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Une histoire de plantes vertes  PV 

Une bruine légère s'abattait sur Poudlard ce jour là. C'était un samedi et les cours étaient terminés depuis longtemps mais Elina quitta néanmoins l'abri du hall pour traverser le parc. Elle ne se mis pas pour autant à courir, elle se contenta d'accélérer un peu le pas. Cette bruine légère était pire qu'une pluie parce qu'elle humidifiait durablement les vêtements mais le sol était détrempé et les dégâts auraient été bien pire si en courant elle glissait et se vautrait dans la boue. L'année était bien entamée et Elina savait qu'elle devrait, un jour ou l'autre, choisir les matières qu'elle suivrait en troisième année. La question était pour le moins épineuse et Elina n'arrivait pas à faire son choix. Elle avait donc pris la décision de voir directement ce qu'il en était avec certains professeurs des matières en question, une en particulier en fait. Ce jour là, elle avait décidé de faire une petite visite surprise au professeur de botanique.

La botanique était une des matières qu'elle envisageait de prendre l'année suivante. C'était son père qui lui avait transmis son goût pour cette matière et elle se demandais à quoi ressemblaient les enseignements dispensés à Poudlard sur le sujet. D'autant plus qu'elle était curieuse de voir qui était la mystérieuse professeur de botanique arrivée récemment par le Poudlard express. Elina s'avança donc d'un air résolu vers la serre qui trônait non loin du château. Une fois devant la porte vitrée de celle-ci par contre, elle eu un moment d'hésitation. Elle n'aimait pas déranger les gens, c'était d'ailleurs pour cela qu'elle avait attendu la fin de la semaine. Elle espérait ainsi que la professeur serait moins prise par les copies de ces élèves et qu'elle lui pardonnerait son intrusion.

Prenant son courage à deux mains, Elina frappa quelques coups sec contre l'armature métallique. Ne constatant aucune réponse, elle essuya la buée qui s'était formée sur les carreaux à l'aide de la manche de sa robe. Elle mis une main en visière et jeta un œil à l'intérieur de la serre à la recherche de mouvements qui auraient indiqués la présence d'une personne. Toujours rien. Elina fit le tour de la serre à la recherche du professeur mais celle-ci semblait déserte. *Peut-être ai-je joué de malchance ? Elle pourrais aussi être n'importe où dans le château.* C'était probablement le cas. Elina avait jeté son dévolu sur la serre car elle savait que le bureau du professeur se trouvait juste au dessus mais après tout, rien ne l'obligeait à y restait toute la journée. Un peu découragée, Elina commença à faire demi tour. La bruine venait de s'arrêter. Pestant contre son manque de patience qui l'avait amenée à se trouver détrempée, elle envisagea de retourner en salle commune pour se sécher devant le feu de l'âtre qui restait allumé à tout moment de la journée. Ce serais le comble si cette sortie lui valait en plus un rhume ! Le bruit légèrement grinçant des charnières de la porte de la serre la poussèrent à se retourner.

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Reducio
Mes excuses pour cet impardonnable retard...

Ellen soupira en voyant la pile de copies qu'il lui restait à corriger. Il était maintenant l'heure de payer pour la négligence dont elle avait fait preuve au fil de la semaine, abandonnant ses copies en un petit tas bien propre pour se donner bonne conscience, remettant inlassablement l'heure des corrections à plus tard. Habituellement, elle s'organisait pour être continuellement à jour, de façon à ne jamais crouler sous les travaux à corriger, autrement dit, à se retrouver précisément dans cette situation où l'on se meure d'aller faire quelque chose d'autre que ce à quoi l'on est consigné. En effet, et par un malheureux hasard, le temps avait choisi ce samedi en particulier pour rassembler des éléments propices à l'éclosion de certains spécimens, spécimens que serait tout naturellement allée examiner la botaniste si les corrections n'étaient pas au centre de ses préoccupations en ce moment même. Quant à l'idée de remettre ça au lendemain, en plus d'être totalement ironique, elle était simplement irréalisable, la Muller ayant à discuter de certains points avec une de ses collègues, en plus de recevoir un trublion expérimenté pour une retenue salée, sans parler de préparer son prochain cours sur les fulvoles avec les quatrième années... D'où la nécessité de s'y mettre.

Ce qu'elle fit.

Le bruit sec de coups frappés contre la serre retentirent aux oreilles d'Ellen, qui leva la tête de la, disons, cinquième copie qu'elle venait de corriger. Un espoir insensé jaillit alors en elle, celui de se voir tirée de son labeur par elle ne savait quelle miracle venu de nulle part. Son côté raisonnable ne parvint pas à étouffer ce fantasme improbable, et c'est indécise qu'elle alla à la rencontre de son mystérieux visiteur. Si ça se trouve, elle avait rêvé. Ou alors, un abruti s'était encore amusé à lancer une pierre. Non, ce ne pouvait être ça. Mais alors... Qui ? Elle n'attendait personne pourtant, et rares étaient les collégiens à lui rendre visite. Elle avait même l'impression que certains avaient peur d'elle, mais peut-être n'était ce qu'une impression.

Ouvrant la porte de la serre d'un geste vif, elle entr’aperçut dans l'épaisse bruine de ce samedi matin, une personne de dos, qui bientôt se retourna, révélant le visage d'une jeune fille jusqu'alors inconnue d'Ellen. Un écusson jaune semblait briller sur sa poitrine, mais impossible d'en être sûr. Quant à ses cheveux blonds ou sa taille longiligne, ils ne réveillaient pas plus de souvenirs dans la mémoire de la professeure.


« Je peux vous aider ? demanda-t-elle d'une voix aimable, la main appuyée contre la porte. Une seule question pour en résoudre deux autres : qui était cette visiteuse impromptue, et que voulait-elle ? »

« La vérité est toujours belle et terrible, c'est pourquoi il faut l'aborder avec beaucoup de précautions. »

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Elina n'avait fait que quelques pas vers le château lorsque le bruit de la porte de la serre s'ouvrant la fit se retourner. Le professeur Muller en personne se tenait dans l'encadrement de la porte, un air interrogateur sur le visage.

« Je peux vous aider ?

Elina revint sur ses pas pour se placer a une distance plus propice a la discussion. Elle avait pensé à ce qu'elle allait dire tout au long du chemin mais l'apparition du professeur l'avait un peu prise par surprise. Cependant, elle avait déjà constaté que les plupart des professeur réservait leur samedi à la correction de copies. Le professeur Muller avait mis un peu de temps a répondre, elle était donc probablement occupée, aussi mieux valait ne pas lui faire perdre son temps.


« Bonjour, j'espère que je ne vous dérange pas. Je suis Elina Montmort, élève en deuxième année chez Poufsouffle. » Elle hésita un instant avant de formuler sa requête. « L'année prochaine, je vais devoir choisir les matières que je désir suivre et la botanique fait partie des matières qui m'intéressent. J'aurais juste voulu avoir une idée du déroulement des cours dans cette matière. »

Ses explication lui semblait un peu confuses mais pour faire simple c'était la curiosité qui l'avait poussée a s'éloigner du feu de la salle commune un samedi. Plus elle y pensait et plus elle trouvait difficile de devoir faire un choix pour les matières de sa troisième année. Si elle avait pu elle aurait suivit toutes les matières mais ce n'était malheureusement pas possible. Comme elle envisageait sérieusement de prendre botanique, elle avait voulu obtenir des informations pour se conforter dans ce choix. A dire vrai elle ne savait pas précisément ce qu'elle cherchait en venant ici mais cela lui avait semblé être une bonne idée sur le moment. Maintenant elle craignait de faire perdre son temps au professeur.

Heureusement, la bruine avait cessée, ce qui était déjà une bonne chose. Elina pouvait au moins espérer ne pas rapporter un rhume de son expédition. Pour une fois elle avait pensée a mettre une cape imperméable, à croire qu'elle commençait a se faire au climat anglais. Elle n'avait jamais eu besoin de ce genre de vêtement en Allemagne, il faut dire que la densité des branches dans la forêt noire leur faisait perdre de leur utilité. Le temps que l'eau se fraye un chemin jusqu'au sol la pluie avait cessée depuis une bonne heure laissant le temps aux promeneurs de se mettre à l'abri.

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La réponse ne tarda pas. Et elle fut des plus intéressantes, cette jeune Poufsouffle du nom d'Elina Montmort étant ici pour en savoir plus sur la matière ô combien intéressante qu'était la Botanique. Ellen ferma délicatement la porte de la serre derrière elle, sourit puis ajouta simplement, en totale contradiction avec les précédents propos, indubitablement confus, de l'adolescente :

« Que dîtes-vous de marcher un peu ? Ce sera déjà plus sympathique que de rester enfermées à bavarder dans mon bureau. »

Sur quoi elle invita la demoiselle à la suivre, ravie d'avoir une bonne raison de se promener dans le parc. Elle orienta sa marche en direction de l'orée de la forêt interdite, là où devraient se trouver les plantes les plus intéressantes au vu du climat actuel, réfléchissant quoi dire à sa (peut-être) future élève. Expliquer sa matière en quelques mots n'aurait pas dû lui paraître aussi difficile, elle pour qui synthétiser était une seconde nature ; pourtant, aucun résumé proche de la réalité, ou plutôt, de ce qu'elle ressentait, elle, ne semblait correspondre. Jamais elle n'avait été confrontée à pareille question depuis les quelques mois qu'elle était ici, et pas une seconde elle n'avait envisagé qu'on puisse lui demander ce genre de choses. Toutes deux marchèrent en silence durant de longues minutes, dans l'air frais de ce samedi matin. Si cette situation aurait pu paraître déstabilisante pour Elina Montmort, elle ne l'était en rien concernant la Muller, qui, parfois, pour ne pas dire souvent, oubliait à quel point la présence d'un professeur pouvait intimider les élèves. Si elle l'avait remarqué, elle n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'on puisse être anxieux à l'idée de lui adresser la parole, à elle, être psychologiquement aussi fragile que du cristal. Il faudrait bien qu'elle s'y habitue, pourtant.

« Eh bien... Ellen marqua une pause, ralentit le pas, repartit de plus belle. Vous le savez sûrement, la Botanique consiste en l'étude des plantes magiques. Évidemment, en première année, les spécimens étudiés ne sont pas exceptionnels, mais au fil des années, vous pourrez en découvrir des extraordinaires... Vraiment. Les cours se divisent généralement en deux étapes, la théorie et la pratique. La plupart du temps, vous pourrez manipuler les plantes que nous étudieront, mais ce ne sera pas toujours le cas. J'essaie malgré tout de rendre mes cours les plus intéressants possible, avec des activités plus plaisantes que lire en long, en large et en travers votre manuel... Je sais que je n'ai pas un point de vue très objectif, mais contrairement à ce qu'on peut croire, cette matière est absolument passionnante. Après, il ne faut pas hésiter à mettre la main à la pâte, autrement, ce n'est pas la peine... La jeune femme eut une pensée pour cette douce Blanche Tourmaline à ses mots, mais elle écarta vivement ce pénible souvenir. Je ne sais pas si j'ai répondu à votre question, conclut-elle avec un sourire. »

Elle l'espérait, en tout cas.

« La vérité est toujours belle et terrible, c'est pourquoi il faut l'aborder avec beaucoup de précautions. »

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Elina ne savait pas trop comment se comporter en compagnie de cette professeur. Elle s'était habituée à la présence de miss Almeida à force de la croiser dans la salle commune mais elle n'avait encore jamais eu l'occasion d'adresser la parole à la nouvelle professeur de botanique. La distance qu'elle semblait garder vis-à-vis des autres professeurs ne la rassurait pas vraiment. Pourtant, cette même professeur lui souriait.

« Que dîtes-vous de marcher un peu ? Ce sera déjà plus sympathique que de rester enfermées à bavarder dans mon bureau. »

La proposition fit sourire Elina à son tour. L'idée de la marche était nettement plus tentante que celle de rester assise sur une chaise face à mademoiselle Muller derrière son bureau. Qui plus est, la professeur marquait d'un pas décidé en direction de l'orée de la forêt interdite. Vu l'interdiction qu'il était faite aux élèves de s'en approcher, c'était une occasion unique ! Ayant grandit en forêt, elle avait toujours regretté que la forêt de Poudlard soit soumise à un accès restreint.

« Eh bien...Vous le savez sûrement, la Botanique consiste en l'étude des plantes magiques. Évidemment, en première année, les spécimens étudiés ne sont pas exceptionnels, mais au fil des années, vous pourrez en découvrir des extraordinaires... Vraiment. Les cours se divisent généralement en deux étapes, la théorie et la pratique. La plupart du temps, vous pourrez manipuler les plantes que nous étudieront, mais ce ne sera pas toujours le cas. J'essaie malgré tout de rendre mes cours les plus intéressants possible, avec des activités plus plaisantes que lire en long, en large et en travers votre manuel... Je sais que je n'ai pas un point de vue très objectif, mais contrairement à ce qu'on peut croire, cette matière est absolument passionnante. Après, il ne faut pas hésiter à mettre la main à la pâte, autrement, ce n'est pas la peine... Je ne sais pas si j'ai répondu à votre question... »

Mettre la main à la pâte c'est ce que sa mère lui avait toujours reprochée quand elle rentrait couverte de boue. Elle avait toujours aimé manipuler les choses ou les objets plus encore que lire et ce n'était pas peu dire mais ce n'était pas toujours du goût de sa mère. Mais tant cela faisait monter sa mère sur ses grand chevaux, tant son père l'encourageait à le faire. Peut-être aussi dans le but moins avouable de faire enrager sa femme par jeu. En tout cas, mademoiselle Muller semblait vraiment passionnée par son sujet. Cela semble évident étant donné qu'il s'agit de la matière qu'elle enseigne mais c'est primordial. La promesse du professeur de ne pas se limiter à la théorie était en réalité la chose la plus rassurante qu'elle ait dite aux yeux d'Elina.

« Oui, je vous remercie. J'avais surtout peur que la botanique soit limité à un aspect théorique. » Et voyant qu'elle avançaient toujours en direction de la forêt interdite. « Heu, est-ce que ce n'est pas dangereux de trop s'approcher de la forêt interdite ? »

Pas qu'Elina soit particulièrement froussarde mais les professeurs avaient toujours lourdement insisté quand à l'interdiction de s'en approcher et les rumeurs qui courraient sur son compte justifiaient largement cette interdiction. Après tout, elle n'était qu'en deuxième année. Elle avait bien le droit de ne pas se sentir capable de faire face aux créatures qui devaient s'y balader... Elle se demandait bien ce qui poussait mademoiselle Muller à prendre cette direction. Malgré tout, elle n'était pas mécontente de la balade. Elle sentait ses muscles se réchauffer petit à petit et elle l'appréciait grandement, elle qui était frigorifiée quelques instants plus tôt.

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« Oui, je vous remercie. J'avais surtout peur que la botanique soit limité à un aspect théorique. Heu, est-ce que ce n'est pas dangereux de trop s'approcher de la forêt interdite ? »

Ellen fronça les sourcils en entendant la réponse de la Poufsouffle. Naturellement, elle n'appréciait que peu les clichés dont était victime sa matière de prédilection, et notamment l'idée reçue comme quoi cela ne consistait qu'en l'étude de plantes ennuyeuses, où les cours étaient destinés à verser de l'engrais dans un pot en attendant que quelque chose se passe. Cependant, le désir de Mlle Montmort d'en savoir plus prouvait bien qu'elle était loin de s'en tenir à ces visions préhistoriques, ce qui la fit derechef remonter dans l'estime de sa professeur. Lorsque cette dernière entendit la suite, elle ne sut si elle devait se sentir vexée d'être, par extension, considérée comme irresponsable, ou amusée du malaise qui perçait dans la voix de son interlocutrice. Pas qu'il soit injustifié, la Forêt Interdite regorgeant de créatures assez peu fréquentables, et les rumeurs qui courraient sur ces bois des plus sordides, mais la simple perspective qu'une élève rappelait sa supérieure à l'ordre était pour le moins cocasse. Il n'empêche, Ellen n'oserait jamais, au grand jamais, mettre un enfant en danger ; et histoire de mettre les points sur les i, elle se chargea de le signifier en bonne et due forme, passant outre la remarque antérieure d'Elina :

« Je vous rassure, je n'ai pas pour habitude d'emmener des élèves au cœur de la Forêt Interdite. En revanche, j'aime bien me promener à la lisière : on y trouve parfois des plantes très intéressantes. »

Son ton, d'abord un peu sec, s'adoucit à mesure qu'elle parlait. Elle ne l'avait pas dit à voix haute, mais dans son esprit, la Jaune avait le choix : si elle n'était pas satisfaite, alors elle pouvait toujours rentrer dans sa salle commune, se dispensant ainsi d'une quelconque frayeur, et dans un même temps, des conseils que pourrait lui promulguer la Muller ; quoique, et comme on le verra plus tard, cela aurait été bien dommage.

A mesure qu'elles marchaient, Ellen était de plus en plus attentive à ce qui pourrait se trouver à ses pieds, mais aussi sur les arbres de la forêt. Elle espérait secrètement trouver la perle rare, dont elle aurait à cœur de percer tous les secrets, sans lui faire le moindre mal évidemment. Même si, et c'était là le risque, on ne sait jamais ce qui peut arriver lorsqu'on manipule un être vivant... Et c'est pour cela qu'elle agissait toujours scrupuleusement, prenant mille précautions et veillant toujours à respecter comme il se devait les plantes avec (oui, avec) lesquelles elle travaillait.

Pour son bonheur, la botaniste fut récompensée, et généreusement : son regard rencontra une plante qu'elle n'avait jamais vue jusqu'alors, dont la tige, d'abord épaisse, se divisait ensuite en une infinité de sous-jacentes qui arboraient toutes une couleur bleuâtre plus ou moins foncée. Elles luisaient toutes d'un éclat faiblard, et à leur bout se trouvait comme des minuscules fleurs en forme d'étoiles à cinq branches d'un blanc nacré, à l'air immensément fragile. Sans mot dire, Ellen s'arrêta d'un coup, avant de s'agenouiller lentement pour examiner la fleur de plus près. Ce n'était peut-être pas digne d'un professeur, mais elle s'en fichait à l'heure qu'il était : elle avait trouvé sa perle rare, et non des moindres.

« La vérité est toujours belle et terrible, c'est pourquoi il faut l'aborder avec beaucoup de précautions. »

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La professeur de botanique lui répondit sans ralentir et Elina trottinait rapidement à ses côté pour rester à son niveau. Elle qui, un peu plus tôt, craignait d'attraper un rhume se sentait maintenant tout à fait réchauffée par cette marche rapide.

« Je vous rassure, je n'ai pas pour habitude d'emmener des élèves au cœur de la Forêt Interdite. En revanche, j'aime bien me promener à la lisière : on y trouve parfois des plantes très intéressantes. »

Mademoiselle Muller semblait un peu froissée par la question de la deuxième année et celle-ci se sentit se ratatiner. Elle se maudit mentalement pour son manque de tact. Visiblement, elle ne maîtrisait pas encore très bien ce principe de vie en société. Au moins elle en était consciente, elle ne pouvait donc que s'améliorer. De son côté, la professeur de botanique semblait être déjà passée à autre chose et scrutait avec intérêt les sous-bois tandis qu'elles se rapprochaient de la forêt interdite. Interdite ou non, Elina n'allait pas faire demi-tour maintenant, elle avait déjà de la chance d'avoir une telle discussion avec mademoiselle Muller et puis, celle-ci lui avait clairement rappelé qu'étant accompagnée d'une professeur elle n'avait pas à s'en faire pour la mauvaise réputation de l'endroit. Le jaune la suivit donc tout en observant l'attitude de la professeur. Elle semblait chercher quelque chose et au vu de la hauteur à laquelle elle portait son regard, Elina penchait pour une plante. Elle avait déjà vu ce regard chez son père quand celui-ci cédait à ses élans de botaniste zélé. Il ne fallut pas longtemps pour qu'elle eu confirmation de ses soupçons.

Après quelques minutes de marche à la lisière des bois, un sourire apparu sur le visage de mademoiselle Muller tandis qu'elle fixait un point bien précis. Elina fut d'abord un peu surprise, la professeur qui paraissait pourtant si distante quand elle était à la table des professeur semblait s'adoucir quand il était question de plantes vertes. Vertes ou non d'ailleurs car la plante que vit Elina en suivant son regard tendait plutôt vers le brun. La professeur était déjà en train de s'agenouiller pour l'inspecter de plus prés. Le jeune Poufsouffle s'approcha plus doucement de peur de la déranger pendant sa découverte. Elle profita de l'occasion pour jeter un œil à la plante qui avait retenue son attention. La couleur bleuâtre des tiges les plus fines n'était pas courante et les fragiles fleurs en étoiles nacrés n'était pas inconnues d'Elina. Elle en était désormais certaine, elle avait déjà vu cette plante lors d'une de ses excursions avec son père. Elle tentait de se rappeler le nom que son père avait donné à la plante ce jour là mais ce souvenir semblait la fuir, c'était frustrant. Il faut dire pour sa défense que son père avait coutume de la noyer sous les informations et elle pouvait s'estimer heureuse de n'en retenir ne serait-ce que la moitié.


« Mais je croyais qu'elle ne poussait qu'en Allemagne ? »

La jaune avait dit ça plus pour elle même que pour s'adresser à mademoiselle Muller qu'elle ne voulait pas déranger et la phrase tenait davantage du chuchotement. Même si elle ne parvenait toujours pas à se rappeler le nom de cette plante, elle était sure qu'elle ne poussait que dans la forêt noire allemande. Du moins était censée puisqu'elle avait le preuve du contraire sous les yeux, d'où sa surprise.

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Incroyable ! Incroyable, la plante qu'Ellen Muller venait de découvrir, en ce samedi brumeux, alors qu'elle se promenait en compagnie d'une jeune Poufsouffle en plein questionnement sur son avenir prochain. Si la botaniste ne pensait pas que cette plante n'ait jamais été découverte – il lui semblait en avoir déjà entendu parler –, la simple idée de pouvoir l'étudier, et, pourquoi pas, en révéler des secrets encore inexplorés, lui nouait déjà l'estomac d'excitation. Incroyable aussi, la façon dont elle pouvait changer du tout au tout dans ces moments là, alors qu'elle vivait sa passion. Et encore plus incroyable, le commentaire que lâcha, plus pour elle-même que sa professeur, Elina :

« Mais je croyais qu'elle ne poussait qu'en Allemagne ? »

Cette réplique, sûrement toute anodine pour la collégienne, fut autrement plus déconcertante pour Ellen, qui se réveilla tout à fait de son allégresse. Allemagne ? Était-ce bien le mot qu'elle avait prononcé ? La dernière fois que l'on avait fait allusion à ce pays devant elle, c'était par le biais de Blanche Tourmaline, lors de leur première rencontre dans le Poudlard Express... Quoiqu'elle avait davantage montré du doigt ses origines qu'autre chose, ce qui était d'autant plus dérangeant... Mais de toute façon, tout chez elle restait dérangeant. C'est sûrement ce pourquoi toutes les deux ne pouvaient plus s'encadrer au bout de cinq minutes. Chose heureuse, Ellen n'eut aucune autre altercation de ce genre avec aucun de ses collègues. La plupart du temps, ils la laissaient tranquille, et même son collègue de Serpentard, Edouard Nightincall, avec qui elle collaborait, n'était pas trop envahissant. Bon, il y avait bien cet Andrew Gardner, qui était tout de même un legilimens accompli, mais outre ce personnage peu commun, personne dans cette école n'avait encore cherché à fouiner dans sa vie personnelle. Ce qui n'était pas plus mal, puisque chaque allusion à son passé envahissait la Muller d'une douloureuse culpabilité... Quoiqu'en cet instant, l'enthousiasme qu'avait engendré sa découverte la détournait de ses démons – mais pas de ses racines pour autant, et c'est pourquoi l'évocation de son pays natal, apparemment lié à cette plante singulière, l'interpella tout spécialement.

« Vous avez déjà entendu parler de cette plante ? demanda Ellen, qui s'était relevée, les genoux pleins de terre. »

Les mauvaises langues diraient que ce n'était pas très professoral, mais en tant qu'enseignante en Botanique, cela n'avait que peu d'importance. Et puis, elle ne s'appelait pas Erin Grayce : elle n'avait aucun rôle de sous-directrice implacable à tenir, et tenter d'impressionner ses élèves avec une allure irréprochable ne faisait aucunement partie de ses priorités. Et puis, si Mlle Montmort suivait ses cours l'année prochaine, elle n'aurait pas fini de voir sa professeur les mains dans la terre !

« La vérité est toujours belle et terrible, c'est pourquoi il faut l'aborder avec beaucoup de précautions. »

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Elina constatait avec étonnement la métamorphose que les plantes opéraient sur la professeur de botanique. Elle semblait subitement plus chaleureuse qu'a l'accoutumée. Non pas qu'elle ai été désagréable avec elle mais elle faisait habituellement attention à conserver une certaines distance avec les autres. C'était intéressant de voir que son enthousiasme faisait disparaître ses barrières, quelque part, cela la rendait plus humaine. Si la professeur était ainsi pendant ses cours, alors Elina envisagerait sérieusement de s'inscrire dans sa matière.

« Vous avez déjà entendu parler de cette plante ? »

Miss Muller s'était relevée et avait visiblement entendue la remarque d'Elina qui n'avait pourtant été qu'un souffle. Elle n'hésita qu'un instant avant de répondre. Après tout, elle n'avait rien à cacher à ce sujet même s'il lui rappelait un peu trop les événements qui les avaient poussés elle et ses parents à regagner l'Angleterre où vivait sa tante.


« Une fois alors que je faisais une randonnée en forêt noire avec mon père quand nous vivions encore en Allemagne. Il a une passion pour la biologie et il m'emmenait régulièrement en forêt. »


C'était une explication peut-être un peu courte mais elle ne se rappelait pas grand-chose à propos de cette plante. Elle ne se souvenait même pas du nom que son père lui avait donné. Cela remontait déjà à quelques années. Bien avant que les Erklings ne sèment la terreur dans cette région. Il lui arrivait encore de regretter cette période de sa vie, avant qu'elle ne soit obligée d'émigrer en Angleterre avec ses parents. En fait, elle regrettait cette période à chaque fois qu'elle y pensait. Mais elle avait trouvé un réconfort à Poudlard. Sa mère lui ayant fait les cours, c'était la première fois qu'elle était en contact avec autant de jeunes de son âge et c'était une expérience un peu déroutante pour elle par moment mais elle commençait à s'y faire. Cela dit, suivre les cours de botanique de Miss Muller lui offriraient peut être un point de reconnaissance, liant son présent à son passé de manière plus palpable.

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Je m'excuse pour ce très grand retard et la piètre réponse...


Ellen aurait juré que son cœur avait manqué un battement, si ce n'est deux. En même temps, la révélation de son élève ne pouvait que la remuer : elle discutait depuis tout à l'heure, sans le savoir, avec une Allemande ! Du moins, une native d'Allemagne, mais cela revenait au même. Cette petite y avait vécu ! Elle y avait fait une partie de sa vie, tout comme Ellen, y possédait d'indubitables racines. Partagée entre un enthousiasme débordant et une certaine nostalgie, la jeune femme, la voix teintée d'une surprise non dissimulée, répondit comme si de rien n'était, quoique plus fébrile que d'habitude :

« Vous avez vécu en Allemagne ? »

C'était évident et pourtant, elle n'arrivait pas à y croire. Et dire que la Poufsouffle s'intéressait à la botanique, en plus de ça ! Elina ne le savait sûrement pas, mais elle venait d'acquérir ses gallons d'or auprès de sa professeur. Si l'on s'arrêtait à ces deux similitudes, on aurait pu croire à une version plus jeune de la Muller... En blonde, entourée d'amis et tout ce qu'il y avait de plus saine d'esprit.

« Quelle coïncidence ! ne put s'empêcher d'ajouter Ellen, ébranlée, après un court silence. Comprenant qu'elle ne pouvait maintenant plus faire marche arrière, et ce malgré sa résolution initiale de ne pas étaler ostensiblement ses origines, elle lâcha finalement le morceau : J'ai passé mon enfance là-bas.  »

Après tout, au vu de son nom de famille, il ne fallait pas être Dumbledore pour deviner qu'elle venait d'Allemagne, et ce malgré l'accent so british dont elle usait pour le prononcer, sa raison lui dictant de camoufler ses origines, et par la même occasion, d'oublier son pays natal. Quoique, et c'était sûrement le pire de tout, ce dernier point n'était pas bien difficile, puisqu'elle se souvenait à peine, si ce n'est presque plus, de l'Allemagne de son enfance : cela remontait à trop loin pour qu'elle se remémore davantage que de vagues épisodes. Mlle Montmort, au contraire, paraissait en avoir gardé un souvenir plutôt marquant ; peut-être était-ce parce qu'elle y avait passé plus de temps ? Impossible à dire. Ce n'était pas le genre d'Ellen d'assommer ses interlocuteurs de questions indiscrètes, pourtant, en cet instant, la curiosité n'était pas loin de prendre le pas sur ses principes. Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait pas rencontré d'Allemands... La simple perspective de relater cette cette rencontre à son oncle dans sa prochaine lettre lui arracha un de ses rares sourires. Elle en aurait presque oublié la plante, qui l'attendait à ses pieds, ses délicates fleurs comme de minuscules étoiles de porcelaine brillant doucement.

« La vérité est toujours belle et terrible, c'est pourquoi il faut l'aborder avec beaucoup de précautions. »

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Après un court silence, mademoiselle Muller lui demanda d'une voix un peu plus fébrile qu'a son habitude, chose surprenante venant de cette professeur toujours tellement posée :

« Vous avez vécu en Allemagne ? »

Elina fut un instant déstabilisée par la question qu'elle n'attendait pas mais se repris rapidement. Malgré sa réticence a parler de son pays d'origine qui lui manquait encore beaucoup, elle se voyait mal éluder la question de sa professeur. Les trois ans qu'elle avait passé à Poudlard l'avait petit à petit aidé à accepter sa nouvelle vie en Angleterre mais elle subissait encore de fortes crises de nostalgie. Et ce même si elle savait pertinemment qu'il n'aurait pas été sage de rester dans la forêt noire avec l'apparition des erklings et les disparitions de plus en plus fréquentes.

« Quelle coïncidence ! J'ai passé mon enfance là-bas.  »

Cette nouvelle information mis fin aux réflexions d'Elina. Celle-ci ne pu s'empêcher de se sentir bête de ne pas avoir fait le rapport avant. Après tout, « Muller » était un nom de famille assez courant en Allemagne, rien a voir avec « Montmort ». On pouvait difficilement deviner qu'Elina était née en Allemagne si on ne se basait que sur son nom de famille. Son nom de famille, Elina le devait à la branche française de la famille. Avec les guerres des moldus, leur famille avait oscillée entre la France et l'Allemagne, à tel point qu'ils seraient bien incapable de dire s'ils étaient davantage français ou allemand. Elina se décida à répondre optant pour une réponse un peu moins évasive que celle qu'elle réservait habituellement à ce sujet.

« Oui, j'y ai vécu jusqu'à mes 11 ans. Je suis arrivée en Angleterre peu de temps avant mon entrée à Poudlard. Je vivais dans la forêt noire. Mes parents ont décidés d'émigrer quand les disparition ont commencées à se faire plus inquiétantes et que les erklings ont fait leur apparition.»

Elina se tu, laissant le temps à la professeur d'assimiler l'information et à elle même de repousser une vague de nostalgie. Même si elle n'avait pas d'amis de son âge lorsqu'elle vivait en Allemagne, elle avait aussi plus de libertés et elle partait souvent pour de petites explorations, ses parents faisant confiance à son sens de l'orientation. De fait, elle ne s'était jamais perdue mais cette habitude était probablement en partie responsable de la décision de ses parents de quitter le pays. Ceux-ci devaient craindre qu'elle finisse par faire une mauvaise rencontre et savaient pertinemment qu'elle ne tiendrait pas en place même s'ils lui interdisait ses petites excursions. Que la professeur de botanique ait vécue en Allemagne également éveillait son intérêt mais elle se voyait mal la questionner sur un sujet aussi personnel.

Reducio

Il n'y a aucun problème. Je suis moi même un peu longue à répondre parfois.

¤ Responsable de la Cabane de Cristal ¤
~Ne sous estimez pas les griffes du blaireau parce que sa fourrure vous semble douce~

Une histoire de plantes vertes  PV 

« Oui, j'y ai vécu jusqu'à mes 11 ans. Je suis arrivée en Angleterre peu de temps avant mon entrée à Poudlard. Je vivais dans la forêt noire. Mes parents ont décidés d'émigrer quand les disparition ont commencées à se faire plus inquiétantes et que les erklings ont fait leur apparition. »

Ellen, à qui l'enthousiasme avait fait perdre sa discrétion habituelle, comprit, en entendant Elina, que questionner la Poufsouffle sur ce sujet n'était en fait rien de plus qu'une mauvaise idée. Pour toute réponse, elle se contenta de hocher lentement la tête, tandis qu'elle réalisait lentement la maladresse dont elle avait fait preuve. Rien que songer à sa propre bêtise lui donnait l'envie soudaine de se mettre des claques. Elle se croyait peut-être fine et subtile, pensait porter avec brio les valeurs de ses défunts parents, mais cette situation lui prouvait nettement qu'elle manquait cruellement de discernement. Si elle même était nostalgique de son pays, il y avait fort à parier pour que la plupart des émigrés dans son cas le soient également... Or, interroger Elina sur un sujet aussi sensible, c'était quasiment la mettre au pied du mur : bien peu seraient les collégiens à oser éluder la question d'un professeur, sachant que ce dernier ne se permettait généralement pas de fouiner dans leur passé pour satisfaire leurs besoins – pis, essayer de calmer, par des moyens douteux et intrusifs, leur propre nostalgie.

Quand bien même Ellen ne se le serait jamais avoué, si cette brusque prise de conscience eut le don de la refroidir de manière considérable, la joie d'avoir rencontré une Allemande ne s'était pas toute à fait éteinte en elle. Elle ignorait si ce sentiment était partagé, mais ne se voyait pas interroger de nouveau la Poufsouffle, ou plutôt, de la mettre encore une fois mal à l'aise. Elle qui n'avait pas le don de legilimancie d'Andrew Gardner, ne savait, malgré sa perspicacité, ce que pouvait bien penser son interlocutrice. C'était peu probable, mais peut-être se moquait-elle royalement que sa professeur soit de la même nationalité. A moins qu'elle n'en soit elle aussi inexplicablement heureuse ? Ou simplement curieuse, c'était possible aussi. Sauf qu'Ellen, qui ne s'était pas gênée pour poser la question à son élève, n'avait pas plus envie que ça d'en dire plus. A cet instant, elle ne savait plus trop sur quel pied danser, ce pourquoi elle embraya sur un sujet plus facile, et dans lequel elle se sentait naturellement plus à l'aise.


« Pour en revenir à cette plante... Vous savez des choses sur elle ? Si ça vous intéresse, nous pouvons aller l'étudier ensemble. Ça vous donnerait un aperçu de la botanique... Ce ne sera pas pareil qu'en cours, forcément, mais... Cependant, si vous ne voulez pas, il n'y a aucun problème. »

Elle s'arrêta là, se demandant si cette subite proposition intéressait ou non Mlle Montmort. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais pourquoi pas après tout ? Peut-être cela aboutirait-il à une nouvelle conversation sur leurs origines, à moins qu'elles ne s'en tiennent qu'à cette fabuleuse plante... Ce qui, en fin de compte, était peut-être mieux, pour l'une comme pour l'autre.

« La vérité est toujours belle et terrible, c'est pourquoi il faut l'aborder avec beaucoup de précautions. »

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Bien malgré Elina, sa réponse jeta un froid. Elle pouvait comprendre la curiosité de la professeur, après tout, rencontrer une allemande aussi loi de son pays natale c'était comme découvrir un lien avec celui-ci. Un départ précipité n'était pas une raison suffisante pour faire de toute son enfance un sujet tabou. Elle avait été heureuse en Allemagne mais elle l'était aussi maintenant à Poudlard. Elle s'en voulait un peu d'avoir alourdi l'atmosphère mais mademoiselle Muller enchaîna sans lui laisser le temps de s'en vouloir davantage:

« Pour en revenir à cette plante... Vous savez des choses sur elle ? Si ça vous intéresse, nous pouvons aller l'étudier ensemble. Ça vous donnerait un aperçu de la botanique... Ce ne sera pas pareil qu'en cours, forcément, mais... Cependant, si vous ne voulez pas, il n'y a aucun problème. »

La proposition était des plus alléchantes. C'était une occasion unique d'avoir un aperçu de la botanique avant de commencer à en suivre les cours. Elina mourrait d'envie de découvrir comment la professeur s'y prenait pour étudier une nouvelle plante. De plus, son père avait insister sur le fait que cette plante avait des caractéristiques qui lui était bien particulières, dommage qu'Elina ne se souvienne plus à quelles caractéristiques il faisait allusion. Elle ne se souvenait même plus du nom exact de la plante. Parmi la quantité d'informations dont son père avait l'habitude de l'abreuver, il y en avait malheureusement qui finissaient par échapper à sa mémoire. Elle tenta tant bien que mal de rassembler ses quelques souvenir liés à cette plante. Cela dit, la récolte était maigre.


« Je serais ravie d'étudier cette plante avec vous professeur. Je n'ai que peu de souvenir à son propos mais il me semble qu'elle ne fleurit qu'en de rares occasions et nécessites des conditions bien spécifique bien que je ne sache pas lesquelles. Mais c'est ce qui faisait penser à mon père qu'elle ne fleurissait que dans la forêt noire. Je suppose qu'il y a un rapport avec la luminosité... »

C'était peu mais elle pouvait difficilement s'avancer davantage sans risquer de se tromper et de donner des informations erronées. Elle avait très envie de voir comment mademoiselle Muller travaillait et à plus forte raison sur une plante aussi particulière. La rareté de la plane rendrait les choses plus délicates car elle n'aurait qu'une quantité très réduite d'échantillon et cela rendait ce travail d'autant plus intéressant. Maintenant, Elina avait toutes les peine du monde à tenir en place et à garder contenance. Elle ne pouvait pas se permettre de jouer les puces ou mademoiselle Muller pourrait estimer trop difficile de travailler avec elle dans les parages étant donné que ce travail s'annonçait délicat. Et puis, même si elle n'oserait probablement pas questionner la professeur sur ses origines, il était toujours appréciable de passer un peu de temps avec une personne qui à grandit dans la même culture que vous.


Reducio
Je vous demande pardon pour l'attente. :sweatingbullets:

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Ellen fut ravie de constater l'enthousiasme dont fit preuve Elina à l'idée de venir étudier en sa compagnie. Elle qui redoutait d'avoir commis un autre bémol en lui posant la question, se félicitait désormais d'avoir proposé cette idée. Elle n'avait pas l'habitude de travailler sur de tels projets avec quelqu'un d'autre que son oncle, si ce n'est un camarade d'études, et la perspective de s'atteler à une tâche pareille avec une élève, qui n'avait jamais fait de botanique qui plus est, était quelque chose de totalement nouveau pour elle. Si l'intérêt de la Poufsouffle pour sa matière jouait forcément, inutile de dire que leurs origines communes avaient penché dans la balance, et ce malgré la résolution d'Ellen de s'en tenir là pour cette discussion.

Elina, qui semblait vouloir se rendre utile, établit un bref résumé de ce dont elle se souvenait concernant cette mystérieuse plante. C'était assez succinct, certes, mais ces informations étaient loin d'être inintéressantes. Ellen réfléchit quelques secondes à ces mots, essayant d'établir une logique à la présence de cette plante ici. La météo actuelle n'y était pas pour rien, ça, elle l'avait bien compris, mais le climat entre la Forêt Noire et celle d'ici, la Forêt Interdite, ne pouvait pas être le même. De plus, la luminosité n'était pas le seul facteur qui poussait une fleur à s'implanter quelque part, et celle-ci semblait définitivement en bonne santé. Alors quoi ? Elina s'était-elle trompée ? Ou se trouvaient-elles en face d'une mutation de cette plante qu'avait rencontré son élève quelques années plus tôt ? C'est ce qu'il leur restait à découvrir.


« Merci pour ces indications ! Je crois qu'il ne nous reste plus qu'à aller l'étudier de plus près, parce qu'on n'en tirera pas grand chose de plus en bavardant ici, déclara finalement Ellen, avant de s'accroupir de nouveau face à la plante et ses innombrables fleurs luminescentes. »

Elle abandonna quelques instants son élève pour sortir son matériel de botaniste, celui dont elle ne se séparait jamais. Dont un petit carnet, où elle y nota, en perfectionniste qu'elle était, tous les attraits de la plante, sa forme, ses caractéristiques les conditions dans lesquelles elle l'avait trouvée, puis en dessina un croquis le plus fidèle possible. Ce procédé d'étude était indispensable pour son prochain travail : c'était en quelque sorte un aperçu écrit et visuel de la plante, qu'elle ne pouvait malheureusement déraciner sans risques. C'est ce qu'elle expliqua patiemment à Elina, juste à côté d'elle, tout en prélevant le plus soigneusement possible une partie de la plante.

Il était maintenant temps de passer aux choses sérieuses.


Reducio
Fin du RPG pour moi ! Merci pour cette rencontre, c'était un plaisir.

« La vérité est toujours belle et terrible, c'est pourquoi il faut l'aborder avec beaucoup de précautions. »

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Image
"En pleine récitation, créature empaillée,
dans la salle commune s'apprête à effrayer.
Si c'est un homme, il sera étranglé,
Si c'est une femme, elle sera poignardée."


Elina était plus que ravie de la proposition de la professeure de botanique. Celle-ci aurait pu tout simplement l'évincer sous prétexte qu'elle avait du travail, mais au lieu de ça, elle lui proposait de participer à son étude de la plante. Enfin, participer était un bien grand mot. Il serait certainement plus sage que la deuxième année s'en tienne à un rôle d'observation. Il n'y avait qu'un spécimen de la plante qu'elle pouvaient étudier. Autant dire qu'elles n'avaient pas le droit à l'erreur. Elina était un peu nerveuse, soucieuse de ne rien faire qui puisse faire changer d'avis mademoiselle Muller. Elle fut quelque peu rassurée par les parole de cette dernière.

« Merci pour ces indications ! Je crois qu'il ne nous reste plus qu'à aller l'étudier de plus près, parce qu'on n'en tirera pas grand chose de plus en bavardant ici »

Ceci étant dit, la botaniste s'accroupit face à la plante et sorti sont matériel en quelques gestes précis polis par l'habitude. La jeune Poufsouffle observa avec un intérêt non fins le travail auquel se livrait miss Muller. Elle avait commencé par sortir un carnet pour y noter quelques indications précises sur la plante observée. Ce carnet, de par son contenu, ressemblait fortement à celui dont ne se séparait jamais le père d'Elina. La jaune retrouvait chez la professeure certains éléments familiers, outre leur origine commune, qui la mettait en confiance. Le croquis que fit sa professeure de la plante par la suite était des plus fidèle. Bien plus fidèle que tout ceux auxquels la Poufsouffle s'était essayée. Cela dit, elle avait encore le temps de parvenir à de tels résultats. Une fois ceci fait, miss Muller referma son carnet qu'elle rangea avant de faire usage avec dextérité des autres outils qu'elle avait disposé devant elle. Tandis qu'elle prélevait avec soin un échantillon de la plante, elle pris la peine de commenter chacun de ses gestes à l'intention d'Elina qui venait de trouver l'emplacement idéal pour observer chacun des gestes de la professeure sans la gêner.

Reducio
Plaisir partagé. :roll: J'achève donc ce RPG.

¤ Responsable de la Cabane de Cristal ¤
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