Histoire de la magie

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Le Quiproquo  PV E.C 

Rosalys avait fini les cours un peu plus tôt en cette belle journée de Jeudi 4 Mai. En effet, son professeur de potions était absent. La blondinette avait donc décider de s'entrainer pour ses sortilèges dans le parc et s'était assise en tailleur non loin du saule cogneur. Aussitôt, elle s'était mise à se frotter les yeux et à éternuer en prenant ses divers livres dans sa sacoche. Le printemps prenait place, cela se sentait. Partout, le pollen voletait et, comme un traitre, il se posait sur les iris vertes de la jeune Serdaigle. La fillette était en effet allergique à ces petits grains qui, chaque printemps, lui pourrissait la vie. Pourtant, Rosalys trouvait que cette saison était la plus belle de toutes. Les fleurs, le début des papillons, le bourdonnement paisible des abeilles... Tout l'enchantait. C'est certainement pour cela que, malgré le pollen, la blondinette ne ratait jamais une occasion d'aller dans le somptueux parc de Poudlard.
La Serdaigle travailla une bonne heure, le dos au soleil, savourant la chaleur qui régnait dans son corps. Lorsque l'heure où elle aurait dû sortir de cours sonna, la fillette partit tranquillement, ses livres à la main, vers le château pour aller vers sa belle salle commune. Elle pénétra dans le Hall, où elle renfila son gilet à cause du contraste existant entre la température du dedans et du dehors, et commença à monter les escaliers. Elle arriva bien vite devant sa salle commune mais, n'ayant pas envie de rentrer tout de suite, elle prolongea un peu plus son trajet vers la dernière salle du couloir. En lettres capitales dorées s'étalait le mot "Histoire de la magie". Alors qu'elle allait faire demi-tour, un élève sortit rapidement de la salle et bouscula la bleu et bronze. Le mystérieux élève avait fait tomber le parchemin qu'il tenait dans ses mains lors de l'impact tandis que Rosalys avait su garder dans ses bras ses nombreux livres. La Serdaigle se pencha pour ramasser le papier tombé au sol et eut la surprise de découvrir un Désolant annoté sur la copie. Lorsqu'elle releva la tête pour voir la personne qui l'avait bousculée, la blondinette se rendit compte qu'elle la connaissait très bien. En face d'elle se trouvait le capitaine des frelons, Echoe Caterwool.

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Love story turns easily into a tragedy - James et Rosalys
Adieu mes amis <3

Le Quiproquo  PV E.C 

Echoe avait profité du cours d'Histoire de la Magie pour répondre à la lettre de ses parents. C'était la première lettre qu'elle reçevait d'eux depuis le début de l'année. La deuxième depuis qu'elle était rentrée à Poudlard en Septembre. La première lui avait annoncé qu'elle n'était pas invitée à rentrer chez eux pour les fêtes de Noël, puisqu'ils allaient, avec Athena, visiter son école en Amérique et qu'elle pouvait profiter de ce congé pour se remettre à niveau dans ses différentes classes. Le coup avait été douloureux, comment aurait-il pu en être autrement ?

Mais avec le temps, le Quidditch, Ambre et ses cours, elle avait pu oublier son conflit familial. Elle ne s'attendait plus à reçevoir de leurs nouvelles. Athena lui avait tout de même envoyé un parchemin rosé fin Janvier lui annonçant que c'était officiel, qu'elle avait été acceptée à l'école magique de Julliard en tant que pianiste. Elle lui avait répondu, évidemment. Malgré la jalousie qui pouvait exister entre les deux soeurs, Athena restait sa petite soeur adorée et elle était fière d'elle. Elle le lui avait dit et avait eu l'espoir de recevoir d'autres parchemins. Mais ce fut le seul. Personne de sa famille, du moins, elle l'espérait, n'était au courant de sa relation un peu plus qu'amicale avec Ambre. Elle aurait voulu partager cette nouvelle avec Athena, mais elle n'en était pas capable.

La seconde lettre possédait un contenu tout aussi déprimant que la première. Elle n'était pas stupide, elle pensait bien que c'était une possibilité. Surtout après l'attentat qui avait détrôné le Ministère. Le climat actuel n'était pas reposant. Mais elle n'arrivait pas à y croire. Au fur et à mesure qu'elle lisait les pattes de mouche de sa mère, la colère et la rage montaient en elle. Comment osaient-ils ? Pour qui se prenaient-ils pour s'imposer ainsi à elle, sans lui demander son avis ? Bien sûr, elle n'avait que treize ans, mais tout de même. Comment était-il possible qu'ils soient en mesure de prendre de telles décisions alors qu'ils ne jouaient presque plus leurs rôles de parents. Mais apparemment il était trop tard pour les faire changer d'avis. "La Direction a été prévenue", "Nous espérons que tu continueras à t'appliquer dans tes études","tu pourras ainsi intégrer une bonne école à ton tour". Elle rigola presque en lisant ces mots. Mais les larmes et la tristesse remplaçèrent doucement sa colère. Sa mère n'avait pas signé "Nous t'embrassons, et nous avons hâte de te revoir" ou ce genre de salutations affectives, et ça lui fendait le coeur. Pourquoi ses parents ne pouvaient-ils pas l'aimer ? Ou lui souhaiter qu'elle soit heureuse ? Pourquoi est-ce qu'elle n'arrivait pas à s'entendre avec eux ? Elle avait rangé la lettre au fond de son sac et avait quitté la Grande Salle sans toucher à son petit déjeuner.

Elle avait eu des difficultés à se concentrer dans les jours qui suivaient. Elle avait besoin de répondre à ses parents. De leur dire ce qu'elle pensait réellement d'eux, de leur façon d'être. Elle se rappelait des paroles d'Elly et comment ils n'avaient pas le droit de la traiter ainsi et elle avait envie de leur dire. Seulement, elle voulait le faire de façon magistrale. Alors il lui fallait quelque jour pour se calmer un peu et être plus raisonnable.
Elle avait écrit des morceaux de sa lettre un peu partout, sur son parchemin de Sortilège, dans son livre de Défense, sur une serviette en papier qu'elle avait trouvé. Elle s'était renseignée pour argumenter sa lettre. Par Merlin, il n'allait pas l'abattre si facilement. Elle était tenace. Elle se devait d'être tenace. Elle n'arrivait pas à imaginer l'autre possibilité.
Et cinq jours plus tard, elle avait enfin fini son brouillon, ou plutôt, elle avait assemblé son puzzle. Sur sa table, au dernier rang de la salle d'Histoire de la Magie, Echoe avait éparpillé tous les morceaux sur lesquels elle avait écrit et elle recopiait tout ça au propre. Elle faisait quand même attention au professeur Heltowni mais elle semblait bien cachée malgré ses cheveux roses. Elle avait posé son point final juste une dizaine de minutes avant la fin du cours, mais elle ne se sentait pas mieux pour autant. Elle avait toujours en elle ce point douloureux rempli de colère et de haine. Elle avait besoin de retrouver le terrain de Quidditch pour en venir à bout. Mais d'abord, elle allait poster sa lettre avant que le courage ne lui fasse faux bond.

Elle ramassa tous ses bouts de feuilles quand une autre vint s'ajouter à la pile. D'un regard confus, elle leva la tête pour remarquer que plusieurs parchemins volaient en direction de leurs propriétaires. C'était le retour de leurs devoirs. Echoe attrapa sa feuille et jeta un rapide coup d'oeil. "Désolant". Elle fixa la lettre rouge pendant quelques secondes. En effet, c'était désolant. Mais elle ne s'attendait pas à grand chose après tout. Elle avait passé tout son temps dans ses recherches personnelles. Et puis, elle n'aimait pas l'Histoire de la Magie. Elle savait qu'elle aurait pu faire mieux, ou plutôt qu'elle aurait pu obtenir son habituel Effort Exceptionnel si elle s'était appliquée comme elle en avait coutume. Tant pis, elle se rattrapera plus tard, elle pensa. Ou peut-être pas. Une idée germa en elle. Elle n'était certainement pas brillante, mais à 90% efficace. Elle attrapa ses papiers dans ses bras et quitta la salle, tout en essayant de les fourer dans son sac. Sur son passage, evidemment, il y avait quelqu'un et évidemment, il fallut qu'Echoe la bouscule.


- Quelle idée de rester devant une porte, aussi ! Elle s'exclama plutôt pour elle-même.

Et comme un malheur n'arrivait jamais seul, une de ses feuilles s'échappa de son emprise et c'était évidemment celui dont elle ne pouvait pas être fière. Avant qu'Echoe ne puisse se jeter dessus, quelqu'un le ramassa. Ce quelqu'un était la gardienne des Eclairs de Serdaigle. Elle se rappelait bien de la blonde qu'elle avait vu traîner avec le préfet de Poufsouffle. Rosaline, ou quelque chose comme ça, elle pensa.
Elle rangea les autres papiers dans son sac, et s'approcha de la Serdaigle.

- Pardon, mais ça c'est à moi. Elle déclara platoniquement mais avec ce ton légèrement agressif qui était caractéristique chez Echoe.

Elle arracha son stupide parchemin des mains de la gardienne et l'enfonça au fond de son sac, sans ménagement. Elle allait se détourner pour reprendre la route de la volière, mais quelque chose l'en empêcha.

- C'est quoi ton prénom déjà? Echoe demanda, en fronçant les sourcils.

› Capitaine de l'équipe des Frelons - Poursuiveuse.
› Elève du mois de Juillet 2016.
Le souffle des Poufsouffle, jamais ne s'étouffe !
Couleur : #FFF060

Le Quiproquo  PV E.C 

La jolie capitaine des frelons semblait quelque peu sur les nerfs et elle agissait comme quelqu'un de stressé ou de légèrement maniaque. En effet, même si les feuilles de son sac n'en dépassaient pas, elle continuait d'appuyer dessus pour les y fourrer un peu plus. Rosalys, quant à elle, tenait toujours entre ses mains le "désolant" de sa camarade et allait lui rendre quand Echoe s'approcha d'elle et qu'elle lui arracha pratiquement le manuscrit des mains. La Serdaigle n'y fit pas attention, elle savait qu'on pouvait être de mauvaise humeur après une mauvais note. La Poufsouffle en rajouta cependant en disant sur un ton quelque peu agressif.

"Pardon, mais ça c'est à moi."

Encore une fois, la Serdaigle ne releva pas et vit la pauvre feuille rejoindre ses consoeurs et être, comme les autres, écrasée par la main d'Echoe. La bleue et bronze se contentait de regarder sa camarade aux cheveux roses et ressentit de la compassion pour cette dernière. Avoir un beau carton tel que le "désolant" et être de mauvaise humeur, cela arrivait à tout le monde, pourtant, personne n'aimait que cela lui arrive. La fillette fit un piètre sourire comme pour encourager cette capitaine qu'elle admirait et vit celle-ci commencer à se détourner. Rosalys allait elle aussi tourner les talons lorsque la jaune se retourna brusquement vers elle et demanda en fronçant les sourcils.

"C'est quoi ton prénom déjà ?"

Rosalys sourit gentiment devant la question de sa camarade. Discuter pourrait peut-être faire oublier sa note en HdlM à Echoe et ainsi ramener le sourire de la jeune fille. Après tout, la Serdaigle l'avait déjà vu sourire lors d'une victoire pour son équipe et elle trouvait que cela allait très bien à la jaune. La bleue et bronze répondit donc, toujours en souriant.

"Je m'appelle Rosalys. Mais tu peux m'appeler Rosa. Et toi, tu es Echoe. Le capitaine de la meilleure équipe de Poudlard."

La deuxième année fit de nouveau un grand sourire à sa camarade de Poufsouffle et reprit la parole après avoir rassemblé son souffle pour ce qu'elle allait dire.

"J'aime beaucoup ta façon de voler... Je n'ai jamais eu le temps de te le dire alors maintenant que tu es devant moi, j'en profite."

Encore une fois, Rosalys vint appuyer sa phrase d'un grand sourire. Elle pensait vraiment ce qu'elle disait et la petite avait hâte de revoir Echoe jouer. La fillette attendait maintenant la réponse, ou pas, de sa camarade aux cheveux roses.

Reducio
Désolée pour ce retard !

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La Serdaigle était toute sourire et cela agaçait éperdumment Echoe. Pourquoi existait-il des personnes qui souriait toujours ? Etait-ce pour rappeler aux autres ce qu'il leur manquait ? Cela ne faisait que renforcer l'antipathie que la jeune Poufsouffle pouvait ressentir pour sa camarade.

- Je m'appelle Rosalys. Mais tu peux m'appeler Rosa.

Non, elle ne l'appelerait pas Rosa. C'était un surnom, et on utilisait un surnom que lorsqu'on était ami.

- Et toi, tu es Echoe. Le capitaine de la meilleure équipe de Poudlard.

- Je connais mon prénom, merci, grommela Echoe.

Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle pouvait raconter à cette "Rosa", comment s'en défaire sans se montrer trop impolie. Elle n'avait pas le temps. Pas l'envie non plus de se faire de nouveaux amis. A quoi bon, si elle quittait Poudlard ?
Seulement la Serdaigle semblait avoir suffisamment de conversation pour l'entretenir.


- J'aime beaucoup ta façon de voler... Je n'ai jamais eu le temps de te le dire alors maintenant que tu es devant moi, j'en profite.

Et elle souriait encore. Malgré la mauvaise humeur qui alimentait Echoe, ça lui était quand même embêtant d'envoyer balader quelqu'un d'aussi joviale. Quoique ça la ferait redescendre sur Terre, elle pensa. Mais néanmoins elle s'efforça d'esquisser un faible sourire et de la remercier d'un signe de tête pour ses gentilles paroles.
Elle chercha un compliment à faire en retour, elle avait appris que c'était quelque chose qui se faisait. Elle aurait elle aussi pu complimenter sa façon de voler, mais Echoe n'avait aucun souvenir de son style. Elle se souvenait qu'elle n'avait arrêté aucun de ses tirs. Si bien qu'elle n'était pas capable de dire si elle était une bonne gardienne ou non. Elle devait probablement être acceptable. Mais elle se souvenait de quelque chose qui était un peu plus qu'acceptable.


- J'ai cru entendre dire que tu n'étais plus avec James ? C'est une bonne chose, qu'est ce qu'il peut-être embêtant !

Elle ne se souvenait plus où elle avait entendu ce ragot, seulement qu'elle l'avait entendu. Elle n'était pas une grande fan du préfet de sa Maison, elle ne savait pas exactement pourquoi mais quelque chose en lui l'embêtait si bien qu'elle n'arrivait pas à le supporter. Elle se souvenait de son intervention le matin après l'attaque au Ministère, de ses mots qui semblait si creux de la bouche d'un élève plus jeune qu'elle. Comment pouvait-il rallumer l'espoir qui semblait si profond dissimulé ? Ce n'était qu'un enfant, lui aussi ne comprenait pas tout. Même s'il était préfet, il n'était pas Merlin.

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Après son petit compliment, Echoe sourit elle aussi, d'un petit sourire certes, mais d'un sourire quand même et remercia la fillette d'un petit signe de tête. Pendant un temps, la capitaine des Frelons resta perdue dans ses pensées et Rosalys haussa quelque peu les épaules avant de soupirer légèrement. La Poufsouffle ne semblait du tout avoir envie de compagnie après sa mauvaise note. Bien sur, la bleue et bronze comprenait et respectait ce choix. Préférant donc laisser tranquille la fillette aux cheveux roses, la Serdaigle se préparait à tourner les talons en disant "au revoir" à la jaune quand soudain, cette dernière sortit de son mutisme et demanda avidement.

"J'ai cru entendre dire que tu n'étais plus avec James ? C'est une bonne chose, qu'est ce qu'il peut-être embêtant !"

Rosalys pencha la tête sur la coté, surprise. Echoe ne semblait pas du tout aimer son préfet et faisait ressortir l'amertume qu'il lui inspirait dès qu'elle parlait de lui. La fillette hocha doucement la tête pour la première question de sa camarade. C'est vrai, James et elle n'étaient plus ensemble. Perdue dans ses pensées, la Serdaigle porta sa main au pendentif qui enserrait son cou. Elle le caressa pensivement avant de s'en rendre compte. Elle le lâcha brusquement comme s'il l'avait brulé. Plusieurs fois, la blondinette avait essayé de s'en débarrasser en le jetant dans le lac. Pourtant, lorsqu'elle arquait son bras, la nostalgie la prenait à la gorge et Rosalys abaissait de nouveau son bras pour rattacher le pendentif autour de son cou. Secouant la tête pour enlever ces idées de sa tête, la gardienne des éclairs répondit à sa camarade jaune.

"Non, je ne suis plus avec lui. Il était beaucoup trop possessif... Et jaloux. Et oui... C'est surement une bonne chose. Tu ne l'aimes pas, n'est ce pas ?"

Rosalys avait demandé cela comme ça mais elle avait parfaitement senti les ondes plus que négatives qu'Echoe avait projeté en parlant de son préfet. La blondinette haussa des épaules. Ce n'était pas ses affaires. Avec tout cela, ces histoires, elle en avait perdu son beau sourire.

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