Astronomie

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Puisqu'on s'est retrouvé...  Privé 

Antony avait les entrailles en compotes... Il s’apprêtait à renier tous ses principes de loup solitaire, enfin tel qu'il aime faussement se décrire. Il s'apprêtait à inviter une fille au bal... Pas n'importe quelle fille... Il s’apprêtait à l'inviter elle.
Ça faisait un moment qu'il attendait ça. A présent, il ne pouvait plus. Il espérait seulement de tout cœur qu'elle dirait oui. Mais il se doutait bien qu'elle ne refuserait pas. Pas pour lui. Antony se demandait bien ce qu'elle avait pu ressentir à l'annonce d'un bal. Lui était surexcité. L'an dernier, il avait déjà été au bal, il s'en souvenait très bien. Sa cavalière, Ysalyne, ne savait pas bien danser le rock. Heureusement pour elle, Antony, lui, le savait très bien. Ses parents lui avaient appris et lui avaient donner un certain goût pour ça. Le jeune garçon trouvait juste dommage qu'il n'y ait pas de bal plus souvent. En même temps, il comprenait que cela devait être compliqué à mettre en place. Peut-être que les élèves pouvaient organiser eux-mêmes leurs soirées ? Et s'inviter à danser comme dans des cinq-à-sept dansant. Il faudrait qu'il y réfléchisse à l'avenir.

Mais pour l'heure, il était déjà assez occupé avec son actuelle future - espérait-il - cavalière. Des jours durant il s'était creusé la tête... Comment allait-il lui demander ? Comme diable présenter ça ? Ce devait être un moment emprunt d'une certaine magie, c'était là le point important. Mais alors comment ? Directement en tenue de bal ? Peut-être... Où alors lui envoyer une carte mystère ? Une rose dans la bouche ? Peut-être trop cliché. Et tout en même temps ? Hmmm... Que faire. Antony était perplexe. Et comment ferait-il ça s'il devait la retrouver face à face ? Où surtout ? Peut-être lui donner rendez-vous...
C'est ce qu'il avait fait. Il avait écrit une lettre à sa cavalière. Une lettre parfumée. Une lettre cachetée. Une belle lettre. Une lettre dont il n'était pas peu fier. Et maintenant, il l'attendait, dans la tour d'Astronomie. La même tour où il prenait tant plaisir à aller la nuit. Il était d'ailleurs bien plus tard qu'entre chien et loup... Antony avait recommencé. Il faisait nuit et il avait encore échappé à la vigilance de ses préfètes et de son Directeur de Maison. Antony espérait juste que se passerait bien pour sa cavalière. La nuit pouvait se montrer risquée avec les gens trop imprudents...
Il s'était donc caché dans l'ombre du toit de la tour tandis que la seule lumière lunaire filtrait de l'immense fenêtre dans le toit. C'était celle qui donnait sur la terrasse permettant de regarder dans l'immense télescope. C'était exactement à cet endroit qu'Antony avait annoncé qu'il serait. C'est exactement sur cette terrasse qu'elle devra se trouver... Et alors il se révélerait à Elle.

~ Antony n’est point un drame, Antony n’est point une tragédie, Antony n’est point une pièce de théâtre, Antony est une scène d’amour, de jalousie, de colère, en cinq actes. ~
~ Famille Schialom ~
Do not go gentle into that good night.

Puisqu'on s'est retrouvé...  Privé 

Ysalyne sentait l'excitation s'emparer d'elle alors qu'elle se faufilait en douce dans les couloirs jusqu'à la tour d'Astronomie. Elle avait pourtant l'habitude de se glisser hors de son dortoir lorsqu'il faisait nuit, et que tout le monde était sensée dormir à point fermé. Elle n'était d'ailleurs pas la seule, et elle se demandait parfois comment ses professeurs faisaient pour ne pas les attraper.

Mais ce soir, c'était une sortie spéciale qui se profilait à l'horizon. Ce soir, ce n'était pas pour se retrouver seule en tête à tête avec les étoiles, que la deuxième année était sortie de son lit après que tous les bruits de la salle commune se soient tut. Ce soir, elle avait rendez-vous avec son amoureux.

A cette constatation, son cœur s'emballa. Ysalyne adorait passer du temps avec Antony. Elle adorait rire avec lui, elle adorait discuter avec lui, et elle adorait aussi cette façon qu'il avait de la faire se sentir plus âgée, plus jolie, plus intéressante qu'elle ne se trouvait elle-même.

Elle avait été surprise en recevant sa lettre, magnifique, délicate. Elle avait pu deviner au premier coup d'oeil qu'il y avait passé du temps, qu'il y avait fait attention. Ysalyne en avait été plus que touchée., et d'autant plus en lisant qu'il lui donnait rendez-vous en haut de la tour d'Astronomie ce soir-même. C'était peut-être étrange, mais elle aimait tant passer du temps avec lui, que l'idée que lui aussi apprécie sa compagnie lui faisait sentir comme des picotements dans son ventre.

La Serpentard arriva sans encombre au pied de la tour et s'engouffra en vitesse dans l'escalier avant de refermer la porte, qui grinça désagréablement, derrière elle. Ysalyne grimaça en priant pour que le bruit n'attire personne d'indésirable – comme Rusard ou Miss Teigne par exemple – et s'empressa de gravir les marches qui la séparait du haut de la tour.

Elle leva la tête avant même d'être arrivé en haut pour admirer la vue. Le ciel était dégagé, on pouvait voir les étoiles, mais l'absence de nuages en ce début du mois de décembre rendait le fond de l'air frais, pour ne pas dire froid. La petite resserra autour d'elle sa veste, et rajusta sur son coup son écharpe grise, la remontant légèrement son son menton, puis déboucha sur le toit.

Aux premiers abords, il n'y avait encore personne. Ysalyne s'approcha de la rambarde et s'y accouda pour observer le paysage qui s'étendait sous ses yeux. Il faudrait qu'elle revienne d'ici peu pour peindre le parc de ce point-de-vu-là. C'était beau et apaisant, même si la nuit ne lui permettait pas de voir tous les détails.

Ysalyne soupira et sourit alors que le silence lui faisait prendre conscience à quel point elle attendait Antony avec impatience. Ils n'avaient pas parlé de toute la journée, et elle avait hâte de le voir. Et puis, cette invitation l'intriguait, et si elle avait sa petite idée sur ce qu'elle cachait, elle l'avait gardé pour elle et préférait attendre que le garçon lui en dise la raison, avant de se faire des idées pour rien.

*en baisse de régime pendant l'été mais passerai quasiment tous les jours quand même*
Non, ça ne m'énerve pas mais... C'est Ysalyne avec deux Y, bandes de trolls analphabètes !
Deuxième année RP

Puisqu'on s'est retrouvé...  Privé 

Tout était si calme... Mais ce n'était pas un silence trop lourd, ce n'était pas trop calme. C'était un silence apaisant. Un silence tranquille qui berçait Antony dans son attente d'Ysalyne, son amoureuse. Chaque bouffé d'air semblait plus fraîche que la précédente et plus revigorante, tandis que le jeune garçon trouvait une position confortable dans laquelle il pourrait tenir un moment, songeant déjà à sa dulcinée et sa réaction quand il lui poserait la question fatidique. Mais il prêta grand soin à ne pas écraser la rose qu'il avait amenée. Oui, une rose. C'était peut-être cliché, mais Antony savait qu'une chose ne paraissait clichée que si on en soustrayait les formes. Il ferait ça bien. En vérité, il ne savait pas très bien comment il allait lui demander, s'il allait sortir tout de suite à peine serait-elle rentrée, ou s'il patienterait dans l'ombre et sortirait doucement.

Mais un grincement lointain vient perturber Antony dans ses pensées. Qu'était-ce ? Cela provenait de l'extérieur. Pas la porte qui donnait sur cette pièce, mais apparemment la porte d'entrée des escaliers de la tour. Ysalyne ? Antony se tient en alerte. S'il est vrai qu'il avait hâte de voir une personne bien précise passer le seuil de la porte, il ne souhaitait pas non plus voir entrer quelqu'un d'autre. Or il faisait nuit. Et la nuit, les élèves ne sont pas censés se balader dans les couloirs ainsi... Antony se voyait mal faire sa demande à son aimée au moment même où Rusard et Miss Teigne feraient leur entrée dans la salle. Ou pire... Miss Loewy... Un léger frisson parcourra l'échine du jeune garçon.
*Pourvu que ce soit elle.* songe-t-il.

Les yeux rivés sur la porte d'entrer, tel un chat camouflé dans l'ombre, il attendit patiemment, tandis qu'un léger son régulier, presque imperceptible, signalait que quelqu'un était en train de monter les ô combien nombreuses marches de l'escalier.

Enfin, la porte s’entrouvrit, découvrant une terriblement belle jeune fille... Une Serpentard. Ysalyne... Le cœur d'Antony fit n bon, ces muscles se contractèrent comme d'un seul homme, et sa respiration fut coupée nette. C'était elle. Elle était venue.

Bien sûr, tandis que le temps semblait se figer pour Antony, Ysalyne elle, ne le remarqua pas le moins du monde, puisqu'il se trouvait dans un coin sombre de la pièce. Elle parcourra des yeux les alentours, et semblant ne trouver personne, avança vers l'estrade, avant de s'accouder à la rambarde, visiblement subjuguée par le paysage nocturne qui s'offrait à elle.

Dans cette pause qu'elle marqua, le corps d'Antony sembla regagner de sa chaleur, et son sang se remit à circuler vivement, tandis qu'il se rendait soudainement compte de sa précédente absence. Qu'allait-il faire maintenant ? Elle était dos à lui, c'était le meilleur moment de l'approcher. Mais elle risquait de l'entendre ! Antony ne mit pas longtemps, de par sa nature de sorcier, à sortir sa baguette, presque instinctivement, et murmura :


"Assurdiato"

Ainsi, elle ne pourrait plus l'entendre jusqu'à ce qu'il affaiblisse sa concentration et lève le sortilège. Ses idées se bousculèrent alors dans sa tête, tandis qu'il s'approchait discrètement d'elle. S'il disait un mot, ce ne serait plus aussi magique. Il aurait ouvert la bouche et cela ne se serait pas passé en silence. S'il s'approchait d'elle et la touchait, il lui ferait peur et il partirait déjà sur une mauvaise impression. Mais déjà de nouvelles idées se proposaient à lui, jusqu'à qu'il choisisse enfin celle qui lui semblait la plus pertinente.

"Wingardium Leviosa"

La rose qu'il avait emmené se lever de quelques centimètres du sol. Voilà comment ça allait se passer. Délicatement, d'un léger mouvement de poignet, Antony fit se déplacer la rose jusqu'à Ysalyne. Et doucement, sans un bruit, celle-ci fit le tour de la jeune fille pour arriver dans son champ de vision et se planter devant elle, attendant d'être saisie...

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Puisqu'on s'est retrouvé...  Privé 

Ysalyne leva le nez pour observer les étoiles. Elle se sentait toute fébrile à l'idée de ce rendez-vous secret avec Antony. C'était peut-être un peu bête... Ysalyne sentit quelque chose lui serrer l'estomac. Ce n'était pas désagréable, au contraire ; c'était étrange, d'aimer cette sensation, pourtant, la petite Serpentard aurait voulut la sentir tout le temps.

La jeune fille soupira et sourit béatement aux astres qui brillaient. Elle se sentait bien avec Antony, alors pourquoi devrait-elle se trouver idiote d'éprouver ce genre de choses ? Elle aimait ses petites attentions, sa façon d'être au quotidien, et celle qu'il avait lorsqu'ils étaient tous les deux. Elle aimait son côté gentleman qui la faisait toujours sourire, et qui la faisait se sentir comme une princesse.

Ysalyne avait sa petite idée quant à la raison de ce rendez-vous. Evidemment, personne dans Poudlard ne pouvait passé à côté du bal de Noël qui approchait, et la petite commençait à bien connaître son amoureux : s'il ne lui avait pas préparer quelque chose pour l'y inviter, elle serait très étonnée.

Et en même, n'était-ce pas un peu prétentieux ? Elle ne savait même pas s'il avait envie d'y aller, ou pire, s'il voulait y aller avec elle. Après tout, Antony n'était pas sa propriété privée, et qui savait ce qui pouvait se passer dans la tête d'un garçon ! Ysalyne sentit son ventre se tordre de nouveau, mais loin de cette sensation agréable qu'elle avait ressentit quelques instants plus tôt, elle fronça plutôt les sourcils.

Peut-être voudrait-il y aller avec Amaëlle. Ils avaient été très proches fût un temps, et même si elle avait bien remarqué qu'ils ne se parlaient plus beaucoup – elle avait chaque fois l'impression que c'était un peu sa faute s'ils s'étaient éloignés – ils avaient été en première année un trio plutôt soudé.

Elle ne savait pas se qu'il s'était passé pendant ses mois d'absence. Peut-être qu'il s'était passé quelque chose entre eux. Peut-être qu'ils s'étaient rapprochés lorsqu'elle était partie. C'était tout à fait probable, et terriblement angoissant. Oui, depuis la rentrée, Ysalyne avait le sentiment qu'elle et Antony étaient bien ensemble, mais il serait possible que lui ne vive pas les choses de cette manière, que son jugement à elle soit faussé, aveuglé par les sentiments qu'elle découvrait pour le garçon.

Soudain, quelque chose arriva devant ses yeux et si Ysalyne ne sursauta pas, elle eu tout de même un léger mouvement de recul. Puis un sourire aussi touché qu'étonné éclaira son visage et, le cœur battant, la petite avança une main pour attraper du bout des doigts la rose rouge qui lévitait devant son visage.

Ysalyne ne se retourna pas tout de suite, sourit, ferma les yeux, profita de ce sentiments si particulier que lui offrait les battements excités de son cœur, puis finit par tourner sur elle-même pour faire face à Antony. Ysalyne ne put s'empêcher de sourire ; à vrai dire, elle ne tenta pas même un instant de se retenir.


« Hey. »

Son salut, timide mais mesuré lui permit de respirer et elle accentua encore son sourire en croisant le regard bleu du garçon qui se tenait devant elle. Tournant la tige de la fleur entre ses doigts, Ysalyne se mordit légèrement la lèvre, comme toujours, et appuya son dos sur la rambarde derrière elle.

« Merci. Pour la rose. »

Si elle avait osé, elle aurait ajouté qu'elle trouvait ça extrêmement craquant, mais elle avait encore beaucoup de chemin à faire au niveau de sa timidité pour arriver à ce moment. Même si elle faisait autant d'efforts qu'elle le pouvait, il lui fallait du temps. A la place, Ysalyne opta pour une phrase moins risquée, mais dans laquelle Antony comprendrais à quel point elle se souciait de lui :


« Comment tu vas ? On ne s'est pas beaucoup vu, aujourd'hui... »

Ysalyne soupçonnait Antony de l'avoir évité tout le jour simplement pour ajouter plus d'effet à son rendez-vous. Si tel était le cas, en tout cas, c'était réussit.

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Heureusement, la rose eut l'effet escompté. Ysalyne ne fut pas pétrifié de surprise et Antony n'avait eut besoin d'aucun mot pour signaler sa présence. Voilà qui lui réchauffait le cœur. La jeune fille avait seulement reculé de surprise à la vue de la fleur, qu'elle ne devait pas s'attendre à voir flotter devant elle. Elle tendit la main pour la prendre. Antony déglutit presque. *Espérons qu'elle apprécie* pria-t-il intérieurement. Son corps fut parcouru de fourmis, le tétanisant... Heureusement, il oublia rapidement son corps à la vue du visage de sa dulcinée qui se retourna enfin lentement vers lui, manipulant doucement la rose du bout des doigts... Ses cheveux auburn soyeux se déroulaient le long de ses épaules et de son buste... Antony en avait le souffle coupé, il ne pouvait dire mot.

Ysalyne le remarqua peut-être, puisque ce fut elle qui prit la parole la première, peut-être pour mettre Antony à l'aise. Il devait faire pâle figure...


"Hey"

Antony crut se sentir rougir. À tel point qu'il se sentait comme à leur première rencontre. Il aurait presque baissé les yeux au sol, s'ils ne les avaient plongés dans ses yeux gris à elle. Il esquissa un rapide sourire timide, accompagné d'Ysalyne qui en fit de même, allant jusqu'à se mordre la lèvre comme elle faisait si souvent et qui lui donnait un air si mignon.

"Merci. Pour la rose." souffla-t-elle doucement.

Ce n'était pourtant pas grand chose. Seulement quelque chose de matériel. Antony aurait aimé lui dire à quel point il aurait aimé lui offrir un moment intense, une activité, du patin à glace par exemple ! Une explosion de sentiment, quelque chose qu'ils partageraient ensemble, quelque chose de commun, de plus spirituel que s'arrêtait à des cadeaux, mais plutôt quelque chose de l'ordre de l'aventure, lui faire découvrir de nouvelles choses ! Danse, musique, littérature, sport, science, magie, exploration du château ! Où ils pourraient se jouer des farces, avoir une complicité ensemble, se jouer des tours, se disputer gentiment, se réconcilier, s'opposer puis travailler de concert ! Quelque chose d'unique ! Mais il n'avait pu s'arrêter qu'à une simple rose... Mais au fond de lui, il espérait vraiment qu'ils allaient se réconcilier comme avant et vivre à nouveau des choses intenses... Comme cette fois au lac, où Antony et elle avaient eut affaire aux strangulots...


"Comment tu vas ? On ne s'est pas beaucoup vu, aujourd'hui..." ajouta-t-elle simplement.

*Bonne question, et bonne remarque.*

Antony ne savait quoi répondre. Durant la journée entière, il avait évité la jeune fille, se demandant même si elle avait reçu sa lettre. Mais il avait préféré éviter son regard, de peur qu'elle ne vienne directement vers lui et ne rompe le charme que cette lettre avait procuré. : 'Une prochaine rencontre de pleine nuit...' Ils ne devaient pas se voir entre la réception de cette lettre et le rendez-vous. Est-ce qu'il avait mal fait ? Elle semblait l'avoir mal pris.

"Heu... Bien et toi ? En fait... Je ne me sentais pas très bien aujourd'hui." Ce qui était vrai puisque l'idée de ce rendez-vous lui avait tordu l'estomac durant la journée entière. "Mais ça va mieux maintenant !" se reprit-il rapidement. "Et toi ça allait ?"

Antony rougit presque de plus belle... Il fallait qu'il se contrôle ! Il ne voulait pas qu'Ysalyne le remarque !

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« Heu... Bien et toi ? En fait... »

Ysalyne sentit l'hésitation d'Antony et réprima un nouveau petit sourire, désormais convaincue d'avoir raison sur les raisons de cette absence. C'était de toute façon, bien du genre d'Antony de faire ce genre de choses. C'était une des nombreuses choses qu'Ysalyne trouvait irrésistibles chez lui. Ca, et ses yeux, et son sourire, et ses manies, et toutes ses attentions... et tant d'autres détails qui faisaient Antony Vendrale.

Pourtant, c'est une tout autre réponse qu'il offrit à Ysalyne.


« En fait... je ne me sentais pas très bien aujourd'hui. »

La jeune fille fronça les sourcils et arrêta aussitôt de jouer avec sa rose, inquiète. S'il était malade, il n'était peut-être pas des plus sage de se retrouver en haut de la tour d'Astronomie, en pleine nuit, et en plein mois de décembre... Et elle qui s'était imaginé que c'était pour une meilleure mise en scène qu'il l'avait évité aujourd'hui. Il fallait qu'elle arrête de se prendre pour le centre du monde ! Elle avait vraiment l'air d'une petite prétentieuse !

« Mais ça va mieux maintenant ! » s'empressa d'enchaîner Antony. « Et toi, ça allait ? »

« Tu es sûr que ça va ? » demanda Ysalyne en penchant la tête sur le côté. « On peut aller autre part si tu ne te sens pas bien ! Vraiment, ne prend pas le risque d'attraper froid pour...»

Et voilà qu'elle recommençait ! Elle allait dire « pour moi ». Elle doutait fort que ce ne soit que pour elle qu'il l'ai invité en haut de cette tour. Il voulait sans doute que tout soit parfait, mais pour lui aussi, il devrait bien l'avouer. Ou plutôt, non, elle espérait que ce n'était ni pour elle, ni pour lui, mais pour eux.

Elle ne voulait pas l'oppresser, mais elle s'inquiétait vraiment pour lui. D'un autre côté, s'il lui assurait qu'il allait mieux, elle ne voulait pas lui donner l'impression qu'elle s'en faisait pour rien. Aussi, la petite préféra répondre à sa question.


« Désolée. » se sentit-elle tout de même de s'excuser avant de continuer sur un ton autrement plus léger : « Ca a été. Tu... »

Ysalyne hésita un instant avant de prendre une inspiration et, de la main qui ne tenait pas la rose, elle attrapa délicatement la main d'Antony avant de reprendre d'une petite voix :

« Tu m'as manqué... J'avais hâte de te voir. »

La petite sourit timidement à son amoureux et croisa un instant son regard bleu brillant, pétillant, avant de se détourner, de peur de rougir comme une idiote, et préféra changer de sujet :

« Je n'ai pas encore osé parler à Amaëlle aujourd'hui... C'est débile, hein, d'avoir autant peur, mais... Tu crois qu'elle m'en veut d'être revenue ? Je veux dire... »

Ysalyne jeta un coup d'oeil en coin à Antony et pressa un peu plus sa paume contre la sienne, peut-être pour se rassurer. Elle n'osait pas le dire, le demander. Pourtant, cette question tournait dans sa tête depuis un moment déjà, et c'était le meilleur moment pour être fixée. Ils étaient bien, et elle avait confiance en Antony : il lui dirait la vérité. N'est-ce pas ?

« Tu... tu crois qu'elle pourrait être jalouse ? Enfin... » Ysalyne se brouilla mais se somma de continuer. « Vous étiez proches quand je suis partie et je me demandais... si vous vous étiez rapprocher, enfin... »

La petite Serpentard grimaça et lança à Antony un long regard d'excuse, en se rendant compte de l'absurdité de la situation. Est-ce qu'elle lui posait réellement cette question ?

« Non, laisse tomber, c'est débile... ! Désolée, je gâche tout là ! Oublies ça, d'accord ? C'est juste que depuis que je suis revenue vous ne vous parlez plus beaucoup, qu'elle ne me parle pas non plus alors ça me... C'était ma meilleure amie tu sais, et je ne comprend pas pourquoi... pourquoi elle se montre aussi froide avec moi... »

D'accord, ça tournait carrément au massacre. Qu'est-ce qui lui avait prit de choisir ce sujet de discussion. Antony ne l'avait pas invité ici pour qu'elle chouine et se plaigne de la sorte ! Elle était vraiment une catastrophe ambulante !

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Puisqu'on s'est retrouvé...  Privé 

Le malaise s'installa de plus belle. Antony, qui avait baissé quelque peu les yeux, de honte d'avoir engendré cette gêne, les releva, hésitant, tandis que ses tripes commençaient à se resserrer comme durant ce début de journée. Avait-il à nouveau tout gâché ? Il avait remarqué avec le temps qu'il s'en faisait parfois beaucoup trop pour pas-grand-chose. Surtout avec Ysalyne, avec qui l'intégralité de ses sentiments étaient exacerbés et souvent mal placés. Lire en Ysalyne était là la chose la plus difficile pour le jeune garçon. Il n'en était pour ainsi dire jamais arrivé, pas même approché. Alors peut-être que cette fois encore, il faisait une erreur, peut-être avait-il mal jugé les sentiments de son amie, une fois de plus. Mais si ce n'était pas le cas ? Si cette fois exceptionnellement, il avait vu juste... ? Il ne pouvait pas repartir sur un ton joyeux ou lui sourire à pleines dents si celle-ci se sentait mal ! Que faire... ?
Antony croisa alors les yeux d'Ysalyne et ses sourcils froncés.
*Aïe* Il avait apparemment vu juste. Elle ne se sentait visiblement pas bien du tout et il avait dû la braquer. Comment réagir ! *réfléchi Anto réfléchi !* S'il avait pu, il se serait pris la tête dans les mains et l'aurait serré si fort qu'il se serrait planté les ongles dans la chaire. *Antony James Henri Vendrale ! Réfléchi !*

A présent, il suait à grosses gouttes, bien visibles pas le clair de lune qui projetait ses rayons azur brume sur le couple. Dans ce genre de situation, d'après Antony, il fallait toujours faire quelque chose d'extraordinaire. Pas forcément spectaculaire, mais plutôt extraordinaire. Quelque chose de peu commun, parfois étrange, bizarre, mais qui fasse surtout toujours rire, sourire, et en fin de compte paraitre mignon. Mais en cet instant rien ne lui vint. Il était complètement bloqué. Rien à faire. Mais ce fut la jeune fille qui le sortit de l'impasse en prenant la parole :


"Tu es sûr que ça va ? On peut aller autre part si tu ne te sens pas bien ! Vraiment, ne prend pas le risque d'attraper froid pour..."

La jeune fille s’interrompit. Pour quoi ? Qu'allait-elle dire ? Antony ne se sentait pas très bien. Il ne savait pas du tout quoi répondre, il ne savait même plus réfléchir ! Toute capacité intellectuelle venait de quitter son être...

"Désolée." Reprit-elle, avant de marquer une pause puis de continuer : "Ça a été. Tu..."

Antony sentit sa respiration s'accélérer, son souffle s’alourdir. La jeune fille lui attrapa doucement la main, faisant sursauté le garçon, et lui procurant un haut-le-cœur de plaisir malgré lui.

"Tu m'as manqué... J'avais hâte de te voir."

Antony voulut lui crier qu'à lui aussi, il lui avait manqué, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Pour ne rien arrangé, il croisa les superbes yeux argentés de la jeune fille...

"Je n'ai pas encore osé parler à Amaëlle aujourd'hui... C'est débile, hein, d'avoir autant peur, mais... Tu crois qu'elle m'en veut d'être revenue ? Je veux dire... "

Elle pressa davantage sa paume contre celle du jeune garçon, qui eut presque un mouvement de recul. Que lui arrivait-il ?

" Tu... Tu crois qu'elle pourrait être jalouse ? Enfin... Vous étiez proches quand je suis partie et je me demandais... Si vous vous étiez rapprocher, enfin..."

Elle fixa, les yeux à demi-clos, le jeune garçon droit dans les yeux, le regard emprunt de honte, tandis que son visage affichait une moue terrible.

"Non, laisse tomber, c'est débile... ! Désolée, je gâche tout là ! Oublies ça, d'accord ? C'est juste que depuis que je suis revenue, vous ne vous parlez plus beaucoup, qu'elle ne me parle pas non plus alors ça me... C'était ma meilleure amie, tu sais, et je ne comprends pas pourquoi... Pourquoi elle se montre aussi froide avec moi..."

Antony, ne parvenant à parler pris une décision et de sa main libre, entoura doucement les épaules de sa camarade avant de doucement la prendre dans ses bras. S'il ne pouvait communiquer par les mots, il communiquerait par le corps. Commença alors un doux câlin entre les deux enfants. De sa main dans celle d'Ysalyne, Antony exerça différente pression, d’abord tendre, puis puissante et crispée, voulant lui communiquer qu'il tenait à elle et qu'il ne voulait plus la perdre.
De l'autre main autour de ses épaules, il la passa successivement doucement dans le dos, de haut en bas, caressant ses vêtements d'abord de sa paume, puis du bout de ses doigts. Il arrivait ensuite sur son cuir chevelu avant de lui crasser tendrement le crâne du bout des ongles, sachant les frissons que ce genre de caresses procuraient.
Enfin, il eut une idée. Rouvrant les yeux, il approcha doucement sa joue de la sienne et vient lui susurrer dans le creux de l'oreille
:

"J'ai une surprise pour toi."

Antony marqua une pause. Ses entrailles s'étaient calmées. Il se sentait à nouveau bien.

"Pour ça, il faudrait que tu me fasses confiance... Et que tu fermes les yeux."

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Ysalyne se sentait de plus en plus mal. Comment pouvait-elle tout gâcher ainsi ? Alors qu'Antony été si gentil avec elle, alors qu'il venait de se montrer si romantique en lui offrant cette fleur ? C'était si attentionné, et elle, tout ce qu'elle arrivait à faire, c'était à lui demander s'il lui et Amaëlle étaient sortis ensemble pendant son absence ! Quelle cruche !

Et puis elle ne voulait pas l'accuser de quoi que ce soit ! C'était nul de sa part, elle ne voulait surtout pas qu'il se sente agressé par ses questions. Elle était juste tellement contente de le voir. Et puis ce rendez-vous, juste avant le bal de Noël... elle y mettait tellement d'espoir.

Remarquant sans doute son malaise, Antony la prit soudainement dans ses bras, tout en gardant sa main dans la sienne, et Ysalyne commença à se détendre. Elle était bien lovée, là, contre lui. Elle pouvait sentir son cœur contre le sien, battre, battre fort, et ça lui plaisait, la rassurait de savoir qu'elle n'était pas la seule à réagir de cette façon quand ils étaient tous les deux.

La petite Serpentard frissonna quand il la serra un peu plus contre lui et elle enroula ses bras dans son dos, le front posé sur son épaule. Elle avait besoin de réconfort, c'était certain. Entre Amaëlle et ses parents, elle avait beaucoup de préoccupations, beaucoup de conflits à gérer. Avec Antony, cela pouvait être simple si elle le souhaitait, et c'était apaisant.

Le garçon se détacha d'elle et colla sa joue contre la sienne, comme pour ne pas briser totalement le contact, et chuchota quelque chose contre son oreille.


« J'ai une surprise pour toi. »

Encore ? Ysalyne se sentit rougir jusqu'à la racine de ses cheveux. Elle avait déjà été plus que comblée par la rose rouge... Qu'est-ce qu'il préparait encore ? Il la gâtait vraiment trop !

« Pour ça, il faudrait que tu me fasses confiance... Et que tu fermes les yeux. » ajouta Antony dans un murmure.

Etonnée, Ysalyne eu un instant l'envie de se laisser faire sans rien dire, mais l'embarra de recevoir trop de surprises de la part de son amoureux la poussa à protester gentiment.


« Quoi ? Antony... »

Un sourire perla sur ses lèvres quand elle croisa le regard bleu d'Antony. Elle était amusée, quoi que légèrement gênée de n'avoir rien apporter pour lui.

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Deuxième année RP

Puisqu'on s'est retrouvé...  Privé 

Ysalyne sembla particulièrement troublée par les derniers propos du garçon. Est-ce qu'il avait commis une erreur ? Antony fut troublé à son tour, ne s'attendant pas à cette réaction-là. À vrai dire, il ne savait pas très bien à quoi il s'attendait. Peut-être n'était-ce qu'une sensation, mais Antony ressenti un effleurement de la joue d'Ysalyne, un effleurement de recul. Est-ce qu'Antony lui avait fait mal ? Peut-être qu'il ne s'agissait en fait de ce qu'il venait de dire ! Peut - être qu'il l'avait serré trop, qu'il lui avait fait mal, qu'elle avait peiné à respirer !

Comme toujours lorsqu'il se trouvait en présence d'Ysalyne, Antony ne parvenait pas à calmer ses nerfs et son anxiété. Et alors que son cœur venait enfin de se calmer, la minute auparavant, celui-ci s’emballa à nouveau. Antony en avait plus qu'assez. Visiblement, il n'était pas maître de ses émotions, bien au contraire, il n'arriva pas même à passer outre mesure ne serait-ce qu'un petit peu. Il fallait qu'il se calme, qu'il se concentre, qu'il reprenne le contrôle de son corps, de ses propos, de ses actions. Que pouvait-il craindre ? Il se trouvait en présence de sa meilleure amie et amoureuse, la personne en qui il avait le plus de confiance, et cela, depuis longtemps déjà ! Il n'aurait jamais pu rêver d'une autre situation aussi confortable ! Mais à nouveau, il flanchait. Il s'agissait bien de son amoureuse et là était tout le problème. S'il faisait un pas de travers, s'il se tournait en ridicule, il pourrait la perdre, il pourrait lui déplaire... Mais Kateline, la mère du jeune Serpentard, n'avait cesse de répéter à son fils que pour plaire à une fille, il ne faut pas se forcer, il faut être soit même, autrement cette fille n'aimera pas qui on est vraiment, mais quelqu'un d'autre. Et aussi finissait-elle toujours avec humour et ajoutant qu'Eloi, le père d'Antony, n'aurait jamais pu réussir à contenir son caractère une seule seconde même s'il l'avait voulu et que pourtant, elle le supporter et mieux, encore, l'aimait.
Antony avait souvent pensé à ces propos. Cela l'avait d'ailleurs amener à croire que penser tout haut permettait de mettre les choses à plat, que cela soit seul ou avec quelqu'un d'autre. Il ne fallait pas hésiter à dire ce qu'on pensait. Et si Antony voulait vraiment mettre en pratique cette théorie, c'était maintenant ou jamais.
Antony éloigna alors doucement sa joue d'Ysalyne, jusqu'à se trouver à une dizaine de centimètres d'elle, assez pour rester dans leur cercle d'intimité, mais pas trop près pour pouvoir parler sans que cela ne devienne gênant...


"Ysalyne... Ysalyne, à chaque fois que je suis avec toi, mon cœur s'emballe, j'ai du mal à réfléchir, et si j'y arrive, je finis par m'embrouiller complètement. Je n'ai pas envie que..." Il marqua une pause malgré lui. Son cœur semblait se calmer et il paraissait gagner en assurance à mesure qu'il parlait. "Je n'ai pas envie de te perdre. Alors je réfléchis, je pense, je me fais des idées, je réfléchis trop d'ailleurs, je crois... Et je m'emmêle les pinceaux évidemment... Et ensuite, j'ai la sensation de te mettre mal à l'aide... La vérité Ysalyne, c'est que... Hmmm... Voilà, je perds à nouveau le fil..."

Antony s'était déconcentré une seconde... Un instant seulement ! Et il ne savait déjà plus ce qu'il voulait dire... Il ne s'en était pas même rendu compte, mais à mesure qu'il parlait, il avait saisi la deuxième main d'Ysalyne et les avaient ramenées dans le creux de son torse. Il rougit à nouveau. Mais son cœur s'emmêla de plus belle. C'était le moment ! Il eut la sensation qu'un train lui roula sur la poitrine l'espace d'un très bref instant, avant que sa cage thoracique ne se relâche enfin sur ses mots murmurés :


"Je t'aime Ysalyne."

Doucement, dans un puissant élan de bonheur qu'il espérait réciproque, il rapprocha et posa délicatement son front sur celui de la jeune fille, les amenant l'un contre l'autre.

~ Antony n’est point un drame, Antony n’est point une tragédie, Antony n’est point une pièce de théâtre, Antony est une scène d’amour, de jalousie, de colère, en cinq actes. ~
~ Famille Schialom ~
Do not go gentle into that good night.

Puisqu'on s'est retrouvé...  Privé 

Elle aurait aimé avoir son courage. Car pour elle, ce qu'Antony était en train de faire relevait du courage absolu. Elle savait bien que jamais elle ne pourrait parler comme il le faisait à l'instant, que jamais elle n'arriverait à trouver la force de combattre à ce point la timidité qui l'habitait.

Elle faisait d'énormes efforts. Elle essayait de se détendre, d'arrêter de penser à ce qu'elle devait ou pas dire, de trop réfléchir. Au moins partageait-elle ce point commun avec Antony. Mais cela n'était pas pour la rassurer. Lui arrivait à vaincre tout ça, à faire abstraction, pour lui dire ce qu'il avait sur le cœur. Elle, non.

Ysalyne, rougissante face aux propos de son amoureux, se dit qu'il aurait peut-être dû se retrouver à Gryffondor, car à cet instant, elle le trouvait très brave. Oh, bien sûr, il n'était pas lâche non plus, mais il faisait là preuve d'une bravoure particulière, celle du cœur.

''Je n'ai pas envie de te perdre'' Cette phrase résonnait en écho dans l'esprit de la jeune fille. Avait-il ne serait-ce qu'une seconde cette possibilité ? Qu'il puisse la perdre ? Elle ignorait de quoi demain était fait, mais elle était certaine qu'aujourd'hui, à ce moment, à cette seconde, c'était qu'elle ne s'en irait pour rien au monde. Elle était si bien, là, bercée contre Antony qui la contemplait comme si elle était belle.

Elle s'était déjà demandé si ses parents étaient amoureux. A vrai dire, elle n'avait jamais trouvé de réponse à sa question. Ils étaient ensemble depuis leurs dernières années à Poudlard, avaient passé plus de vingt ans à faire un tour du monde sans fin, juste pour eux, sans même se soucier de savoir si oui ou non ils manquaient à leur fille unique, née après un déni de grossesse de neuf mois. Aussi, ils devaient sûrement être heureux ensemble... Mais d'un autre côté, depuis qu'ils avaient emménagé tous ensemble dans cette petite maison à Londres, même elle pouvait ressentir la tension qui régnait en maître absolue dans sa famille. Voyager leur manquait, elle le savait, et elle ignorait s'ils supporteraient longtemps la ville de Londres et la vie sédentaire, eux qui étaient nomades depuis leurs dix-sept ans.

Antony s'arrêta dans son discours et rougis. Ysalyne sourit, attendrie. Elle sentit une pression plus forte sur ses mains, enfermées entre les paumes du garçon, et son estomac se tordit de plus bel... Elle avait un pressentiment...


« Je t'aime Ysalyne. »

La petite eu une seconde pendant laquelle rien d'autre ne lui parvint que les battements de son propre cœur dans ses oreilles, et dans son ventre, et dans ses mains, partout. Elle se figea, écarquilla les yeux. Et, doucement, se détendit, réalisa ce qu'il venait de se passer lorsque Antony colla délicatement leur front l'un à l'autre.

Il le lui avait dit. Il le lui avait dit !

Son cœur tambourinait dangereusement dans sa poitrine, alors qu'elle fermait les yeux, pour profiter encore plus du contact, pour profiter encore plus de la saveur qu'avaient ces mots. Il le lui avait déjà dit, une seule fois, sur la voie 9 ¾ , lorsqu'ils s'étaient retrouvés, mais ça n'avait rien à voir. Les parents d'Antony étaient présents ce matin-là, ils ne s'étaient pas vus depuis des mois, ils étaient simplement heureux de se revoir, heureux et soulagés, peut-être aussi.

Mais ce soir, non, ça n'avait rien à voir.

Alors, Ysalyne, arborant le plus grand sourire qu'elle ai jamais eu avec lui, déposa sur les lèvres d'Antony un petit baiser, rapide, doux, et recolla leur front dans un profond soupire de bien-être.


« Moi aussi je t'aime. »

*en baisse de régime pendant l'été mais passerai quasiment tous les jours quand même*
Non, ça ne m'énerve pas mais... C'est Ysalyne avec deux Y, bandes de trolls analphabètes !
Deuxième année RP