Métamorphose

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Le jardin secret de Mr Ainsworth

Sur la porte d’entrée, une inscription avait été récemment ajoutée : N'entrez pas sans une bonne raison. Si l'on osait s'aventurer plus loin, on y découvrirait le jardin secret du professeur. La pénombre régnait dans cette pièce. Les grandes vitres étaient recouvertes de rideaux rouges que Mr Ainsworth venait de remplacer afin d’ajouter une touche de nouveauté. Quelques rayons lumineux peinaient à s’infiltrer au sein de cette salle circulaire. Le nouveau professeur de métamorphose ne voulait pas des regards indiscrets des quelques curieux que comptaient Poudlard. Il chérissait son intimité.

Un bureau en bois massif se trouvait au centre de la pièce, recouvert de tout un tas de papiers désordonnés. Un cendrier et un encrier étaient disposés aux extrémités de ce même bureau. Une bibliothèque jonchait le mur, et face à elle, une armoire aux formes arrondies était enclavée dans le mur de sorte à ne pas ajouter plus de désordre. Ce qu'elle contenait demeurait secret, du moins pour l'instant. Quelques photos étaient placées sur les étagères de la bibliothèque puisqu'elle manquait encore de quelques ouvrages. Une des photographies ressemblait à une photo de famille mais on ne pouvait en tirer malheureusement aucune hypothèse valable.

Un tableau, représentant un corbeau en plein vol sous un ciel orageux, était fixé sur le mur. En réalité, derrière ce tableau était dissimulé un trou. Personne ne pouvait se douter de son existence ni de son utilité. Tout laissait croire que le tableau n'était qu'une simple parure afin de personnaliser ce simple bureau. A la gauche de la peinture, un perchoir à l'allure usée attendait Juav, le compagnon de Mr Ainsworth. Cependant, une étrange plume d'un noir ô ténébreux gîsait sur le sol.

Si l'on ne savait pas où chercher le professeur, seuls deux lieux s'imposaient. Il était probable qu'il vagabonde dans la salle commune des Gryffondor à la recherche de hauteur ou bien dans son bureau : unique endroit où il pouvait se cacher sans être dérangé.

26 ans et déjà à la retraite !
« La vie se présente à nous comme une certaine évolution dans le temps et une certaine complication dans l'espace. »

Le jardin secret de Mr Ainsworth

Aujourd'hui, saison des potirons, saison d'halloween, Antony est surexcité. Et les raisons de cette surexcitation ne sont peut-être pas bonnes à entendre... En effet aujourd'hui est le jour où Antony se rend, de très bon matin, dans le bureau de l'un de ses professeurs pour lui jouer une sacrée farce ! Antony lui-même ne se reconnaît plus... D'habitude, il est très respectueux des règles, *Hum* et surtout des professeurs... Mais l'atmosphère de fêtes et de bêtises d'halloween font ressortir en lui cette envie soudaine de sottises... Surtout que sa proie n'est pas n'importe qui ! Il s'agissait en effet du nouveau professeur de Métamorphose, monsieur Ainsworth... Antony avait tout simplement adoré son ancienne professeur madame May... Et son départ avait traumatisé le jeune garçon... 
D'une certaine façon, Antony estimait que son successeur devrait se montrer digne de son prédécesseur. Et donc c'est ainsi que notre jeune blondinet se trouvait en chemin vers le bureau de son professeur, ustensiles sous le bras, prêt à en découdre... 
Discrètement, car il ne devait pas être repéré, il parvint à la salle de classe du professeur. Au fond de la salle, et quelle chance, la porte du bureau du professeur était entre ouverte... 
*Parfait...* songea le garçon, le regard empreint de malice... 
Il s'approcha donc lentement, refermant la porte de la salle de classe derrière lui, et pas à pas, réduisit la distance qui le séparait du bureau... Lorsqu'il l'atteint, il se montra plus discret encore. Son professeur se trouvait peut-être à l'intérieur, tout aussi matinale que le garçon ! 
Il passa un œil, puis deux dans l'entrebâillement de la porte... rien, personne encore vue. Mais il fallait tout de même se méfier... Beaucoup de professeurs possédaient leurs propres moyens d'alarme pour vérifier si un élève, ou qui que ce soit, s'introduisait dans son bureau... Pas de temps à perdre ! 
Antony déballa son barda et s'empressa alors, sortant des gants spéciaux tout d'abord, qu'il enfila, de retirer une longue corde de son sac, faisant bien attention à ce qu'elle ne toucha pas sa robe de sorcier... 
Puis il en sortit un morceau de tissu, tenant à bout de bras la corde... Il déposa ensuite la corde sur le bout de tissus... Première étape accomplie ! En effet, cette corde n'était pas une corde comme les autres... Il s'agissait d'une corde ensorcelée, qui se roulait autour de tout ce qui entrait en contact avec elle, excepté certains matériaux ensorcelés tels que ces gants ou ce morceau de tissu... Antony sortit ensuite un sceau de confettis d'un autre de ses sacs... Celui-là, il allait l'arranger au-dessus de la porte entre ouverte... Ainsi, dès que son professeur ouvrait la porte, il s'en prendrait plein partout... Antony disposa aussi la corde et son tissu au-dessus de la porte, de telle sorte qu'elle puisse tenir et tomber sur la prochaine personne qui ouvrirait cette porte... Il laissa juste la place pour pouvoir sortir sans avoir à trop bouger la porte. Après tout, il était de petit gabarit lui. 
Enfin, il enroula autour des gongs de la porte une petite ficelle qu'il relia jusqu'au bureau massif au centre de la pièce, où il avait accroché des petits réservoirs cracheurs d'une sorte de pâte collante, lesquels cracheraient leur contenu sur la prochaine personne à entrer dans cette pièce... Les confettis pourront même se coller à la pâte... tout était parfait... 
Antony parcourut alors la salle du regard. C’est vrai qu'il n'y avait pas trop fait attention, trop excité par ses bêtises... Il y avait apparemment de nouveaux rideaux rouges, et un tableau étrange d'un corbeau volant à travers un ciel tumultueux... 
*Pfff... Madame May, ELLE, savait vraiment bien décorer son bureau, ELLE...* grogna intérieurement le garçon, cm encart presque à reprocher inconsciemment le départ de Madame May à son nouveau professeur de Métamorphose... 
Tout à coup Antony sentit un souffle... Et le crissement de la porte d'entrée de la salle de classe... Quelqu'un venait d'entrer ?? 
Pas de temps à perdre, Antony se précipita dans le creux de la fenêtre et se cacha derrière les rideaux... s'il était pris c'en était fini... Il laissa tout même discrètement dépasser un œil des plis du rideau, d'où il put alors observer la porte de la pièce bouger et commencer à s'ouvrir, dévoilant une partie du visage de son professeur...

~ Antony n’est point un drame, Antony n’est point une tragédie, Antony n’est point une pièce de théâtre, Antony est une scène d’amour, de jalousie, de colère, en cinq actes. ~
~ Famille Schialom ~
Do not go gentle into that good night.

Le jardin secret de Mr Ainsworth

Miles se leva aux aurores, il n'arrivait plus à dormir. Il avait eu le droit à une nuit de tourment. Un sacré cauchemar s'était emparé de son inconscient, et l'avait bercé de désagréables illusions. Il descendit de la tour de Gryffondor, afin de se rendre à son bureau. Etant donné qu'il était debout, et que le matin se levait doucement, il ne voyait plus l'intérêt de rester avachi dans son plumard. Ainsi, pour rendre productif cette mauvaise nuit, il arpenta les couloirs dans le but de rejoindre son bureau et de travailler sur son "plan".

Il y avait songé, et quelques pistes apparaissaient à mesure qu'il réfléchissait. Cependant, il préférait étudier toutes les possibilités avant de s'avancer dangereusement. Son cauchemar l'avait quelque peu perturbé, mais il ne se laissa abattre et entra dans on bureau. Pénétrer dans cette pièce l'apaisa, et lui fit réaliser qu'il avait oublié d'apporter ses notes, qui demeuraient dans son tiroir. Tiroir qui se trouvait malencontreusement dans la haute tour de Gryffondor. *Quel imbécile* songea Miles. Le fait de s'être réveillé trop vite n'avait pas aidé, il était clair qu'il demeurait loin d'être totalement opérationnel. Malgré tout, il retourna en quatrième vitesse récupérer son calepin.

Mal réveillé, Miles claqua la porte de son bureau, croyant la fermer, et gravit les escaliers. Un vrai sport que d'escalader tous les escaliers, surtout pour les pauvres poumons enfumées du professeur. Il n'abandonna pas et garda son rythme soutenu, ce n'était pas quelques escalier qui viendraient à bout de lui. Il redescendit une fois qu'il s'arma de son carnet de notes. Il redescendit plus calmement, se remit des émotions de la montée, et fit une légère pause lorsqu'il arriva au couloir menant à son bureau. Etrangement, des claquements de pas se firent entendre, ce qui alarma le professeur, désormais sur ses gardes. Pourquoi y aurait-il un semblant d'animation dans le couloir alors qu'il était encore tôt.

Il arriva enfin à son bureau, et vit la porte de son bureau ouverte. Cela le laissa perplexe, il ne se rappelait pas l'avoir laissé ainsi. Cela en plus du bruit fit ressortir son habituelle méfiance. Le méchant cauchemar qu'il avait subi n'avait pas arrangé son caractère suspicieux. Il brandit sa baguette et analysa ce qui se trouvait dans son bureau, bien que la porte entrouverte ne permettait guère d'apercevoir grand chose. Il remarqua que quelqu'un s'était amusé à disposer d'étranges artefacts. Quelqu'un s'était permis d'entrer sans permission dans son bureau, Miles devait punir cet excès de confiance de la part d'un élève quelque peu condescendant. Une illumination frappa le professeur, il avait un plan pour régler en quelques instants le problème inopiné.

Il ouvrit brusquement la porte, observa d'un coup d'oeil avisé tous les objets disposés en plus et brandissant sa baguette, il prononça :


« Arresto Momentum ! »

Tout un piège avait été tendu pour Miles. Un acte prémédité, et pensé jusqu'au dernier détail, ou presque. Le malotru n'avait pas pris en compte le facteur inconnu que représentait Miles dans la réalisation de sa stupide farce. Par conséquent, elle échoua fatalement. Tous les projectiles censés s'écraser sur le professeur, cette sorte de pâte mélangée à des confettis, avaient interrompu subitement leur trajectoire. Miles utilisa sa baguette et neutralisa la farce avec une simplicité déroutante. Tous les projectiles se désagrégèrent. Miles, exaspéré par l'intrus, s'exclama, d'un air sombre :

« Pratique, le sortilège de disparition... Si vous comptez vous en prendre à moi, il faudrait peut-être s'y prendre avec les grands moyens.. A quoi rime toute cette mise en scène.. Monsieur ? Il chercha à identifier l'élève se camouflant derrière les rideaux, sûrement apeuré par les conséquences de ses actes. Il reprit la parole, toujours sans la moindre idée de qui pouvait être son agresseur : Vous êtes qui déjà ? »

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Antony aurait pensé que a porte s'ouvrirait tranquillement, et qu'il aurait eut la chance de voir un professeur déboussolé, saucissonné et recouvert de pâte et de confettis, totalement incrédule...
Au lieu de ça, tandis que le cœur du jeune garçon sauta un battement avec l'excitation de son œuvre, le professeur entra avec perte et fracas, et fit valser la porte contre le mur, tandis que tous les projectiles se dirigeaient sur lui...


"Arresto Momentum !"

Le cœur d'Antony sauta à nouveau un battement, tandis que tout autour de lui s'arrêta momentanément...
Sous le regard ébahi du garçon tout se passa alors très vite... De quelques mouvements de baguette, le professeur de métamorphose fit disparaitre l'intégralité des pièges d'Antony... Quelle horreur... Tout était perdu...


*Pas moyen de rigoler dans cette école...* bouda intérieurement le garçon... *je n'ai pas dis mon denrier mot !

Antony, requinqué, prêt à en découdre, puisque sa victime ne se doutait pas qu'il se trouvât là, sortit discrètement sa baguette de sa poche, s'apprêtant à lancer quelques petits malins sortilèges...

Mais ce qu'il vit l'arrêta net dans son geste... Le professeur, nullement en proie au doute, se tourna tout naturellement vers le rideau où se cachait Antony...


"Pratique, le sortilège de disparition... Si vous comptez vous en prendre à moi, il faudrait peut-être s'y prendre avec les grands moyens... À quoi rime toute cette mise en scène.. Monsieur ? Vous êtes qui déjà ?"


Le jeune Serpentard fut parcouru d'un frisson... Il l'avait vu ! Il savait où il se trouvait ! Heureusement... Antony avait prévu ce cas de figure... Et bien entendu, malicieux comme il était, il s'était habillé en élève de Poufsouffle, même robe de sorcier, même cravate jaune munie de l'écusson du blaireau...
Alors, tout content de lui, mais affichant un regard coupable Antony sortit des rideaux, la baguette rangée dans la poche de sa robe, et avoua ses crimes, le tout avec un grand sourire, certains de se trouver inatteignable par ce subterfuge...


"Dommage... je ne vous pensais pas si doué... Je m'appelle Paul Bricou, élève de deuxième année de la maison Poufsouffle !"

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Miles avait eu un regain d'énergie, l'excitation de voir son petit plan réussir avec brio et l'adrénaline du moment l'avaient réveillé. Son entrée avait été fracassante ; il avait su y faire, indubitablement. Et dire que ce jeune incongru qui se dissimulait derrière les rideaux pensait jouer une affreuse farce à son professeur. Finalement, la farce fut que l'élève puisse admirer toute son entreprise échouer de manière critique.

Le professeur lâcha un rire, lorsqu'il réalisa véritablement la situation. Quel genre de rebelle pouvait-être cet individu ? Durant ses cours, Miles n'avait pas repéré d'élèves qui auraient pu exprimer quelconque haine, ou mépris à son égard. *Ma parole, plus aucune bonne manière ces jeunes.* songea-t-il. Miles se remémora toutes les notes qu'il put attribuer à ses élèves, et se demanda ce qu'il avait bien pu faire d'aussi répréhensible... Mais non, il n'en avait point le souvenir.. Que pouvait-il bien lui reprocher, ce nabot ?

L'élève sortit de sa cachette, stupéfait. D'un air abattu, il paraissait mal à l'aise. En même temps, personne ne lui avait demandé de faire une chose pareille. Par la barbe de Merlin, que lui était-il passé par la tête ? Une pulsion à laquelle il ne put résister, une mesquinerie de bas niveau ? Miles cessa de s'obstiner à trouver une raison, car il était probable qu'aucune n'existe. En attendant, le ô téméraire s'exprima, et aurait sûrement dû tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de parler.


« Dommage... Je ne vous pensais pas si doué... Je m'appelle Paul Bricou, élève de deuxième année de la maison Poufsouffle !  »

Il avait la tête du parfait menteur. Cependant, cet élève manquait sérieusement de jugeote. Son plan aurait pu fonctionner et ce, à une seule condition : pourquoi avait-il fallu qu'il donne le prénom de Paul Bricou ? Miles n'avait pas vraiment eu d'écho sur cet élève, mais l'avait déjà croisé. Il savait vaguement à quoi il ressemblait, et guère à un blondinet. Miles fut pris d'un fou rire, cette fois-ci plus long. Décidément, son interlocuteur se moquait éperdument de lui. Le professeur voulait bien admettre qu'il était plus âgé que lui, mais il n'était pas encore atteint de l'alzheimer. Lorsque Poudlard ne compte qu'un seul préfet, il n'est pas difficile de retenir sa tête. Ainsi, vérifier que l'authentique n'était guère cet élève se trouvant face à Mr Ainsworth était un jeu d'enfant.

« Ahlala, vous savez, vous êtes bien l'un des rares à m'prendre pour un abruti.. Et en plus de m'jouer une farce sacrément désobligeante, vous usurpez l'identité d'un d'vos camarades. J'conçois ne pas être Socrate, mais vous n'êtes pas Paul Bricou non plus. Vous avez l'air d'avoir du temps à perdre, peut-être que vous arriverez à m'dire qui vous êtes, parce que vous ne partirez pas sans m'en avoir informé.. Ne vous inquiétez pas, j'ai tout mon temps.  »

Miles était indigné, il avait oublié - du fait de ne plus les fréquenter - que les enfants étaient vils et stupides. Le professeur ferma d'un coup de baguette la porte, et s'installa confortablement dans son fauteuil tout en dévisageant l'élève qui ne déclinait toujours pas son identité, c'en devenait quelque peu lassant.

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Visiblement, Antony n'était pas parvenu à berner son professeur... Ce dernier le dévisageait à présent, visiblement partagé entre l'amusement et l'indignation... C'est vrai que ça n'avait pas été très brillant de sa part de lui donner le nom de Paul Bricou, seul préfet masculin de toute l'école. Mais d'un autre côté, Antony pouvait presque souhaiter, au fond de lui-même, être pris par son professeur... Était-ce de l’inconscience ? Non d'après lui, cela ressemblait davantage à de la curiosité... Une curiosité malsaine... Plus encore lorsque cela le menait à réaliser des choses directement à son encontre... Mais après tout... comment aurait il put savoir ce qui se serait passé s'il s'était fait prendre, sans faire en sorte de se faire prendre ?

"Ahlala, vous savez, vous êtes bien l'un des rares à m'prendre pour un abruti." Rétorqua le professeur.

Cette dernière remarque faillit presque décrocher son sourire du visage d'Antony... Mais le jeune blondinet était résistant, et son sourire n'en grandit que de plus belle...


"Et en plus de m'jouer une farce sacrément désobligeante, vous usurpez l'identité d'un d'vos camarades. J'conçois ne pas être Socrate, mais vous n'êtes pas Paul Bricou non plus. Vous avez l'air d'avoir du temps à perdre, peut-être que vous arriverez à m'dire qui vous êtes, parce que vous ne partirez pas sans m'en avoir informé.. Ne vous inquiétez pas, j'ai tout mon temps."

Ces mots prononcés, son professeur ferma la porte d'un rapide coup de baguette et alla s'asseoir tranquillement dans son doux fauteuil... La blague était elle finit ? C'était à Antony d'en décider finalement... Il avait l'avantage... Enfin d'après lui.
Ce professeur ne connaissait pas son identité, ni même sa maison d’origine. Il ne le connaissait ni d'Eve ni d'Adam, et Antony comptait bien jouer là-dessus...

Lentement, ce denier se mit à tourner autour du bureau, mais fit disparaitre son sourire de son visage et inventa alors un nom totalement fictif en un rien de temps, et si fit passer pour un Serpentard, ce qu'il était en fait, qui avait voulut lui jouer une farce, car c'était connu... Les Serpentards étaient de joyeux farceurs...

"Désolé, Monsieur, je voulais juste vous jouer une farce, je pensais que vous étiez joueur, mais visiblement certainement pas... Mon vrai nom est Guillaume... Lunes, de la maison Serpentard, mais s'il vous plaît n'en parlez pas à mon directeur de maison... Il le prendrait très mal de savoir que je m'en soit pris à un professeur..."

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Miles, assis dans son fauteuil, observait l'élève d'un air moqueur. Sa farce avait pitoyablement échoué, de même que son plan de secours. Tout de même, ce n'avait pas été très fin de sa part de se faire passer pour mr Bricou. Le professeur ne pouvait plus croire un seul mot provenant de la part de cet individu quelque peu rebelle. Il devait filtrer chaque phrase qu'il disait, afin de démêler le vrai du faux. L'élève avait un penchant très prononcé en ce qui concernait les mensonges, cependant Miles ne se décourageait pas. Il trouverait qui était son interlocuteur, par n'importe quel moyen. Ainsi, il dévisagea une nouvelle fois l'anonyme se trouvant face à lui, et écouta ce qu'il avait à dire.

«  Désolé, Monsieur, je voulais juste vous jouer une farce, je pensais que vous étiez joueur, mais visiblement certainement pas... Mon vrai nom est Guillaume... Lunes, de la maison Serpentard, mais s'il vous plait n'en parlez pas à mon directeur de maison... Il le prendrait très mal de savoir que je m'en sois pris à un professeur... »

Décidément, c'était un p'tit rigolo, ce farceur. Il pensait sincèrement repartir les mains dans les poches, comme si de rien n'était. Il vivait probablement dans l'espoir, et Miles n'avait aucune envie d'épargner cet ahuri lui ayant fait perdre de précieux instants. Il aurait pu se consacrer à des choses bien plus importantes qu'une futile farce se résumant à un échec cuisant. Il n'était clairement pas Guillaume Lunes, cela s'entendait dans sa voix, il avait débité un nom au hasard, sans réellement réfléchir. Malgré tout, ce devait sûrement être un Serpentard. Ainsworth connaissait les gryffons, et les deux autres maisons n'étaient pas du genre, généralement, à s'amuser du "malheur" des autres.

Miles en avait marre de voir la même tête face à lui, n'ayant aucune répartie excepté le fait d'usurper un nom. Il n'assumait vraiment pas ses actes, et Miles ne supportait pas ce genre de gens. Certes il ne s'agissait encore que d'un enfant, mais cela ne changeait rien du point de vue du professeur. Il devait apprendre de ses erreurs, et mûrir. Et peut-être qu'un jour il arriverait à réaliser une farce digne de ce nom. Le jeune homme, légèrement exaspéré, prit la parole :

«  Bon, qui que vous soyez, ça commence à bien faire. On va aller faire un p'tit coucou à m'sieur Rhodes, je crois qu'il sera ravi de voir qu'un de ses élèves s'amuse à faire des farces stupides, tôt le matin tandis que tout le monde dort. Suivez-moi, finissons-en au plus vite je commence à être fatigué d'entendre l'énumération de vos multiples identités. »

Il lui jeta un regard noir, se leva subitement, et lui fit signe de quitter le bureau. L'élève suivit sa consigne, ainsi les deux individus allèrent en direction des cachots, afin de trouver le fin mot de cette histoire.


Reducio
Fin du rpg pour moi, nous discuterons par hibou de la punition.

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Visiblement, tout penchait à aller de travers... Antony allait droit au massacre... Mr Ainsworth ne mordit pas à l’hameçon... Antony ne se faisait pas d'illusions. Il savait très bien qu'il allait subir une punition, sévère ou non en vérité, il avait hâte de le découvrir, toujours habité par sa diablesse de curiosité bien étrange, si vraiment ces mots parvenaient à décrire véritablement l'état d'esprit plutôt malsain dans lequel il se trouvait. Après tout, c'était Halloween. Mr Rhodes pourrait peut-être y sourire lui aussi, et trouver la farce d'Antony amusante finalement. *Si ça se trouve lui aussi il appréciait Mr. May et il ne porte pas ce nouveau prof dans son cœur... Peut-être que ce monsieur Ainsworth va se faire ridiculiser devant Antony.* songea le garçon, parvenant à peine à dissimuler son sourire narquois... Mais Mr. Ainsworth n'était pas du même avis. Visiblement, il avait hâte de se venger du garçon qui avait tenté de se moquer royalement de l'adulte... Antony n'en avait pas démérité non plus... Mais il n'avait que onze tout de même... Et il était si mignon... Onze ans, ne s'agissait-il pas là de l'âge du pardon ? De l'âge où les enfants pouvaient tout se permettre sans vraiment craindre les retombées de leurs bêtises ? Si tel n'était pas le cas, où allait le monde... ?

"Bon, qui que vous soyez, ça commence à bien faire. On va aller faire un p'tit coucou à m'sieur Rhodes, je crois qu'il sera ravi de voir qu'un de ses élèves s'amuse à faire des farces stupides, tôt le matin tandis que tout le monde dort. Suivez-moi, finissons-en au plus vite, je commence à être fatigué d'entendre l'énumération de vos multiples identités."

*Tiens Monsieur Rhodes justement, alors que je pensais tout juste à lui ! Si ça ce n'est pas une coïncidence ! Si ça se trouve, il aura exactement la même réaction que celle que j'ai imaginée !*
s'exclama intérieurement le garçon, presque amusé pas les dernières paroles de son professeur, qui se voulait pourtant dur. Mais Antony, ces derniers temps, n'était pas très responsable... Il enchaînait bêtise sur bêtise et rien ne l'arrêtait... Pas même ses professeurs, pas même ses camarades et préfètes... D'un autre côté, Antony se rendait bien compte de ce qu'il faisait et avait tout de même hâte qu'Halloween se termine, et qu'il puisse enfin retourner à sa vie de petit-enfant innocent et timide qu'il était... Ce dernier souvenir lui décrocha son sourire, tandis que Mr Ainsworth, se levant brusquement, lui fit signe de sortir. Antony n'attendit pas ses restes, subitement tristes, et repartit la tête basse, sans prononcer un seul mot, tandis que son professeur le suivit dehors, en direction des cachots...

Reducio
Fin de ce RPG :) Ce fut bien amusant, merci Monsieur Ainsworth, et encore désolé ^^
Au suivant donc :P

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