison d'âme. A cause de ce volumineux mitraillage, Andrew ne voyait plus son ami Paul qui tendait normalement la bombonne de poison face à lui en direction du Doxys ! Sous le fracas de beaucoup d'objet (surement sans valeur) et sous la poussière brouillardeuse, Andrew espérait qu'il avait fait le bon choix en lançant tous ses ouvrages et que Paul ne prendrait pas son acte pour déraisonné, fou ou pire...qu'il se fasse piquer ! Si tel acte arrivait, Andrew ne pourrait que détester Caroline (si ce n'était pas déjà le cas) toute sa vie durant et il espérait qu'elle fasse une crise d'épilepsie à quatre pattes dans la barbe de Merlin ! Malgré les lourds ouvrages qu'il lançait, le jeune Poufsouffle croisait les doigts pour leur réussite face aux Doxys criminels.

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Andrew vit que Paul tenait la seule bonbonne de Doxycide et parut rassuré. Il décida alors de proposer un plan qui, dans une autre situation, aurait été foireux. « Paul, peut-être... si je balance le bouquin, pire, si je le bombarde de livres il sortira et se tiendra à distance ? Le temps tu pourrais peut-être l'asperger ? Enfin il peut y avoir un problème : si ça l'énerve trop on est fichu.. » Paul songeait aux terribles conséquences qu'aurait un faux pas. Enfin, ce n'était pas comme si sa journée n'était pas déjà nulle : il n'avait pas dormi de la nuit, tout ça pour finalement enfin s'assoupir, juste pour faire des rêves bizarre (Ambre Baxrendhel marchait sur les mains tandis que le Moine Gras dansait gaiement la salsa dans une cage). Ensuite, il était tombé dans les escaliers en allant vers la Grande Salle, un hibou avait allègrement fienté dans son bol de céréales, et il trébucha en sortant de mauvaise humeur, en plus de se cogner la tête contre la trappe menant à cette maudite tour d'Astronomie...

Andrew parut se décider à attaquer. Il lança un grimoire qui défonça deux télescopes en hurlant d'un ton qu'on ne lui aurait jamais attribué normalement « A l'attaque Paul ! » Il continua de lancer des livres qui atterrissaient plus ou moins près de l'endroit où s'était caché le Doxy fuyard, qui bourdonnait furieusement. Malgré tout plus motivé que jamais, Andrew se lança dans un carnage total en balançant des livres de tous les côtés, soulevant des nuages de poussière. Paul en venait à se demander si ils n'abîmaient pas plus la salle qu'ils ne la nettoyaient. Il était d'ailleurs étonné que le vacarme n'aie pas attiré un professeur, qui les aurait probablement renvoyés sur le champ pour la dégradation de matériels à intérêt purement scolaire. À ce moment-là, le Doxy, fou de rage soit à cause du vacarme, soit à cause de la dégradation de matériaux scolaires encore en état de marche (sûrement davantage la première raison) sortit comme une flèche de sa cachette et fonça sur Paul, qui leva le Doxycide et en aspergea l'insecte venimeux, qui tomba au sol avec un "Boing !" presque comique. Paul s'essuya le front, rassuré.

La suite du plan, c'était sûrement d'ouvrir l'armoire et de répandre du Doxycide partout en criant et en priant pour sa vie. C'était en tout cas l'avis de Paul.
Il expliqua son plan à Andrew, qui acquiesça. Que pouvaient ils faire, de toute façon ? Appeler un professeur ? Paul pensa tout à coup que c'était exactement ce qu'ils auraient dû faire, cependant, pour des raisons évidentes, il ne le précisa pas à Andrew. D'ailleurs, si ils appelaient un professeur, ils auraient à expliquer pourquoi des livres d'astronomie étaient répandus partout et pourquoi les télescopes gisaient par terre tels des guerriers tombés vaillamment au combat.
Paul décida de confier la bonbonne à Qndrew, tandis que le deuxième année ouvrirait le placard.

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Ce jour-là, Bulle Stevens s'était levée de très mauvaise humeur. Devoir nettoyer la tour d'astronomie, pff, quelle corvée ! Elle se demandait presque ce qui avait poussé Caroline Purelune à le faire. La préfète des Serpentards lui avait toujours apparu comme une jeune femme gentille et sûre d'elle, or selon Andrew et Paul, elle avait été sans pitié avec eux. C'est vrai, quoi. Au fond, ils n'avaient rien faits de mal : Ils s'étaient juste avancés dans leur programme de Potions. Elle avait lu dans un livre que Hermione Granger, une amie proche d'Harry Potter, avait concocté du Polynectar en cachette alors qu'elle n'était qu'en 2ème année. Et bizarrement, elle ne s'était jamais fait prendre !

* Nous aurions du le faire dans les toilettes des filles*, pensa Bulle d'un air maussade tout en se rendant dans la Tour d'Astronomie. Bien que remise, elle n'était en forme depuis qu'elle avait reçu de la potion. Elle espérait simplement que la tâche ne serait pas trop physique.

Quand elle arriva dans la grande pièce circulaire, elle ne vit aucun de ses camarades. Il fallait bien dire qu'il était absolument impossible de distinguer la moindre chose dans cette pièce : Tout était sale, poussiéreux ... Les grandes fenêtres étaient remplis de crasse et de saleté. Quand aux fauteuils, les seuls qui restaient été défoncés et élimés.
Bulle soupira. On ne voyait rien du tout, ici ! Malgré la faible lumière qui émanait du plafond, il était difficile de se diriger sans risquer de marcher sur quelque chose ... Ou quelqu'un, qui sait.
A en juger par les bruits qui émanaient d'un côté de la salle, ses deux camarades étaient déjà arrivés. Ils semblaient en grande conversation et Bulle ne voulait pas les déranger. Elle attrapa son chiffon, sa balayette et ses produits, et elle s'éloigna vers de grandes armoires se trouvant au fond de la salle.
Faire le ménage était pour elle une grande première. Chez son père, c'était lui ou l'elfe de maison qui faisait la poussière, et chez sa mère, Bulle avait pour unique tâche de mettre la table et de faire la vaisselle. Mais laver les vitres, faire la poussière, cirer les meubles ... Elle n'avait jamais testé. Elle s'y mis donc en s'y appliquant le plus possible, malgré sa mauvaise humeur.
* Pourquoi c'est pas Caroline qui le fait ? Ca lui ferait les pieds, je pense !*

Elle chantonna pendant quelques temps " Siffler en travaillant", puis, quand elle eut finit de faire l'extérieur des meubles, elle s'attaqua à l'intérieur.
La première armoire était remplie de tasses bleues et roses, toutes plus ideuses les unes que les autres. Après les avoir époussetées, elle referma l'armoire et se concentra sur deux petits casiers.
Le premier était composé de notes et de devoirs d'élèves. Bulle fouilla un peu dedans, et tomba sur une " Marisa Stevens". Elle se demanda s'il était possible que ce soit quelqu'un de sa famille. Dans le doute, elle garda la feuille, afin de faire des recherches généalogiques plus tard.
Le second casier ne semblait pas contenir grand chose. Elle y trouva juste des punitions d'élèves, plus toutes ennuyeuses les unes que les autres ( Je n'aspergeais plus mon voisin de sang de Troll, etc.)

La jeune fille soupira. Il ne lui restait plus qu'une armoire. Soupirant de fatigue, elle ouvrit à la hâte le placard, avant de faire un bond en arrière et d'étouffer un cri.
La chose qui se trouvait devant elle était ... Une Acromentule. Une Acromentule ! Déjà que Bulle était terrorisée rien qu'en voyant un faucheux, là, elle sentait qu'elle commençait à tourner de l'oeil. La bête continuait à avancer vers elle, à avancer.
* Voilà comment va finir la petite Bulle Stevens. Prise au piège parce qu'elle est trop froussarde*. Elle fit quelques pas en arrière, totalement tétanisée. Elle n'avait même plus la force d'appeler Andrew ou Paul. Et même si elle criait, elle doutait qu'ils arriveraient à temps ...

Quand soudain, la bête disparut. A présent, elle voyait son père. Le gentil, le bon, le courageux Andrew Stevens se trouvait là, devant elle. Elle en fut si surprise qu'elle faillit fondre en larmes. Où était l'araignée ? C'était son père qui l'avait tué ?


" Papa ! Tu es là ? Qu'est ce que tu fais ? Où est l'araignée ? Tu sais que quand j'ai ouvert la porte elle était devant moi et que ..."

"Bulle, la stoppa son père. Ta mère est morte."

La jeune fille le regarda avec des yeux ronds. Pardon ? Ce n'était pas possible, aux dernières nouvelles elle devait sortir de l'hôpital où elle se trouvait ! Si elle avait rechuté, on l'aurait certainement prévenu ! C'était forcément faux !

" C'est une blague, c'est ça ? Elle n'est pas morte ? Je ... je ... Elle n'est pas morte ! Et puis pourquoi tu es là, d'abord ? C'est pas drôle, papa !"

A présent, elle hurlait. Elle en avait rien à faire que quelqu'un l'ai entendu. Tout ce qu'elle voulait, là tout de suite maintenant, c'était frappé son père, de toutes ces forces.
Mais au moment même où elle se rua sur lui, il avait disparu. A la place se trouvait la terrifiante araignée, encore plus grande qu'avant.


" Au secours ! Papa, t'es où ? L'araignée, elle est revenue ! Andrew, Paul, Papa ? Mais vous êtes où ?"

~Pouffy’s un jour, Pouffy’s toujours !~
~Le souffle des Poufsouffle jamais ne s’étouffe !~
- Journaliste au journal du blaireau -