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Le Chat et l'Oiseau  PV Audric H. 

Fin Mars 2043


Un soupir. Les poings enfoncés dans les poches. Les pieds qui traînent au sol comme les boulets d'un prisonnier. Solal profitait de sa solitude pour laisser aller sa mauvaise humeur, comme il le faisait toujours ; il avait pris l'habitude d'attendre d'être seul pour ôter cet odieux sourire d'hypocrite sur le visage. Il ne souhaitait pas contaminer ses camarades. Son père lui avait dit un jour que la mauvaise humeur était contagieuse et quand on la montrait, c'était comme éternuer sur quelqu'un. La solitude n'aidait qu'à se cacher mais ne parvenait pas à lui rendre son sourire.
Il avait été mis en attente, comme la note d'une commande qu'un serveur colle au mur de la cuisine —il avait vu une amie de sa mère faire alors qu'ils passaient en cuisine pour lui offrir un petit quelque chose. Blessé dans son orgueil —tout lui réussissait depuis qu'il était entré à Poudlard sans qu'il n'ai besoin d'entreprendre de gros efforts— Solal vivait mal l'idée qu'on lui agite devant le nez une place de titulaire dans l'équipe des Éclairs et qu'on lui dise finalement "peut-être". Le garçon s'était senti comme un chat à qui on agitait un bout de viande avant de la manger au lieu de la lui donner —il était coupable de ce genre de crimes plusieurs fois, il aimait embêter Citrouille, le chat de la vieille voisine mais il n'avait jamais imaginé que c'était aussi frustrant.

Le garçon avait décidé de s'éloigner de ses camarades, qu'il appréciait particulièrement et à qui il ne voulait pas montrer les ombres de son cœur.  Les serres de botaniques semblaient être un bon endroit, il n'y avait pas souvent grand monde, surtout pas en début de soirée quand tous les cours prenaient fin. Il s'amusait à faire le tour des serres et à coller son nez contre les vitres pour tenter d'apercevoir les plantes qui vivaient dans chacune des cages de verre. Et à force d'en faire le tour, fatigué d'errer sans but, il finit par se poser entre deux serres : le chemin qui les séparait était bordé de cageots, de caisses et d'outils, aussi Solal n'avait eu qu'à s'installer contre une des serres et à attendre que la tempête en lui se calme, que les nuages fassent place au soleil.
Il avait fermé les yeux un moment avant d'entendre le chant d'un oiseau. Il n'en avait pas fallu plus au jeune garçon pour qu'il ouvre les yeux. Là, un Geai des chênes avait trouvé refuge sur le toit de la serre d'en face et chantait. Son cri n'avait rien des jolis "cui-cui" de certains oiseaux forestiers. Il cacardait d'un cri rauque, comme s'il était en colère contre le monde entier. C'était une de ses espèces préférées, on ne les voyait pas souvent, ils préféraient la tranquillité des sous-bois mais le bleu sur leurs ailes les rendait assez facilement visibles pour peu qu'on avait la chance d'être proche d'un individu. Il en avait vu un pour la première fois dans la forêt qui avoisinait Chipping Campden mais il était si rare d'en voir qu'il vivait chacune des rencontres avec ces oiseaux comme une bénédiction.
Perdu dans la contemplation du spécimen, Solal n'avait pas remarqué qu'un chat roux montait sur les cageots, les muscles tendus et la discrétion féline. C'est quand il fut à deux doigts de monter sur le toit de la serre que le garçon se leva d'un coup, le regard furibond et les sourcils tellement froncés qu'il en eut mal au front.

« 
Mais tu fais quoi, toi ?! » Sa voix avait déraillé tant il était en colère, il avait bondi pour monter sur les cageots à son tour et faire peur au chat. Le chat avait fini par abandonner et sauter au sol pour partir en courant, mais l'oiseau avait fuis à son tour, dans un bruit d'ailes qui s'agitent. Le brun était d'avantage agacé encore et quand il descendit de la pile de caisses et de cageots, il remarqua que le chat s'était arrêté un peu plus loin en foudroyant du regard le Serdaigle. Solal ne réfléchit pas plus longtemps et s'approcha du félin pour jeter un coup de pied à son égard, à une dizaine de mètres de lui.
« 
T'as vu ce que t'as fait ? Tu l'as fait partir ! Tu sais à quel point c'est rare d'en croiser un, encore plus hors des bois ? Bah non tu sais pas, cerveau de moineau va ! Va t'faire engloutir par le Calamar du lac ! Ou t'faire écrabouiller par un Cognard ! » La pression d'être la fierté de son père, de se retrouver dans l'équipe de Quidditch en tant que titulaire lui avait monté à la tête, les problèmes familiaux qui devenaient de plus en plus lourds à porter pour un garçon de son âge l'avaient achevé et dans ses mots brusques il tentait de se défouler, de cracher toute la rage et la fatigue qui lui brûlaient la gorge et le corps.

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.

Le Chat et l'Oiseau  PV Audric H. 

 Un rat. Dans son lit.
Joli spectacle que Audric trouva entre les couvertures de son lit en fin de matinée alors qu'il tirait les draps pour les remettre à leur place. Après avoir crié de toute la force de ses poumons en se précipitant sur le lit voisin au sien, le brun vit son meilleur ami arriver à sa rescousse. Si Jonathan se moquait souvent de lui et de sa phobie des rats, il lui venait toujours en aide lorsque l'une de ces bêtes s'approchaient trop près de son ami. Un accord tacite avait été passé entre eux, et le garçon aux yeux vairons lui rendait la pareille lorsqu'il s'agissait de serpents dont son ami avait terriblement peur.
 Dans un coin de la chambre, Pebirw regardait son maître affectueusement, ne comprenant pas pourquoi ce dernier n'appréciait pas son nouveau présent. Le français essaya de gronder son chat, mais il n'était pas crédible avec ses jambes tremblantes, perché sur le lit de l'un de ses camarades. Le félin ne cessait de lui rapporter des "présents" de façon de plus en plus régulière au grand désespoir du garçon qui commençait à retrouver de plus en plus de petits animaux morts dans ses affaires. Pourtant tout partait d'un bon sentiment : le gros chat roux pantouflard qui chassait de façon occasionnelle voulait remonter le moral au garçon.

Récemment le brun s'était sentit abandonné par ses parents. Il n'avait toujours pas digéré leur annulation à la dernière minute le jour même de son anniversaire, alors qu'il devait les rejoindre le lendemain. Il se détestait aussi de penser ainsi, alors qu'il savait que Jeanne et Andrew faisaient beaucoup pour lui. Mais voilà : la douche froide qu'il avait reçue ce jour-là s'était transformée en colère qu'il avait machinalement redirigée sur Gabrielle, la sœur de sa ère, qui était la cause de toute cela. Il lui en voulait d'avoir choisit ce moment pour réapparaître alors qu'elle avait disparue depuis des années. Personne dans la famille ne pensait qu'elle reviendrait un jour, et sans l'avoir rencontré encore une fois le brun aurait préféré qu'elle reste là où elle était. Il restait persuadé qu'il serait forcé de la voir cet été lorsqu'il se rendrait chez son grand-père, et préférait mille fois rester chez lui à Londres plutôt que de se rendre en France à cette période comme d'habitude. Même la perspective de passer tout un mois avec Jessica et Emma ne parvenait pas à le faire changer d'avis.

 Sentant que son maître était tracassé, Pebirw faisait son possible pour lui remonter le moral. C'est pour cela que, plus tard dans l'après-midi il se décida à trouver un autre cadeau à offrir à Audric. Ce dernier avait, par hasard, décidé de se rendre dans l'une des serres de botaniques afin de revoir de ses yeux la dernière plante qu'ils avaient étudiés en cours et dont il avait oublié de faire un croquis dans sa leçon. Alors qu'il s'approchait il distingua entre deux serres un garçon donner un faux coup de pied à un chat. L'animal l'observa sans broncher avant de faire quelques pas sur le côté, et Audric s'arrêta sur le pelage roux et le ventre bedonnant du félin.

« Va t'faire engloutir par le Calamar du lac ! Ou t'faire écrabouiller par un Cognard ! »

 Les mots du garçon refroidirent aussitôt le français qui venait juste de reconnaître son propre chat. Imaginé son chat entraîné au fond du lac où écrasé par la force d'un Cognard fou le mit dans une rage telle qu'il voulu frapper l'inconnu. Fort. Au visage.
 Lui faire ravaler ses propos et ses dents au passage. A la place il serra le poing et siffla un coup. Le chat roux reconnut le bruit et se retourna vers son maître. Il vint se frotter entre ses jambes pendant que le français fusillait l'autre brun du regard.

"Oh! T'es pas bien ou quoi? Tu ne parles pas à mon chat comme ça!" Dit-il d'une voix forte. *Ni à n'importe quel autre animal d'ailleurs.* Le brun se baissa légèrement pour gratter entre les oreilles de son chat qui ronronna.
"Pour qui tu te prends? Vas souffler ta rage ailleurs au lieu de t'en prendre à un animal!"
 Qu'importe la situation et la personne en face de lui, Audric protégerait toujours sa famille, et Pebirw était depuis l'an dernier un membre de sa famille proche. Il pouvait comprendre que l'on n'aimait pas certains animaux, mais de là à souhaiter leur mort... 
 Avant qu'il n'ai pu dire quoi que ce soit d'autre, Pebirw s'éloigna doucement et s'approcha des cageots ayant repéré une nouvelle proie. Un oiseau venait tout juste de se poser là pour picorer au milieu des gravier quelque chose qu'il était le seul à pouvoir discerner. 

Là où les Ninker passent, la défaite trépasse.
Audsée un jour, Audsée toujours! Un jour Jonois resplendira.
3ème année RP
Mister Gryffondor 2042 (avec Esmée :3 )

Le Chat et l'Oiseau  PV Audric H. 

Le chat était venu se coller aux jambes d'un garçon, horrible pot de colle, faiblard qui sautait sur les oiseaux sans défenses avant de se cacher dans les jupons d'un sorcier pas beaucoup plus grand que son assaillant. Les insultes fusaient dans la tête du brun, il ne prit même pas la peine d'observer le nouveau protagoniste de la dispute. Tout ce qu'il sentait, c'étaient ses pensées qui tournoyaient sans s'arrêter et qui lui cognaient les tempes, furieuses. Le bout de ses doigts qui lui picotaient étrangement et qui lui sommaient d'écraser les phalanges de ses doigts contre quelque chose d'assez dur pour qu'il en ait mal au poignet. Il en avait presque oublié le chat grassouillet qui s'en tirait finalement bien, puisque toute sa colère s'était à présent tournée vers le Gryffondor qui venait d'apparaître dans son champ de vision. Il s'approcha alors, la vision et les pensées brouillés par la colère et la fatigue. S'il jouait toujours au garçon fort, Solal n'était en réalité qu'une éponge à sentiments et il fallait qu'il explose à un moment ou l'autre car rien ni personne ne semblait réussir à essorer toute la pression qu'il ressentait ces dernières semaines.

« Ah, c'est toi le maître de ce meurtrier ?! J'lui parle comme je veux, et comme pour illustrer ses mots, il rajouta à l'attention du chat, gros tas ! Il a essayé de manger un Geai des chênes, tu te rends compte ? Un oiseau si beau ! » Dans sa lamentation, il écarta les bras sur les côtés comme si le geste donnerait du poids à ses mots. Quel effroi ! Quelle honte ! Comment pouvait-on toucher à ce que Solal voyait comme la plus jolie espèce d'oiseaux qu'il avait eu l'occasion de voir ?
« Alors ton chat, tu sais ce que j'en fais ? Ça. » Sur ses mots, il écrasa son pied contre unetouffe d'herbe. Son attention fut attirée par un bruit et quand il se retourna, c'était déjà trop tard. Les crocs du chat étaient plantés dans le corps frêle du petit moineau —qui était sacrément courageux pour s'aventurer près des deux garçons. Là, abasourdi, les bras ballants, Solal observait le cadavre de l'oiseau qui gisait dans la gueule du félin. 
La bouche du garçon était restée ouverte, et il se tourna une fois vers le Gryffondor, une autre fois vers le criminel et sa victime, et enfin une dernière fois vers le garçon. Ni une ni deux, il s'approcha du garçon qui était plus grand que lui et attrapa le col de l'inconnu dans un geste qui n'avait de menaçant que la colère du Serdaigle —sa petite taille, il n'avait que onze ans après tout, n'avait rien de bien effrayant. Son bras libre s'était pointé vers la scène de crime comme pour forcer le Gryffondor à témoigner de l'atrocité de l'acte.
« Re-gar-de ! » Il appuya sur chacune des syllabes avec toute la détresse et toute la colère du monde. Bien au fond de lui, il savait très bien que c'était naturel, les félins tuaient les oiseaux comme les oiseaux avalaient les vers, comme les rapaces plantaient leurs serres acérées dans la graisse des lapins. C'était la chaîne alimentaire, son père lui avait dit un jour, les hommes mangent eux aussi de la viande. Mais dans son esprit d'enfant c'était bien trop difficile à comprendre, et d'autant plus difficile à avaler qu'il aimait tant les oiseaux qu'il voulait les entendre chanter toute la journée. Qui plus est, le mois de mars sonnait le retour de leur migration, Solal avait du passer tout l'hiver sans eux, il voulait en profiter.
« Ressuscite le ! » Ses doigts tremblaient de rage contre le col du garçon qu'il ne voulait toujours pas lâcher. Et il planta ses yeux dans les yeux du garçon —il se rendit compte de l'hétérochromie inhabituelle de son interlocuteur mais n'en fit pas part, c'était tout aussi bête et inutile que de dire "oh, tu es brun".

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Le Chat et l'Oiseau  PV Audric H. 

 L'inconnu déversa aussitôt sa colère sur Audric qui se retint de justesse pour ne pas lui rire au nez. *Meurtrier?* C'était un chat, les félins n'étaient-ils pas connus pour être des chasseurs? Et même si c'était vrai, le brun n'apprécia pas non plus que l'autre garçon insulte Pebirw en utilisant son poids. Il avait toujours été un peu enrobé, mais c'était vrai que ces derniers temps il s'était plutôt laissé aller, l'hiver aidant. Mais ce n'était pour autant pas une raison pour le traiter de gros tas. 
 Le Gryffondor n'avait aucune idée de ce qu'était un Geai des chênes précisément, mais l'oiseau en question devait certainement avoir un rapport assez étroit avec l'arbre du même nom. Le brun détacha son regard de l'inconnu pour observer Pebirw qui s'était aplatit au sol et roulait des épaules en fixant sans ciller l'oiseau imprudent qui s'était aventuré près des serres. Un court instant il se décida à intervenir : en battant des bras et en courant vers lui l'oiseau finirait bien par partir, et Peb' n'aurait plus de proie à chasser. Au moins pour un moment.

« Alors ton chat, tu sais ce que j'en fais ? » Le garçon au yeux vairons reporta à nouveau son attention sur l'inconnu qui écrase une touffe d'herbe innocente. Il pointa son cadet du doigt et articula : "Ne t'avise même pas!" avant de suivre le regard de l’agresseur qui venait de tourner la tête vers le chat. Pensant qu'il allait mettre sa menace à exécution, Audric porta sa main gauche à sa poche où était rangée sa baguette magique mais il retint son geste en voyant l'air choqué du garçon qui tournait la tête tantôt vers lui, tantôt vers le félin.
 Le félin qui tenait dans sa gueule l'oiseau qui, bien que stupidement courageux, n'avait pas été en mesure de se défendre face à l’instinct de chasseur de Pebirw. *Super...* Et une autre victime à déplorer, une victoire de plus pour le chat qui se pavanait à présent fier de son action. Avant qu'il n'ait pu rattraper son chat et tenter quoi que ce soit pour récupérer le pauvre oiseau, le français vit l'inconnu s'approcher rapidement de lui et sans pouvoir répliquer il se fit saisir au col. Le cadet le força à regarder, comme si Audric pouvait détacher son regard du chasseur et de sa proie qu'il ne lâchait plus. 

 L'inconnu n'était au fond qu'un enfant qui défendait le point de vue de la victime, et Audric ayant presque le même âge se plaçait lui en tant qu'avocat du diable. Même s'il ne cautionnait pas les actes de Pebirw, c'était son chat et il savait que c'était par instinct qu'il avait agit, non parce qu'il avait reçu un ordre ou bien que l'oiseau lui ait fait du mal.
 Le garçon aux yeux vairons repoussa violemment l'autre adolescent après qu'il lui aie demandé de ramener l'animal mort à la vie. C'était quelque chose de stupide même pour un sorcier, mais Audric l'aurait volontiers fait si cela avait été possible.

"Si tu n'avais pas menacé mon chat, on en serait pas là!" Cria Audric avant de reprendre (car cette phrase n'avait aucune logique) : "J'ai bien vu qu'il était prêt à bondir mais au lieu de dire que tu allais lui faire du mal, tu aurais du te taire. Je ne l'aurais pas laissé faire." En colère, le brun claqua sa langue contre son palet et s'approcha d'un pas décidé de son chat qui eût d'abord un moment de recul en comprenant que son maître allait lui prendre sa proie. Après tout il comptait bien jouer avec un peu, avant de décider s'il allait lui offrir ou pas. Son dernier cadeau n'avait pas été bien reçu d'ailleurs, pourquoi faire un effort?
 Heureusement pour le brun, le rouquin n'était pas du genre à fuir avec sa proie, et décida finalement de la lui laisser puisqu'il la voulait tant. Le garçon lui indiqua le château et lui intima de rentrer immédiatement. L'animal fit mine d’obéir, et bifurqua un peu plus loin en s'enfonçant un peu plus dans le parc. Mais Audric ne se préoccupait déjà plus de lui. Il s'agenouilla vers l'oiseau et le prit délicatement. Vu comment sa tête tombait sur le côté, il n'y avait rien à faire. De toute façon son petit cœur ne battait déjà plus. 
 Cet été il avait prit l'habitude de vivre cette scène dans le jardin de son grand-père. Emma avait prit soin de suivre le chat assez régulièrement et ramenait toutes les victimes à son cousin. Ce dernier se tourna une dernière fois vers le garçon qui avait agressé son chat verbalement et le fusilla du regard. Il parlait beaucoup mais n'agissait pas tant, c'était bien beau de vouloir protéger les oiseaux encore fallait-il savoir se bouger quand il le fallait. Du doigt, il frôla le corps de l'oiseau avant de dire d'une voix forte pour que l'inconnu l'entende bien.

 "Mon père m'a toujours dit qu'un acte valait mille mots. La prochaine fois qu'un chat voudra attraper un oiseau fait le fuir en criant ou en tapant du pied au lieu de le menacer." *Idiot.*

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Le Chat et l'Oiseau  PV Audric H. 

Solal se rendait bien compte du ridicule de la situation ; il était en train de reprocher à un chat de faire ce que tous les animaux font : se nourrir. Pour autant, il n'arrivait pas à calmer la fureur qui lui brûlait les veines, les fourmis qui lui parcouraient le bout des doigts et qui lui criaient d'asséner son poing quelque part. Il avait déjà vu les colères de Blaze, son petit frère, ces tornades qui ne prenait fin que quand l'énergie avait enfin quitté le corps frêle du garçon. Il frappait et hurlait jusqu'à ne plus pouvoir, et Solal avait toujours observé son frère s'énerver comme s'il était étranger au démon qui s'éveillait en ce petit corps. Mais aujourd'hui il sentait le même démon dévorer ses tripes et sa bonne humeur. Il avait l'impression que le démon lui avait attaché des fils sur les bras et qu'il le guidait, tel un pantin, à se montrer méchant et violent —c'était si confortable et rassurant de s'imaginer que ses défauts étaient dus à quelque chose d'autre qu'à lui-même.

Il fronçait tant les sourcils qu'il en avait mal au front, mais qu'importe, ses yeux fixés sur le corps sans vie ne faisaient que lui rappeler l'horreur de la situation. En arrivant à Poudlard, Solal avait cru continuer sa vie de garçon innocent à qui il n'arrive jamais rien de mal, mais enfermé dans un château noir, il se rendait compte que la vie était bien loin de ce qu'il avait pensé. Son père, les élèves désagréables, son père, les rivalités dérangeantes, son père, les problèmes qu'avait engendré l'arrivée des Chinois, son père. Rien n'allait comme il le voulait. Il réalisait que tout était plus compliqué, à présent qu'il était sorti du confort familial et la moindre situation qu'il ne contrôlait pas lui rappelait qu'il n'était capable de rien. Pas même d'aider son père. Il n'en avait parlé à personne, si ce n'est à ses grands-frères qui étaient déjà au courant : Son père baissait les bras, abandonnait ce qu'il avait toujours voulu faire parce que ce qu'il voulait ne voulait pas de lui. La vie était injuste et le petit Rosenberg ne s'en rendait compte que maintenant, après avoir passé une dizaine d'années bercé par son innocence.

Il avait failli se calmer, s'excuser parce qu'il savait profondément que son comportement n'était rien d'autre que stupide. Mais Audric avait ravivé la flamme qui lui dévorait l'intérieur ; il n'avait rien fait ? C'était de sa faute ? Lui aurait fait quelque chose ? C'était trop. Il en avait mal à la tête et le feu lui montait aux tempes, peut-être même que son visage était tout rouge mais il n'en avait rien à faire, il sentait la colère lui brouiller l'esprit et il n'avait qu'une idée c'était de frapper, frapper, frapper. Il s'approche du garçon et dans l'impulsion de la colère attrapa le premier objet qu'il atteignit —une paire de gants qui prenaient le soleil sur une cagette— pour la balancer dans la tête du Gryffondor aux yeux félins.
« T'es bête ou tu fais exprès ? T'as du marshmallow dans la tête ? Si tu pouvais l'arrêter il aurait pas mangé l'oiseau, tu crois pas ?! Tu peux rien faire non plus ! T'as bien vu que j'ai crié et ton gros plein de soupe n'a pas bronché ! Tu sais pourquoi ? Parce qu'on ne peut rien faire, RIEN ! On est nuls de chez nuls ! Et toi aussi—non; toi encore plus ! T'es un nul ! » Son cerveau ne parvenait plus à lui dicter autre chose que des mots à cracher vulgairement, lui qui avait habitué ses camarades à des salves de mots positifs. La colère lui tendait les muscles, il sentait des larmes de rage lui monter aux yeux. La mention du père d'Audric lui avait rappelé le sien, si doué pour les jolis mots mais si faible face à ses échecs. Et parce qu'il refusait même qu'un inconnu le voit dans cet état —encore plus pathétique qu'il ne l'était actuellement— il tourna le dos pour s'éloigner furieusement vers un arbre et faire les cent pas, furibonds et désespérés alors que ses doigts s'ouvraient et se fermaient dans ses poches dans une tentative veine d'écraser l'envie de frapper.

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Le Chat et l'Oiseau  PV Audric H. 

 Audric n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait faire avec le cadavre de l'oiseau. Chez son grand-père il avait prit l'habitude de les enterrer dans un coin du jardin, proche des fleurs de sa grand-mère dont André prenait grand soin depuis la mort de sa femme. Emma avait même planté des bâtons à cet endroit, un par victime, ce qui rendait le coin glauque avant que leur grand-père ne décide de les enlever au fur et à mesure.
 Lorsqu'il trouvait des "cadeaux" proche de son lit (quand ce n'était pas dessus), le brun les plaçait au pied de ce dernier, laissant aux elfes de maison de l'école le soin de les ôter et de s'en débarrasser de la manière qui leur convenait le mieux. Mais là, dans le parc où pouvait-il le placer sans que cela gêne? Il devrait peut-être trouver un Professeur, ou bien le garde-chasse qui s'occuperait du petit corps sans vie. 

 Bien que cela puisse sembler ridicule, le garçon aux yeux vairons ne pouvait pas se résoudre à le laisser là au milieu. Il se redressa tout juste au moment où l'autre garçon crachait son venin sur lui, et reçut la paire de gant lancé par son cadet en pleine poire. Audric l'observa pendant qu'il s’époumonait comme un idiot, se demandant si l'autre garçon lui avait jeté ces gants parce qu'il n'avait rien d'autre sous la main, ou en connaissant la symbolique derrière ce lancé. Oui, le français avait décidément regardé trop de films avec son père, ce dernier aimant tous les styles son fils avait donc vus pas mal de scénarios en tout genre, des vieux et des moins vieux. Après avoir craché son venin sur le Gryffondor, l'autre brun s'éloigna un peu, mais le garçon aux yeux vairons ne l'entendait pas de cette oreille. Il marcha rapidement vers les serres, posa l'oiseau délicatement au sol et renversa un cageot par-dessus pour éviter que quelqu'un marche dessus ou qu'un animal l'emmène et repartit vers l'autre garçon. 
 Il était temps de lui mettre les points sur les "i". En parlant de poings, ceux du garçon semblaient le démanger fortement, et le français devait avouer qu'il ressentait étrangement la même chose. C'était fou tout de même d'être aussi semblable et d'être aussi différent en même temps.

 « Attends, tu es bête ou tu es idiot? Je t'ai dis que j'aurais pu l'en empêcher si tu ne m'avais pas arrêté et déconcentré. On peut toujours faire quelque chose, il suffit de se bouger les fesses et de le vouloir aussi! » Le brun reprit son souffle un moment avant de reprendre de plus belle. Tout comme son camarade, il avait du mal à laisser ses mains immobiles et ne cessait de serrer et desserrer les poings sur une balle en mousse imaginaire. 

« D'où tu te permets de me traiter de nul? Le plus nul de tous ici c'est toi et personne d'autre crétin! » Niveau argumentation on frisait le ridicule. Bien sûr il n'en était pas encore à "c'est celui qui dit qui est!" mais l'idée était proche. « Je ne sais pas c'est quoi ton problème, mais cela ne sert à rien de se mettre dans des états pareils. Pebirw ne l'a pas fait exprès, c'est dans sa nature. Toi par contre... »

 Il franchit en quelques pas l'espace qui le séparait du garçon si sensible à la mort de l'oiseau et le saisit par le col. Au fond de lui il comprenait sa réaction, même s'il la trouvait totalement excessive. Audric se refusait encore à donner le premier coup, malgré tout il ne s'empêcha pas de le menacer. S'il cherchait la guerre il allait l'avoir. Oh oui!

« Je te jures que si tu fais du mal à mon chat, je te fais un joli œil au beurre noir. C'est clair? »

 Puis il le relâcha brutalement et s'écarta d'un pas. Il le fusilla du regard et attendit qu'il parte de lui-même, songeant toujours à s'occuper de l'oiseau puisque l'autre ne pensait qu'à pleurer sur son sort. 

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Solal eut l'impression désagréable de s'entendre parler, alors que les mots sortaient de la bouche du Gryffondor. Il lui disait qu'on pouvait toujours faire quelque chose quand on le voulait, c'était d'ordinaire ce à quoi il pensait mais il avait compris, ces derniers temps, que la vie était bien autrement. Après tout, il avait bien essayé de faire fuir le chat et celui-ci n'était pas parti. Pourtant, le Gryffondor haussait le son comme si Solal en avait trop fait, justement. Voilà qui bousculait tout le concept de logique que Solal aimait tant et il fronça les sourcils un peu plus —si c'était encore possible— en observant le brun devant lui. Il se forçait néanmoins à garder un contrôle précaire de lui-même, bien qu'il sentait son corps bouillir. Le solaire Solal que tout le monde connaissait était à présent une boule de feu et quelque chose dans le brun en face de lui ne faisait qu'attiser le feu. Impossible de se calmer, bien qu'il se rendait tout à fait compte du caractère ridicule de son comportement. À la fois spectateur et acteur de sa rage.

« Déjà on s'demande c'est qui l'idiot, puisque c'est toi qui dis des trucs idiots ! Tu râles en disant que fallait que j'bouge mes fesses mais j'ai essayé de lui faire peur et il l'a quand même mangé, donc tu voulais que je fasse quoi d'autre ?! J'ai bougé mes fesses, gros naze d'abruti d'idiot ! » Le quota d'insultes à présent rempli, Solal attrapa le bras du Gryffondor pour le forcer à rester contre lui. Malgré les quelques centimètres de plus de son aîné, le Serdaigle ne comptait pas reculer devant lui, bien au contraire. S'il voulait la guerre, il l'aurait. 

« C'que t'as pas compris c'est que depuis tout à l'heure tu râles pour rien, et blablabla touche pas à mon chat, blablabla. J'l'ai touché ? N-o-n, alors pourquoi tu me casses les pieds ? » Le Serdaigle ne tenait plus, partagé entre l'envie de se calmer et de résoudre le problème de façon réfléchi et l'envie de frapper, d'écouter ses envies les plus primaires, celles qu'on interdit parce qu'on croit que l'humain est plus civilisé que les animaux. Or, pour Solal l'humain était un animal avec des vêtements et des codes sociaux plus strictes, rien de plus. Il ne réfléchit donc pas plus longtemps, son poing le démangeait encore et sans même qu'il ne put le contrôler —il n'essayait de toute façon plus— il décocha le premier coup du match. Le poing fermé, ses phalanges vinrent se cogner contre la joue du Gryffondor maladroitement mais avec toute la puissance que son petit corps d'enfant pouvait lui conférer. Il était certain qu'un autre coup viendrait en retour mais il était préparé à cette éventualité. Le coup lui avait fait du bien, avait calmé la flamme qui lui dévorait l'intérieur.

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Le Chat et l'Oiseau  PV Audric H. 

 La conversation n'avançait pas, et Audric en avait bien conscience. Le problème était que chacun des deux garçons voulait que l'autre rejoigne son idée, du moins aux yeux du brun qui comptait bien faire entendre raison à l'Autre. Qu'importe ce qu'Il dirait, c'était le Gryffondor qui avait raison, pas besoin de tergiverser pendant des heures sur le sujet. 
 Son cadet ne semblait pas comprendre non plus ce qu'il voulait dire quand il lui reprochait de s'y être mal prit avec Pebirw. Comme si taper des mains et crier de plus en plus fort allait faire bouger le matou. Ce dernier ne craignait pas le bruit, habitué au brouhaha de la salle commune et aux cris des garçons dans le dortoir des rouge. 

 Et puis le ton continuait de monter d'un camp à l'autre, jusqu'à ce que Audric prenne comme un reproche le fait de vouloir protéger son chat d'un idiot qui ne faisait que le menacer. A aucun moment il n'avait prit ces mots pour des menaces en l'air, et c'était peut-être un tord qu'il avait, de tout prendre sérieusement. Seulement il ne fallait pas s'en prendre à sa famille, et le félin avait une place très importante dans la vie de l'adolescent. 
 Distrait un instant par des promeneurs plus loin, il ne vit pas son camarade agir sous la colère. En revanche il la sentit : un choc assez violent pour le faire reculer d'un pas, sa joue droite le lançant soudainement et la douleur qui grandissait petit à petit face à ce premier coup qu'il avait reçu. Il ne prit même pas le temps de porter une main à sa joue, ni même de regarder son adversaire avec étonnement. La honte et la rancœur qu'il ressentait à cet instant lui brûlaient le ventre, et il se jeta littéralement sur l'autre garçon, cherchant à le faire tomber en criant un grand : « Toi...! » qui ne servait absolument à rien. Manquant lui même d'équilibre loin d'être stable sur ses appuis, l'échec de cette tentative était inévitable. Il réussit néanmoins à le repousser un peu et leva directement le poing qu'il asséna entre les côtes de son camarade. Il n'arrivait plus à réfléchir à rien, et son dernier réflexe fût d'agripper à nouveau son camarade par le col pour lui donner un coup de boule. 

 Essoufflé, il recula d'un pas en ce massant le front. N'ayant jamais fait cela il s'était plus fait mal à lui qu'à l'autre garçon.  Quel était l'utilité de tout cela déjà? Lui faire entendre raison? Mais à quoi bon...
 Il pointa grossièrement l'autre garçon du doigt et dit d'une voix forte sans pour autant hurler : « C'est bon t'as compris maint'nant? On ne menace pas les gens, chat ou pas chat! » Il se tenait campé sur ses jambes, prêt à riposter une nouvelle fois si son adversaire décidait de continuer, bien qu'honnêtement il était persuadé de perdre. Malgré tout il donnerait tout jusqu'au bout, quitte à devoir ramper jusqu'à l'infirmerie après. Sa joue chauffait de plus en plus, et avec cette désagréable sensation s'ajoutait celle du gonflement de cette zone. Ce n'était peut-être pas réel, comme quand on allait chez le dentiste et qu'on pensait ressortir avec des joues de hamster alors qu'il n'en était rien. Toujours est-il que le garçon aux yeux vairons trouvait cette sensation désagréable. 
 Mais pire que cela ce serait le fait de devoir s'expliquer plus tard si sa joue décidait de garder une trace. L'idée même de devoir raconter cette histoire l'agaçait déjà au plus haut point.

Là où les Ninker passent, la défaite trépasse.
Audsée un jour, Audsée toujours! Un jour Jonois resplendira.
3ème année RP
Mister Gryffondor 2042 (avec Esmée :3 )

Le Chat et l'Oiseau  PV Audric H. 

Il était conscient que frapper était une mauvaise idée. Si un professeur arrivait, il n'aurait rien pour se défendre et le professeur n'aurait plus qu'à se prendre le visage entre ses mains de désespoir. Ces deux garçons étaient de véritables animaux qui se battent pour une histoire de territoire. Le retour du boomerang ne se fit pas attendre et Solal ne put rien faire. Il l'avait bien cherché et il serra les dents alors qu'il tomba à terre, reçu un coup entre les côtes qui le fit recracher une bouffée d'air. Un coup de front contre le sien, ses yeux se fermèrent quelques secondes sous le choc alors qu'il eut une impression désagréable de lourdeur au niveau de son crâne. Sa tête bourdonnait et il posa sa main contre celle-ci alors qu'il fusillait le garçon du regard. Il n'y avait pas été de main morte et s'était vengé plus que convenablement. Le Serdaigle voulait renchérir mais il savait qu'ils avaient déjà été trop loin. Détonnait en lui un nouveau cocktail de paradoxe. L'impulsivité lui dictait de se lever et de renchérir, un nouveau coup, encore, et encore un autre. La raison lui sommait de se taire, de faire profil bas et de rentrer à la salle commune. La fierté lui disait de rester et de camper sur ses positions. Sonné et totalement perdu dans ce dédale d'émotion contradictoires, Solal resta assis sans rien dire pendant un instant.
Que dire ? Que faire ? Il était ridicule, le Gryffondor aussi bien entendu, mais lui aussi. Il n'avait rien pour se défendre, aucune explication à fournir si ce n'est qu'il était pathétique et qu'il s'en rendait compte, mais sa fierté l'empêchait de l'avouer.

« T'es lourd, j'm'en fiche de ton chat tout pourri. » renchérit-il d'un ton maussade. Il savait qu'il était la cause du problème mais de toute évidence la situation lui échappait à présent complètement et il ne savait pas comment arranger les choses, comment se racheter. Il n'avait pas été plus réfléchi que son frère impulsif, Blaze, et cette constatation en disait bien long sur le degré de ridicule de son comportement.
« J'en ai marre, à plus. » Il lui adressa un regard noir, jamais il n'avait eu l'occasion de prononcer des paroles sur ce ton ; exténué, humilié, déçu et en colère contre lui-même. Il abandonnait, il baissait les bras et il shoota avec colère dans un tas de terre avant de tourner le dos au Gryffondor et de s'éloigner en traînant des pieds. Il avait été idiot, il se maudissait, il maudissait le Gryffondor aussi qui avait été aussi idiot que lui ; il se voyait en lui, la réalisation était désagréable. Il ne voulait pas ressembler à quelqu'un d'aussi désagréable et d'aussi impulsif, il ne voulait pas avoir les mêmes torts que le Gryffondor. Il voulait avoir le bon rôle, celui du garçon sympa qui sourit tout le temps, celui qui se bat pour les injustices et qui est toujours dans le bon camp. Mais il le comprit à cet instant, c'était bien plus compliqué que ça.

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.

Le Chat et l'Oiseau  PV Audric H. 

Je te présentes une nouvelle fois toutes mes excuses pour le retard.

 Audric n'arrivait plus à penser à rien d'autre que la prochaine attaque possible du garçon. Il n'avait plus vraiment envie de continuer, asséner un coup l'avait calmé bien plus qu'il ne l'aurait cru. Il commençait à comprendre pourquoi Esmée se battait souvent. C'était le meilleur moyen pour libérer toute la colère que l'on ressentait en un instant et s'il devait remercier l'autre garçon pour quelque chose, c'était de lui avoir permit de comprendre cela. Mais il préférait recevoir encore des coups plutôt que de l'avouer. 
 Il ne s'attendait pas à ce que l'autre garçon abandonne et parte en rendant les armes.

 « Ouais c'est ça. Va-t-en! » grogna le brun pendant que le garçon s'éloignait certainement en direction du château. C'était étrange mais il ressentait un sentiment étrange face à tout cela. Au départ il avait le sentiment d'être supérieur à l'autre garçon, que celui-ci reconnaissait que le Gryffondor avait raison. Pas avec des mots bien sûr, mais dans son attitude. En abandonnant ainsi leur dispute idiote, il donnait à Audric le sentiment non seulement d'avoir raison mais surtout de lui être inférieur. Savourant pleinement sa victoire, le garçon aux yeux vairons chercha ensuite à comprendre pourquoi, alors qu'il était le vainqueur de cet échange idiot, il se sentait bête et nullement supérieur à celui qui lui tournait le dos actuellement.
 Peut-être aurait-il du rester sur sa victoire et ne pas chercher à comprendre d'avantage. 

 Quelques minutes passèrent, le français toujours debout à regarder l'Autre s'éloigner. Et soudain l'illumination se fit dans sa tête : en abandonnant ainsi le Serdaigle ne lui montrait pas sa faiblesse, mais sa maturité et l'intelligence qu'il avait d'arrêter les frais lorsqu'il le pouvait encore. La boule dans son ventre revint aussitôt, et pour essayer de s'en débarrasser Audric essaya de se persuader que ce n'était pas du tout cela. Après tout il était bien loin d'être aussi intelligent : il n'y avait qu'à voir sa tentative avec le chat roux. A aucun moment le fait qu'ils étaient aussi bête l'un que l'autre ne le frappa, il préférait nettement rejeter toute la faute sur son cadet. 

 Au bout d'un moment finalement il s'accroupit en portant une main à sa joue et l'autre sur son front. Elles étaient trop chaudes pour le soulager ne serait-ce qu'un peu, mais il eût le sentiment que la douleur partait un peu au fur et à mesure. Dans sa tête, comme il ne connaissait pas le nom du Serdaigle, il l'associait à de gentils surnoms tels que "le crétin" ou encore "triple idiot". Il espérait qu'aucune personne que ce garçon ne s'approcherait de son chat. Il se promit de faire plus attention au matou à l'avenir et se releva pour le suivre. Ce dernier était partit à l'opposé de son "agresseur" si on pouvait le nommer ainsi, vu qu'il n'avait rien fait vraiment. Il regarda d'un œil morne son maître marcher sur ses pas et l'entraîna du côté du lac.


Fin du Rp pour moi. Merci pour ce moment.
Au plaisir d'en repartager un avec toi ;) 

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3ème année RP
Mister Gryffondor 2042 (avec Esmée :3 )