Défense contre les forces du mal

Inscription
Connexion
  Retour   Répondre

Bureau - En montant l'escalier...

Le temps que la jeune fille en face d'elle se décide à répondre à la question de la professeur de Défense contre les Forces du Mal, cette dernière ouvrit le tiroir spécial friandises et en sortit quelques Chocogrenouilles achetées la semaine précédente chez Honeydukes. Amy en gardait toujours une petite réserve, bien qu'elle n'en mangeait que très peu. Il s'agissait en fait d'une réserve spéciale « élèves en difficulté », et qui avait déjà servi quelques fois. Elle ne releva la tête que pour écouter Emilia, qui s'excusait et qui ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait ici. Amy soupira, mais pas de mécontentement. Elle avait déjà eu l'occasion de discuter avec une élève, de Poufsouffle cette fois-ci, et Amy avait plutôt l'impression d'avoir un rôle de professeur-psychologue.

Non pas que cela la dérangeait, bien au contraire, mais elle n'était pas sûre que ce soit dans ses attributions. Elle se promit de demander plus tard à quelques collègues si cela leur était déjà arrivé. Néanmoins, la Directrice de Serdaigle se doutait quand même qu'être à l'écoute de ses élèves était quelque chose qu'elle se devait de faire, pour leur bien-être. Ainsi, elle commença par :


« Prenez une Chocogrenouille Miss Garnier ».

La jeune fille semblait vraiment penaude, ainsi, le chocolat devrait la rassurer, et cela l'aiderait sans doute à se détendre. Les friandises avaient toujours un petit effet apaisant, comme si quelques gouttes de potion de détente avaient été ajoutées au chocolat des Chocogrenouilles. Revenons-en à nos moutons. Amy attendit que la jeune Gryffondor ait pris une grenouille en chocolat, puis elle reprit la parole.

« Vous savez, il me semble que c'est dans mes attributions d'écouter mes élèves lorsqu'ils ont quelque chose sur le cœur. Je ne suis pas votre Directeur de Maison ou une psychomage, mais si vous avez besoin de vous confier, je vous écoute ».

La professeur détendit son dos contre le dossier de son fauteuil, qui était soit dit en passant très confortable. Elle attendait maintenant que l'élève en face d'elle se décide à parler. Sauf si, bien évidemment, elle ne voulait rien dire, auquel cas il ne servait à rien pour elle de rester ici. Si Miss Garnier mettait autant de temps, c'était peut-être à cause d'une éventuelle timidité. Se retrouver en discussion privée face à l'un de ses professeurs devait être plutôt intimidant. Lorsqu'Amy était élève, cela ne l'avait pas trop dérangée, mais chaque élève ayant sa propre mentalité, elle ne savait pas ce qu'il advenait de la jeune Gryffondor. Elle ne tourna pas la tête lorsque Pax passa se poser sur son perchoir, gardant son regard sur Emilia.

Co-fondatrice du club "notre supérieure est tyrannique mais on reste parce qu'on est maso"
Bisous de Miss Copier/Coller :D
t ki ?

Bureau - En montant l'escalier...

Pendant qu’Emilia expliquait à son professeur sa venue dans son bureau, celle-ci sortie quelques chocogrenouilles d’un tiroir.

« Prenez une Chocogrenouille Miss Garnier »


Elle lui en tendit une que la première accepta sans aucun problème. Elle était tout de même encore un peu gênée par sa soudaine apparition dans le bureau de professeur de Défenses Contre les Forces du Mal. Dès qu’elle se débarrassa de la friandise, elle ajouta :


« Vous savez, il me semble que c'est dans mes attributions d'écouter mes élèves lorsqu'ils ont quelque chose sur le cœur. Je ne suis pas votre Directeur de Maison ou une psychomage, mais si vous avez besoin de vous confier, je vous écoute »


La blondinette n’était pas certaine de ce qu’elle venait d’entendre. Elle avait probablement dit cela pour inciter à la jeune fille de parler, de se sentir moins gênée, plus à l’aise. Dès qu’elle avait prononcé le fait qu’elle l’écouterait lui raconter ce qu’elle avait sur le cœur, la fillette en fut assez contente. Elle était même prête à raconter toutes les peines qu’elle avait sur le cœur, mais elle avait bien trop peur d’être un poids pour Miss Holloway. Elle avait donc décidé de peut-être se confier sans le faire directement… Elle ne savait pas si c’était une bonne chose ou non, mais comme on dit, qui ne tente rien n’a rien.

« Pourrais-je vous poser une question, s’il vous plait ? »

Elle n’attendit pas sa réponse et poursuivie :


« Quand vous étiez élève, n’avez-vous jamais sentie un manque ? Peut-être le fait d’être loin de chez soi, de ne pas vraiment avoir sa place ici ? »

Elle avait vraiment hésité à poser des questions sur la vie de son professeur. Elle n’aurait peut-être pas dû, elle espérait de tout son cœur qu’elle ne le prendrait pas mal.

Pourtant, les questions que la griffonne avait posées reflétaient ses sentiments plus ou moins imminent pour ce début d’année scolaire. Ses parents lui manquaient tellement, les soirées au salon lui manquaient… Tous ces petits détails qui pouvaient paraitre futiles aux yeux d’autres personnes étaient quelque chose de très chère à la première année, elle donnerait tout –enfin presque- pour pouvoir les revoir une fois. Il lui était pratiquement impossible d’attendre les grandes vacances.


Reducio
Sincèrement désolée pour ce texte... Il est assez court et je n'avais pas beaucoup d'inspiration...

Rapides comme le vent et féroces comme le lion.
Griffes et crocs, Griffes et cœurs, Gryff vainqueurs !

Bureau - En montant l'escalier...

Amy attendit donc patiemment que la jeune Gryffondor prenne la parole, mais une fois que cela fut fait, la professeure en fut quelque peu étonnée. Miss Garnier venait de lui demander si elle pouvait lui poser une question, ce que la Directrice de Serdaigle approuva d'un hochement de tête. La jeune fille finit par lui demander si lorsqu'elle était élève, elle avait ressenti un manque ou une gêne par rapport au fait de ne pas avoir sa place à Poudlard. La professeure de Défense contre les Forces du Mal n'ayant pas fait ses études en Angleterre, elle reporta la question sur sa personne lorsqu'elle était entrée à Ilvermorny. Comme à Poudlard, la rentrée se faisait à onze ans, et Amy n'avait que des amis moldus avant d'arriver dans l'école sorcière. La promiscuité dans les dortoirs et les groupes de devoirs avaient réussi à la petite Amy qui s'était fait plusieurs amis à Horned Serpent
Reducio
Serpent Cornu en français, les caractéristiques de cette maison sont similaires à celles de la maison Serdaigle
.

Pendant sept ans, ses amis étaient restés à peu près les mêmes, mais elle se doutait que ce n'était pas si facile que cela pour tout le monde. Miss Garnier n'étant arrivée que quelques mois auparavant, n'avait peut-être pas encore trouvés de réels nouveaux amis dans ce nouveau monde ; Amy ne savait pas si son élève était d'origine moldue ou non, ainsi, le monde sorcier était peut-être nouveau pour elle. La professeur finit par prendre la parole


« Personnellement, le manque a pu se faire ressentir au début de ma première année, en effet. Etre loin de sa famille jusqu'aux vacances de Noël voire plus, ça peut déstabiliser, surtout lorsque vous avez onze ans. Est-ce parce que vous avez du mal à vous adapter à Poudlard ? »

Amy laissa sa questions en suspens, laissant le soin à sa jeune élève de réfléchir à sa réponse. Si cela se trouvait, elle ne voulait simplement pas répondre. Néanmoins, la professeure jugerait cela étrange. En effet, si Miss Garnier venait dans son bureau, lui posait des questions mais refusait de répondre aux siennes, elle se demanderait le pourquoi de sa visite impromptue.
Si cela se trouvait, elle avait des problèmes avec ses camarades, problèmes qui ne pourraient se résoudre qu'avec l'aide d'un professeur. La question de la professeure de Défense contre les Forces du Mal finit par sortir.


« Avez vous des problèmes avec vos camarades ? Des problèmes nécessitant l'intervention d'un professeur ? »

Co-fondatrice du club "notre supérieure est tyrannique mais on reste parce qu'on est maso"
Bisous de Miss Copier/Coller :D
t ki ?

Bureau - En montant l'escalier...

Emilia venait de questionner son professeur sur son passé. Elle n’avait pas voulu lui demander en tant qu’élève à Poudlard, vu qu’elle ne savait pas si celle-ci avait fait ses études dans ce château ou encore dans une autre école de sorcellerie, qui pouvait se trouver dans n’importe quel pays de ce vaste monde. Après tout, son père avait travaillé pour le ministère de la magie d’Australie puis pour celui de la Corée. Il devait donc exister une multitude d’école pour jeunes sorciers.

Son professeur de Défenses Contre les Forces du Mal avait dû être pris au cours par son élève mais répondit tout de même à sa question :


« Personnellement, le manque a pu se faire ressentir au début de ma première année, en effet. Etre loin de sa famille jusqu'aux vacances de Noël voire plus, ça peut déstabiliser, surtout lorsque vous avez onze ans. Est-ce parce que vous avez du mal à vous adapter à Poudlard ? »

Miss Holloway avait donc, elle aussi, eut quelques petites difficultés au début de sa première année. Être loin de sa famille, était, bien comme elle le disait difficile surtout que la jeune fille n’avait pas vraiment eut quelqu’un à qui se raccrocher. Certes, elle s’était fait quelques amis, depuis la rentrée. Elle s’en avait fait un, même avant d’entrer dans l’enceinte de Poudlard, mais ceux-ci avait réussi à s’intégrer contrairement à elle qui avait eu un peu plus de mal à se faire à sa nouvelle vie dans ce monde qui pourtant ne lui était pas si étrange pour elle vu qu’elle vivait, lorsqu’elle était dans leur maison, avec la magie, mais ce n’était jamais lorsqu’elle était avec d’autres enfants de son âge ou à l’école, contrairement à maintenant. Son professeur n’attendit pas la réponse de la blondinette qu’elle enchaina déjà sur une deuxième, une troisième même :

« Avez-vous des problèmes avec vos camarades ? Des problèmes nécessitant l'intervention d'un professeur ? »

Avoir eu des problèmes avec ses camarades n’était probablement pas le bon terme. C’était plutôt qu’elle avait du mal à rentrer en contact avec eux. Elle ne savait pas vraiment comme l’expliquer à son enseignante. Celle-ci d’ailleurs s’était probablement imaginer qu’elle avait eu des problèmes à cause de ses camarades, qu’ils l’embêtent ou qu’ils la harcèlent. Elle se hâta donc de lui répondre :

«  Non, pas du tout, professeur, c’est seulement que j’ai l’impression d’avoir un petit vide en moi, un manque. Peut-être est-ce mes parents, je n’ai jamais été aussi loin d’eux. En plus, j’ai un peu peur de me mêler aux groupes d’autres élèves qui se sont déjà un peu formé… J’ai peur de les déranger… »

Elle avait dit les deux dernières phrases en jouant légèrement avec ses doigts, elle devait avouer qu’elle était un peu anxieuse vis-à-vis de la réaction que pouvait avoir Amy Holloway. Peut-être trouverait-elle son élève ridicule.

Rapides comme le vent et féroces comme le lion.
Griffes et crocs, Griffes et cœurs, Gryff vainqueurs !

Bureau - En montant l'escalier...

En attendant la réponse de la jeune fille, Amy finit par se demander si le problème d'Emilia Garnier n'était pas tout simplement de ne pas avoir réussi à se sociabiliser avec ses camarades. Elle n'avait pas entendu parler de quelconques problèmes entre camarades, mais au cas où, elle avait préféré poser la question. Qui sait ce qu'il pouvait réellement se passer dans les couloirs. Non pas qu'elle n'avait pas confiance en ses élèves, mais une ou deux piques lancées « pour rigoler » pouvaient troubler un autre de leurs camarades. Finalement, ses pensées paraissaient justes, puisque la jeune Gryffondor expliqua qu'elle n'avait pas de problème avec ses camarades mais qu'elle ressentait un manque vis-à-vis de ses parents. Elle ajouta également qu'elle n'osait pas se mêler aux groupes d'élèves car elle avait peur de les déranger.

Amy hésitait quant à la manière d'aborder ces deux sujets. Fallait-il qu'elle soit franche afin de faire comprendre au mieux à son élève ce qu'il fallait qu'elle fasse, ou devait-elle prendre des pincettes afin de ne pas la brusquer ? La professeure de Défense contre les Forces du Mal finit par choisir la seconde solution, qu'elle estimait un peu plus agréable pour l'élève en face d'elle. Après quelques secondes, elle finit par prendre la parole tout en regardant Miss Garnier.


« Pour vos parents, ce que je vous conseille, c'est de leur envoyer régulièrement des lettres. Vous serez toujours loin d'eux mais vous garderez tout de même un contact. Bien sûr, vous n'aurez pas la même proximité, mais vous pouvez tout de même rentrer pour les vacances. Essayez de leur écrire, disons, deux fois par semaine ? Et puis au fur et à mesure, vous pourrez espacer les lettres si vous vous sentez mieux ».

La Directrice de Serdaigle fit une pause, car Pax, son hibou, venait d'entrer par la fenêtre et s'était posé sur son perchoir. Amy ne l'avait même pas vu partir. Elle vit qu'une lettre était attachée à sa patte, alors elle se leva et se posta près de son hibou. Il lui tendit la patte et elle détacha le cordon qui retenait l'enveloppe. Une caresse affectueuse plus tard, la professeure se détourna de son hibou puis retourna s'asseoir face à Emilia. La lettre pourrait attendre. Amy finit par continuer.

« Excusez moi pour cet aparté. Où en étais-je ? Ah oui, voilà. Pour en venir à vos camarades, la clé c'est d'essayer. Essayez tout d'abord d'intervenir dans une conversation avec vos camarades de dortoirs, et ensuite dans votre Salle Commune en général. Généralement, tout le monde est dans le même bateau, il n'y a donc pas de raisons que vous ne soyez pas accueillie par vos camarades. Placez votre point de vue dans les conversations, ou alors, engagez-en une ! Parlez de choses un peu banales, comme les cours, vos devoirs à faire, par exemple. La plupart des élèves aiment bien discuter de ça »

Co-fondatrice du club "notre supérieure est tyrannique mais on reste parce qu'on est maso"
Bisous de Miss Copier/Coller :D
t ki ?

Bureau - En montant l'escalier...

Emilia d’avouer pour la première fois que ses parents lui manquaient, elle le savait déjà avant, mais jamais elle ne l’avait encore dit à quelqu’un. Elle n’osait pas le dire explicitement à ses parents, ne voulant pas les inquiéter.

Elle regarda son professeur qui semblait hésiter à ce qu’elle allait répondre à son élève, ce qui est assez compréhensible, elle était en train d’écouter une petite gamine de onze qui était en train de raconter sa vie et ses problèmes. Son professeur voulait probablement passer son après-midi à faire autre chose que de l’écouter, même si au fond de la jeune fille, elle était certaine que ce n’était pas vraiment le cas, que celle-ci éprouver du plaisir à pouvoir essayer de réconforter une élève. La fillette de toutes manières n’en saura jamais rien, et elle ne préférait pas trop y penser, si il fallait faire attention à tout ce que pense réellement, il faudrait alors se méfier de tout le monde, et se retrouver dans la solitude, ce qui d’ailleurs n’est pas si horrible que cela mais que de temps en temps. Après tout, les humains, contrairement au vampire –un exemple futile- devait pour leur santé psychologique plutôt vivre en troupeau, même si cette hypothèse dépendait encore des personnes.


« Pour vos parents, ce que je vous conseille, c'est de leur envoyer régulièrement des lettres. Vous serez toujours loin d'eux mais vous garderez tout de même un contact. Bien sûr, vous n'aurez pas la même proximité, mais vous pouvez tout de même rentrer pour les vacances. Essayez de leur écrire, disons, deux fois par semaine ? Et puis au fur et à mesure, vous pourrez espacer les lettres si vous vous sentez mieux ».

Elle avait repris la parole, ce qui avait fait sortir la jeune fille. Elle avait peut-être raison, la fillette n’écrivait pas souvent à ses parents, à peu près une ou deux fois toutes les deux semaines, mais c’était probablement parce qu’elle avait un peu de mal à leur écrire aussi souvent vu qu’ils habitaient un peu plus loin qu’en Europe. Elle aurait pu le dire à son professeur, mais elle ne pensait pas que cela en valait vraiment la peine d’être mentionner. C’est pour cela qu’elle préférait ne rien ajouter.

Elle s’apprêtait probablement à ajouter quelque chose mais elle fut interrompue par l’arrivée d’un hibou –qui devait être le sien- qui lui ramenait le courrier. Celle-ci s’était levée, pour le détacher et quand elle fut de nouveau assise, elle rangea la lettre dans un tiroir, se tourna de nouveau vers Emilia et lui recommença à parler.


« Excusez-moi pour cet aparté. Où en étais-je ? Ah oui, voilà. Pour en venir à vos camarades, la clé c'est d'essayer. Essayez tout d'abord d'intervenir dans une conversation avec vos camarades de dortoirs, et ensuite dans votre Salle Commune en général. Généralement, tout le monde est dans le même bateau, il n'y a donc pas de raisons que vous ne soyez pas accueillie par vos camarades. Placez votre point de vue dans les conversations, ou alors, engagez-en une ! Parlez de choses un peu banales, comme les cours, vos devoirs à faire, par exemple. La plupart des élèves aiment bien discuter de ça »

C’était une très bonne idée, elle allait essayer de faire de son mieux, elle se répétait les mots en boucle, mais elle savait que dès qu’elle allait se retrouver devant tous ses camarades, le courage sera déjà parti. Comme on dit, ce geste est plus facile à dire qu’à faire. Pour un grand nombre de personnes, c’était probablement un jeu d’enfant, mais pour Emilia s’était un véritable challenge.

Elle se dépêcha de se concentrer sur sa conversation avec son professeur. Elle sentait déjà le moment où elle devrait sortir arrivée, en fait, non elle savait qu’il allait bientôt arriver, même là tout de suite. Elle fit donc comme elle se l’était dit :


« Merci beaucoup professeur, j’essaierais de faire des efforts. Je vous remercie de m’avoir écouté, je crois que je vais vous laissez et ne pas vous dérangez plus longtemps… »

Elle esquissa un sourire, un poids enlevé de sur son cœur grâce à cette conversation. Elle comprenait maintenant pourquoi on lui disait que c’était bien de se confier de temps en temps. Elle se sentait beaucoup mieux à présent.

Avant d’ouvrir sa porte, elle ne put s’empêcher d’ajouter une dernière chose avant de passer le seuil de la porte.


« Excusez-moi, c’est peut-être un peu déplacer, mais je voudrais savoir si je pourrais revenir vous voir si j’en ai besoin un de ces jours ? »

Elle venait probablement de dépasser les limites, mais elle s’en contrefichait. Elle voulait connaitre la réponse qu’elle soit positive ou négative.

Rapides comme le vent et féroces comme le lion.
Griffes et crocs, Griffes et cœurs, Gryff vainqueurs !

Bureau - En montant l'escalier...

La jeune Gryffondor semblait quelque peu indécise face aux paroles de la Directrice de Serdaigle. Pourtant, d'après Amy, ce qui'elle venait de proposer à Emilia semblait être une bonne solution. Elle passait régulièrement dans la salle commune de Serdaigle, et les trois-quarts du temps, elle entendait des conversations à propos d'un devoir ou encore d'un cours qu'ils venaient d'avoir. Ainsi, parler de cours avec ses camarades ne pouvait apporter que du positif à la jeune fille en face d'elle. Finalement, Emilia finit par remercier Amy, lui indiquant qu'elle allait la laisser et ne pas la déranger plus, et en la remerciant d'avoir été une oreille attentive. La professeure de Défense contre les Forces du Mal sourit, contente de voir que cette entrevue n'avait pas été inutile.

La jeune fille finit par se lever, et avant de quitter le bureau de la professeure, ajouta :


« Excusez-moi, c’est peut-être un peu déplacé, mais je voudrais savoir si je pouvais revenir vous voir si j’en ai besoin un de ces jours ? » 

« Bien sûr Miss Garnier, revenez quand vous le souhaitez. Par contre, n'oubliez pas de toquer la prochaine fois ».

Amy avait dit ça sur un ton qui se voulait amusant, afin qu'Emilia puisse partir l'esprit serein. Finalement, cette dernière finit par quitter les lieux. Etait-elle rassurée ou au contraire encore plus angoissée qu'avant d'entrer dans le bureau de la professeure de DCFM ? Cette dernière se promit de lui demander la prochaine fois qu'elles se croiseraient. Avant de retourner sur son canapé, Amy en profita pour ranger son bureau, remettant les Chocogrenouilles non mangées dans le tiroir réservé et reprit la lettre qu'elle avait réceptionné quelques minutes auparavant. Une lettre de ses parents avant son entrevue, et là, une lettre de la part d'Anna. Elle lut rapidement le début et finit par replier la lettre. Elle attendrait ce soir, bien affalée dans son lit, afin de savoir ce qu'Anna faisait en ce moment. La dernière fois qu'Amy avait reçu une lettre de sa meilleure amie, cette dernière avait testé le saut à l'élastique moldu. Etait-ce le parachute cette fois-ci ?

Amy rit en pensant à toutes les choses que testait son amie. Peut-être que cet été, la directrice de Serdaigle irait la rejoindre et elles testeraient une activité insolite ? Finalement, Amy revint à ses pensées principales. Elle griffonna rapidement un petit mot à l'attention d'Emilia et lui fit porter grâce à Pax. La professeure avait indiqué qu'elle espérait que la jeune fille réussirait à s'intégrer et que ses conseils avaient été utiles pour elle.


Reducio
Fin du RPG pour ma part, j'espère que cette entrevue vous aura plu !

Co-fondatrice du club "notre supérieure est tyrannique mais on reste parce qu'on est maso"
Bisous de Miss Copier/Coller :D
t ki ?

Bureau - En montant l'escalier...

Emilia venait probablement de demander la lune à son professeur. Elle fut étonnée en entendant la réponse de Miss Holloway. Celle-ci fut, pour son plus grand bonheur, positive.

« Bien sûr Miss Garnier, revenez quand vous le souhaitez. Par contre, n'oubliez pas de toquer la prochaine fois ».

Le professeur de Défenses Contre les Forces du Mal avait souri à sa dernière remarque. C’est à ce moment-là que la jeune fille se rappela la manière dont elle s’était retrouvée dans son bureau. Elle était morte de honte. Elle n’avait au début pas prévu de se retrouver chez son professeur. Cependant, elle ne regrettait pas sa petite gaffe. Elle ne put d’ailleurs s’empêcher de glousser.

Juste avant de se retourner vers la porte une deuxième fois, elle lâcha un petit
« Merci ». Elle était contente de cette entrevue. Elle descendit la poignée de la porte –cette fois-ci son corps avait obéi à son cerveau. Elle sortit du bureau, referma la porte derrière elle et se dirigea vers la salle commune pour pouvoir commencer à écrire une lettre à ses parents.

Un peu plus tard, elle avait reçu un mot de son professeur de DCFM, apporté par son hibou, qu’elle avait déjà vu. Sur le morceau de parchemin, Miss Holloway demandait à la première année, si ses conseils lui avaient été utiles. Elle avait eu quelques jours pour pouvoir les essayer, et elle était contente que ça marche bien. Elle avait eu beaucoup de mal à faire part aux discussions. Elle en plaçait souvent une dès qu’elle avait une idée de ce qu’elle pouvait dire. Au début, elle devait se concentrer pour répondre mais au fur et à mesure, les mots sortaient tous seuls de sa bouche.

La blondinette prit quelques jours avant de répondre à son professeur, en la remerciant une nouvelle fois, énormément.


Reducio
Fin du rp pour moi aussi, merci beaucoup Miss, j'ai hâte de pouvoir en refaire un autre avec vous ! ^^

Rapides comme le vent et féroces comme le lion.
Griffes et crocs, Griffes et cœurs, Gryff vainqueurs !

Bureau - En montant l'escalier...

Février 2044
Bureau de la professeure de DCFM
Avec @Azaël Liderick et @Amy Holloway

La veille...
Blaze avait fait pipi dans le flacon de gel douche de Liderick. C'était une douce vengeance, après que ce dernier ait fait de même quelques semaines plus tôt. Sauf que contrairement à Blaze qui continuait à se laver sans être particulièrement gêné par une odeur quelconque, Azaël avait remarqué le problème moins de 24h après le délit. Bien évidemment, cette histoire ne s'était pas bien terminée. Avant le premier cours de la journée, lorsque les deux garçons s'aperçurent dans les couloirs, une ambiance assez électrique s'était aussitôt installée. Pour une fois, Blaze n'avait pas été à l'initiative de la bagarre, ce qui l'enchantait particulièrement car si témoins il y avait, ils pouvaient tous attester que le petit Rosenberg était parfaitement innocent et qu'il se faisait victimiser par un ignoble et perfide camarade sans la moindre raison (apparente). 

Quelques élèves les avaient aperçus. Blaze s'en fichait : ce n'était pas la première fois qu'ils avaient un petit public. La bagarre cessa rapidement après que quelques personnes eurent essayé de les séparer. Toute la journée durant, des tensions persistèrent entre les deux enfants. Le petit sorcier trouvait particulièrement injuste que l'autre s'acharne sur lui ainsi alors qu'il ne faisait que lui renvoyer la balle. Lui, il ne l'avait pas frappé la première fois. Ce gars était trop bête. 

Le soir, une note attendait Blaze en salle commune. Il était convoqué le lendemain, après les cours, dans le bureau de Miss Holloway. Le jeune garçon fut d'abord très surpris d'être à nouveau convoqué et mit un moment à faire un éventuel lien avec la bagarre qui avait eu lieu le matin même. Était-ce lié ? Ou était-ce parce qu'il avait esquissé des dessins quelque peu indécents sur les parchemins d'une fille ? Ou bien, était-ce les boulettes de papier envoyées dans les décolletés desdites demoiselles ? Ou encore : pour s'être endormi plusieurs fois en cours ? Ses trois derniers Désolants ? Ses concours de lancers de crottes de nez ? Les mille et une bagarres ? 

Ou tout simplement, pour une fois, sa Directrice de Maison souhaitait le féliciter pour une raison quelconque mais étrangement, Blaze avait du mal à imaginer ce qui pouvait être applaudi dans son attitude ou ses agissements. Ce n'était pas la première fois qu'il était convoqué dans le bureau de la Directrice de Serdaigle. La première fois, c'était après une bagarre avec Hestia Andrew et il avait lancé son manuel d'histoire de la magie à la tête du préfet de sa maison, Leonard. Il avait écopé d'une jolie punition. Et maintenant ?

Le jour J...
C'était l'heure. Blaze était un peu en retard car il s'était arrêté dans un couloir pour manger des Chocogrenouilles. La salle de classe était déjà ouverte. Le garçon fut surpris d'apercevoir une silhouette qui n'était pas celle de la professeure qui grimpait déjà les marches de l'escalier en colimaçon, au fond de la salle. Blaze le rejoignit et grimaça en reconnaissant Liderick. Pourquoi devait-il être convoqué avec ce gros naze... ! Il allait tenter de ramener la situation à son avantage et il ne manquerait pas de l'insulter et de cracher tout son mépris devant leur professeure, qui aurait une plus piètre encore opinion de lui. Monde cruel ! En haut, une lourde porte de bois les séparait de Miss Holloway. Ce fut Blaze qui frappa à la porte. Ils furent invités à entrer. Le garçon s'installa dans l'un des fauteuils face au bureau, après y avoir été invité et avoir marmonné un « B'jour » peu enthousiaste. 

Première année RP.
Tallaze et Blally le couple naze en carton

Bureau - En montant l'escalier...

La prochaine fois que tu mets la main sur Blaze Rosenberg, tu lui fais la peau. C'est sûr de sûr. T'as pas pu terminer la bagarre comme tu le voulais la veille, vous vous êtes faits séparés alors même que tu ne lui avais pas encore explosé l'arcade sourcilière. Pourtant, il le méritait ! T'en as marre de lui, tu voudrais juste qu'il finisse par disparaître avec ses idées stupides ! Comme si ça lui suffisait pas de coller ses crottes de nez partout sur tes affaires ! Non, il a fallu qu'il prenne ta propre idée que t'as balancé comme ça juste pour l'embêter sans même le faire, et qu'il la mette à exécution ! C'est petit, c'est lâche, même pour Blaze Rosenberg dont c'est le titre. Quelle personne sensée ferait réellement pipi dans le gel douche de quelqu'un d'autre ?

T'es énervé, et t'arrives pas à redescendre. T'as même pas pu lui casser la figure hier dans le dortoir, il y avait trop de monde. En plus, lui, il a des amis, contrairement à toi. Quand tu te bats, t'es tout seul, et t'es sûr de le rester. Il a fait pipi dans ton gel douche... T'en as même pas d'autre. Ce matin, t'as dû te laver à l'eau, et au shampoing, c'est trop nul. En plus, t'aimais bien ton gel douche. Tu l'avais pris à ton frère avant de partir, il sent l'homme, le vrai ! Enfin, c'était avant de sentir le pipi de Rosenberg. Parce que tu t'en es vite rendu compte. Déjà, c'était tout liquide, pas de la même couleur, et ça puait comme si l'autre avait mangé des asperges pendant trois semaines avant de se lâcher. Pas étonnant venant d'un cradingue comme lui.

Mais comme si tout ça ne suffisait pas, t'as reçu une convocation de Miss Holloway. T'as vite fait le rapprochement avec la bagarre de la veille. En plus, c'est toi qui l'a commencée pour une fois, t'as même pas d'excuse. T'as peur d'avoir des ennuis, des vrais. Et si tes parents étaient mis au courant que tu te bats avec tes camarades ? Ils seraient vraiment déçus. Ils diraient que Stolas n'a jamais fait ça, et que t'es le pire des fils qu'ils puissent avoir, t'en es persuadé. De toute manière, il n'y en a toujours que pour ton frère. Toi, quand tu fais les choses bien, ça paraît juste normal. Comme si c'était dans tes gènes. Mais quand tu fais les choses mal, là, ça change tout, tu deviens aussitôt le vilain petit Dirico.

T'arrives devant le bureau de Miss Holloway pile à l'heure, mais tu hésites quelques temps devant les escaliers. T'aimes pas cette situation, t'as l'impression que tu vas devoir te justifier, te défendre, alors même que t'as pas envie. Toi, tu te débrouilles tout seul, avec tes poings. Pas besoin qu'une adulte vienne mettre son nez là-dedans. Quoi que, si elle veut sentir ton gel douche, qu'elle ne se gêne pas. Mais voilà, c'est pas dans tes habitudes de balancer les autres, même si tu les détestes de tout ton coeur. Tu veux régler les choses tout seul, comme un grand. Parce que t'es le plus fort et que tu peux. Alors après une profonde inspiration pour te donner du courage, tu t'élances à l'assaut des escaliers en colimaçon.

Des pas se font entendre derrière toi, et une fois devant la porte, t'es rejoint par Rosenberg en personne. Tu lui lances un regard assassin. Il t'a balancé, c'est sûr. Sinon, tu ne serais pas là. L'idée que ce soit certains des spectateurs de votre bagarre qui ont averti Miss Holloway ne te vient même pas à l'esprit. Il ne perd rien pour attendre... Tu sais qu'il va jouer à la victime, comme dans le parc quand il s'est roulé par terre en pleurant, lors de votre première rencontre. C'est sa façon de faire, à Blaze Rosenberg le lâche. Tant pis, t'es sûr d'être dans ton droit. T'as eu raison de vouloir lui taper dessus, personne ne pourra t'enlever cette idée de la tête. Il le mérite, et un jour tu lui fera tomber toutes ses dents. Tu lui emboîtes le pas lorsqu'il entre dans le bureau, refermant soigneusement la porte derrière toi, avant de t'avancer dans la pièce et lâcher d'un ton résigné :

- Bonjour, Miss.

Tu t'assois alors sur le second fauteuil en face du bureau, l'air sombre. T'es visiblement pas du tout ouvert à un quelconque dialogue. T'es juste là parce que t'as pas le choix, et tu vas attendre que ça se termine en te contentant de rester le plus poli et respectueux possible face à la Professeur.

- I'm coming for something they said I couldn't have. -
- Azalice is coming from Wonderland, beware ! -

Bureau - En montant l'escalier...

Convoquer des élèves n’était pas du tout l’activité favorite d’Amy Holloway. Elle avait franchement autre chose à faire, surtout en cette période où il lui restait beaucoup de travail, notamment la préparation des examens de fin d’année. Et pourtant aujourd’hui, la professeure de Défense contre les Forces du Mal avait du convoquer deux élèves qui se livraient une guerre farouche, dans les couloirs comme pendant les cours. Cela devenait un sérieux problème, alors elle n’avait pas eu le choix.

Deux fauteuils avaient été placés devant le bureau de la professeure, et la panière de chocogrenouilles était posée, comme à son habitude, sur le bord le plus près des deux fauteuils. Cette fois, les élèves ne méritaient absolument pas ces chocogrenouilles mais soit, Amy les avait laissées. De toute façon, il n’en restait que trois. Lorsque des petits coups retentirent à la porte, la directrice de Serdaigle souffla et invita à entrer. Étonnamment, les deux Serdaigle étaient entrés ensemble. Même attitude désinvolte et même mouvement pour s’asseoir sur les fauteuils. La rousse avait à peine entendu leur « bonjour », ce qui l’agaça encore plus.

« Bonjour, elle appuya bien sur le mot, à vous également. Ce n’est pas parce que vous n’avez pas envie d’être là que votre attitude doit être aussi détestable. Tenez vous droit, s'il vous plait. Est-ce que vous savez pourquoi vous êtes là ? »

Mh, est-ce que Amy avait vraiment envie d’attendre une réponse aussi banale que « non » ? Absolument pas. Avant même que ses deux élèves aient pu ouvrir la bouche pour répondre, elle répliqua aussi sec.

« Non. La question que je vais plutôt vous poser c’est : vous vous croyez où ? Dans une cour de récréation en maternelle moldue ? En presque 4 ans que je suis ici, je n’ai jamais vu un comportement pareil ».

Elle sentait que soit Blaze, soit Azaël n’allait pas tarder à répondre pour tenter de se défendre, mais la professeure de DCFM les prit de court.

« Je n’ai pas fini. Franchement, vous me faites honte. Entre les bagarres dans le couloir, le lancer de manuel et autres joyeusetés, vous pensez pas que vous en avez assez fait ? » 

Co-fondatrice du club "notre supérieure est tyrannique mais on reste parce qu'on est maso"
Bisous de Miss Copier/Coller :D
t ki ?

Bureau - En montant l'escalier...

Assis dans l'un des fauteuils, Blaze venait d'apercevoir la panière contenant quelques Chocogrenouilles. Il hésita à demander à la professeure s'il pouvait en manger une, mais le discours froid et sec qu'elle leur servit le dissuada d'essayer. Le garçon gardait la tête baissée, accusant le coup. Assurément, miss Holloway était au moins aussi effrayante que Violet Rosenberg lorsqu'elle n'était pas contente. Il redressa mollement son dos en réponse à l'injonction de la professeure, mais conserva les yeux baissés. Tout ceci était de la faute d'Azaël Liderick. Si ce gros naze n'était pas aussi arrogant, Blaze n'aurait pas autant envie de le frapper au quotidien. Et s'il faisait des choses méchantes, c'était juste parce que l'autre le faisait aussi. Pour le reste ; les autres bagarres et petits accrocs qui ne concernaient pas Liderick, il fallait bien comprendre que le petit Blaze était un garçon malheureux qui avait bien du mal à gérer ses sautes d'humeur, les hormones qui commençaient à le titiller et le manque de ses parents qui n'étaient pas là pour lui lire des histoires le soir.

Enfin, était-ce quelque chose que miss Holloway pouvait comprendre ? L'enfance était certainement un souvenir immensément lointain pour cette femme d'âge mur. Se souvenait-elle d'avoir été jeune et bête, un jour ? 

« Professeure... » commença Blaze en levant un regard hésitant vers elle. « J'comprends que vous soyez pas contente parce qu'on est pas toujours gentils mais euh... Moi si parfois je tape Liderick, c'est parce qu'il est aussi bête que ses pieds et qu'il a la grosse tête. D'ailleurs une fois il a frappé une fille, madame. Et aussi, il fait plein de trucs méchants ; il a fait pipi dans mon gel douche, il a tué des insectes qu'il a mis dans mon lit et plein d'autres trucs. Alors moi forcément ben je rends la pareille. A votre place, à ce gars-là (il pointa son camarade), je donnerai une punition groooosse comme çaaa ! » fit-il en écartant largement les bras pour illustrer la taille de la punition méritée par l'autre Serdaigle. 

Et Blaze, n'était-il pas en tort ? Quand le garçon criait à l'injustice, chez lui, sa maman lui disait toujours de se remettre en question. Mais à cet instant précis, le petit sorcier avait tellement peur d'être viré de l'école que tout son être lui criait de rejeter la faute sur l'autre pour se protéger. 

Première année RP.
Tallaze et Blally le couple naze en carton

Bureau - En montant l'escalier...

Assis sur le fauteuil, mains sur les genoux, tu te contentes d'attendre de voir ce que Miss Holloway a à vous dire. Et autant dire qu'elle ne se fait pas franchement attendre. Elle commence directement en parlant de votre attitude détestable. Tu ne vois pas en quoi, t'es déjà assis droit. T'es toujours assis droit de toute manière, tout comme t'as toujours un uniforme absolument impeccable. C'est comme ça que t'as été élevé, en montrant une image parfaite, et peu importe ce qu'elle cache. T'as bien compris que c'était important pour tout le monde, alors tu mets un point d'honneur à être irréprochable. Du moins en apparence. Pas comme Blaze le Pouilleux qui ressemble à rien.

Elle n'a pas l'air très contente, Miss Holloway. Elle n'a pas son sourire habituel et son air sympathique des cours, elle a juste l'air en colère. Tu détestes ça. Parce que tu détestes les leçons de morale, encore plus lorsque t'es persuadé de ne pas les avoir méritées. Tu ne la quittes pas du regard, soutenant son air furibond sans ciller. Tu te contentes de crisper les mâchoires, l'air de plus en plus renfermé. Elle parle d'une cours de récréation de maternelle, et t'as pas la moindre idée de ce que ça veut dire. Elle pourrait peut être utiliser des termes que tout le monde comprend, parce qu'à ce rythme-là elle va vite te perdre. Elle fait alors la liste de vos méfaits. Enfin, surtout ceux de Blaze, parce que toi, à part les bagarres, tu fais rien de mal. Tu veux juste qu'on te foute la paix.

Et alors qu'elle s'arrête de parler, tu restes bloqué sur le fait qu'elle ait honte de vous. Si le reste de ses propos t'es clairement passé au-dessus de la tête, celui-là, t'as du mal à l'encaisser. T'as toujours voulu que tes professeurs soient fiers de toi, c'est même pour ça que tu travailles si bien, pour qu'ils puissent le voir, et te donner de bonnes notes, pour que tu puisses prouver à tes parents que, toi aussi, tu peux faire les choses bien, comme Stolas. Mais là... T'as l'impression que c'est fichu. Et tandis que tu retournes ses propos dans ta tête, Blaze lui décide de plaider sa cause. Sauf qu'il le fait en t'enfonçant et en balançant tout ce que t'as pu faire depuis le début de l'année. Il fait comme lors de votre première rencontre, il se victimise. Blaze Rosenberg le Lâche. Il porte bien son surnom celui-là.

Sauf que t'as pas envie de nier. La seule chose que t'as pas fait dans la liste, c'est de faire pipi dans son gel douche. Et les insectes, c'est lui qui les a tué, pas toi. Mais tu sais que ça ne changera rien. Rien du tout, il a parlé en premier, il a fait son petit numéro de lèche-bottes. Tu sais que ça fonctionne, suffit de voir qu'il a plein de copains et qu'il est apprécié. Celui qui est toujours tout seul parce qu'il est méchant, c'est bien toi. Alors tu gardes le silence, tu le laisses finir alors qu'il annonce que tu mérites une énorme punition. T'as juste envie de lui faire bouffer ses dents. Mais tu n'as pas l'intention de rentrer dans son jeu. Toi, tu balances pas les autres, aussi détestables soient-ils. Tu règles tes problèmes tout seul, et cette convocation ne va rien y changer. Tu te contenteras de lui casser la figure ce soir dans le dortoir.

De toute manière, dans ta tête, cette histoire est déjà finie. Tu vas te prendre une punition et Blaze va être pris en pitié. Tant pis, t'es plus franchement à ça près, tant que tes parents ne sont pas au courant tout va bien. Mais t'as l'impression que ton silence complet n'est pas vraiment ce qui est attendu. Or, tu n'as pas envie de mentir comme Blaze. Ni même de jouer la comédie. Alors tu te contentes de planter tes émeraudes dans les yeux de la Professeur.

- Je suis désolé, Miss.

T'es sincère. T'es juste pas désolé de te battre avec Blaze. T'es désolé de lui avoir fait honte, parce que ce n'était pas du tout ton intention. Et tes lèvres se scellent à nouveau tandis que ton regard se perd vers la fenêtre du bureau. T'aimerais bien être dehors.

- I'm coming for something they said I couldn't have. -
- Azalice is coming from Wonderland, beware ! -

Bureau - En montant l'escalier...

En fait c’était simple : Amy n’avait pas non plus envie d’entendre une justification prise au pif pour tenter de se dédouaner. Alors lorsque Blaze se lança dans une tirade qui expliquait pourquoi il faisait ça et ce que l’autre Serdaigle avait fait en échange, la professeure de Défense contre les Forces du Mal se contenta de souffler. Azaël se contenta, lui, de répondre un petit « Je suis désolé », qui fit se radoucir Amy. Légèrement, hein, il ne fallait pas exagérer.

« Monsieur Rosenberg. Le problème avec vous, c’est que vous n’êtes pas en conflit qu’AVEC Monsieur Liderick. Je vous rappelle que vous avez déjà été puni pour l'incident avec Leonard, peut-être n'était-ce pas suffisant ? Elle se pencha en avant afin de bien le regarder dans les yeux. Nous sommes dans une école, et vous n’avez pas tous les droits. Lorsque vous vous faites reprendre, vous n’avez pas d’autre choix que d’accepter la réprimande ou la punition. Vous n’êtes pas le roi, j’espère que je me suis bien fait comprendre ».

La Directrice de Serdaigle reporta son regard sur le jeune Liderick qui fixait la fenêtre comme s’il n’avait qu’une envie, celle de s’enfuir dehors. Désolée mon ptit pote, ce ne sera pas encore pour tout de suite.

« Monsieur Liderick. J’ose espérer que cette histoire de pipi dans le gel douche était la pire chose que vous ayez pu faire. C’est franchement répugnant, et rendre la pareille est tout aussi dégoûtant, Monsieur Rosenberg. Pour la peine, chacun d’entre vous achètera avec ses petits sous un coffret de bain à offrir à l’autre. Le premier qui met du pipi ou autre chose dedans avant de l’offrir sera mis en retenue tous les soirs de la semaine, dimanches et vacances inclus, jusqu’à la fin de l’année. Et je vérifierai ».

Le visage d’Amy se fendit d’un sourire, non pas à l’intention des deux garnements en face mais d’un sourire satisfait à l’idée qu’elle venait de formuler. Mer-vei-lleux. Mais dommage pour eux, elle n’avait pas fini.

« Vous vous en doutez bien, je ne peux pas ne pas vous punir pour l’accumulation de tout ce que vous avez fait. Vous serez donc en retenue deux soirs de suite, mais pas en même temps. Quelque chose à ajouter avant que je vous explique ce que vous ferez ? »

Co-fondatrice du club "notre supérieure est tyrannique mais on reste parce qu'on est maso"
Bisous de Miss Copier/Coller :D
t ki ?

Bureau - En montant l'escalier...

Pourquoi Liderick ne se défendait-il pas ? N'était-il pas censé établir la liste de toutes les crasses que lui avait faites Blaze ? Pourtant, il y avait beaucoup à dire. Le petit Serdaigle redoublait toujours d'imagination et d'ingéniosité pour inventer de nouvelles bêtises, surtout lorsqu'elles concernaient Liderick. C'était peut-être cette certaine forme de créativité qui avait poussé le Choixpeau magique à l'envoyer dans la maison Serdaigle. L'attitude de Liderick était incompréhensible. Blaze en était presque gêné. Ou alors, il était juste bête, ce qui était bien possible. Ouais, il avait une bonne tête d'idiot. Pas de doute, c'était ça.

S'il y en avait une qui n'avait pas une tête d'idiote, c'était bien miss Holloway. Non, la professeure rousse avait plutôt la tête de quelqu'un qui est très en colère. Blaze se demanda un instant si elle allait devenir aussi rouge que ses cheveux et inconsciemment, il laissa échapper un sourire qui pouvait paraître insolent. Il écarquilla les yeux comme un parfait imbécile pris sur le fait lorsqu'elle lui remémora ses petits soucis avec Chatterton. C'était même pas drôle d'avoir été puni pour ça alors que le préfet avait esquivé le bouquin. Ce n'était pas comme s'il se l'était vraiment pris en pleine face. Et c'était plutôt Blaze qui en avait pâti, car le lancer avait abîmé son manuel. Pfpfpfpf. Réprimande. Punition ? Le petit garçon fit une moue boudeuse et baissa les yeux. C'était injuste de parler punition alors que s'il était ainsi, c'était juste à cause de Liderick qui n'était pas gentil. Et de Kernac'h aussi, juste parce qu'il existait et qu'il traînait trop avec Solal. C'était aussi la faute de Herschel et d'Eliott qui ne pensaient pas à le gronder quand il se bagarrait ou quand il faisait des bêtises. Solal, Oskar et Amory étaient aussi en tort car ils ne s'occupaient pas de lui. Et enfin, c'était aussi la faute des professeurs parce que c'était un défaut de surveillance de le laisser tout seul comme ça, livré à lui-même.

Bref. C'était stupide de croire que c'était de la faute de Blaze. De toute façon, tout n'était qu'injustice. Personne ne s'occupait de lui et après, les autres s'étonnaient quand il cherchait à attirer l'attention sur sa personne et qu'il piquait des colères ou tapait les autres. Blaze était un incompris. Quelle injustice, quel coup du destin, quelle infortune ! 

Un coffret de bain. Deux soirs de retenue. Le petit Serdaigle frissonna. C'était trop pas juste du tout. De toute façon, il s'en fichait. C'était décidé : il achèterait ce fichu coffret de bain dès qu'il pourrait, et il prendrait les produits les moins chers qu'il trouverait. Ouais, ça c'était une idée pas trop mauvaise. L'autre, avec son dos droit et ses manières de gosse de riche, il avait probablement des goûts de luxe. Mieux : il avait peut-être la peau hypersensible. Il allait avoir un vieux truc premier prix bourré de produits cancérigènes et peut-être même qu'il y aurait de l'huile de palme dedans. Comme ça, avec un peu de chance, il tomberait peut-être malade. Blaze lui s'en fichait un peu, sa peau n'était pas sensible et il était habitué à sentir mauvais. Et bim !

Enfin, il avait quand même envie de pleurer, parce qu'il ne méritait pas tout ça. D'habitude, il aimait bien être le centre de l'attention mais là il avait juste envie de se terrer dans un coin. C'était injuste d'avoir deux soirs de retenue. Il lança un regard noir à Liderick. 

« Tout n'est qu'injustice dans ce monde... » bredouilla-t-il d'une voix légèrement tremblante en cachant sa tête dans ses mains. Il secoua la tête tout en retenant ses sanglots. Renifla un peu et essuya sa morve sur sa manche. Il ne pleurait presque pas.

Première année RP.
Tallaze et Blally le couple naze en carton
  Retour   Répondre