Histoire de la magie

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Quand le passé nous rattrape  PV 

Jamais de sa vie Holly Collins n'avait été confrontée à ce genre de situation. Ce qu'elle venait de subir laissait toujours quelques séquelles dans une vie... Il était clair qu'après ça, nombreux seraient les cauchemars à se battre pour pouvoir hanter ses nuits et ainsi martyriser son subconscient. Mais... Qu'avait-elle donc vu ? Là était probablement la question que vous vous poserez, voyons cela plus tard et venons-en au moment présent. La jeune professeur d'Histoire de la Magie courrait. Comportement assez étrange pour une professeur n'est-il pas ? Enfin, avec un peu de bon sens on pouvait facilement constater qu'elle ne courrait pas réellement, pire, elle fuyait. Quelques regards furtifs observaient quelques fois derrière son épaule, et à chaque fois qu'elle apercevait son pire cauchemar, elle tentait tant bien que mal de doubler son allure. Lorsqu'elle arriva à l'intersection d'un couloir, elle s'arrêta quelques secondes afin de reprendre son souffle.

À peine eut-elle pris une grande inspiration qu'elle était déjà repartie. Elle espérait regagner au plus vite son bureau, de là il ne la trouverait pas... Ou du moins elle l'espérait. Sa course folle fut interrompue à cause d'un léger élément perturbateur : quelque chose qui semblait être une adulte. Dans son élan, la jeune femme attrapa le bras de cette personne sans lui laisser le temps de réagir ni même de comprendre ce qu'il se passait, Holly n'avait pas le temps de lui expliquer ça maintenant... Elles devaient courir, jusqu'à ce qu'elles n'arrivent dans un lieu sûr.

À présent, elles n'étaient qu'à quelques mètres de la salle de cours d'Histoire, et à peine qu'elles eurent fini de courir que Holly déverrouilla la porte, entraîna la personne qui était avec elle à l'intérieur, referma la porte à clé avant de s'appuyer contre cette dernière, se frottant son visage à l'aide de ses deux mains. Quelques secondes passèrent avant que la jeune professeur ne remarque la situation assez embarrassante dans laquelle elle se trouvait.


« Que ce soit clair entre-nous : ceci n'est pas une tentative de kidnapping ! »

« Le courage c'est de comprendre sa propre vie... Le courage c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille... Le courage c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel. »
~ Vive les nouilles *-*
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Ancien sorcier  

Quand le passé nous rattrape  PV 

Eléa venait de finir le dernier cours de sa journée, bien qu'il ne soit pas tard du tout. Contente, elle se dit qu'elle allait pourvoir corriger des copies et, qu'avec un peu de chance, elle pourrait même finir la totalité des devoirs qui trônaient paisiblement sur son bureau de Métamorphose. Enfin, c'était ce qu'elle pensait. Mais la jeune femme avait oublié qu'elle en avait corrigé la veille au soir, dans son bureau de directrice de la maison Serdaigle. Elle entra donc dans son bureau, juxtaposé à sa salle de cours dédiée aux Métamorphoses, et constata, stupéfaite, que sa pile de devoirs ne se trouvait pas là. Elle réalisa alors qu'elle devait monter les escaliers capricieux jusqu'au sixième étage pour se rendre dans son autre bureau, juxtaposé au petit salon de la salle commune des érudits. Un petit soupir et la voilà partie.

Eléa marchait donc tranquillement vers les escaliers. Rien ne servait d'être pressée, elle disposait de tout le temps dont elle avait besoin. Peut-être même qu'elle aurait le temps de lire ! Quiconque connaissait un minimum Eléa May savait ce que cela représentait pour elle. Elle avait une réelle passion pour la littérature française et, selon elle, rien ne valait un bon livre et une bonne tasse de café ! Réjouie à l'hypothèse d'avoir enfin un peu de temps pour ces délicieux moments, la jeune femme pressa le pas. Plus vite elle commençait à corriger ses copies, plus vite elle aurait fini ! Mais c'était sans compter un élément totalement imprévu. Alors qu'elle était dans un couloir quelconque, changeant de direction pour changer d'escalier, elle entendit au loin quelqu'un courir. Elle se retourna, la mystérieuse personne l'attrapa au vol et la traina derrière elle. Eléa n'eut même pas le temps de voir son visage, mais elle aperçu de longs cheveux roux. Compte-tenu de la taille de la sorcière sans visage, elle n'eut pas de mal à reconnaître Miss Collins, la nouvelle professeur d'Histoire de la Magie. Essayant de se débattre, la bulgare ne parvenait pas à se dégager de la poigne de fer de sa collègue. Elles continuèrent de courir ainsi jusqu'à entrer précipitamment dans la salle de classe d'Histoire. Mais que diable lui arrivait-elle ? Eléa n'eut pas le temps de le demander que sa collègue prit tout de suite la parole.


« Que ce soit clair entre-nous : ceci n'est pas une tentative de kidnapping ! » s'exclama -telle.

Très honnêtement, Miss May était ravie de l'apprendre. Mais elle se posait quand même un certain nombre de question et, hésitante, elle finit par poser la plus évidente :


« Mais qu'est-ce qu'il vous prend ? » demanda t-elle sur le qui-vive.

Avait-elle une tête à pouvoir être trimballer ainsi sans raison apparente ? Car c'était déjà la deuxième fois en peu de temps qu'on lui faisait ce coup là, elle Eléa n'aimait pas tellement la plaisanterie.

Quand le passé nous rattrape  PV 

Holly observait la jeune qui se trouvait juste en face d'elle. Elle ne se souvenait plus très bien quelle était la matière qu'elle enseignait... Peut-être les Sortilèges ? Non, ça, c'était « Dame » Tourmaline. À procéder par élimination, c'était sûrement la professeur de Métamorphose. Oui, voilà, c'était ça. Il fallait dire que mis à part ça, la rouquine ne connaissait pas du tout la jeune femme. Les relations qu'elles entretenaient restaient purement et simplement professionnelles. Déjà, le simple fait de devoir manger tous les jours à la même table que ses collègues et également de devoir supporter toutes les réunions qui se faisaient en salle des professeurs, elle en avait assez. Elle n'avait pas besoin de connaître la vie de ces gens-là. Leur nom-prénom lui suffisait amplement... Quoi qu'encore fallait-il qu'elle s'en souvienne ! Le nom de cette femme présente dans son bureau n'avait sans doute pas dû l'intéresser plus que ça puisqu'elle ne s'en souvenait pas. Il était quelque part dans sa tête, mais où ? La jeune femme n'avait guère envie de chercher.

« Mais qu'est-ce qu'il vous prend ? »

Holly regarda de ses yeux perçants sa collègue hâtive de connaître la raison de ce faux kidnapping. En réalité, miss Collins n'avait pas réellement envie de lui donner la raison de tout ça, car cela dévoilerait une partie de sa vie qu'elle détestait plus que les autres parties. Cependant, elle n'avait pas vraiment le choix... Ou peut-être que si. La jeune femme n'allait lui raconter que l'essentiel... En espérant que la professeur de métamorphose ne pose pas de questions bêtes par la suite.

« À votre avis, qu'est-ce qu'il me prend ? Vous croyez que je vous ai entraîné avec moi pour le plaisir ? »

Commença-t-elle. Avec un peu de bon sens, toute personne aurait compris qu'il se passait quelque chose. Enfin, presque toutes les personnes. Holly roula des yeux, elle n'avait pas tellement envie de parler après ce qui venait de se passer. La jeune femme se dirigea vers son bureau. Après mûres réflexions, elle constata que la probabilité qu'une telle scène ait lieu était réduite à zéro pour-cent de chances. Ceci pour la simple et bonne raison que la chose qui l'avait pourchassé ne pouvait pas être à Poudlard. Cette mascarade devait être une farce faite par un élève qui avait besoin de s'amuser et faire flipper ses professeurs ! Holly commença à l'énerver. La jeune femme se trouvait dos à son « invitée » et ses mains étaient posées sur son bureau. Si elle parvenait à découvrir qui était cet élève, il était clair qu'il passerait un sale mauvais quart d'heure !

« Veuillez m'excuser, miss... ? Bref. Je viens de réfléchir à quelque chose et la seule explication rationnelle à ce qu'il vient de se produire, c'est qu'une personne a voulu me jouer un sale tour. Je n'aurais pas dû vous embarquer comme je l'ai fait. »

Cette professeur avait plutôt intérêt à les accepter ces excuses, c'était bien la première (et probablement la dernière aussi) fois qu'elle s'excusait devant quelqu'un. Après un court instant d'hésitation, la jeune femme prit de nouveau la parole.

« Dîtes, est-ce que vous l'avez vu ? … Je veux dire... la personne qui me suivait ? »

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Ancien sorcier  

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« À votre avis, qu'est-ce qu'il me prend ? Vous croyez que je vous ai entraîné avec moi pour le plaisir ? » répondit sa collègue.

Pour qui se prenait-elle ? Pensait-elle qu'Eléa avait demandé à être embarquée ainsi ? Bien sûr que non, elle avait bien d'autres chats à fouetter et des copies à corriger. Elle était certes désormais au bon étage, mais loin d'être dans la bonne pièce et elle ne souhaitait pas perdre plus de temps que nécessaire dans ce bureau qui n'était pas le sien. Sa collègue lui tourna soudainement le dos, appuyée sur son bureau. En y réfléchissant, elle n'avait même pas répondu à sa question. Soit cette femme était décidément impolie, soit elle était terrifiée. Dans les deux cas, cela ne lui permettait pas de traiter Eléa de la sorte.


« Veuillez m'excuser, miss... ? Bref. Je viens de réfléchir à quelque chose et la seule explication rationnelle à ce qu'il vient de se produire, c'est qu'une personne a voulu me jouer un sale tour. Je n'aurais pas dû vous embarquer comme je l'ai fait. »

Etait-ce une tentative d'excuses ? Très probablement. Eléa n'était vraiment pas contente, mais elle garda le silence en guise d'accord. Après tout, elle non plus n'était pas douée pour s'abaisser devant quiconque. Ce n'était pas dans son tempérament, et cela ne devait pas être dans celui de Miss Collins.

« Dîtes, est-ce que vous l'avez vu ? … Je veux dire... la personne qui me suivait ? » finit-elle par demander.

Hélas Eléa ne s'était pas tournée vers le bon côté, elle n'avait donc strictement rien vu. Il fallait bien dire ce qui était : la jeune femme n'avait pensé à rien d'autre qu'au bonheur d'avoir terminer les corrections en fin d'après-midi, début de soirée au plus tard. S'il y avait bien une chose qu'elle n'aimait pas, c'était le retard. Et le désordre. Bon d'accord, cela faisait deux choses. Il n'empêchait qu'en cet instant très étrange, Eléa pensait plus à ses copies qu'à la mystérieuse personne qui aurait apparemment terrorisé la pauvre professeur d'Histoire de la Magie.


« Miss May. Eléa May. Et non, je n'ai vu personne, je suis désolée. Maintenant excusez-moi, mais j'ai des copies à corriger et personne ne me traque dans le château, je vais donc prendre congé. » dit-elle enfin.

Sur ce, Eléa marcha vers la porte, posa sa main sur la clenche de la porte et s'apprêta à quitter les lieux.

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Holly attendait, qu'attendait-elle ? La réponse de sa collègue. À vrai dire, elle n'aurait pas été bien si cette femme l'aurait vu. Mais... Aurait vu qui ? Il était peut-être temps de répondre à cette question.
Les études étaient enfin terminés. Poudlard était à présent une parcelle de sa vie de sorcière qu'elle allait oublier. Holly Collins avait dix-sept ans maintenant. Elle était libre de faire ce qu'elle souhaitait, partir où elle le voulait sans que personne n'intervienne dans ses choix. À présent, finis les centres pour les enfants sans parents, elle allait vivre sa vie, et ce, dès maintenant !

Le monde de la magie ne l'intéressait plus. Holly voulait vivre une vie normale, une vie où elle n'aurait pas besoin d'une baguette magique pour vivre ni même de bouquins qui racontent comment la Magie est apparue, ou que sais-je encore. Elle ne voulait plus entendre parler de magie, tout ce qu'elle voulait à présent, c'était être une personne totalement banale, une personne comme les autres, pour une fois.

À ses débuts, il avait été difficile à la jeune Holly Collins de se faire une place dans la vie, autour de tous ces gens. Heureusement, elle y était tout de même parvenue. Dès lors qu'elle eut trouvé un endroit où loger et même un emploi, elle décida de mettre tout ce qui avait un quelconque rapport avec la magie dans un coffre. Dedans y reposait désormais baguette, livres, chaudron et toutes sortes d'autres outils qu'elle avait pu se servir dans sa vie.

Les années passaient et Holly devenait la personne qu'elle avait toujours voulu être : normale. Déjà, elle s'était faite quelques amis. Pas beaucoup, évidemment, mais quelques uns tout de même. Elle était triste de ne plus voir la jeune fille qu'elle avait pu rencontrer à Poudlard, elle se demandait parfois si elles allaient se revoir, un jour. Probablement, ou probablement pas.

Sa vie était parfaite à ses yeux, elle ne voyait pas ce qu'elle pouvait rêver de mieux. La jeune femme qui avait fêté ses 21 ans, avait rencontré un homme. Ce n'était pas le premier qu'elle fréquentait, mais celui-ci avait quelque chose de spécial. Elle ne savait pas quoi exactement, mais il était spécial.

Ils restèrent longtemps ensembles, très longtemps. Jusqu'à ses 27 ans en réalité. Holly fut totalement dévastée à leur séparation. Dès lors qu'elle comprit ce qu'il se passait, elle changea. Les amis qu'elle s'était fait étaient à présent ses ennemis. Elle préférait rester seule et n'en avait plus rien à faire de la population. C'était comme si elle était seule au monde. Le seul être qu'elle n'ait jamais autant aimé l'avait quitté comme une vieille chaussette. À partir de ce triste instant, elle se jura à elle-même que plus jamais elle n'aimerait, plus jamais elle ne ferait confiance, et plus jamais elle ne se soucierait de quelqu'un. Désormais c'était chacun pour sa pomme. Enfin, de toute façon dans la vie, ça avait toujours été chacun pour soi, il n'y avait pas tellement de changements de ce côté-là.

Après tout ça, Holly fut appelée par le directeur de Poudlard pour un poste de professeur. Elle qui avait subitement renié la Magie, ne s'empêcha pas de la faire entrer à nouveau dans sa vie. Après tout, il n'y avait que là-bas qu'elle se sentait bien. Même si elle n'aimait personne, le simple fait d'être dans ce château lui donnait un sentiment qu'elle ne pouvait pas expliquer. Poudlard était l'endroit qui l'apaisait, et ce, depuis toujours. Un retour aux sources ne pouvait que lui faire du bien.

La jeune professeur était absorbée par son passé, si bien qu'elle en oublia presque sa collègue qui s'apprêtait déjà à quitter les lieux.


« Miss May. Eléa May. Et non, je n'ai vu personne, je suis désolée. Maintenant excusez-moi, mais j'ai des copies à corriger et personne ne me traque dans le château, je vais donc prendre congé. »

Elle n'avait même pas écouté la fin de la phrase de cette miss May. À vrai dire, miss Collins restait clouée sur place, les yeux aussi gros que des soucoupes. Bonté divine, si elle s'attendait à ce que cette miss May SOIT cette miss May là ! Elle n'avait jamais prêté attention aux prénoms de ses collègues, finalement peut-être qu'elle aurait dû s'y intéresser un peu plus tôt ! D'autant plus que les femmes du nom de Eléa May ne courraient pas les rues, elle aurait dû s'en douter.

« Eléa... Eléa May ! Dit-elle d'une voix aussi forte que possible. Sa collègue était déjà partie, peut-être allait-elle se retourner... Je... je crois qu'on se connaît ? »

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Ancien sorcier  

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Eléa eut tout juste le temps d'ouvrir la porte que sa collègue l'interrompit oralement. Que pouvait-elle bien désirer de plus ? Elle ne pouvait pas l'aider.

« Eléa... Eléa May ! Je... je crois qu'on se connaît ? » cria t-elle.

Franchissant la porte elle s'arrêta net. Que voulait-elle dire par là ? Qu'elles s'étaient déjà rencontrées ? C'était évident que oui, puisqu'elles travaillaient toutes deux comme professeur à Poudlard. Elles s'étaient déjà croisées dans la Grande Salle, dans la salle des professeurs... Comme avec leurs autres collègues. Eléa ne voyait donc pas où Miss Collins voulait en venir.


« Et bien, nous travaillons ensemble depuis le début de cette année scolaire. » lui dit-elle simplement.

Elle allait se retourner pour partir quand elle eut une sorte d'absence. Ses muscles s'arrêtèrent net, sa vue se perdit dans le vague et elle ne prononça plus un mot. Elle comprenait. Ces cheveux flamboyants. Cette curieuse et lointaine gentillesse. Cette voix qui lui semblait à la fois familière et étrangère. Ce nom... Collins.. Si elle était la personne à laquelle elle pensait..
*Non, c'est impossible.* Mais ça l'était.

« Votre prénom est Holly ? » lui demanda t-elle, le coeur battant et les sourcils froncés exprimant tout le caractère énigmatique de la situation.

Eléa avait rencontré une Holly Collins aux cheveux rouges. Ce n'était donc probablement pas une coïncidence. Elle l'avait rencontré alors qu'elle était fraîchement arrivée de Bulgarie. Elle n'avait que onze ans et se parlait pas vraiment l'anglais, et encore moins prononcer les R sans les rouler. Les élèves – petits et grands – se moquaient alors sans cesse d'elle à cause de sa différence. Une jeune fille de deux ans son ainée l'avait défendue et l'avait aidé à s'exercer à la prononciation. Elle était devenue sa première amis à Poudlard, et grâce à elle Holly ne fut pas la dernière. Comment aurait-elle pu oublier cette personne qui l'avait tant aidé ? Comment avait-elle pu ne pas la reconnaître dès le premier coup d'oeil ? C'était insensé. Toute cette histoire de retrouvailles l'était. Eléa détestait les mathématiques – quelques choses qu'elle laissait volontiers aux moldus – mais elle doutait fort que la probabilité qu'elle et Holly se retrouvent des années plus tard en tant que collègue à l'école Poudlard devait être mince. Pourtant Eléa May était là. Et Holly Collins était là également. Preuve que les mathématiques, c'était ********.

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« Et bien, nous travaillons ensemble depuis le début de cette année scolaire. »

Lorsque les paroles sortirent de la bouche du professeur de Métamorphose, Holly ne pensait pas un seul instant qu'elle lui dirait ça. C'était pourtant logique qu'elles se connaissaient, dans le sens où elles étaient collègues, seulement la professeur d'Histoire de la Magie ne pensait pas particulièrement à cette façon-, de se connaître. Elle savait pertinemment qu'elle avait vécu quelque chose avec cette femme-là bien des années plus tôt, elle en était persuadée. Après, peut-être que ce n'était pas elle, peut-être qu'elle se trompait carrément sur le compte du professeur May et qu'elle n'était pas la personne que Holly pensait. Evidemment, la rouquine avait très envie que ce soit elle, après tout durant des années à Poudlard Eléa avait été sa plus proche amie, et même la seule amie qu'elle n'avait jamais eue.

« Votre prénom est Holly ? »

Un peu dégoûtée et laissant tous ses espoirs de côtés, Holly n'y crut pas lorsqu'elle entendit de nouveau Eléa parler. Elle qui avait pensé qu'elle l'aurait oublié ou que sais-je encore, elle était à présent soulagée et complètement heureuse. Cela faisait extrêmement longtemps qu'elles ne s'étaient pas parlé et l'historienne trouvait ça quand même légèrement bizarre qu'elles n'aient pas tilté dès le départ qu'elles se connaissaient depuis des années. Il fallait dire que de son côté, la jeune femme n'avait pas tant fait d'efforts pour se rapprocher de ses collègues, bien au contraire, elle avait tout fait pour les éviter. Si elle avait su... Enfin bref, le plus important maintenant était qu'elles s'e soient retrouvées... !

« Oui ! Je suis si heureuse de voir que c'est toi... Enfin, tu vois ce que je veux dire. »

Holly n'avait qu'une envie : lui sauter dans les bras. Bien sûr, elle était civilisée et elle n'était pas du genre à sauter sur les gens. Finalement, bien qu'elle soit complètement heureuse, elle se sentait un peu gênée de la situation. En était-il de même pour sa collègue ? Des tas de questions lui traversaient l'esprit en cet instant, et maintenant tout de suite, celle qui ne voulait guère la quitter était : est-ce qu'elles allaient revivre ensemble des moments extraordinaires, ou allaient-elles faire comme si elles ne se connaissaient pas ? Revoir une amie de longue date avec qui on n'avait pas échangé le moindre mot après avoir quitté Poudlard ne l'aidait absolument pas, et peut-être que la jeune femme qui se trouvait devant Holly ne l'avait pas accepté, ça. En fait, ce genre de moments n'étaient finalement pas les plus beaux, surtout en voyant comment les deux jeunes femmes s'étaient perdues de vue...
Reducio
Désolée pour cet énorme, énorme, énoooooooooorme, retard de malade ! :censored:

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Ancien sorcier  

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Eléa May regardait sa collègue – une jeune femme qu'elle pensait ne pas connaître – avec des yeux ronds. Ses yeux bleus grands ouverts, ses paupières clignaient sans qu'une seule respiration vienne troubler cette stupeur. Les mots précédemment prononcés par Holly semblaient résonner dans son esprit. Elle avait peine à croire ce qui était pourtant bien la vérité. La première amie que la jeune Eléa s'était faite en Ecosse était bien là, à quelques pas d'elle.

La jeune femme inspira profondément, lâcha la poignée de la porte et observa de bas en haut son amie d'enfance, la tête légèrement penchée sur le côté gauche. La jeune fille qu'elle avait connu avait bien changé. Ses cheveux étaient toujours aussi flamboyants, bien que beaucoup plus longs. Si ses souvenirs n'avaient pas été altérés par le temps, Holly avait les cheveux aux épaules lors de sa scolarité à Poudlard alors qu'ils lui arrivaient désormais au niveau des reins. Elle avait également beaucoup grandit, mais cela n'était pas si étonnant. De jeune fille, elle était passée à jeune femme sans que la bulgare ne puisse suivre ce changement de près ou de loin. Holly avait également un tic lorsque les sorcières étaient adolescentes : elle roulait ses yeux. Le faisait-elle toujours ?

Une quantité incroyable de questions venaient alors à l'esprit de la professeur de métamorphose. Qu'avait-elle fait après avoir obtenu ses ASPICs ? Où était-elle pendant toutes ses années ? Avait-elle rencontré quelqu'un ? Avait-elle formé une famille ? Et la question qui lui tenait le plus à cœur : désirait-elle reprendre là où les jeunes sorcières s'étaient arrêtées ? Eléa adressa un sourire mystérieux à Holly avant de prendre la parole.


« Y aurait-il du thé ? Je crois que nous avons beaucoup de temps à rattraper, si cela te dit. » dit-elle. Elle était passé naturellement du vouvoiement au tutoiement. Elle ne pouvait pas continuer à la traiter comme une étrangère alors qu'elle avait été l'une des personnes qui comptaient le plus pour elle lors de sa scolarité.

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Holly était stupéfaite, choquée, heureuse, déboussolée, et bien d'autres choses encore ! Lorsqu'elle eut prononcé ses dernières paroles, elle attendit de voir quelle serait la réaction de sa collègue et vieille amie. Comment allait-elle réagir ? Allait-elle être ravie de retrouver la personne avec qui elle avait tant partagé durant sa scolarité à Poudlard ? Ou au contraire allait-elle être déçue de la revoir pour la simple et bonne raison que la rouquine n'ait pas cherché à la contacter plus tôt... ? Holly avait peur, vraiment. Jusque-là, elle n'avait jamais vraiment pensé à ce qu'elle ferait si jamais elle se retrouvait en face-à-face avec Eléa, et maintenant qu'elle y était, elle se sentait comme paralysée. Que devait-elle faire ? Il était clair que rester plantée devant son bureau n'était absolument pas la meilleure des solutions, et pourtant, Holly ne parvenait pas à bouger, et ce, ne serait-ce que le petit doigt. Que lui arrivait-il, bon sang ?

L'historienne observait sa collègue, elle regardait ses expressions faciales afin de déterminer à quoi il fallait qu'elle s'attende... Qu'allait-elle donc lui dire ? Les yeux bleus du professeur de Métamorphose étaient, tous les deux, grands ouverts, ceux-ci montraient son étonnement. Bon, c'était un peu compréhensible, quand même. Quelques secondes passèrent avant qu'Eléa ne lâche la poignée de porte qu'elle tenait depuis qu'elle avait voulu quitter la pièce. Un soupir se fit entendre, signe qu'Holly allait s'en prendre plein la figure ? Peut-être. La jeune femme en face de la rouquine observa cette dernière avant de prononcer distinctement, un sourire qui se voulait mystérieux accroché aux lèvres :


« Y aurait-il du thé ? Je crois que nous avons beaucoup de temps à rattraper, si cela te dit. »

Un large sourire vint occuper les lèvres d'Holly. Elle hocha simplement la tête en guise de « Oui » et invita Eléa à s'asseoir. Elle était si heureuse, si heureuse de retrouver la seule personne en qui elle n'avait jamais autant fait confiance. Eléa était la seule personne que l’historienne appréciait vraiment, elle était la seule, l'unique.

D'un simple coup de baguette, son bureau fut débarrassé de toutes les copies et autres parchemins qui y traînaient pour y laisser place au plateau contenant la théière, les tasses, le sucre, le lait... Bref, tout ce qui leur serait nécessaire. Holly ne savait pas par où commencer, devait-elle lui parler de leur enfance ? De la période où elles ont commencer à ne plus se voir ? Elle n'en savait rien, et cela la perturbait légèrement. Holly restait muette, sa bouche était entre ouverte, mais aucun son ne sortait. Était-ce sa collègue qui la rendait ainsi ?


« Je pense que nous avons beaucoup de choses à nous dire mais... Je ne sais pas vraiment par où commencer ! Holly se tut quelques instants avant de reprendre. Tu as tellement changé, tu es devenue une vraie femme maintenant, je suis tellement heureuse de t'avoir retrouvée, Eléa.  »

Était-ce vraiment Holly qui parlait ? Sans aucun doute, oui. Eléa était la seule sur qui elle pouvait compter, et ce, depuis toujours aussi, la carapace qu'elle s'était forgée était laissée de côté lorsqu'elle était avec elle. Après tout, elle n'avait absolument rien à craindre de la professeur de Métamorphose.

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Aussitôt sa question posée, aussitôt le thé et tout ce qui pouvait l'accompagner étaient installés sur le bureau d'Holly. Cette dernière semblait ne pas savoir que dire. Peut-être Eléa avait-elle été trop familière ? Après tant de temps sans aucun contact, la bulgare aurait compris si cela mettait son amie d'enfance mal à l'aise. Mais apparemment il n'en fut rien.

« Je pense que nous avons beaucoup de choses à nous dire mais... Je ne sais pas vraiment par où commencer ! Tu as tellement changé, tu es devenue une vraie femme maintenant, je suis tellement heureuse de t'avoir retrouvée, Eléa. » dit-elle.

Flattée par ce compliment, Eléa réprima un léger rire pouvant s'apparenter à un soupir de joie. Elle s'installa sur la chaise faisant face au bureau de sa collègue et servit le thé dans deux tasses de porcelaine. En y réfléchissant, elle non plus ne savait pas vraiment par où commencer. Peut-être par les éléments les plus importants de sa vie ? Elles auraient tout le loisir de se révéler les détails de leur vie.


« Toi aussi tu as changé, mais je n'arrive pas à croire que je ne t'ai pas reconnue plus tôt. » commença Eléa.

Elle sirota un peu de son thé fumant et manqua de peu de se bruler le bout de la langue, mais cela lui était bien égal. La jeune femme était tellement contente de ces retrouvailles qu'elle se retrouvait plongée dans un état de béatitude mêlé à de l'excitation et de la curiosité – quoi que ce dernier trait faisait partie de son caractère de manière permanente. Elle reposa sa tasse sur le bureau et croisa ses mains sur ses genoux.


« J'imagine que beaucoup de choses se sont passées dans ta vie depuis la dernière fois où nous avons parlé. Pourrais-tu m'en faire un petit résumé, histoire que je comble mes lacunes te concernant ? » demanda Eléa.

La bulgare était avide de savoir ce qui avait pu se passer dans la vie de son amie et de voir à quel point elle avait pu changer. Car c'était bien connu le temps et les épreuves de la vie changeaient les gens aussi aisément et sûrement que le froid changeait l'eau en glace. Tant de questions se bousculaient dans la tête de la professeur, si bien qu'elle préféra stopper net ses pensées et se concentrer sur la réponse qui allait suivre et qu'elle attendait avec impatience. Eléa reprit sa tasse dans ses mains et la sirota sans quitter son interlocutrice des yeux.