Métamorphose

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Owen n'était pas un homme qui parlait dans le vent, et lorsqu'il disait quelque chose, il avait pour habitude de le faire, et ce quoiqu'il en coûte. Heureusement pour lui, les retenues qu'il avait gentiment attribuées à deux élèves de Gryffondor pour des raisons plus qu'évidentes n'allaient pas vraiment lui causer de problème. Il ne faisait qu'exercer son autorité, après tout. Et il était vrai que le comportement des deux jeunes demoiselles l'avait beaucoup agacé, en particulier celui d'une Gryffonne ... La chose que le professeur ne comprenait pas le moins du monde, c'était pourquoi un jeune garçon du nom de Duncan souhaitait prendre part à cette retenue. * Les gamins, je vous jurent * pensa Owen sur le chemin de son bureau, lieu de la retenue en question. Sans trop se soucier de cette journée de week-end (forcément, c'est plus amusant lorsque les retenues viennent ruiner les plans des élèves), Owen pensait déjà aux mines réjouies de ses élèves lorsqu'il allait leur dire de nettoyer toute la salle de cours, et ce, sans baguette quelconque.

Lorsqu'il fût arrivé, Owen se fit un plaisir de mettre un peu le souk dans sa salle, sans trop en faire non plus, bien entendu. Il se rendit tout de même compte que la salle était assez ..vétuste, et pour le moins poussiéreuse. * Autant allier l'utile, à l'agréable * songea-t-il. Une fois la salle prête pour accueillir les apprenti nettoyeurs, Owen s'installa à son bureau de professeur et attendit patiemment les élèves, qui ne devraient pas tarder à arriver. Errant dans ses pensées dans un premier temps, il repensait à sa jeunesse, lui qui avait été expulsé pour beaucoup plus grave que les simples propos des Gryffondors. Nostalgique, il se changea les idées en corrigeant quelques copies tout en surveillant l'heure qu'il était pour essayer de paraître le plus effroyable possible auprès des jeunes élèves qui allaient subir une après-midi bien mouvementé : Owen n'allait certainement pas leur rendre la tâche aisée. Aussi des devoirs supplémentaires leur seraient attribués à la fin de leur tâche, mais cela bien sûr, était une surprise.

Après quelques minutes d'attente, le professeur entendit quelques bruits de pas résonner depuis le couloir, et il espérait que c'était enfin ses élèves qui n'allaient pas tarder à arriver. Et en effet, il semblait qu'il ne s'était pas trompé, puisqu'il entendit quelques murmures peu rassurés depuis là où il se trouvait. Le professeur rangea donc ses copies, se leva de sa chaise et attendit donc les élèves punis avec le plus grand des calme, sans afficher la moindre émotion. Ceci étant, Owen jubilait : depuis l'obtention de son poste, il n'avait encore jamais pu exercer son autorité, il allait donc s'en donner à grande joie.

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Duncan poussa la porte du bureau de son directeur de maison en premier. Il affichait une mine réjouie, il allait en retenue ! Son plan avait fonctionné ! Bon, après il n'était pas vraiment pressé de faire le ménage, mais il avait acquit de l'expérience avant d'arriver à Poudlard, parce que TOUS les samedi matins sa mère, bien que son modèle(c'est une ancienne joueuse de quidditch professionnelle) lui faisait nettoyer la maison de fond en comble !
Mais il n'était pas seul à cette retenue, Yuzu et Charlie y étaient également conviées. C'est l'une des raisons qui l'on poussé à se porter volontaire pour cette retenue, de un il avait trouvé cela vraiment injuste la punition de Monsieur Flynch, alors il avait voulu être solidaire avec ses amies. De deux, il ne serait pas seul à cette retenue, il pourrait donc sortir à ses parents une histoire à dormir debout d'une punition collective, bien que ses parents ne lui diraient surement rien ... De trois ... Heu nan ... "Secret défense" ! Vous devrez vous contenter de la devise de mon grand-père: "chat qui pète, pète qui chat"! Mais revenons au moment présent. Il poussa donc la porte avec une mine réjouie, traversa la pièce avec son grand sourire habituel et se campa devant le bureau de son directeur de maison en attendant ses instructions ...

Détenteur de SEPT Magic Award.
A été parrain de cinq préfets.

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Yuzu avait reçu le hibou qui la convier a une retenue en présence de son professeur de métamorphose. La fillette se serait battue en début d'année pour avoir ce genre de retenue, mais celle ci depuis quelque temps n'était pas bien. Elle qui était de nature très tournée respect du règlement et respect des adulte avait dérivé vers un comportement antisocial et de rébellion. Son pays lui manquait, sa famille lui manquait et elle trouvait pas sa place dans ce choc de culture. Elle craquait et traversait même une petite phase dépressive. Elle avait prévue de s’échapper de Poudlard et elle comptait pas faire une retenue puis partir ensuite. Alors elle partirait aujourd'hui, au lieu de faire sa retenue comme elle le devait. Au pire si elle se faisait exclure elle gagnerait, elle serait partie de cet endroit et elle pourrait retrouver sa vie d'avant. Dieu, à quoi avait pensée sa mère en l’emmenant ici ? La japonaise fit donc sa valise et se mit en route. La malle qui dévalait l'escalier faisait un bruit terrible, chaque claquement des roulettes sur les marches résonnaient. La fillette savait qu'elle ne devrait surtout pas se faire attraper, au risque de faire bien plus qu'une simple retenue, mais elle en avait marre, elle était à bout et bien que son comportement était plus que limite, celui ci pouvait être jugé d'un appel au secours. La Japonaise ne se confiait jamais à personne même à sa soeur. Elle en avait sur le coeur et ne suportait plus les murs de ce château, alors oui elle s'apprêtait à fuger, ne se doutant pas une seconde de ce qui pouvait l'attendre en dehors de l'enceinte du château. Elle avait maintenant passer l'étage ou elle devait normalement se présenter pour faire sa retenue. Elle avait aucune idée de ce qu'il leur avait préparé mais une chose était sur ; elle serait loin d'ici quelques heure. Du moins en théorie.

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*Picasso 2017, Peeves 2017, Gryffondor et élève du mois de Janvier 2018*
Ma lumière divine vous aveuglera tous !

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Quittant l'infirmerie à l'instant même où l'orée du soir emplissait l'environnement par son manque d'éclat, Charlie titubait difficilement vers l'escalier qui la mènera à l'étage supérieur. Le bureau du Monsieur Flynch, Professeur de Métamorphose. Son retard évident n'améliorerait en rien les prémices de sa retenue. Monsieur Flynch va être furieux.

*Tant mieux !* railla sa conscience. Son amie Yuzu l'avait défendue devant toute la salle commune, la gryffone en était resté sans voix ; et quelle était la récompense qu'elle avait eue ? Une retenue pour sa tronche. Quelle injustice ! C'était maintenant au tour de Monsieur Flynch de subir une injustice en ne disposant pas de Charlie au moment propice. Douce vengeance. Pourtant, c'est bien Charlie qui allait avoir des problèmes et pas Monsieur Flynch, dans le monde des adultes, les enfants ont toujours tort, n'est-ce pas ?

Sa rage la rendait alerte et lucide. Chaque parcelle de son corps renvoyait un signal distinct jusqu'à son cerveau ; à chaque pas, le sifflement de l'air transformé par ses lobes d'oreilles bourdonnait dans ses tympans, elle ressentait aussi le tissu de son pantalon frappant son mollet à la mesure de ses enjambées. Hypersensibilité épidermique. Alors qu'elle marchait, sa main se posa sur le mur ; ses doigts glissaient délicatement, presque avec douceur sur ce grès ancestral. Brusquement, elle crispa sa main : abimant ses ongles qui crissaient sinistrement sur la surface solide.
La Rouge et Or se mit à réfléchir profondément, elle soupçonne — non, elle en était sûre — que la Directrice était la taupe du dortoir des filles. Évidemment ! C'est une femme et elle pouvait entendre tout ce qu'elles disaient. Un certain dégoût pour cette dame naissait dans le cœur de la gryffone, déjà que son avis était totalement neutre la concernant ; à présent, la Directrice dérivait sur le chemin de la déchéance sentimentale de Charlie. Son statut ne lui procurait pas tous les droits !


C'est injuste ! cria-t-elle de vive voix en ce jour de week-end et début de vacances, ce jour où pas une seule âme ne furetait dans le château pour écouter ce silence de mort qui régnait en Roi.

Arrivée en face du bureau de son professeur, Charlie jeta un coup d'œil circulaire à la porte. Elle ne l'avait jamais vue de si près. Ce bout de bois semblait prêt à s'écrouler au moindre éternuement déplacé, c'en était navrant. La gryffone ne titubait plus vraiment, elle boitait légèrement. Comme si elle était restée assise sur une chaise pendant un moins.

Nora.

Elle secoua la tête pour chasser cette pensée envahissante et toqua à la porte deux fois de suite, puis, après un bref instant, un troisième coup en guise d'apostrophe finale. Ancien réflexe de compositrice.
Dernière modification par Charlie Rengan le 7 septembre 2018, 19 h 09, modifié 3 fois.

Seigneur...
Élève du mois de Poufsouffle : Distinction du Mérite - Novembre 2016
« Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe ».

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Un élève ne tarda pas à arriver dans le bureau du jeune professeur, mais c'était l'élève qui n'était pas même censé être en retenue, et Owen se désespérait face à un tel comportement. Néanmoins, il fit signe au jeune Duncan, car tel était son prénom, de rentrer dans son bureau, pendant qu'Owen regardait l'heure à sa montre. * C'est bien, il est à l'heure, lui au moins * pensa Owen, en soupirant. Il indiqua une chaise à l'élève de sa maison pour qu'il puisse patienter, et ni l'un, ni l'autre ne dirent mots. Les minutes passèrent, et personne ne se montra, ce qui irrita quelques peu Owen, qui ne se cachait pas pour le montrer. Son poing serré sur le bureau, faisant tourner un stylo plume, démontrait vraiment l'exaspération qu'il pouvait ressentir. Eventuellement, après de longues minutes, une autre élève toqua à la porte, et Owen pria cette dernière d'entrer. Il s'agissait de Charlie Rengan, la principale concernée pour cette retenue. Le professeur lui indiqua à elle-aussi un siège, et ne le fit pas d'une façon très amicale : le retard n'était pas quelque chose qu'Owen appréciait. Ce dernier, exaspéré puisque la dernière de es élèves n'osait pas se montrer, se leva de son bureau, et commença sur un ton sec :

« Bien, il semblerait que votre camarade se soit perdu en chemin. Veuillez m'attendre ici un petit instant, je vous prie. »

Et sur ces mots, Owen franchit le seuil de la porte en la fermant magiquement derrière lui. * Ce ne sera pas long * pensa-t-il pour justifier sa séquestration d'élèves. Il arpenta le couloir de l'étage de son bureau et n'eût pas trop à chercher pour aperçevoir au loin l'élève en question : Yuzu Ame, valise à la main. Owen soupira au loin, et lança un Accio sur sa valise, qui se retrouva illico presto dans les mains du professeur. Ce dernier ne bougeait pas et sommait l'élève de venir, mais puisque cette dernière ne semblait pas vraiment encline à le faire, Owen soupira une nouvelle fois - un record pour cette journée - et s'approcha de l'élève tranquillement, comme pour souligner l'aspect tragique de la situation. Tragique pour les élèves, Owen lui, adorait pouvoir se servir de son autorité pour se faire entendre et comprendre. Une fois à proximité de l'élève normalement punie, le professeur ne releva même pas le fait qu'elle avait une valise à la main, et dit tout simplement :


« Vous êtes en retard, mademoiselle. J'espère que vous n'aviez rien de prévu, dit-il en souriant. Veuillez me suivre, maintenant, il ne faudrait plus faire attendre vos camarades. »


Par la suite, le professeur et son élève rejoignirent le bureau en question, et Owen ne s'inquiétait pas même de connaître l'état d'esprit de mademoiselle Ame. Ils pénétrèrent dans le bureau, et les deux autres élèves semblaient ravis de les retrouver. Owen indiqua à la dernière retardataire de prendre place également, et il rejoignit son bureau. D'un coup de baguette, il sortit d'un placard non loin des éponges, des balais, des sceaux et autres ustensiles utiles pour faire le ménage. Bien entendu, Owen faisait tout cela avec un sourire narquois au visage, un sourire qui ne pouvait qu'indiquer sa jubilation actuelle. Il tendit les ustensiles aux élèves, et lança, toujours sur ce même ton sec :


« Bien, maintenant que vous êtes tous présents, malgré un retard qui ne vous fera libérer que plus tard, je vous prierai de vous y mettre jeunes gens. Je veux que cette pièce soit propre, du sol au plafond, et n'utilisez pas vos baguettes, c'est bien compris ? »

Il récupéra donc les baguettes des trois élèves d'un geste de la sienne, et les déposa en évidence sur son bureau. Owen croisa les mains, posa les coudes sur son bureau, et toisait les élèves d'un regard de surveillant assez mécontent, attendant qu'ils se mettent au travail.

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La porte paraissait peut-être fragile, mais elle isolait efficacement le bureau de Monsieur Flynch. À moins que tout cela ne soit qu'une mascarade voilée de magie illusionniste. En tout cas, le faible son étouffé qui parvenu aux oreilles de Charlie était semblable à un bâillement sourd. Cette espèce de bruit qu'on entend lorsqu'une personne nous hèle au beau milieu d'une concentration intense ou sous l'eau. Une bonne isolation en somme.

La gryffone poussa la porte lentement, son regard tomba sur Duncan.
*J'l'avais oublié celui-là* songea-t-elle en constatant sa mine quelque peu déconfite, il n'avait plus ce même entrain habituel, cette même folie qu'elle trouvait irritante en salle commune ; l'ayant d'ailleurs menacé plusieurs fois de sa batte pour qu'il cesse. C'était prévisible, cette retenue allait se dérouler amèrement et avec discordance, pas comme une composition Brahms.
En parlant de goût amer, la Rouge et Or détourna son regard pour le poser sur son professeur. Il se tenait droit, sûrement pour essayer de changer l'appréciation de Charlie quant à son corps, et dégageait un air suffisant et autoritaire. Une certaine froideur dans ces yeux marron profond. Presque noir.
*Très foncés…* divagua l'esprit de la gryffone vers d'autres couleurs : un soupçon de jaune et d… Le geste de Monsieur Flynch était vif et catégorique, il pointait de la main une chaise à côté de Duncan. Ce garçon était bizarre pour Charlie, comparable à un mystère ; pas de ces mystères qui donnent envie de s'enfoncer dedans pour en saisir toutes les subtilités, c'était plus ce type de mystères assez déphasés qui étaient simplement là pour meubler, un peu.

Assise sur ce bagne à quatre pattes, Charlie observait le bureau. N'étant jamais entrée dans l'endroit intime d'un adulte dans ce nouveau monde, elle constatait que ce n'était pas si différent de son ancienne vie. À quelques détails près.
*Plus bordélique que moi…* fut la pensée qui enclencha le Bal de Scrutation. Il y avait de la poussière partout, comme si l'endroit n'était pas fonctionnel et était laissé à l'abandon. Abandonné… délabré même. Le bureau semblait cracher son dernier souffle, dans une dernière pensée : « Ma fin est ponctuée par Monsieur Flynch, qu'ai-je fait pour mériter cela ? ». Un rictus défigura les traits de la gryffone, amusée par cette phrase.

Bien, il semblerait que votre camarade se soit perdu en chemin. Veuillez m'attendre ici un petit instant, je vous prie.

Quelle froideur dans la voix. Un frisson eut l'audace de traverser Charlie. Elle se demanda si c'était la magie de son enseignant qui lui faisait cet effet ou sa prestance. Très sensible à la magie des autres, la Rouge et Or prêtait une attention particulière dès qu'elle sentait un frisson nauséeux lui parcourir l'échine. Annonciateur de mauvaises nouvelles. Surtout depuis le deuxième accident avec Nora. *Cette… chose* commenta-t-elle sans prononcer son prénom. Son esprit sauta sur un autre sujet : son amie Yuzu. Les Japonais ne sont jamais en retard, c'est même des personnes qui estiment énormément l'obligation de venir en avance, une composante de leur culture qui fait office de pilier. Sans rien laisser transparaître, Charlie commença doucement à s'interroger, une seule question revenait : *Est-elle partie ?* en guise de réponse, son esprit inventait les conséquences de cet acte, que Charlie lui avait formellement interdit : *Si jamais... je la retrouverais et lui ferait bouffer sa baguette !*. Qu'est-ce que la gryffone haïssait ce genre de comportement, si elle passait du temps à aider quelqu'un et que cette personne, finalement, était autant influencée par ses paroles qu'un lémurien influence un match de Quidditch, alors ça la mettait dans tous ses états, signifiant : la colère grondante, cette colère explosive qui habitait en elle et qui ne se réveillait qu'en de rares occasions. Jamais dans un élan constructif. Annihiler, briser et calciner étaient les mots d'ordre. Elle posa la main sur le côté droit de sa robe, au niveau de sa poitrine présentant une proéminence infime. Des lettres. Ses Lettres. Son Trésor. Cela faisait déjà un mois et quelques jours, le temps passait, pas la douleur.

Owen Flynch se leva et se retira de la pièce en fermant derrière lui.
*Tu crois qu'on va se barrer ?*. L'esprit de Charlie tutoyait son professeur à cause de son visage. Jeune et ressemblant à son père. Créant ainsi une certaine forme d'admiration qu'elle se refusait, la colère et le dégoût étant bien plus encombrants. Dès que les pas s'éloignèrent, Charlie se leva précipitamment, ignorant superbement Duncan. Elle fureta dans le bureau en observant les piles de livres, les étagères fébriles, les plumes, les tiroirs, les parchemins. Le seul point qui avait éveillé un tant soit peu sa curiosité pendant les différents cours de son professeur était le mot : « Animagus ».
Le simple fait d'imaginer la rencontre avec un seul de ces humains-animaux mettait Charlie dans un tel état d'excitation qu'elle en perdait ces repères temporels. La quête de la transformation de n'importe quel métal en or ou argent était d'une importance capitale pour la gryffone avant Poudlard. Ainsi, son amour pour l'alchimie évoluait, progressivement et par dépit, en amour pour la transformation, plus précisément : la transformation d'un humain en animal.
*Animagus…* répétait sa conscience. Son regard rôdait sur la totalité des surfaces, cherchant avidement un registre d'Animagus trainant lamentablement.
Sans succès. Il devait sûrement être caché, mais elle n'avait pas envie de se prendre une retenue permanente pour avoir fouillé dans les affaires d'un enseignant, surtout celui-là. Avec une moue de frustration, elle se rassit à sa place, son bagne à quatre pattes ; les lèvres serrées, déformant ses joues en diverses formes quelconques.

Une poignée de secondes se diluèrent et la porte s'ouvrit. Encadrant Owen Flynch et Yuzu. Le visage de la gryffone s'illumina, la Japonaise ne l'avait pas abandonné ! Son amie avait enfin compris qu'elle était appréciée, au moins par Charlie. Sa main se porta encore une fois sur sa poitrine, sur cette proéminence, son cœur saisi de remords, aussi régulièrement que le tic-tac d'une horloge sentimentale.
Dès que Yuzu s'installa rudement à côté d'elle, la gryffone se sentit mieux malgré l'injustice de sa présence.
*Monsieur n'aime pas qu'on lui tienne tête…* railla l'esprit de la Rouge et Or, ne trouvant pas d'autres explications à cette décision exécrable. Pourtant, Charlie ne s'en plaignait pas, la présence de son amie était réconfortante. Elle était surtout soulagée de s'être trompée quant aux intentions de Yuzu.

Monsieur Flynch extirpa d'un placard tout l'attirail du parfait-ménage-des-familles. À croire qu'il voulait même se faire polir la baguette. Les outils — dansant avec une synchronisation digne des meilleurs films bollywoodiens — se posèrent doucement sur le sol, en face des trois punis, commis au travail forcé non magique. Charlie soupira, l'heure de l'ennui avait sonné.


Bien, maintenant que vous êtes tous présents, malgré un retard qui ne vous fera libérer que plus tard, je vous prierai de vous y mettre jeunes gens. Je veux que cette pièce soit propre, du sol au plafond, et n'utilisez pas vos baguettes, c'est bien compris ?

*J'vais avoir du mal* commenta Charlie mentalement. Sa baguette était pliée en deux, à la limite de la cassure. Un léger vertige agressa son corps, elle bascula la tête en avant pour atténuer les effets de cette faiblesse momentanée. Son arme magique lui évoquait des souvenirs d'une douleur insensée, inhumaine, le tout enrobé de béatitude et d'impatience fiévreuse. Le Cocktail de Bienvenue au Monde Jaune et Noir. Sa baguette sortit de son fourreau attaché à sa taille et se posa sur la table, à côté de celle de Yuzu et Duncan. Son esprit à nouveau lucide, Charlie contempla son… bout de bois. Si petit et si lourd de sens. Si tordu, si fragile. Hypnotisée, elle souffla à son professeur en le désignant :

Faites attention à ne pas achever la torsion, ça serait dommage.

Sur ces dires, son regard se décrocha pour toiser la pièce. La poussière. C'était la priorité. Se saisissant d'un torchon, elle se dirigea vers une étagère et en vida le contenu par terre, en déplaçant chaque objet avec soin. Le regard fatigué, elle frotta frénétiquement le bois, ne se préoccupant pas de ses camarades. *Quelle tronche il tire ?*
Encouragée par sa curiosité, elle agrippa le regard de Monsieur Flynch. Il avait l'air mécontent, presque courroucé. *Je frotte si mal que ça ?* songea-t-elle, sachant très bien que ce n'était pas la raison de son agacement. La phrase qu'il avait entendu dans les dortoirs des filles devait, quant à elle, sûrement apporter un soupçon de réponse à cette posture
Elle se retourna, avisant le bois qui venait d'être dépoussiéré par sa petite main. Il manquait un peu de brillant à tout cela, elle trouvait que ce teint morne n'était pas vraiment ce que l'on pouvait appeler « esthétique ».

Idée. Insolence. Douce Vengeance.

Elle cracha bruyamment dans son torchon et se mit à astiquer le bois avec, tout en emboitant d'un ton désinvolte :


Professeur, puis-je vous poser une deuxième question ?

Seigneur...
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L'océan de pensées dans lequel une ombre se plongeait de façon régulière était tel que le monde, ici representant la japonaise, faisait abstraction de tout. Yuzu était juste là, tirant sa valise comme si de rien était, une image peu chaleureuse. La fillette détestait de plus en plus cette école qui a première vue ne lui correspondait pas. Tout se brisa comme une planche qui rompt sous une trop grande force quand la valise s'extraite toute seule des mains qui la tenaient fermement. Un océan qui se lève, qui se jouait même de la gravité, chaques gouttes s'evaporaient comme si les températures forçaient l'éléments lui même à changer de d'état. Une fois cet océan vide formant juste un désert inconnue Yuzu repris ses esprits, en apercevant son directeur de maison se rapprochant d'elle avec la valise de la japonaise en main. La Gryffone puisque ceci la qualifie malgré son rejet flagrant des maisons, méprisait cet homme. Il était beaucoup trop fourbe, ou plutôt Yuzu n'arrivait pas à trouver l'adjectif adéquat pour celui ci. Une fois à porté il rompu le silence en s'amusant de la situation.


« Vous êtes en retard, mademoiselle. J'espère que vous n'aviez rien de prévu, dit-il en souriant. Veuillez me suivre, maintenant, il ne faudrait plus faire attendre vos camarades. »


Yuzu se contenta de le regarder avec froideur habituelle, peut être même en laissant échapper un peu de mépris sur son visage inexpressif, elle n'avait qu'une envie c'était de le pétrifié et de s'échapper. Mais celui ci n'avait même pas eu le courage de respecter les codes des duels que cette culture voulait imposer. Non au lieu de ça,il l'avait prise en traître lançant un vulgaire accio sur la baguette de la japonaise, si une chose était sur pour la fillette, c'était que celui ci devait même se féliciter de sa manoeuvre Serpentardesque. Elle se mis à suivre cet homme, le même qui n'en avait rien à faire de l'état des élèves, privilégiant son amour des punitions plutôt qu'autre chose. Les deux sorcier, ou plutôt le sorcier, et l'apprenti sorcière finirent par passer une porte donnant sur la fameuse pièce ou la retenue devait s'effectuer. La Japonaise ne regardait personne rompant le contact meme visuel avec tout ses pairs. Une fois de plus le démon brisa le
silence.

« Bien, maintenant que vous êtes tous présents, malgré un retard qui ne vous fera libérer que plus tard, je vous prierai de vous y mettre jeunes gens. Je veux que cette pièce soit propre, du sol au plafond, et n'utilisez pas vos baguettes, c'est bien compris ? »

Après cette fantastique phrase, presque dramatique et trop soignée pour se donner du style, les deux baguettes des camarade de Yuzu volèrent jusqu'au bureau du principal intéressé, ou il fini par ajouter sur celui ci la baguette prise un peu plus tôt de la japonaise. Même japonaise qui attrapa un balais et un sceau pour commencer sa retenue injuste que celle ci avait écopée pour avoir défendu sa camarade. Ironie du sort quand on sait qu'elle n'avait strictement rien eu quelques jours plus tôt alors qu'elle s'était battue avec sa jumelle.

Ne sachant pas vraiment comment tout le nettoyage fonctionnait, vue qu'elle n'en avait jamais fait et même vue faire. C'est à dire que la fillette vivait dans un endroit où les agents de maintenances faisait tout ceci la nuit et très discrètement. Alors on pouvait voir une Gryffone de onze ans qui frottait le sol sans conviction, baladant grossièrement son regard entre sa baguette et la porte de la salle, trahissant un comportement de rébellion aiguë risquant d'exploser à tout moment. Ignorant toujours absolument toute les personnes de la pièce elle fini par changer d'outils pour faire se que l'on appelait "dépoussiérer". Commençant sa tâche avec autant de conviction qu'un Koala amorphe se laissant pendre sur sa branche d'arbre. Yuzu frottait par ici et par la sans trop savoir si cela avait un quelconque effets réel. Elle attendait juste que Monsieur le démon dise au trois enfants d'arrêter tout en cachant au maximum ses intentions ainsi que ses sentiments noirs.

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Duncan commençait à s'ennuyer ferme ! Yuzu n'arrivait pas ! Et Charlie n'avait pas l'air de vouloir discuter. "Boooon ! Ça commence bien cette retenue !" Au bout d'un moment Mr Flynch se leva pour aller chercher Yuzu et quelques instants après il était revenu avec Yuzu, et la valise de cette dernière dans les mains. Cet homme doit avoir un don ! Il sort de la salle et deux secondes et demi après (façon de parler) il revient avec ce qu'il cherche !

« Bien, maintenant que vous êtes tous présents, malgré un retard qui ne vous fera libérer que plus tard, je vous prierai de vous y mettre jeunes gens. Je veux que cette pièce soit propre, du sol au plafond, et n'utilisez pas vos baguettes, c'est bien compris ? »

Et bien Duncan s'attendait à pire ! Mais visiblement les filles étaient scandalisées. Il rigola intérieurement, faire le ménage pendant une retenue, dans une salle pas si grande que ça ! Lui qui était habitué à laver de fond en comble sa maison, certes il était à chaque fois aidé de son frère Edward et de sa mignonne petite soeur Mary, même si la petite fille n'a que cinq ans elle et très énergique et fait sa part du boulot !

Place aux calculs ! Lorsqu'il fait le ménage chez lui avec son frère et sa soeur ils se divisent la maison en trois part à peu près égales. Et cette salle de classe ne fait même pas le quart du tiers de sa maison ! Une partie de plaisir ! Il allait l'annoncer aux filles mais il se rendit compte qu'elles avaient déjà commencé et vu les têtes qu'elles faisaient mieux valais ne pas les déranger. Ils se mit donc au travail à son tour.

Ils nettoyaient la salle depuis un moment, Yuzu paraissait loin dans ses pensées et Charlie faisait insolences sur insolences l'air de rien. Il avait bien fait de venir, c'était plutôt drôle à voir !

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Il était amusant pour le professeur Flynch d'observer ces élèves nettoyer son bureau, préalablement sali, pour ses beaux yeux. Ce n'était pas la punition la plus intéressante qu'il soit, mais Owen avait plus d'un tour dans son sac, bien évidemment. Il ne se contenterait pas de faire faire le ménage à ses élèves, grand dieu non, il y aurait bien quelque chose après cette corvée pour le moins décourageante. Owen lui-même se disait qu'il ne ferait rien de tel, il faut dire qu'il n'y était pas allé de main morte en salissant son bureau. Les pauvres jeunes gens allaient en avoir pour un petit moment, mais ceux-ci semblaient bien s'afférer à la tâche. Bien que mademoiselle Ame semblait faire la moue et mademoiselle Rengan également, le dénommé Duncan Jackson semblait lui vraiment s'amuser, du moins en apparence. * Cet enfant est une énigme vivante * songea Owen, en soupirant. Il jouait avec les baguettes de ses élèves alors même qu'une question parvenait à ses oreilles.

« Professeur, puis-je vous poser une deuxième question ? »

Sur un ton insolent qui la caractérisait bien, mademoiselle Rengan fût la seule à oser briser le silence qui s'était installé. Les deux autres élèves ne détournèrent pas leurs regards de leurs balais et autres instruments et continuaient à astiquer la pièce, les meubles et le sol, qui il faut bien le dire, commençait à être un peu plus propre, malgré les quelques écrans de poussières qui se formaient ici et là. Owen se redressa et déposa délicatement les baguettes sur son bureau, puisqu'une d'entre elles était quelque peu brisée. Tranquillement, il se rapprocha de son bureau, croisa ses deux mains, posa ses coudes sur son bureau, et fixa l'élève en question du regard. Il aimait définitivement jouer de son statut pour faire les grands (ce qui, au final, n'était qu'une carapace, mais passons). Poussant un petit soupir, accompagné d'un léger rictus, il répondit :

« Mais bien entendu, mademoiselle. Lorsque vous aurez terminé de passer le balai dans ce coin-là de la pièce, vous comprenez, c'est une détention et non un échange libre entre vous et moi », cracha-t-il en pointant un coin de la pièce encore relativement poussiéreux.

Owen ne rigola pas, il ne fallait pas non plus exagérer, mais il se contenta de retourner jouer avec les baguettes, et de farfouiller dans son bureau. Éventuellement, il indiquait aux deux autres élèves de s'occuper de tel ou tel endroit de son bureau, sans pour autant se montrer cinglant. Les élèves nettoyaient maintenant depuis au moins une heure, et le bureau serait bientôt propre, laissant libre cours à Owen d'entamer la suite de sa punition.

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Cet, homme... il exaspérait tellement la japonaise a donner ses directives pour un oui ou pour un non. Alors qu'elle avait reprit son balais elle se dit que finalement dépoussiérer n'était pas si mal. Elle récupéra un chiffon et se mit à la tâche toujours avec l'entrain d'un animal mourant. Yuzu repèra une étagère pour le moins poussiéreuse, malheureusement hors de portée de la petite taille qu'un enfant de onze ans pouvait avoir. Elle empila des chaises et commença à monter dessus, l'impressionnant équilibre de la japonaise était magestueux, sur un pied, sur deux elle semblait danser en hauteur comme un chat le ferait. Cependant, les chaises n'étaient pas faite pour ça et un pied de celle au contact du sol finit par rompre. Entraînant la petite oriental dans une chute certaine. Dans un terrible réflexe elle s'accrocha à l'étagère en question, une très mauvaise idée vue que l'étagère se cassa aussi faisant literalement voler Yuzu dans un bruit sourd. La Japonaise se retrouva en moins de quelques instants sur le sol après être lourdement tombée comme fruit gâté sur le tas de chaise qui lui fit terriblement mal. Et pour cause son bras avait heurté le coin du dos d'une chaise provocant une fracture rapide et simple de son avant bras droit. Fidèle à elle même Yuzu se releva immédiatement se tenant le bras laissant échapper une grimace avant de reprendre son air inexpressif et de se rémettre sur pied pour ne pas laisser transparaître la moindre souffrance qui pourrait trahir la fragilité de son os. *j'en ai marre* pensà la japonaise tout en se dirigeant vers la porte pour sortir de cette salle horrible, mais Yuzu se heurta vite à un autre problème, impossible d'ouvrir la porte. Malgré l'acharnement de la fillette avec le seul bras en état de fonctionner, elle finit par abandonner puis lança un regard noir à son directeur de maison tout en commençant tant bien que mal à ramasser les livres sur le sol. Son bras avait commencé à gonfler, et virer au bleu même, à la vue de celui ci le premier geste de Yuzu fut de dissimuler celui ci.

Elle ramassa finalement son balais et se remis à balayer ou Mr.Flynch lui avait demander plus tôt de le passer. Chaques mouvements était quelque chose de douloureux, ses mouvements étaient lents, terriblement lent. Dissimulant toujours sont bras elle tentait de continuer ses tâches sans faire d'histoire mais au bout d'une vingtaine de minutes celle ci était toujours au même endroit, ayant balayée un pauvre petit mètre carré, la ou tout autres personnes en auraient fait dix fois plus. Son comportement commençait à la trahir, après tout, personnes ne pouvaient réellement dissimuler un os cassé.

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*Picasso 2017, Peeves 2017, Gryffondor et élève du mois de Janvier 2018*
Ma lumière divine vous aveuglera tous !

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Cela devait au moins faire six heures qu'ils étaient là ! Enfin c'était ce que Duncan pensait, en réalité cela ne faisait qu'une heure qu'ils étaient là, en retenue à nettoyer la salle de classe, mais même au bout de six heures (pour lui) il trouvait ça toujours aussi bien, pas bien en fait, mais il s'amusait de faire ça méthodiquement, tel zone avec la technique numéro 12 va prendre tant de temps et sera efficace, ou alors utiliser "la strat' de l'éléphant" moins fatigante, tant de débats intérieurs ... C'est perdu dans ses pensées que il entendit un grand fracas : Yuzu était tombée, il éclata de rire mais au vu des regards foudroyants de Charlie et de Yuzu, il s'arrêta et demanda à la japonaise si ça allait, cette dernière ne semblait pas l'avoir entendu. Il n'insista pas et se replongea dans son activité harassante qu'était le nettoyage de la salle de métamorphose. Quelques minutes passèrent et c'est là qu'il se rendit compte que cela faisait deux fois qu'il avait fini la zone que Monsieur Flynch lui avait demandé de nettoyer. C'est donc avec un grand sourire, un sourire de fierté, un sourire idiot pour ceux qui le voyaient, qu'il se dirigea et enfin se planta devant le bureau de son directeur de maison :
-Monsieuuuur, j'ai finiiii la zone que vous m'aviez demandé de nettoyer, de fois, et ça brille ! Au sens propre, on peut voir son reflet même sur les livres qui sont sur la table là-bas, oui parce que j'ai aussi nettoyé les livres et les autres objets que j'ai trouvé, nettoyés deux fois aussi. Est-ce que je peux aider les filles maintenant ?

Détenteur de SEPT Magic Award.
A été parrain de cinq préfets.

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Observant sa salive virer du blanc au translucide à force de frotter, Charlie attendait la réponse de son professeur ; un être qu'elle se berçait à détester avec toute la hargne qui habitait en elle. Accumulant dans un carcan — depuis un peu plus d'un mois — la haine, l'impatience, l'injustice, l'amour, la tendresse, l'affection. Tout se mélangeait, elle ne savait plus si elle devait se sentir bien ou faire semblant. Elle jeta un coup d'œil à Yuzu, la voir s'acharner ainsi sur ces pauvres moutons de poussière insignifiants l'obligea à avaler sa salive. Elle ne savait pas si l'attrait ressenti pour Yuzu était réel ou si c'était qu'une émotion par procuration. Une simple envie de retrouver un état qu'elle avait perdu depuis de longs jours, qu'elle s'efforçait de ressasser pour ne pas oublier ; surtout ne jamais oublier cette sensation de douce béatitude qui l'avait envahie, c'était une délivrance. Elle était une délivrance.

Mais bien entendu, mademoiselle. Lorsque vous aurez terminé de passer le balai dans ce coin-là de la pièce, vous comprenez, c'est une détention et non un échange libre entre vous et moi.

Cassant. Autoritaire. Le Père. Sa réponse déforma le visage de Charlie en un rictus semi-souriant, elle avait l'impression qu'il se donnait des airs qu'il n'avait pas naturellement, que cela sonnait faux, ridicule. Pourtant, le message ne perdait pas de son impact. Il était clair, concis et précis : *J'dois la fermer*. Charlie se retourna pour plonger son regard dans l'obscurité de Monsieur Flynch. Il pointait un autre endroit qu'il fallait nettoyer avec parcimonie. *Utile, très pertinent, vraiment* débita la gryffone à toute vitesse. Elle ne voyait aucunement l'utilité de cette punition à part sa dimension de « correction ». Son Père n'avait jamais agi ainsi. Si punition il y avait, c'était pour expliquer à Charlie le fond des choses, pour qu'elle comprenne seule, qu'elle applique seule et qu'elle se juge, seule.
Détournant le regard et se dirigeant vers le coin désigné par son professeur, la Rouge et Or ne voyait pas en quoi astiquer ses meubles pouvait lui faire comprendre son erreur. Pour elle, c'était du pur sadisme, de la pure vengeance. Un comportement enfantin.

Pendant qu'elle était en train de frotter, Charlie entendit un bruit plus fort que la moyenne, elle se tordit le cou et eut juste le temps de voir Yuzu dégringoler vers le sol. Des chaises et une étagère remplie de matériel divers la suivant de près dans sa chute. Les yeux de la gryffone venaient de s'écarquiller que Yuzu rebondissait violemment sur l'amoncèlement au sol, provoquant un bruit clair et claquant. Un bruit horrible, tellement réel. La Rouge et Or bondit de sa place, elle entendit Duncan rire aux éclats, mais ne fit pas attention à lui, ayant simplement en tête l'état de son… amie. Mais c'est la Japonaise qui vint à elle.


Yuz… commença Charlie sans jamais finir son mot, Yuzu était passée à côté d'elle sans lui décocher le moindre regard et se dirigea vers la porte du bureau ; tirant dessus comme une damnée. *Yuzu…* se lamenta l'esprit de la Rouge et Or, comme s'il venait d'être trahi. Le comportement de la Japonaise inquiétait Charlie. Elle était de plus en plus distante, et les tentatives de la gryffone pour se rapprocher d'elle ne faisaient que l'éloigner. Comme si elles n'étaient pas compatibles, comme si elles ne se comprenaient pas. Yuzu abandonna ses efforts inutiles et se redirigea vers le bazar qu'elle avait fait ; passant encore une fois à côté de Charlie sans un seul regard pour elle. La jeune fille aux yeux émeraude baissa la tête et retourna frotter la poussière dans le coin désigné par Monsieur Flynch. Elle doutait, tellement. Ne sachant pas pourquoi elle s'était rapprochée de la Japonaise. *L'AUTRE NON PLUS !* explosa sa conscience. Vue de l'extérieur, elle paraissait totalement calme, il y avait seulement ses frottements qui s'étaient arrêtés. Vue de l'intérieur, elle était exténuée d'attendre, exténuée de ne pas comprendre, exténuée. Exténuée.


De longues minutes s'étaient tranquillement évaporées. Prenant tout leurs temps, toute la place et l'espace. Charlie était là physiquement, pas son esprit. Elle réfléchissait ardemment. C'était les vacances, le tout début des vacances. Elle n'allait pas avoir de cours, ses journées étaient donc totalement vides. Des heures entières qu'elle se devait de remplir. Son regard dériva encore une fois vers Yuzu. Un regard triste avec un début de lassitude. La Japonaise n'avait sûrement pas prévu de faire grand-chose elle non plus. Là était le cœur du problème. Charlie n'avait aucune idée de ce qu'elle pourrait bien faire avec sa camarade. Elles n'avaient, finalement, jamais été seules dans un lieu. Que ce soit dans les dortoirs, les sous-sols, la salle commune, les cours. D'autres âmes rodaient autour d'elles, toujours. Si bien qu'à l'idée de se retrouver seule avec la Japonaise, la gryffone frissonna.
*Vois pas comme 'lle est*. Charlie avait encore cette étrange impression : regarder Yuzu, mais voir quelqu'un d'autre à travers elle. C'était une sensation horrible. La Rouge et Or détourna prestement le regard, essayant de se reconcentrer sur sa tâche de commis-au-frottage. La Trace. Elle avait eu le regard trop baladant, trop « recherchant » ; il était tombé sur cette cicatrice étrange sur une petite partie de sa main, cette Suie, cette Ombre. Elle inversa ses mains, frottant — à présent — avec celle de gauche et rétractant le plus possible celle portant la Trace.

Une voix de garçon s'éleva subitement.
*L'autre abruti…* songea Charlie en écoutant ses paroles. La gryffone se leva, s'étira en faisant craquer son dos, puis observa la réaction de Monsieur Flynch. Elle pensait qu'il allait enfin daigner les libérer. Il ne répondit pas. *Y'a rien à répondre* commenta la Rouge et Or en posant son regard sur Yuzu. Elle était prostrée au sol, un bras très mal caché sous sa cape. Le cœur de Charlie rata un battement. *Yuzu…*. La gryffone était sûre que son professeur allait les libérer, alors elle se dirigea vers sa camarade pour sortir avec elle. Il fallait qu'elle se confronte à la Japonaise, seule à seule. Pour voir ce que ça faisait. Si elle voyait réellement Yuzu ou si c'était quelqu'un d'autre.

Bon Dieu ! rugit la Rouge et Or en saisissant sa camarade par la taille.

Le regard braqué sur le bras tordu de la Japonaise, Charlie se sentit soudainement très mal. Comme si le monde tournait d'un seul coup sans la prévenir. Elle restait là, le regard tremblant, totalement impuissante.
*Pété !*. L'angle anormal était un signe explicite. L'affolement dans les yeux, la gryffone serra encore plus Yuzu, puis se tourna vers son professeur et Duncan. L'affirmation qui suivit était brute, sèche, violente, catégorique :

Elle s'est pété le bras !

Seigneur...
Élève du mois de Poufsouffle : Distinction du Mérite - Novembre 2016
« Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe ».

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-Elle s'est pété le bras !

Duncan était fatigué. Certes, il avait bien voulu venir, certes, de son plaint gré, mais là c'en était trop ! Flynch était un vrai malade ! Il y avait une limite à la bêtise même lui savait ça. Yuzu s'était cassé un membre lors de la retenue, et l'autre "prof'" n'avait pas l'air de se rendre compte des proportions qu'étaient en train de prendre la punition. La retenue avait été donnée sous un prétexte futile. Et là c'en était vraiment trop.

Duncan lâcha son attirail de femme de ménage, et se dirigea vers les deux filles. Yuzu avait vraiment l'air mal en point. Charlie devait avoir raison, bien qu'il n'y connaissait rien en médecine, le bras de Yuzu avait prit une nouvelle forme *original ...*

"-M'sieur ! Faut faire quelque chose."

Devant le manque de réaction du professeur il ajouta :

"-S'il vous plaît ..."

Flynch ne réagissait toujours pas ... Il regarda tour à tour Yuzu et Charlie. Il se sentait mal pour ses deux camarades : ils étaient sensés être en vacances mais un fou les en avait empêché. Duncan n'avait rien d'autre à faire, par conséquent cela ne le dérangeait pas, mais Yuzu et Charlie avaient visiblement d'autres projets pour les vacances.

Il regarda Charlie à nouveau et dit :

"-´faut qu'on s'barre ! J'y connais rien ... mais il faudrait qu'on l'emmène à l'infirmerie ... Peu importe c'que dira Flynch !"

Détenteur de SEPT Magic Award.
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La torsion de ce bras me retournait le bide. Je ne savais pas ce que je ressentais, c'était un mélange dégueulasse qui me brouillait le crâne. J'avais peur de toucher au risque de faire une connerie, mais en même temps, j'avais tellement envie de réconforter Yuzu que je devais me retenir de la palper avec toute ma force mentale. Mon regard était un spot exigu, il se focalisait et ne voyait plus que cet angle anormal. En l'affrontant du regard assez longtemps, j'avais l'impression que j'arriverais à le réparer. Que j'arriverais à aider mon amie. Ouais, maintenant j'en étais sûre, Yuzu était mon amie. Je n'aurais jamais réagi de cette façon si elle était autre chose. Je connaissais le concept d'amitié par les nombreuses explications de Papa, par les nombreuses théories qu'il m'avait apprises sur ce lien spécial, mais je n'avais ressenti que quelques bribes de ce sentiment. Maintenant, j'avais l'impression de le ressentir pleinement.
*Et elle ?* grogna ma conscience. Je ne savais pas. Me considérait-elle comme son amie ? Je tressaillis violemment à une autre pensée, plus dure, plus frappante. *Et Aelle ?*. Amie, amie. Je la voulais comme amie, elle aussi. Tellement. À nous trois, on pouvait être ensemble. Je savais que ça marcherait, parce que je les aimais, toutes les deux. Je voyais Aelle en Yuzu, et je voyais… je n'avais pas eu le temps de voir Yuzu en Aelle ; ce n'était qu'une question de temps. Dès que la Japonaise serait guérie, on ira voir la Poufsouffle et je lui avouerais que je l'aimais
Reducio
C'est la seule fois que je préciserais et expliquerais cette tendance de Charlie, parce que je sais que la plupart ne liront pas les RPGs d'avant Poudlard de ma protégée et ne comprendront pas pourquoi elle emploie certains mots plus que d'autres. Pour Charlie, parler d'amour général au lieu de sympathie, d'amitié ou de passion est plus naturel et normal dans son mode de pensée (même si, parfois, elle peut le faire ; l'exemple de l'amitié est d'ailleurs dans ce post). Ainsi, il peut arriver qu'elle emploie des phrases du type « Je t'aime » ou « Je suis amoureuse de toi » ; bref, des phrases qui peuvent sonner pour nous, « Français semi-adultes », malsaines, déplacées ou incohérentes dans la bouche d'une enfant, mais qui sont, pour elle, tout à fait normales puisqu'elle n'a connu que cela avec son père (l'influence extérieure étant minime). La notion d'amour explicité à voix haute est inhérente dans son esprit. Il ne faut pas oublier que Charlie n'a que 12 ans ; ainsi, à chacun de se faire une idée de la forme d'amour qu'elle souhaite exprimer en ayant en tête son éducation (n'est-ce pas Monsieur Pat… Plume de Duncan ?).
, férocement. L'euphorie de cette pensée m'arracha un sourire couplé d'un hoquet aigu, ressemblant à un rire de ponctuation finale.

J'avais entendu les paroles de Duncan sans vraiment les comprendre, le faisceau de focalisation s'envola et je pus à nouveau observer la scène en général. Le bras tordu, la face ahurie de Duncan, l'air serein de Flynch, la grimace et le silence de Yuzu. Décidée, je contractais mes muscles et tentais de soulever mon amie. Tirant une seconde, je me rendis compte de mon manque hallucinant de force dans mes bras. Jurant intérieurement, je me rappelais que j'avais des jambes musclées, même chose pour mes doigts, mais mes bras étaient restés loin en retrait dans la course au renforcement, affalés sur la ligne de départ, déshydratés avant même de commencer. Grimaçant, je sifflais un simple et catégorique :


Soulève-là, j'y arrive pas.

Je lâchais Yuzu et la laissait à Duncan. Bondissant sur mes pattes, je traversais la pièce pour poser une main fébrile sur la poignée de la porte, puis la tourner. Flynch avait au moins eu la sagesse d'ouvrir cette foutue porte. Sans un regard pour lui, je me tournais vers Duncan et lançais :


On l'emmène, j'connais la route.

Miroir. Cicatrice. Douleur. Cauchemar. Tout se bouscula brutalement dans mon crâne, me donnant l'impression de décoller vers d'autres contrées. J'expirais bruyamment et portais ma main sur le côté droit de ma poitrine. Mes Trésors étaient là, silencieux, et j'irais voir la Pirate qui avait semé ces joyaux en moi. Ouais… Bientôt, j'irais la voir.
J'attendis que ce gars arrive à ma hauteur pour que je puisse enrouler mon bras autour de Yuzu, moi aussi. Je voulais l'aider, au moins un peu. Mon amie.

Seigneur...
Élève du mois de Poufsouffle : Distinction du Mérite - Novembre 2016
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Complétement déconnectée, voila dans quelle état était la petite japonaise, comme simple spectatrice de la scène. Elle voulait juste fuir cet endroit à la base, peut être aurait elle du partir plus tôt ? Flynch ne l'aurait jamais rattrapée si c'était le cas. Quelle poisse, ce château était l'équivalent d'une prison, avec beaucoup de personne qui ne comprenait pas ou qui ne voulait pas la comprendre. Et Charlie ? Cette fois c'était la japonaise qui ne la comprenait pas, elle l’appréciait vraiment mais pourquoi, a chaque interaction avec elle il y avait de chaque coté la maladresse de dire ou de faire quelque chose de gênant, contrariant pour l'autre ? Yuzu revient peu a peu a la réalité. Elle commençait a apercevoir le mouvement autours d'elle. L'asiatique fini par s'allonger sur le sol avant de regarder son bras. Ça la fit un peu tourner de l’œil mais elle résistât a l'image. Elle était de plus en plus pale. Ses respiration se voulait profonde pour résister a la douleur qui peut a peut était supportable mais néanmoins très aiguë lorsque le moindre mouvement se faisait sentir. Après quelques minutes allongée, Yuzu se sentait mieux et décida de se relever. Elle enleva le plus délicatement possible son haori et commença a essayer de faire un nœud en s'aidant de son seul bras valide puis fini par se tourner vers Charlie plutôt gênée.

heu...tu peux faire un nœud pour caler mon bras...S'il te plait ?


Le temps de descendre a l'infirmerie elle avait décidée de caler celui-ci pour éviter qu'il ne bouge. La japonaise attendait alors la réponse de sa camarade avant de potentiellement se mettre en route pour l'infirmerie.

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