Botanique

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Un bon début...  Terminé 

C’est discrètement, du moins de son point de vue, qu’Aliénor s’approchait de la serre cet après-midi. Le soleil était encore assez haut dans le ciel, mais la plus part des élèves étaient dans le parc ou dans leur salle commune à cette heure-là enfin d’après ce qu’elle pensait comme toujours. Ses cours de la journée étaient finis, mais depuis le début de cette année, même depuis la fin de l’année précédente, la jeune Poufsouffle se passionne pour l’art des potions. C’est dans l’optique de réaliser une potion qu’elle rode autour de la serre de botanique aujourd’hui. Elle recherche une plante, plus exactement de l’Achillée sternutatoire. C’est pour réaliser une potion de babillage, les effets de cette potion la font rire et puis elle devait trouver quelque chose pour s’exercer donc pourquoi prendre quelque chose d’ennuyant ?

Après avoir fait le tour de la serre, Aliénor y entra. Elle n’avait remarqué personne, enfin surtout, elle n’avait pas vu sa professeur de Botanique qui ne serait pas très heureuse à l’idée de voir un élève voler de ces précieuses plantes. Mais elles sont là pour étudier non ? Alors en soi ce n’est pas vraiment mal ce que fait Aliénor. Enfin, il n’était plus temps de réfléchir à cela. En passant la porte de la serre Aliénor ouvra de grands yeux, ça en fait des plantes… Mais elle doit se concentrer sur son objectif. Elle s’avança vers le centre de la serre pour avoir une vision d’ensemble puis tourna sur elle-même.

-Alors, Achillée sternutatoire où es-tu ?

Elle parlait à mi-voix, comme si quelqu’un pouvait l’entendre, mais elle était de toute évidence seule. Elle s’avança dans les allées, laissant trainer ces yeux sur les plantes les plus colorés ou étranges. Elle passa le bout de ces doigts sur une feuille qui paraissait extrêmement douce. Celle-ci ce recourba immédiatement au contact de la fillette et un liquide visqueux se colla aux doigts d’Aliénor.

-Ahh...

Un air dégouté plaqué sur le visage, Aliénor agita ces doigts pour enlever l’excédent de matière visqueuse.

-Génial…

Dit-elle d’un ton dégoutée. Elle s’essuya sur ces vêtements en continuant la recherche de sa plante. Alors qu’elle arpentait les allées, derrière une grosse plante, Aliénor crut apercevoir quelqu’un. Immédiatement, la Poufsouffle se cacha derrière le buisson, on pourrait appeler ça comme ça. Elle plaqua son dos à celui-ci en essayant de calmer sa respiration. Qui pourrait être cette personne? Il ne lui semblait pas avoir vu quelqu’un d’adulte, mais si c’était un préfet elle était mal. Les expressions faciales d’Aliénor son tellement visible qu’elle était directement dévoilée quand elle essayait de mentir…
Alors que sa respiration se faisait moins saccadée, Aliénor sentit quelque chose s’enrouler autour de son poignet. Son regard se porta vers celui-ci, une espèce de liane s’enroulait autour de son bras. Elle fit un petit geste vif pour se dégager, mais la plante s’agrippa.

Aliénor poussa un cri et sauta pour se détacher de la plante tout en agitant son bras dans tous les sens. Elle recula et, d’un coup de ciseaux, elle coupa la plante encore accrochée à son poignet.

-Mais c’est quoi cet endroit avec des trucs dangereux de partout !

Aliénor ne faisait plus du tout attention à ce qu’il y avait autour d’elle. Elle retira ce qui restait de la plante sur son bras et l’envoya voler.
Elle posa la main sur son cœur pour se calmer de sa frayeur, puis, se souvenant de la présence de quelqu’un d’autre, elle tourna doucement sa tête vers sa gauche. Il y avait bien quelqu’un, juste là qui avait dû assister à cette scène quelque peu… Etrange. Aliénor se redressa en le regardant et s’aperçu qu’elle avait jeté son bout de plante sur lui…
Quelle belle entrée en matière pensa-t-elle… Non vraiment c’est un don de rencontrer les gens bizarrement. Elle souffla un grand coup puis avec un sourire gêné elle ajouta :

-Salut…
Dernière modification par Alienor Delphillia le 15 février 2019, 12 h 09, modifié 1 fois.

Un bon début...  Terminé 

        Une journée de plus en moins, Franz était bien content d'avoir fini les cours. La rentrée arriva bien trop vite selon lui et sa capacité d'attention était restée en vacances, là bas, dans sa chère Irlande. Sans compter qu'il avait des choses bien plus intéressantes à faire que d'écouter des professeurs : il avait ramené dans sa valise cinq belles araignées. Des "Lycosa tarantula", comme le lui avait dit son père en les lui ramenant d'un voyage dans le Sud de l'Europe. Malheureusement, une n'avait pas tenu le choc pendant le voyage et seulement quatre continuaient à survivre sous son lit, dans une cage en verre, suffisamment petite pour l'avoir masquée à la vue de tous. Mais trop petite à son goût, Franz se ruait donc dans son dortoir à la fin de chaque journée -profitant du beau temps et de l'animation du début d'année qui écartaient tous ses camarades de leur chambrée- et les sortait un peu, les incitant à se dégourdir les pattes. Mais il faut bien avouer que ces créatures préféraient la tranquillité et ne bougeaient pas vraiment lorsqu'elles étaient hors de leur prison.
               Lorsqu'il entra dans son dortoir, il sut tout de suite que quelque chose n'allait pas. Il se jeta sous son lit, en sortit la cage et vit une de ses amies sur le dos. Une de plus en moins... Pestant contre ladite araignée, Franz fourra son cadavre dans une poche et chercha à comprendre la raison de son décès. Il avait pourtant bien disposé de la terre et elles avaient fait leur terrier. Peut-être était-elle trop nombreuses pour une si petite cage ? Ou peut-être était-ce l'alimentation ? Il ne leur avait en effet donné que des mouches, ce qui ne semblait pas leur réussir... Franz décida alors, sans attendre, de partir en direction de la serre du cours de botanique, où il était sûr de trouver de nombreux insectes pour les contenter.

                 Sur la route, il eut le temps de maudire sa bêtise et d'avoir laissé mourir Michelle. Il ne lui restait plus que Germaine, Isidor et Gaspard pour étudier ces animaux. Franz les avait d'abord nommé Tarentule 1, Tarentule 2, Tarentule 3, etc. Mais il n'arrivait jamais à savoir laquelle était laquelle, il distribua donc des noms qu'il imaginait de leur pays, sans faire attention à qui était mâle, qui femelle. Cela créait une vraie relation avec elle, et, surtout, c'était plus amusant.

           Lorsqu'il arriva aux abords de la serre, il n'hésita pas à en franchir le seuil. Si la professeur était là, il lui demanderait la permission, sinon, c'est qu'il n'en avait pas besoin. *L'avait qu'à fermer à clé la vioque* se persuada Franz en entrant, toujours un peu haineux envers lui-même, ce qui déteignait généralement sur le monde entier...

                Il sortit deux petites boîtes en verre et commença à fouiller aux pieds des plantes magiques, évitant celles qui remuaient trop. –non par peur, mais elles auraient, de toute manière, déjà mangé tous les insectes- Il n'eut pas à chercher énormément pour trouver coccinelles, perce-oreilles, chrysopes, chenilles et autres petits vers, mille-pattes, et insectes indéfinissables. Il vit alors quelques guêpes tourner autour d'une jeune mandragore en pot et se demanda si les araignées arriveraient à les manger. Il fallait tenter l'expérience ! Il se concentra pour en attraper une directement avec sa boîte vide, d'un coup en refermant le couvercle, pour ne pas lui laisser le temps de s'enfuir ou de le piquer.
Alors qu'il commença à esquisser un geste vif pour l'attraper, Franz entendit une personne crier et il reçut une plante en plein visage.

               Ne comprenant pas toutes les informations qui lui arrivèrent à cet instant ci, il rata la guêpe et se fit piquer à la main. La douleur, comme une petite décharge électrique, il la connaissait. Elle n'était pas trop violent. Cependant, il fit quand même la moue car il avait dérangé tout un essaim, et il s'en voulait. Il recula de quelques pas pour qu'elles s'apaisent. Puis  le temps de reprendre ses esprits, il vit la jeune fille et cerna un peu mieux ce qu'il venait de se passer.

-Salut… 

              *Salut ? Elle m'dit salut ap'ès ça ?!?* Franz bouillonnait intérieurement. La piqûre n'avait pas arrangé sa mauvaise humeur. Il ne put s'empêcher de lui répondre impulsivement et avec quelques mots de son patois natal :

-Salut ? T'sais pas viv'e toi ! L'guêpe j'lavais ! T'm'l'a fait loupé sale gourde !

              Il se rendit rapidement compte de son ton très agressif et essaya de se calmer un peu - car il fallait ménager autrui pour que celui-ci réponde à ses exigences-, il reprit, d'une voix qu'on entendait tout de même un peu agacé :

-Pardon. C'est juste que maintenant l'essaim est tout énervé et que je vais pas pouvoir en capturer. Tu viens aussi pour des insectes ? Ou t'es venue chercher un bouquet pour ta salle commune ?

            Il regarda la jeune fille de la tête aux pieds, aucun doute, elle était de sa maison. Aucun doute, elle ne venait pas pour des insectes. Mais alors, pourquoi diable fallait-il qu'elle entache sa journée ?

Je ne t'aime pas trop.

Un bon début...  Terminé 

Elle se redressait doucement quand le garçon en face d’elle la sermonna sur une histoire de guêpe. Elle ne comprit pas de suite, pourquoi il parlait de guêpes ? Aliénor ouvrit de grands yeux, entre l’incompréhension et la colère. En effet, elle lui avait envoyé un bout de plante dessus, mais c’était un accident, il n’avait pas à réagir comme ça ! Elle fronça les sourcils et ces yeux se foncèrent. C’était comme ça, dès qu’elle s’énervait son œil brun prenait une teinte foncée, presque noire alors que son œil bleu lui ne changeait pas tant de couleur, il s’éclaircit quand elle pleure, mais ce n’est pas le cas ici.
Elle se tenait droite en fixant son interlocuteur. Celui-ci se reprit et avec un ton plus doux mais toujours agacé, il lui expliqua un peu sa réaction. Aliénor jeta un œil rapide vers le bourdonnement qui en effet provenait d’un essaim au-dessus des plantes. Puis elle planta de nouveau son regard dans celui du jeune homme. Elle était toujours énervée du ton du garçon même si intérieurement la question du blond la faisait rire. Elle, cueillir de fleurs pour décorer la salle commune ? Si un jour ça lui arrive, c’est qu’elle serait certainement sous l’effet d’un sort violent ou d’une potion qu’elle aura raté et goûté.

Elle essayait de ne pas montrer cette réaction, mais son visage la trahit toujours, incapable de contrôler ces expressions faciales. Un sourire se dessina rapidement sur son visage et ces sourcils retombèrent à leur place d’origine.

Ça ne servait à rien de s’énerver pour une histoire d’incompréhension, elle le savait bien. Mais ça lui faisait bizarre de voir ce garçon qui paraissait si jovial en salle commune se renfrogner si rapidement. Ce n’était pas ce qu’elle avait pu percevoir les quelques fois ou elle l’avait croisé. En effet, il était à Poufsouffle lui aussi, mais ils n’avaient jamais parlé plus que ça. Aliénor souffla et détendit ces épaules en fermant les yeux. Elle n’allait pas le fixer avec cet air faussement sévère sur la tête pendant des heures.

-Je ne suis pas du genre à faire de bouquets avec des jolies fleurs pour de la décoration, je préfère les réduire en poudre pour les mettre dans un chaudron !

Aliénor sourit en observant de nouveau les guêpes qui volaient autour de l’essaim. Elle se rapprocha doucement de celui-ci. Elle n’a pas vraiment peur des bestioles, mais si elle peut éviter de se faire piquer ça l’arrange. Elle reportant son attention sur le garçon.

-Pourquoi tu voulais attraper une guêpe c’est dangereux tu aurais pu…

Le regard de la fillette dévia sur la main de son interlocuteur, celle-ci était rouge et enflée.

-Mais tu t’es fait piquer !

Elle était surprise, à vrai dire elle ne s’était jamais fait piquer par une guêpe, mais d’après les dires de ces parents ou de ces amis, cela faisait mal, même très mal. Elle comprenait mieux le coup de gueule du garçon, elle aurait réagi de la même manière finalement. Mais bon il avait l’air de bien se porter donc si ça n’allait pas, il pourrait aller à l’infirmerie seul, pas besoin de l’accompagner, elle avait autre chose à faire. D’ailleurs elle devait trouver sa plante.
Elle se redressa et chercha du regard si elle ne trouvait pas sa fameuse plante.

-D’ailleurs, tu n’aurais pas vu d’Achillée sternutatoire ? J’en aurais besoin pour une potion.

Elle regarda le garçon attendant sa réponse, peut-être qu’il connaissait la serre par cœur ?

Un bon début...  Terminé 

              Franz avait l'impression que la jeune fille ne savait pas quelle attitude adopter. En effet, il voyait son visage se déformer, passant d'un air sérieux, à une once de sourire, puis un air énervé, pour finalement se détendre. Elle ne pouvait pas, de toute façon, être en colère après lui, elle était fautive après tout. Franz décida alors de se calmer lui aussi, tout en notant dans un coin de sa tête qu'il lui revaudrait bien ses piqûres. Il respira longuement, accentuant peut-être un peu trop ses inspirations et expirations, pour s'apaiser. C'est seulement alors qu'il prit le temps d'écouter sa camarade.

          L'agacement remonta directement jusqu'aux oreilles de Franz lorsqu'il se rendit compte qu'elle ne s'excusait même pas de lui avoir jeté une plante en plein visage. Au lieu de cela, elle lui répondait à son sarcasme par une phrase qu'il trouva fort condescendante. *J'vais t'jeter dans un chaudron, on verra si t'veux encor' fair' d'potions !* jura-t-il intérieurement. S'empourprant légèrement, il essaya de contenir ses pulsions. Il la regarda un peu plus et se rappela alors l'avoir déjà vu en salle commune. Rien de bien remarquable, hormis le fait qu'il lui semblait qu'elle était généralement sèche lorsqu'elle parlait. Mais il ne pouvait en être sûr, il y avait fort à parier qu'il la confondait avec une autre Poufsouffle.

             Et c'était probablement le cas, car celle-ci se rapprocha de lui en souriant. Cela calma un peu les nerfs de Franz, il avait l'habitude de vivre dans le sourire. Néanmoins, il note dans un coin de sa tête qu'elle ne s'excusait pas mais qu'en plus elle en souriait ! Heureusement, lorsqu'elle vit sa main toute boursoufflé -qui ressemblait d'ailleurs, à cet instant, à l'animal du même nom, mais un spécimen glabre- le jeune fille s'en inquiéta.

-C'est qu'une piqûre, on s'en fout. C'pas dangereux une guêpe, mais faut pas leur jeter des trucs dessus !  Enfin, j'vais attendre qu'elles se calment et j'en attraperai une.  C'est pour mes ar... Euh, j'en ai besoin pour des amies.

            Franz se rattrapa de justesse, personne à Poudlard n'était au courant pour ses araignées, et c'était mieux ainsi. Il y aurait forcément des imbéciles qui en ont peur qui voudraient les chasser. Mais il s'inquiétait pour rien, car la fillette était déjà passée à autre chose. Elle se fichait pas mal que celui-ci ait mal -ou même soit allergique- et osa lui demander de l'aide pour trouver une plante.

        Franz, un peu surpris par ce culot, la dévisagea un instant. Il tiqua alors sur ses yeux vairons, exactement comme les siens et réfléchit à cette drôle de coïncidence. Il en faut généralement peu pour décider Franz à faire quelque chose, alors il se dit que ses yeux seraient une bonne raison. *Comme ça, si j'en perds un en combattant un Manticore, elle pourra m'passer le sien !* sourit-il intérieurement, avec un air dément. Il s'était pris un instant pour un méchant dressant des manticores pour dominer le monde, et cela lui avait plu !

-Oui je l'ai vu.

Franz se dirigea vers la plante en question, il l'avait reconnu dès son arrivée dans la serre. En effet, comment la rater alors qu'était gravé son nom, sur le bois de son bac ? Cela ne sautait pas aux yeux mais c'était là qu'il avait trouvé des coccinelles.

-C'est écrit dessus, tu vois ?

Il se retourna vers la fillette, et, avec un air sérieux de préfet prenant un élève en train de faire une bêtise sur le fait, lui demanda :

-En fait, tu as l'autorisation du professeur pour en cueillir ? Parce que le vol est interdit à Poudlard.
Dernière modification par Franz Suisei le 16 octobre 2018, 18 h 41, modifié 1 fois.

Je ne t'aime pas trop.

Un bon début...  Terminé 

Une guêpe ? Pour ces amis ? En voilà une drôle d’idée. Elle ne savait pas quel genre d’ami il avait mais qui voudrait avoir une guêpe vivante. Décidément il devait y avoir des trucs sacrément étranges dans le dortoir des garçons de Poufsouffle.
Elle trouvait ça étrange et le garda dans un coin de sa tête.

Elle se reconcentra sur lui et remarqua un petit sourire pas tellement innocent sur son visage. Mais rapidement celui-ci répondit à la question de la fillette. Il l’avait vu ! Elle sourit largement et le suivit. Il l’emmena près de l’entrée de la serre et lui montra un bac.

-C'est écrit dessus, tu vois ?


Ouais ok, elle ne l’avait pas vu. Elle se senti un peu bête sur le coup, elle était juste à l’entrée, elle aurait pu la récupérer directement et être déjà partie sans rencontré cet étrange spécimen d’humanoïde.
Elle lança un regard en coin au garçon à côté d’elle, oui elle ne l’avait pas vu mais elle n’était pas stupide.
Elle soupira puis se reconcentra sur l’objet de sa venue ici, la jolie plante devant elle. Elle sorti ces ciseaux pour coupe des brins dont elle avait besoin pour sa potion. Elle était contente, la plante avait l’air en bonne forme ce qui lui enlevait des possibilités d’échouer à sa potion. Alors qu’elle s’apprêtait à couper le premier brin, l’autre Poufsouffle lui demanda ce qu’elle voulait en faire et, par la même occasion lui rappela que le vol était interdit. Merci captain obvious ! Elle savait bien que le vol était interdit, mais en soi, elle n’était pas tant en tort que ça, du moins de son point de vue.

-Oui je sais que le vol est interdit. Mais en soi, les plantes sont là pour qu’on étudie, et on doit s’exercer, alors, pour m’exercer en potion j’ai besoin de plantes. C’est pour travailler !

Elle s’arrêta un moment, elle était vraiment en train de risquer sa scolarité pour une potion ? Mais non et puis, elle ne comptait pas en prendre beaucoup ça ne se verrait même pas. De nouveau elle approcha ses ciseaux de la plante puis, elle tourna d’un coup la tête vers son camarade.

-Tu ne vas pas me dénoncer ?

Son cerveau se mit en mode alerte. Elle s’imagina le pire, être renvoyer pour une petite potion, mais il n’allait pas la dénoncer non ?
Elle se redressa légèrement en regardant le garçon.

- De toute façon ce n’est pas moi qui attrape des guêpes pour mes amis… Ils doivent être sympa tes amis.

Elle sourit puis retourna à sa plante. Elle coupa quelques brins assez tendres en essayant de faire ça discrètement. Une fois son bouquet réalisé, elle sorti une boite de son sac et plaça le bouquet dedans en faisant attention à ne pas abimer sa précieuse récolte. Elle plaça avec précaution la boite dans son sac puis se redressa face son interlocuteur.
Elle se détendue, heureuse d’avoir enfin son butin. Elle sourit puis se rendit compte de toutes les maladresses qu’elle a pu avoir depuis le début.

-Au fait, désolée pour la plante. T’as besoin d’aide pour récupérer ta guêpe ?

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                Son plan machiavélique avait marché ! Enfin, c'est ce qu'imaginât Franz en voyant la fillette s'inquiéter. Il n'y avait en effet rien de grave à cueillir quelques plantes, fleurs, feuilles de cette serre. Si la flore était dangereuse, ou servait à fabriquer de puissantes potions, elle serait sous clefs. Le professeur de botanique n'était pas assez bête pour laisser ce genre de choses en libre accès... enfin... pas si sûr que cela... Franz avait entendu parlé de beaucoup d'accidents qui avaient eu lieu entre les quatre, ou plutôt les centaines, de murs de Poudlard. N'avait-il pas lui-même pu partir en quête des dragons de l'école de sorcellerie chinoise ? Si un professeur ne l'avait pas attrapé sur le fait, il aurait bien pu les voir ! *Et même peut être chevaucher un Boutefeu !* imagina Franz.

             Mais tout cela importait peu au garçon, il n'avait pas peur de se faire manger un bras par une plante carnivore. Tout ce qui l'intéressait, à cet instant, était d'embêter cette malpolie de Poufsouffle ! Franz commença faire les cent pas derrière sa camarade qui s'octroyait son butin. Marchant lentement, il prit une voix nonchalante et traînante qui suggérait une réflexion profonde :

-Hum... Te dénoncer ? Dois-je te dénoncer ? C'est vrai que tu as l'air de cueillir ces fleurs pour pouvoir travailler les potions du programme... Donc d'un côté, tu ne fais pas de mal... Mais, de l'autre, tu n'as pas demandé l'autorisation, donc ça reste du vol ! Et si je ne te dénonce pas, toi, la voleuse, moi, je deviens ton complice ! Et je ne veux pas me faire coller pour tes devoirs ! Donc le mieux, c'est que j'le dise à un prof', non ? Très bien, c'est décidé !

              Franz fit mine de se retourner et de prendre la direction de la sortie. Il attendit quelques instants à la porte et réfléchit. *J'vais pas trop pousser l'truc s'non el' va l'voir l'prof, et pis j'me f'rai punir pour avoir piqué des insectes...* Sa réflexion lui empêcha de remarquer la réaction de la fille. Il entendit cependant sa réplique quant aux guêpes. Pour sûr, elle avait un sacré caractère et ne se laisserait pas marcher sur les pieds. *Sûr'ment une p'tiot' d'chez moi !* songea Franz. Il savait dès lors qu'il valait mieux marcher sur des œufs avec elle.

- Oui elles sont plutôt sympas, c'est juste qu'elles aiment bien les guêpes ! Sûr'ment parce que les couleurs leur rappelle celles de Poufsouffle ! J'devrai en offrir à notre équipe de Quidditch tu penses pas ?

              Alors qu'il parlait, la Poufsouffle rangeait sa cueillette. Il remarqua qu'elle était soigneuse avec sa récolte, il l'aurait pensé plus brusque que cela. Finalement, elle devait avoir la même ferveur que lui avait pour la faune, mais elle pour la flore. Une fois relevée, elle semblait bien moins stressée et bien plus souriante. Elle s'excusa même et lui proposa de l'aide, sacrément lunatique cette drôlesse !

-Et bien, t'voilà plus agréable ! Ça ira pour les guêpes, j'les prendrai une prochaine fois quand elles se douteront de rien. T'va en faire quoi de tout ça ? lui demanda-t-il en désignant son sac. Un philtre d'amour ? Une potion  pour avoir les cheveux plus doux ? Ça t'serait bien utile ça ! S'tu veux moi je peux te les rendre bleus, ou verts, enfin, la couleur qu'tu veux !

                   Malgré l'âpreté de ses propos, un sourire s'affichait sur le visage de Franz, il n'était plus en colère pour le moment, après tout, elle s'était excusée.

Je ne t'aime pas trop.

Un bon début...  Terminé 

La fillette était bien trop concentrée sur sa cueillette pour remarquer le manège de son camarade de maison. Même si sa cueillette finie, son cœur rata un battement quand elle le vit revenir de la sortie. *Il y avait vraiment pensé ?* Elle ne s’y attendait pas, peut-être de la curiosité ou juste partir, mais pas prévenir les professeurs. Mais bon il était toujours là ce qui calma un peu Aliénor.

Mais visiblement Aliénor avait vu juste avec ces « amis » aimant les guêpes. C’était louche, mais après tout, Aliénor n’était pas vraiment en position pour le sermonner et au final elle se fichait pas mal de savoir à quoi pouvait servir ces insectes du moins pour l’instant.
Elle sourit tout de même à sa réflexion. En offrir aux frelons, une guêpe ? Ma foi quelle idée. Toute nouvelle dans l’équipe de quidditch, elle essayait tant bien que mal de s’imaginer ambre recevant ce cadeau pour le moins étrange.

-Je ne sais pas comment serait accueilli ce cadeau, mais je ne pense pas qu’on la garde hein, ce n’est pas contre toi hein, mais… On ne va pas séquestrer une guêpe comme mascotte !

Elle regarda le garçon un instant après sa question, son expression avait changé mais Aliénor n’arrivait pas à savoir si c’était bon ou mauvais signe. C’est vrai que pour une première rencontre on avait connu mieux, elle lui avait envoyé une plante dessus, il s’était fait piquer par une guêpe, elle s’était fait passer pour une demeurée, et il avait voulu la dénoncer. Bon résumé.

-Et bien, t'voilà plus agréable !

Une espèce de rictus nerveux se dessina sur le visage de la jeune fille avant de disparaitre aussi vite. Ok elle ne c’était pas excusée de suite, mais elle était concentrée sur autre chose et monsieur n’avait pas pris la chose en douceur non plus ! Aliénor inspira profondément. Ce n’est rien pas la peine de s’énerver.
Il continua à parler en déclinant sa proposition, tant mieux au final, elle ne se fera pas piquer aujourd’hui ! Il lui désigna son sac en lui demanda ce qu’elle allait faire. Aliénor regarda son sac à son tour, au final il est curieux. Elle ne savait pas vraiment si elle devait lui dire, mais sa remarque suivante la sortie immédiatement de son questionnement interne.

Qu’es ce qu’ils avaient ces cheveux ? Aliénor ouvrit de grand yeux sous la surprise, ce n’était pas du genre à prendre des pincettes… Elle passa instinctivement une main dans ces cheveux. Ils vont très bien et sont doux. Ok Aliénor n’est pas du genre à faire attention à sa coupe de cheveux et les attache généralement de façon négligée ou les laisse libre mais ils ne sont pas si moche non ? Elle enroula une mèche de cheveux autour de son indexe avant de répondre au garçon.

-Merci pour la proposition, mais mes cheveux me vont comme ça, je penserais à t’appeler si jamais j’ai des envies de couleur !

Un grand sourire apparut sur le visage de la fillette, elle était ravie de sa réponse. Elle fit retomber son regard vers son sac en lâchant sa mèche de cheveux. Elle ne savait toujours pas si elle devait lui dire ce qu’elle comptait préparer. Mais après tout elle aurait peut-être besoin de quelqu’un pour la goûter cette potion, elle prendrait moins de risques. Un petit sourire malicieux remplaça le sourire franc de son visage. Elle releva la tête doucement et arqua un sourcil.

-Tu veux vraiment savoir ? Comment pourrais-je savoir si tu ne me dénoncerais pas si je te le dis ?

Serait-il assez curieux pour finalement l’accompagner dans la réalisation de cette potion ou du moins, la phase finale. En plus Aliénor serait ravie de voir ce garçon dire n’importe quoi sous l’effet de celle-ci, ça lui couperait l’envie de critiquer ces cheveux !

Un bon début...  Terminé 

               Franz fut un peu déçu que sa proposition d’offrir un essaim à l’équipe de Poufsouffle n’emballe pas vraiment la fillette. Déçu mais aussi agréablement surpris car elle prétendait ne pas vouloir séquestrer cette pauvre bête, ce qui était un bon argument selon Franz. *Enfin, c’est quand même dommage, bien dressées elles auraient pu attaquer les joueurs adverses !* pensa-t-il, rêveusement. Il sortit un petit carnet vert de sa besace et y griffonna grossièrement quelques guêpes s’attaquant à un batteur de Gryffondor, histoire de ne pas oublier cette idée qui lui semblait tout de même prometteuse.

              Quand il lui demanda ce qu’elle comptait en faire, il vit tout de suite qu’elle ne cracherait pas le morceau facilement. Elle regarda son sac de manière suspecte et Franz sut immédiatement qu’elle comptait préparer une potion interdite ! *El’ va fair’ d’la magie noir’ ! Faut pas qu’j’rate ça !* Son intuition fut confirmé à la seconde suivante lorsqu’il l’entendit répondre : elle était passé directement au sujet de ses cheveux, feignant de s’en inquiéter. Mais Franz n’était pas dupe, elle avait beau entortillé des mèches autour de ses doigts, comme si elle s’en souciait, il voyait bien lui qu’elle ne cherchait qu’à cacher ses réelles intentions.

         Elle lui répondit de manière franche que ses cheveux étaient bien ainsi. *V’là qu’elle joue la vexée ! Mais j’sais bien qu’c’est faux !* songea Franz.  Elle dut remarquer les doutes de Franz car elle revint au sujet initial : sa potion. Et elle confirma tous ses soupçons lorsqu’elle lui demanda comment elle pourrait lui faire confiance.

         Franz, en bon chasseur, sut qu’il avait flairé un gros lièvre ! Il fallait maintenant être subtil pour l’attraper. Il lui répondit à côté, de manière volontaire, lui rendant son sourire plein de malices.
 
-Je disais ça comme ça, ils sont biens tes cheveux, mais ils seraient encore mieux de la couleur de tes yeux !

Il s’approcha d’elle en un pas, arrivant à quelques centimètres de son visage, et plantant son regard dans le sien, et tel un mafieux de film moldu lui dit :

- Si j’avais voulu te dénoncer, petite, ce serait fait depuis longtemps. Mais si tu ne me le dis pas alors gare à toi…

Il fit demi-tour et s’éloigna de quelques pas de la fillette, puis fit volte-face à nouveau, arborant un sourire enfantin et franc, le sien :

-Non mais en vrai, je suis juste curieux ! Et puis, je pourrais t’aider à la faire ta potion, j’ai plein d’ingrédients chez moi !

Il se rapprocha à nouveau, et lui chuchota :

-Et puis, s’il s’agit de faire des expériences, je suis toujours partant… Mais si tu as un doute, on peut toujours faire le Serment Inviolable !

Il lui affichait maintenant un énorme sourire. Franz voyait là une promesse d’aventures –et d’heures de retenue- qui l’enthousiasmait au plus haut point !

Je ne t'aime pas trop.

Un bon début...  Terminé 

Le garçon avait l’air très curieux et confirma cela de vive voix ce qui fit sourire la fillette, et en plus il proposa son aide ? Voilà qui était parfait ! Mais le fait qu’il ait plein d’ingrédients, ça elle en était moins sûre et de toute façon elle avait tout ce qui lui fallait pour préparer sa potion ayant récupérer son dernier ingrédient ici.

Celui-ci se pencha pour lui chuchoter quelques mots qui firent rire Aliénor, un serment inviolable carrément ? Aliénor ne savait pas vraiment en quoi consistait ce serment, mais ce n’était pas la peine pour une histoire de potion de babillage !

-T’inquiète je te crois, pas besoin de serment ou je ne sais quoi ! Tu pourras venir m’aider si tu y tiens tant.

Oui sa arrangeait Aliénor mais il était plus simple pour elle de lui dire que c’était son idée et pas cette d’Aliénor. Question de sécurité, avec les potions on ne sait jamais ce qu’il peut arriver. Si un souci arrivait ben, c’était lui qui c’était embarqué là-dedans et pas La fillette qui l’y avait poussé, c’est bien plus simple.

-Je vais faire une potion de babillage, on l’étudie cette année.

*Enfin essayer*Aliénor se retourna pour quitter la serre, après tout elle avait tout ce qui lui fallait et même un goûteur. Mais soudain elle se dit qu’elle ne connaissait toujours pas le prénom de son camarade. Et ben, ils n’avaient vraiment pas fait les choses dans l’ordre ! La Poufsouffle se retourna vers le garçon aux cheveux blancs avec un sourire bienveillant.

-Au fait, moi c’est Aliénor.

Quand elle pense au début de cette rencontre, c’était vraiment mal parti et tout ça pour une histoire de plantes et de guêpes… Une rencontre comme celle-là on n’en fait pas tous les jours. Mais c’est ça qui est amusant avec la vie, les aléas des rencontres. Elle espérait tout de même que ce jeune homme ne lui en voudra pas trop de lui faire boire de la potion de babillage, même si avant ça elle devait réussir la potion et le convaincre de la goûter. Ce n’était pas gagné… Mais chaque chose en son temps, d’abord les présentations et ensuite la potion.

Elle avait hâte de ce moment qui risquait d’être mythique, l’imaginer raconter n’importe quoi la faisait déjà rire intérieurement et ceci se traduisit par un agrandissement de son sourire. Ah Aliénor tu joue avec le feu…

Un bon début...  Terminé 

        *Gagné !* hurla Franz en son fort intérieur. La fillette avait accepté son aide et il pourrait enfin savoir ce qu’elle mijotait ! Ou comptait faire mijoter… *D’mage pour l’Serment quand mêm’* songea-t-il. Depuis qu’il avait lu une description de ce sortilège et de la manière de l’appliquer dans un livre de feu son oncle, Franz n’avait qu’une envie : l’essayer ! Même s’il n’en concevait pas encore la portée… *Une prochaine fois, p’t’êtr’ pour un truc plus dangereux !* se convainquit-il. L’essentiel était là, il pensait avoir gagné la confiance de la petite Poufsouffle, il ne lui en fallait pas plus.

            Il n’eut pas à attendre d’être devant le chaudron pour savoir que le plan n’était qu’une potion de babillage… Pas de magie noire… Un peu déçu, le garçon fit une petite moue et regarda quelques secondes vers le sol. Quelques secondes qui lui suffirent à imaginer de nombreuses scènes hilarantes. Les voyant se dérouler dans son esprit, l’une s’y ancra de manière définitive : mélanger cette potion avec la soupe servie à tout Poudlard ! Imaginez des centaines d’élèves – et professeurs- qui racontent n’importe quoi en même temps dans la Grande Salle !

         Lorsqu’il releva les yeux, il riait doucement en imaginant le capharnaüm que cela causerait. Il s’arrêta lorsqu’il vit la jeune fille se retourner, il n’avait pas remarqué qu’elle avait commencé à s’en aller. Celle-ci lui souriait, il se demanda pourquoi, puis n’en tint pas compte. Elle lui dit alors son prénom. Aliénor. *C’t’y pas une moldue d’chez les bouffeur d’grenouill’ ? * pensa-t-il, se remémorant un documentaire qu’il avait vu une après-midi ensoleillée.  Puis il vit son sourire s’élargir. Elle attendait sûrement qu’il se présente ; il n’y voyait pas de mal.

-Enchanté Ali’ ! Moi c’est Franz !

Sans plus attendre, il la prit par la main et l’entraîna vers la sortie.

-T’inquiète pas, j’te tiens pas la main pour le Serment Inviolable ! C’est juste qu’si y a les Contrôleurs dehors, ‘fin des profs ou des préfets, vaut mieux qu’y pensent… ‘Fin tu vois ? C’est mieux ça que d’être punis pour vol !

        Il lui adressa un clin d’œil, et passant le seuil de la porte, lui demanda, suspicieux :

-En fait, c’est pas un truc de 2ème année la potion de babillage, si ?

Je ne t'aime pas trop.

Un bon début...  Terminé 

Franz le chasseur de guêpes alors. Elle mettait enfin un nom sur cette personne survolté en salle commune. Elle hocha la tête avant que surprise, le garçon lui prenne la main et l’entraine vers la sortie. Il est à préciser que les contacts physique, ce n’est pas trop le truc de la fillette. Les muscles de son dos se contractèrent immédiatement quand la main chaude du garçon s’agrippa à la sienne. Il voulait quoi lui, chacun son espace non, mon espace, ton espace et tout le monde est content non ?

Aliénor grommela et commença à grogner avant d’entendre l’explication du garçon. Ouais c’était plausible, mais bon tout le monde a le droit de trainer près des serres, ça fait partie du parc et rien n’est règlementé dans le parc. Mais s’il pensait que c’était plus discret certes. Elle resserra sa main fortement pour faire lui faire comprendre qu’elle n’appréciait pas ce contact. Elle se fichait de lui faire un peu mal et de toute façon vu au regard qu’elle lui lançait il n’avait pas besoin d’un décodeur.

Elle avança rapidement sans plus s’occuper de son camarade. Mais elle lui répondit quand même par une voix sèche alors qu’ils sortaient de la serre.

-On va l’étudier cette année, plus tard certainement, j’ai vu ça dans le livre de potions.

En effet, ils ne l’avaient pas encore étudié, mais elle n’était pas très complexe et puis comment peut-on vivre sans prendre quelques risques ? Ils déboulèrent sans trop de problème dans le parc et c’est à ce moment-là que la petite Delphillia lâcha brusquement la main de son camarade. Elle se tourna vers lui le regard toujours sévère, elle n’avait pas l’habitude de ce genre de contact et ne pas en être avertie lui donnait un sentiment de violation d’espace privé. Mais bon, elle avait besoin de lui.

-OK, rendez-vous aux toilettes abandonnés ce soir, vers 19h, tout le monde sera à la grande salle pour manger on sera tranquille.

Elle commença à partir puis se retourne et toujours avec ce ton sec elle ajouta :

-J’ai des fruits et des bonbons pour manger si tu as peur de mourir de faim.

Puis elle partit pour de bon en direction du château. Elle devait réunir tous ces ingrédients pour la potion et prendre son chaudron et tout ce dont elle avait besoin. Rien oublier et être discrète, c’est tout. En espérant que cela fonctionne. Mais elle devait croire en elle, après tout elle ne risquait pas grand-chose, elle avait un gouteur à portée de main et puis avec des bonbons et quelques gâteaux, il était simple de lui faire gouter sa mixture.


Fin pour moi, à suivre!

Un bon début...  Terminé 

                  En même temps que Franz étouffait la fillette d’explications plus ou moins logiques quant à sa prise de main, il remarqua que celle-ci grognait. Au lieu de tout simplement la lui lâcher -chose la plus logique à faire- il pensa juste *Ell’ fait l’bruit d’un trol’ *. Il s’aperçut alors, tout bon magizoologiste qu’il était, que la créature de Poufsouffle s’était aussi complètement raidie !  * Elle est peut être coupée avec un pitiponk vu sa démarche ! * Rien dans la démarche de la fillette ne pouvait rappeler un pitiponk, mais l’imagination de Franz dépassait un peu la réalité… Et puis, il trouvait cela génial d’imaginer le croisement entre un  troll et un pitiponk. *L’est grand, qu’un pied, ‘l tomb’ tout l’temps et sa loupiote éclaire sa tête d’idiot !*  Riant intérieurement, le clin d’œil qu’il lui lança était à la fois pour l’image qu’il avait en tête à cet instant –mais dont la jeune fille avait disparue- et la question qu’il lui posa concernant la potion de Babillage.

              Aliénor avait sûrement lu dans ses pensées, car elle serra, ou plutôt compressa, écrasa, écrabouilla et broya la main de Franz. Il crut alors qu’elle avait une force surhumaine et qu’il s’était trompé, c’était plus la force d’un géant que d’un troll ! Il ne se rendit pas compte que si la douleur qu’elle lui imposait était telle, c’était parce qu’il l’avait saisi de sa main piquée par les guêpes…

             Souffrant en silence, il écouta sa réponse. Alors ladite potion serait au programme, quel dommage songea-t-il. Rien de palpitant à faire des devoirs en avance… Mais tout ceci paraissait bien trop sage, Franz se jura alors de vérifier dans son livre de potions si Aliénor disait vrai, car il en doutait sérieusement.

             Arrivés dans le parc, elle lui lâcha finalement la main. Puis, très sèche, elle lui donna rendez-vous dans… les toilettes abandonnées ?!? *L’est-elle pas foll’ cell’ là !* Mais l’air sévère de la fillette, digne du plus méchant des professeurs, ne lui donna pas envie de répliquer. Du moins, jusqu’à ce qu’elle lui balance une dernière phrase : elle ramènerait à manger. Alors qu’elle partait vers le château, sans se retourner, Franz lâcha un rire franc et nerveux : quelle drôle d’idée de manger des bonbons dans les toilettes ? Riant toujours, il lui cria, agitant vers elle sa main toute boursoufflée et encore palpitante, alors qu’elle était déjà loin :

-J’EN RAMENERAI AUSSI ALI’ !  A TOUT A L’HEURE !

         Ne sachant pas si elle l’avait entendu, il repartit de son côté : il avait encore le temps de fureter à la lisière de la Forêt Interdite.

Je ne t'aime pas trop.