Défense contre les forces du mal

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Piégé dans une salle de classe !  PV 

Cela aurait pu être une fin d’après-midi banal et joyeuse. Cela aurait pu si Peeves n’était pas à Poudlard. Wilson était monté à la volière pour envoyer une lettre, il avait pu caresser Meov dans le même temps et cela lui avait fait extrêmement plaisir. Sur le chemin du retour - et non des moindre, puisque quand on est à Serpentard, on doit traverser TOUT le château pour relier la volière à sa salle commune – il avait croisé Peeves et après l’avoir menacé et insulter, le préfet s’était retrouvé enfermé dans la salle de classe de Défense contre les forces du mal. Littéralement enfermé. C’est bien la première fois qu’il se faisait avoir autant par l’esprit frappeur, en trois ans d’études à Poudlard. Même lorsqu’il était en première année, il n’avait pas supporté autant de honte.

« Je suis préfet ! » avait-il crié à Peeves en dernier recours pour essayer de se sortir d’affaire.

Et c’était à ce moment-là que Peeves avait fermé à clé. Depuis Wilson se retrouva enfermé. Sa baguette laissé sur la table de nuit au dortoir, il ne pouvait pas s’aider de magie. Evidemment, la clé n’était pas ici. La seule solution pour sortir de la salle, était de crier et d’espérer qu’on lui ouvre la porte, clé ou formule magique, n’importe, mais si quelqu’un passa par-là, il saurait délivrer Wilson. Le jeune préfet avait fouillé le bureau du professeur Holloway mais il n’y avait pas grand-chose, tout était dans sa salle bureau, et non dans le petit bureau d’appoint de la salle de classe. Puis même, qui aurait la bêtise de laisser ses clés trainer dans une salle de classe. Wilson regretta de ne pas avoir sa baguette, il était impuissant et son insigne de préfet n’y changeait rien.


« A L’AIDE ! OUVREZ CETTE PORTE ! J’SUIS ENFERME ! OUVREZ ! »

Tambourinant comme un diable contre la porte de la salle de classe, il cria de toutes ses forces. Il espère vraiment que quelqu’un l’entende, car s’il devait attendre le premier cours de Miss Holloway demain matin, il ne serait pas en état de suivre le cours.

"Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté"

Piégé dans une salle de classe !  PV 

Cet après-midi-là, Harper n’avait eu cours qu’en début d’après-midi, après elle était libre. Elle avait donc choisi de finir la journée à la Bibliothèque où elle devait effectuer des recherches sur un devoir qu’elle devait absolument rendre pour demain. D’habitude ordonnée, la jeune serpentard avait égaré son sujet dans ses affaires et ne l’avait retrouvé que le matin même, juste avant de se rendre en cours. Alors bien sûr, c’était un peu la panique dans la tête d’Harper, parce qu’un devoir de potion, ça ne se prépare pas en claquant des doigts! Il fallait faire des recherches dans plusieurs livres, comparer, rédiger, c’était tout un travail! Alors savoir qu’elle devait faire tout ça en moins de deux heures l’angoissait un peu. Si elle avait été une élève comme il en existe qui se fichent complètement des notes qu’ils reçoivent pour leurs devoirs, Harper ne l’aurait même pas fait. Mais ce n’était pas le cas: elle était un peu maniaque sur les bords pour ce qui concerne son travail.

Elle passa donc plusieurs heures à la bibliothèque à travailler son devoir, puis l’heure fut venue de redescendre dans sa salle commune pour y poser ses affaires et passer du temps avec ses camarades. Sur le chemin, Harper observait tout. Elle aimait particulièrement l’architecture de Poudlard, ce château construit au bord de la falaise. Alors elle prit son temps pour redescendre. Parfois elle s’arrêtait à une fenêtre pour observer le paysage, puis repartait.
Au premier étage, lorsqu’elle passa tout près de la salle de cours de Défense Contre les Forces du Mal, Harper entendit de gros coups sur la porte. Elle allait s’approcher lorsqu’elle se dit que les bruits venaient peut-être d’un cours dans lequel les élèves devaient se battre contre des créatures qui mettaient le bazar dans la salle de classe. Puis, quelques secondes plus tard, elle entendit une voix masculine crier:


« A L’AIDE ! OUVREZ CETTE PORTE ! J’SUIS ENFERME ! OUVREZ ! »

Là, c’était clair, ce n’était pas un cours comme l’avait pensé Harper qui faisait ce bruit-là, mais bel et bien quelqu’un qui s’était ou avait été enfermé dedans. Mais qui ?
La jeune Serpentard s’approcha de la porte puis rassura l’enfermé:


« T’inquiète, j’suis là, je vais t’ouvrir! »

Par chance, la troisième année avait sa baguette sur elle et allait pouvoir l’utiliser pour déverrouiller la porte. Elle posa ses livres et affaires de cours au sol non loin d’elle puis prit seulement sa baguette dans les mains.

« Recule de la porte, on sait jamais! »

Elle recula elle aussi de deux pas et s’exprima:

« Alohomora »

C'était un sortilège qu'elle avait étudié en deuxième année: maintenant elle le maitrisait. La serrure se déverrouilla. Harper se précipita sur la poignée pour ouvrir la porte. Elle était pressée de savoir qui avait bien pu être enfermé dans la salle de cours.
C’était le préfet de Serpentard, son préfet, Wilson Kingson, lui aussi un troisième année tout comme elle. Bien qu’étant dans la même maison, ils ne s’étaient jamais réellement parlé: ni en cours, ni en dehors.

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Wilson sentait ses poumons puiser dans leurs réserves. Il criait comme si sa vie en dépendait. Ce qui était à moitié vrai car sans sortit, il n’aurait pas à manger, ni à boire, jusqu’à demain 8h. Il sentait le ton de sa voix diminuer avec le temps, à force de crier comme un supporter de Quidditch. Au bout d’un moment, Wilson entendit de l’agitation de l’autre côté. Il n’avait pas entendu tout de suite à cause de ses appels à l’aide mais il avait compris qu’on lui demandait de reculer. C’est ce qu’il fit. Il recula de la porte et se plaça sur le côté, dans une rangé de table et attendit que son sauveur ouvre la porte.

Quand celui – ou plutôt celle-ci en l’occurrence – ouvrit la porte, un grand cri de soulagement sortit de la bouche de Wilson. Il était enfin libre ! S’il mettait la main sur Peeves, un de ses jours… Le préfet regarda sa sauveuse, c’était Harper Adams, une camarade de maison et de cours assez discrète. En tout cas, en deux ans, Wilson n’a pas réussi à faire plus que la croiser lors des cours. Même en salle commune, il ne l’a voyait jamais. Le préfet n’avait pas non plus cherché à la voir plus. Pour la première fois depuis deux ans, Harper et Wilson se voyait et pouvait se parler en dehors des cours, et des rapides entrevues dans les couloirs. Le troisième année s’exclama.

« Merci ! J’ai cru que j’allais devoir attendre Miss Holloway, son cours de demain ! » Il tendit un sourire à Harper et poursuivit : « C’est Peeves. Je revenais de la volière, j’allais en salle commune et il m’ait tombé dessus. Il m’a pas lâché. J’ai fait l’erreur de rentrer dans cette salle pour tenter de le fuir. Il m’a vu rentrer et il m’a enfermé. Et évidemment, j’avais oublié ma baguette au dortoir ! »

Ne se remettant pas de son erreur, il se dit qu’il faut vraiment qu’il pense à ne plus oublier sa baguette magique. Quand il va en cours, c’est instantané, mais en dehors, il garde ses réflexes d’anciens moldus et l’oublie parfois. Le plus souvent, c’est quand il sait qu’il n’en aura pas besoin, comme là pour envoyer une lettre. C’était idiot de sa part.

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Juste après avoir libéré son préfet, ce dernier expliqua à Harper comment il avait été enfermé. C’était la faute de Peeves, l’esprit frappeur de Poudlard. En trois ans de vie à Poudlard, la jeune serpentard l’avait forcément croisé, mais jamais il ne l’avait embêté, et heureusement. Ses blagues ne sont pas souvent drôles, enfin sauf pour lui bien sûr! Un jour, le père d’Harper lui avait raconté que lorsqu’il étudiait à Poudlard, qu’il était en quatrième année, deux de ses amis et lui avaient été enfermés dans les toilettes et abimé la serrure. Ils n’avaient pas leur baguette et ne pouvaient plus sortir. C’est un professeur qui remarqua leur absence non habituelle du cours de Soins aux Créatures Magiques et qui les retrouva. A croire que ce sacré Peeves aime particulièrement enfermer les gens dans des pièces!

Wilson n’avait pas non plus sa baguette sur lui lorsqu’il a été enfermé. Dommage pour lui! Un simple coup de magie et il aurait été délivré. Peut être que Peeves l’avait remarqué et que c’est pour cette raison qu’il s’en était prit au préfet ? Harper lui répondit:


- De rien, ça aurait pas été cool d’attendre jusqu’à demain ! On retourne en salle commune ?

Tandis que les deux jeunes adolescents allaient se diriger vers leur salle commune. Harper allait ramasser ses livres qu’elle avait posé quelques instants plus tôt pour libérer Wilson. Elle resta immobile un instant puis compta ses affaires. Elle avait quatre livres dans ses mains. Et quelques minutes auparavant, elle en avait cinq. Un livre avait donc disparu. C’était celui de Botanique, un qu’Harper adorait particulièrement. C’était surement Peeves qui profitait qu’Harper aidait son camarade pour elle aussi l’embêter! C’était loin d’être drôle. Pour Harper, les livres sont très importants. C’est plus que simplement des bouts de papier collés entre eux. C’est un objet rempli de savoir qui a une odeur spéciale et un toucher particulier en fonction du papier utilisé.

- Mon… mon livre, il me manque un livre Wilson. C’est surement Peeves qui l’a prit. Il faut qu’on le retrouve. C'est celui de Botanique, troisième année, je suppose que tu vois très bien comment il est.

Evidemment que cela ne pouvait être que Peeves, puisque personne n’était passé derrière Harper. La serpentard regarda d’abord en l’air pour essayer de trouver l’esprit frappeur: il n’était pas là. Puis, elle chercha dans les moindres recoins des endroits qui les entouraient. Dans les meubles du couloir, dans les coins, derrière les colonnes. Le livre était impossible à trouver. Harper espérait que le jeune préfet allait lui, tomber sur son livre.
De plus, le lendemain, elle avait cours de Botanique, et le professeur fait souvent des renvois à certaines des pages pour y regarder images de plantes ou tableaux en lien avec le cours. Il serait donc inacceptable de s'y rendre sans.

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Wilson venait de remercier Harper Adams pour l’avoir délivrer de sa prison pour sorcier imprudent. Peeves avait encore fait des siennes mais en même temps, Wilson se dit que s’il n’avait pas été là, Poudlard serait un peu trop monotone quand même. Sans bazarre, sans vie presque. Mais bon, parfois ne pas avoir Peeves pourrait aussi être une bonne chose. Surtout dans cette situation. Mais cette imprévue avait eut au moins le mérite de rapprocher les deux élèves de Serpentard qui en dehors des cours, ne se parlait que très peu.

Harper proposa au préfet de retourner en salle commune. Wilson hocha la tête et les voilà partit en direction des cachots. Enfin presque, il fallait ramasser des affaires qu’Harper avait laissé tomber juste avant. Wilson l’aida et il attendit qu’Harper ait tout recompter pour poursuivre son chemin. Et il a bien fait d’attendre car son chemin ne sera pas poursuivit. En effet, il manquait un livre à Harper. Et aucun élève se trouvait dans le couloir. Cela ne pouvait – à priori – n’être que Peeves. Harper fit par de ses inquiétudes au garçon. Wilson, lui avait presque envie de rire. Des gens aiment la Botanique ? Ça existe ? Étrange. Le garçon ne se prit pas la peine de chercher le livre, il répondit à sa camarade :


« Au pire, je peux te passer le mien, pour ce que j’en fais t’façon… » Il eut un petit rire moqueur. « La Botanique, c’est pas mon truc ! »

Regardant Harper chercher dans le couloir, au bout d’un moment, il eut un peu de peine, et commença à l’imiter. Il chercha le livre de Botanique pour elle. Il ne savait pas où il pouvait être mais s’il était là, il ne pouvait pas être bien loin… sauf si Peeves avait véritablement prit son livre, et dans ce cas, on pourrait chercher dans tout le château. Mais ne soyons pas trop pessimiste. Pas tout de suite.

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