Astronomie

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Une invitation des plus romantique

Il y a quelques jours de cela, le bal de Noël avait été annoncé publiquement à tout les élèves. Cette annonce avait eu l'effet d'une bombe dans l'esprit de Dylan : depuis quelques temps le jeune homme n’arrêtait pas d'y penser. Oh bien entendu le bal n'était pas obligatoire mais ce n'était pas ce qui inquiétait le jeune homme. Son appréhension était tout autre : il souhaitait inviter quelqu'un à ce bal, mais n'avait pas vraiment la moindre idée de comment il allait s'y prendre. Il savait qu'il désirait passer une soirée accompagné de cette jeune fille qu'il trouvait absolument ravissante, mais il n'était pas encore bien certain de ses sentiments aussi il voulait profiter de la soirée pour mettre des mots sur ses sentiments. De toutes les manières, il lui restait encore un bon mois avant ce fameux bal de Noël dont il n'avait jamais entendu parler. Enfin, depuis qu'il est à Poudlard, cela fait maintenant trois ans, il avait déjà eu des échos d'un tel bal, mais d'habitude il rentrait chez lui pour les fêtes de Noël, mais pas cette année. Les circonstances faisaient que cela était impossible et il devrait donc se conformer au bal de Noël afin de ne pas passer la soirée seul. Il espérait vraiment que la jeune fille à laquelle il pensait allait accepter sa demande, qu'il n'avait d'ailleurs pas vraiment préparé.

Il s'était contenté de déposer une petite missive à son attention en salle commune puisque oui, la jeune fille en question n'était autre que Mélissandre d'Errasium, une jeune Gryffone que Dylan avait rencontrée il y a de cela un petit moment déjà. Il avait tout deux passé un bon moment à observer les étoiles, aussi, en écho à ce petit moment privilégié qu'ils avaient tout deux partagés, le jeune garçon avait fait marcher son cerveau et lui avait donné rendez-vous, un soir, après manger, en tour d'Astronomie, l'endroit parfait rappelant les étoiles pour demander à cette jeune fille si elle voulait bien être sa cavalière pour le bal de Noël. Terme un peu officiel, il est vrai, mais c'est ainsi que Dylan comptait s'exprimer. Il ne voulait pas passer pour un rustre et faire mauvaise impression auprès de cette jeune fille qu'il appréciait tout particulièrement. C'était avec une petite boule aux ventre qu'il s'était dirigé, tôt après le repas, en salle d'Astronomie pour attendre cette chère Mélissandre.

La soirée était absolument sublime : l'air était doux, bien qu'un peu froid de temps à autre, aucuns nuages n'embrouillait le ciel qui était alors plus qu'étoilé ce soir-là. * Au moins, mon effet ne sera pas raté * songea Dylan, un peu stressé au fur et à mesure que le temps passait. D'ailleurs, le temps passait et personne ne semblait arriver. Le jeune Gryffon commença même à se dire qu'elle n'avait pas reçu sa lettre et qu'elle ne viendrait pas. Il commença à perdre espoir, assis dans un fauteuil de la tout d'Astronomie, à observer les étoiles du ciel, tout en pensant : * Après tout, peut-être qu'elle s'en moque complètement ... * Il n'avait pas renseigné son nom exprès pour s'assurer que Mélissandre serait au rendez-vous, une petite technique qu'il tenait de son père. Enfin, quoiqu'il en soit, au bout d'un certain moment, il commençait à désespérer et lâchait des soupirs de plus en plus profonds.

Cependant, au bout d'un moment, Dylan entendit des bruits de pas et se redressa de plus belle. Une fille passa timidement la porte de la tour, l'écho se faisant alors entendre dans toute la pièce. Dylan reconnût immédiatement les traits de Mélissandre, et il sourit, sans comprendre pourquoi. Mélissandre ne reconnut pas tout de suite Dylan, qui était dans un coin peu éclairé de la pièce, mais c'est ce dernier prit les devants et s'avança, d'un pas très, mais alors très, timide. Mélissandre ne pouvait pas bien voir, mais il était rouge comme une tomate, allez savoir pourquoi. * Respire ... * essaya de se calmer Dylan. Il prit une grande respiration, et prit la parole :


« Tu es venue, finalement, c'est bien ... Ça ... Ça va ? » On pouvait clairement sentir l'angoisse dans sa voix, mais il choisit de ne pas y faire attention, afin de ne pas plus se déstabiliser que cela. Il attendit sagement une réponse, en restant planté là comme un piquet.

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Ancien sorcier  

Une invitation des plus romantique

Dans son dortoir, Melissandre se posait des milliers de questions. Une missive était posée sur son lit. Une missive qu'elle avait lu si souvent qu'elle pourrait la réciter par coeur. De qui ? Elle l'ignorait. Cependant, elle entretenait de vifs espoirs... Il y avait bien quelqu'un pour qui son petit cœur battait fort mais elle ne savait pas très bien si c'était réciproque. Pour l'instant, elle était un petit peu dans le flou. Tout en fixant longuement la lettre, elle se dit qu'elle aimerait tellement que son auteur soit celui pour qui les battement de son cœur s'affolaient tant. C'était d'ailleurs l’hypothèse la plus probable : après tout, elle ne connaissait pas beaucoup de personnes, à part lui. Qui d'autre pourrait lui proposer un rendez-vous sous les étoiles ? Et puis, elle avait trouvé cette lettre dans sa salle commune, ce qui la confortait dans l'idée que son expéditeur puisse être Dylan Swanson – puisque c'était bien pour lui que Mel pensait éprouver des sentiments. A moins que... * Et si c'était juste une blague ? Ou un piège ? * Elle se mit à imaginer les pires scénarios : Peeves qui avait, je-ne-sais-pas-comment réussi à écrire cette missive, et qui l'attendait avec une impatience des plus machiavéliques en haut des marches afin de lui faire une de ces farces dont il avait le secret. Ou bien encore, une personne qui la jalousait secrètement et qui avait établit un plan diabolique afin de la faire chuter de la tour, ce qui provoquerait sa mort à coup sûr. * Oui ça doit être ça, après tout je possède une telle classe naturelle que toute la moitié du château doit rêver de me faire disparaître...* Elle contemplait à présent la missive d'un air déçu. Elle aurait tellement aimé que son expéditeur soit Dylan. * De toute manière ça aurait été trop beau pour être vrai, c'est forcément un piège. * Maussade, elle s'allongea sur son lit sans parvenir à trouver le sommeil. Une idée, toujours la même, la taraudait : et si elle était paranoïaque, s'il s'agissait véritablement de Dylan ? * Dans ce cas, j'imagine qu'il m'attendrait longtemps... * Une image s'imprima dans sa tête. Celle du petit blond qui l'attendait, grelottant, dans l'air vif du temps de novembre, le visage bleuit par le froid, la mine abattue. * NON ! * Cette idée lui était insoutenable. Il fallait qu'elle aille voir par elle-même, dans le cas contraire elle ne serait jamais tranquille.

Ni une ni deux, elle sauta de son lit, enfila la première robe qui lui tombait sous la main ainsi que des chaussures, histoire de ne pas traverser tout le château en socquettes. Une fois sortie de la salle commune, elle se rendit compte – trop tard – qu'elle avait oublié sa baguette magique. Elle s'immobilisa une fraction de seconde avant de se décider de continuer son chemin vers la tour d'Astronomie.
* De toute façon, au point où j'en suis...* Elle espérait vraiment que ça n'était pas un piège, il en allait de sa vie. En montant les quelques millions de marches qui menaient à la tour d'Astronomie, Melissandre sentait naître une lourde angoisse en elle. Et si c'était Dylan qui lui avait donné ce rendez-vous mais qu'il était partit en croyant qu'elle ne viendrait jamais ? * Il faut vraiment que je cesse de m'imaginer tous les scénarios possibles ! * Tentant de se montrer courageuse, Mel grimpa la dernière volée de marche d'un pas décidé. Arrivée en haut, elle ferma ses paupières un court instant tout en prenant une longue inspiration, puis les ouvrit, prenant son courage à deux mains. La première chose qui la frappa fut la beauté du ciel : d'un noir d'encre, il était joliment orné d'une multitude d'étoiles argentées, plus brillantes les unes que les autres. Ensuite, ce fut la douceur de l'air : bien qu'un peu frais, il n'avait rien avoir avec l'idée qu'elle s'était faite du climat de novembre en Angleterre. Et enfin, ce qu'elle aperçut en troisième ce fut lui, Dylan Swanson. Elle n'apercevait pas les traits de son visage en détails – l'obscurité de la nuit l'en empêchait – mais elle voyait bien ses cheveux d'un blond doré, sa peau si pure... La voix du Gryffon la sortit de sa contemplation :

« Tu es venue, finalement, c'est bien ... Ça ... Ça va ? »


Bizarrement, il ne paraissait pas très à l'aise, même pas du tout. * C'est moi qui lui fait peur à ce point ? * songea-t-elle avec étonnement. Mais sa raison reprit le dessus. Non, il ne pouvait pas avoir peur d'elle s'il lui avait donné rendez-vous au clair de lune. Tout à coup, elle réalisa ce qui se passait. Dylan Swanson, celui à qui elle pensait constamment, lui avait véritablement donné rendez-vous, il s'agissait de lui et de personne d'autre ! Plus de Peeves machiavélique ni de mystérieux ennemi assoiffé de sang. * Oh mon dieu, c'est si... merveilleux ! * Mais Mel ne pouvait s'empêcher de rester légèrement inquiète. Pourquoi le jeune Gryffon paraissait-il si étrange tout à coup, y avait-il un problème ? Plongée dans ses pensées, elle ne se souvint pas immédiatement que Dylan attendait une réponse depuis tout à l'heure. Lorsqu'elle en prit conscience, elle rougit, gênée d'avoir instaurée un si long silence.

« Dylan. Oui, je vais plus que bien, même, je n'osais pas croire que ça soit toi qui... qui... »


Elle rougit encore une fois, gênée. A présent, elle se sentait ridicule d'avoir été en proie à de telles interrogations.


Elle contempla une nouvelle fois les étoiles et un souvenir resurgit en elle. Dans le parc, sous les étoiles avec Dylan, main dans la main... Lorsqu'elle se remémora ce moment qu'elle avait tant apprécié, Mel sentit ses joues devenir plus que brûlante.
* Heureusement que c'est la nuit, je n'ose même pas imaginer à quoi je peux ressembler. Probablement à une tomate...* Gênée, elle fixa un point imaginaire sur le sol. Puis, mue par une inspiration soudaine elle demanda, presque dans un murmure :

«  Dylan ? Tu voulais me voir pour une raison particulière ? »


Après tout, il s'était donné la peine de lui envoyer une missive. Il y avait forcément une raison à cela.

Une invitation des plus romantique

Inviter une personne au bal n'était pas une chose aisée, je vous permets de me croire. Et le jeune Dylan tremblait comme une feuille à l'idée de prendre la parole, surtout maintenant que Mélissandre était arrivée et se tenait tout près de ce dernier. Il n'avait même pas été capable de lui donner rendez-vous lui-même à la tour d'astronomie. * Quel courage, vraiment ! * se dit-il intérieurement. Il avait invité Mélissandre, certes, mais il n'avait pas pensé à la suite des événements et en cet instant précis, son cœur battait la chamade. C'était une grande première pour lui, il ne savait pas vraiment comment faire ou quoi dire. Trouverait-il simplement les mots qu'il faut ? L'ambiance de la pièce le détendait un peu mais pas assez, apparemment. Les étoiles du ciel donnaient une faible luminosité à la pièce et Dylan pouvait simplement apercevoir le visage de Mélissandre, à l'ombre de ces mêmes lumières. Son visage était vraiment beau et sublimé par les étoiles, et Dylan perdit rapidement tous ses moyens. Le pauvre jeune homme allait probablement passer pour un incompétent et un timide de service mais après tout, il s'en moquait. Il espérait simplement que Mélissandre valait mieux que cela, et qu'elle ne le jugerait pas trop. Le silence fût brisé alors que la jeune Gryffone prit la parole :

« Dylan. Oui, je vais plus que bien, même, je n'osais pas croire que ça soit toi qui... qui... »

* Oui ? * espérait intérieurement Dylan. Il ne savait pas vraiment décrypter les émotions ou les paroles des gens qu'il fréquentait, c'était donc difficile pour lui de savoir ce qu'allait dire sa jeune amie, bien qu'il comprit à peu près le fond de sa pensée. Cela le rassura un petit peu d'ailleurs, puisque cela signifiait qu'au moins, elle ne s'attendait pas à quelqu'un d'autre. Ce qui est une très bonne chose, pour le jeune homme, qui arborait maintenant un sourire de satisfaction. Il leva les yeux en direction des étoiles qui lui faisait penser à Mélissandre, tant par leur beauté que par leur clarté. Le jeune Dylan ne répondait même pas à sa jeune amie, ce qui n'était pas très galant de sa part, surtout en une telle occasion, à dire vrai. Mais que voulez-vous, à cet âge-là, on perd un peu lorsque l'on est en présence d'une personne qui fait battre notre cœur. Quoiqu'il en soit, c'est encore une fois Mélissandre qui le tira de ses pensées :

«  Dylan ? Tu voulais me voir pour une raison particulière ? »

Eh bien, maintenant, le jeune homme ne pouvait plus faire marche arrière. Il allait devoir prendre son courage à deux mains, s'avancer et demander à Mélissandre LA question qui allait probablement changer sa vie. La réponse serait probablement positive, Dylan se sentait confiant, mais elle pouvait être tout aussi négative et Dylan paniquait rien qu'à cette idée. Il commença à suer un petit peu, décidemment, tout ceci le mettait dans une grosse situation de stress. Qu'il ne gérait bien souvent pas comme il faut. Il s'essuya le front avec sa main et s'approcha timidement et assez lentement de Mélissandre. Les deux jeunes gens se voyaient maintenant les yeux dans les yeux, et Dylan espérait que ce n'était pas son visage rouge comme une tomate qui faisait sourire ainsi Mélissandre. Ceci étant, son sourire le calmait, il le mettait en confiance. Il sourit en retour, même si dans sa tête, on aurait dit une troisième guerre mondiale. Il voulait prendre la parole, mais se contenta d'observer sa jeune amie, dont il s'était éprit mais dont il n'osait pas encore l'avouer à la personne en question. Bien que l'invitation au bal soit une façon indirecte de le dire, n'est-ce-pas ? Du moins Dylan pensait qu'il pouvait amorcer son annonce de cette façon.

« Tu es très belle », finit-il par dire

Il avait lâché cela comme une bombe en plein océan. D'un seul coup, sans même prévenir. Aussi il se senti un peu mal à l'aise par rapport à cela, mais il ne se démonta pas pour autant, maintenant, il devait absolument parler et continuer son speech, même si ce n'est pas vraiment comme cela qu'il avait envisager de commencer la chose. Il respira un grand coup, ce qui semble déstabiliser Mélissandre. Il prit ensuite ses deux mains, et à ce moment précis : il sut qu'il ne pouvait vraiment plus reculer. Il rougissait de plus en plus, ne sachant pas vraiment ou cela allait le mener. Il tenait les deux mains de Mélissandre et cela lui rappelait le moment qu'ils avaient passé tous les deux, aux abords du lac. Se concentrant sur cette pensée positive, il essaya de prendre la parole du mieux que possible pour ne pas faire de loupés :

« Oui en fait je ... Tu sais c'est ... Enfin bientôt il y aura le bal et ... » [i]Il marqua une pause à cet instant parce qu'il ne savait plus comment terminer sa phrase. Perdu, il bafouilla pendant un moment, se sentit complètement gêné, ne sachant plus trop quoi faire. Au final, il reprit, de but en blanc :[/i]

« En fait, je te trouve très jolie et ... Et je t'aime bien ... Est-ce-que tu veux aller au bal avec moi, Mélissandre ? »

La bombe était lâchée. Plus aucuns bruits ne se faisait entendre. Les étoiles éclairaient toujours autant la pièce, et c'est comme si la lumière s'était focalisée sur les deux jeunes gens. Dylan ne lâchait pas les mains de la Gryffonne, mais il était rouge comme une tomate, voire pire. Il ne savait pas où se mettre, ce n'est pas du tout comment il avait prévu la chose. Mais c'était fait et il avait perdu le côté romantique de la chose. Il se mordit les lèves, en l'attente d'une réponse de la part de Mélissandre, n'osant même pas la regarder, pour ne pas perdre encore plus ses moyens. Le pauvre jeune homme avait préparé tout un beau discours, il voulait faire ça dans les règles de l'art mais il semble bien qu'il avait tout raté. Il espérait que Mélissandre accepte, et surtout qu'elle ne relève en rien le manque de compétence du jeune homme. Il croisait les doigts, symboliquement bien sûr, puisque ses mains étaient toujours collées à celle de la jeune et tendre Mélissandre. Aussi, le moment était assez ... stressant pour Dylan. Qu'allait lui répondre son amie ?

Gryffondor du mois d'octobre 2015
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Ancien sorcier  

Une invitation des plus romantique


Plus le temps passait, plus elle se sentait effrayée, elle ne savait pas trop pourquoi. Malgré la vue splendide et la présence de Dylan, elle ne parvenait pas à calmer son anxiété. En fait, elle se posait beaucoup de questions, elle avait peur de se faire de faux espoirs et de souffrir en réalisant qu'elle s'était imaginer des choses pour rien. * Après tout, il a très bien pu me faire venir pour parler d'un devoir ou quelque chose de similaire...* Cependant, c'était peu probable et elle s'en doutait. S'il s'était donné la peine de rédiger cette missive et de lui donner un rendez-vous dans cet endroit si... romantique il devait bien avoir une idée derrière la tête. * Ou pas, je n'en sais rien... * En fait, Mel était un peu perdue. Elle n'avait jamais éprouvé quoique ce soit de semblable à ce qu'elle éprouvait pour Dylan et ignorait tout de la conduite à adopter. Elle observa alors son ami, en attente de sa réponse. Ce dernier souriait, ce qui rassura Melissandre. D'ailleurs, il la regardait également.

« Tu es très belle. » Lui dit-il.


Prise au dépourvue, elle ouvrit légèrement la bouche, surprise. Il lui fallut quelques instants avant de réaliser ce qu'il venait de lui dire. Ces quelques mots redonnèrent à Melissandre tous ses espoirs. Ils confirmaient en quelque sorte ce dont elle rêvait depuis déjà quelques semaines. Elle ne laissait pas Dylan indifférente... Tout à coup, la jeune fille se sentait radieuse. Elle eut l'impression un peu folle que, tout à coup, les étoiles étaient beaucoup plus éclatantes, la lune plus lumineuse, semblable à la joie qui enflait peu à peu dans son cœur.
Une nouvelle fois, elle plongea son regard dans le sien. Il avait un regard vert profond, magnifique. Hypnotisée, elle ne parvint pas à détourner le regard. Ce fut une longue respiration qui la sortit de sa contemplation. Visiblement, Dylan allait lui dire quelque chose d'autre. Melissandre ne pouvait s'empêcher de ressentir une légère appréhension. Elle ne savait pas ce qu'il allait lui dire, ce qui la rendait un peu nerveuse. C'était assez idiot mais elle avait toujours cette crainte de se faire des faux espoirs. Habituellement, elle n'était pas une personne qui s’attachait facilement donc ça lui faisait un peu peur. Peur d'être blessée, de souffrir...
Les mains de Dylan se glissant dans les siennes, chassèrent toutes ses craintes. Les yeux à-présent mi-clos, elle savourait ce contact d'une infinie douceur des mains de Dylan posées dans les siennes, tout en se laissant submerger à nouveau par une vague de souvenir. Un parc, le soleil couchant, de l'herbe moelleuse, un paysage d'une beauté exceptionnelle et lui, semblable à un ange... La voix de Dylan la sortit de ses pensées :


« Oui en fait je ... Tu sais c'est ... Enfin bientôt il y aura le bal et ... »


Il se mit légèrement à balbutier d'une manière qu'elle trouvait irrésistible, paraissant un peu gêné. Mel lui sourit d'un air un petit peu incrédule... Il n'allait quand même pas...
* Non, pas de faux espoirs, on a dit. * Se freina-t-elle intérieurement.

« En fait, je te trouve très jolie et ... Et je t'aime bien ... Est-ce-que tu veux aller au bal avec moi, Mélissandre ? »


Eh bien si, il l'avait fait. Mel eut presque envie de se pincer, tant cela lui paraissait surréel. Lorsqu'elle avait entendu parler de ce bal qui aurait lieu en décembre, elle n'avait même pas songé à y aller. L'idée que Dylan soit son cavalier lui avait semblé alors beaucoup trop belle pour être possible. Mais à présent, à présent... * À présent je dois être la fille la plus heureuse de la terre. Voir de la galaxie... * Pendant quelques secondes, elle s'amuser à imaginer des filles extraterrestres qui se faisaient inviter à un bal extraterrestre par leur amoureux extraterrestre mais finalement, elle jugea plus raisonnable de se concentrer sur sa situation actuelle pour répondre à Dylan. Oui mais comment ? Elle allait accepter évidement, là n'était pas la question, mais de quelle manière ? * Un simple ''oui'' serait trop sec, un ''oh mon dieu, oui, avec un bonheur des plus intenses...l'euphorie m'emporte, je me sens défaillir'' trop théâtral, un ''hmm... pourquoi pas ?'' ferait trop désintéressé... * Encore une fois, elle ressentait une légère panique. Tout à coup, elle avait l'impression d'avoir totalement oubliée comment parler anglais. Mais il fallait qu'elle réponde tout de suite, Dylan semblait assez anxieux – ce qu'elle comprenait parfaitement – et puis elle ne voulait pas qu'il croie qu'elle hésite. Elle se concentra sur l'agréable sensation de leurs mains entremêlées ce qui lui permit encore une fois de reprendre son calme.

« Dylan, oh Dylan... Oui, avec grand plaisir ! » répondit-elle finalement.

Elle arborait un sourire radieux et avait des étoiles dans les yeux. En fait, elle était sûre qu'elle était la plus heureuse de l'univers entier. Plus heureuse, même, que tous les extraterrestres qui soient.

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Lorsque Dylan s'était finalement décidé à demander à la jeune Mélissandre si elle voulait bien l'accompagner au bal, le jeune homme s'était mis à stresser, à tel point qu'il était devenu une énorme boule de stress. Et même encore à cet instant, qui était l'instant crucial puisqu'il attendait une réponse, le jeune Gryffon perdait tout son courage qui laissait alors place à une immensité de questions sans réponses et de stress. Nerveusement, Dylan ne pouvait s'empêcher de jouer avec ses doigts et d'entortiller sa robe de sorcier dans tous les sens, le pauvre garçon était tétanisé. Il faut bien lui reconnaître que c'était la première fois que le petit Dylan faisait ce genre de démarche, sans Poudlard, il n'aurait probablement jamais participé à un bal. * C'est vrai ça * pensa-t-il alors qu'il attendait toujours une réponse de la part de celle qui faisait chavirer son cœur. Ce qui inquiétait Dylan, c'est qu'il avait fait sa demande d'une façon bien étrange. En fait, il avait demandé à sa jeune amie s'il elle voulait être sa cavalière de toutes les façons sauf celle qu'il avait en tête. Au lieu d'un garçon plein d'assurance et confiant, il avait bafouillé et avait joué les timides et les introvertis en face de sa dulcinée. Malheureusement pour lui, il ne pouvait pas remonter le temps et recommencer, donc il attendait là, se mordant les lèvres nerveusement en attente d'une réponse. Cette dernière se fit un peu attendre, mais fini par arriver, au plus grand bonheur de Dylan, qui pensait avoir choqué la jeune Mélissandre :

« Dylan, oh Dylan... Oui, avec grand plaisir ! »

La réaction de Dylan ne s'était pas fait attendre :

« Oui non mais je comprends, je m'y attendais hein, c'est pas .... » Il marqua un temps d'arrêt et rougit de plus belle. « Attends, tu as dit oui ? » s’enthousiasma-t-il

Le jeune homme avait cru au premier abord que sa jeune amie lui avait dit non, ce qui était pour lui la réponse la plus probable. Un peu défaitiste, le jeune homme. Mais en cet instant précis, toute sa peur et tout son stress étaient parti en fumée. Il ne restait plus qu'en Dylan un sentiment de bien-être et de bonheur total. * Elle a dit oui ! * songea-t-il, tout content. Il n'avait pas vraiment pensé à la réaction qu'il aurait eue si Mélissandre lui avait vraiment dit non, mais en tous les cas, la réponse lui avait vraiment fait plaisir. Il avait laissé pousser un petit cri de victoire et s'était mis à sautiller comme un imbécile un peu partout dans la pièce. Se rendant compte, après coup, de ce qu'il venait de faire, le jeune garçon s'arrêta net, et devint alors rouge comme une tomate. Puis il laissa échapper un petit éclat de rire communicatif, qui détendit alors l'atmosphère. La mission était accomplie, le jeune Gryffon avait maintenant quelqu'un pour l'accompagner au bal, et une personne absolument ravissante, qui plus est. Dylan n'avait pas encore expressément fait part de ses sentiments à Mélissandre, mais son plan était de le faire lors du bal, aussi pour le moment, il ne laissa rien transparaître, quand bien même son engouement soudain traduisait ses sentiments. Il se calma un peu après, se rapprocha de Mélissandre, il lui prit les mains, et exprima son bonheur avec un câlin. L'un contre l'autre, Dylan pouvait sentir son cœur battre à plus de cent à l'heure. Il décida de prendre la parole, pour ne pas laisser un moment de blanc qui pourrait devenir gênant :

« Je suis si content que tu ais acceptée, Mel' ... »

Il restait collé à sa jeune amie un petit moment, pour profiter du câlin, pour au final s'en détacher. Il n'allait tout de même pas couper le souffle de la jeune Mélissandre qui ne disait rien depuis un bon moment. Dylan pointa les étoiles que l'on pouvait apercevoir et qui éclairaient la pièce. Il demanda à Mélissandre de se rappeler du moment qu'ils avaient passé dans le parc, en compagnie l'un de l'autre. Il compara même Mélissandre à une étoile histoire d'amorcer le début de ses sentiments, mais il s'arrêta là en comparaison romantiques et autre, puisqu'il ne voulait pas non plus en faire tout un tas. Les deux jeunes gens regardèrent les étoiles un petit moment, et Dylan avait récupéré la main de Mélissandre depuis un certain temps déjà. Oui, il était amoureux, mais il ne savait pas encore vraiment mettre un mot là-dessus, ni même une définition. Il nageait dans l'inconnu, mais un inconnu si doux et profond qu'il ne s'en inquiétait pas le moins du monde. Soudain, il pensa qu'il devrait être à la hauteur des attentes de Mélissandre et se rappela qu'il n'avait pas encore prévu de costume ...

« Par Merlin ! Je n'ai aucun vêtements digne d'un bal ! Comment je vais faire ? »

Gêné d'avoir pensé à voix haute, il baissa la tête pour cacher sa honte. Néanmoins, sa jeune amie semblait trouver cela drôle et cachait un petit sourire en coin. Dylan, lui, pensait vraiment ce qu'il disait. Ou diable allait-il trouver un costume pour le bal de Noël ?

EDIT : après sa remarque à voix haute, Mélissandre rigola et s'excusa puisqu'elle devait partir sur le champ, ayant apparemment quelque chose d'important à faire. Laissant Dylan seul avec lui-même, elle détala et prit la sortie aussi vite qu'un éclair. Dylan resta un instant seul, sans bouger, puis prit également la direction de la sortie, en pensant qu'il avait effrayée sa jeune amie avec une telle audace dans l'invitation et dans ses pensées à voix haute.

Gryffondor du mois d'octobre 2015