Potions

Inscription
Connexion

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Il l'avait dans le sang, elle coulait en lui comme le vin descendait à une vitesse vertigineuse dans la gorge de son père. La bête était tapie dans l'ombre, cachée par les sourires plein de candeurs du garçon et ses joues encore rebondies. Affamée et ennuyée, elle se lassait de sa cage de tranquillité, comme un félin qui fait les cent pas devant les barreaux de sa prison. Alors, elle surgissait sans crier gare et sans que ses victimes ne puissent faire quoi que ce soit : La Bêtise.
Solal était atteint de cette maladie depuis tout petit. Il était pourtant un enfant bien éduqué, poli, plein d'empathie et de savoir-vivre. Souriant, gentil, espiègle mais respectueux. Tout allait bien, jusqu'à ce que la bête fasse surface. Il ne contrôlait alors plus ses gestes, son cerveau mené par la bête en lui, et c'est alors que les drames arrivaient. Aujourd'hui avait été le Jour J, la détonation de la Bombe B. En cours de potions —cours on ne peut plus passionnant pourtant— il avait lâché prise, oublié la bienséance et avait voulu jouer une petite blague à son voisin. Wyatt, Serpentard fier et espiègle avait titillé la bête et avait été la première victime : il s'était tourné l'espace de trois secondes, Solal avait alors vidé le pot de limaces dans la concoction. L'effet ne s'était pas fait attendre, quelques mouvements de cuillère dans la mixture avait suffit pour qu'elle prenne une couleur verdâtre avant d'exploser. Pire, ce n'était pas une simple explosion qui brûle les sourcils et les cheveux. La mixture avait explosé comme si une limace géante avait éclaté au beau milieu de la salle. Les murs, les meubles étaient couverts de la pâte visqueuse, quelques élèves aussi.

N'écoutant que son courage, Solal avait bien entendu revendiqué l'acte. Seulement, Wyatt était très en colère, le professeur aussi et la moitié de la classe l'avait foudroyé du regard. Penaud, s'il avait été un chien il aurait baissé les oreilles et aurait trouvé un coin de la classe pour s'y cacher la queue entre les jambes, il avait fini le cours dans le plus grand des silences. Il savait pourtant bien qu'on ne jouait pas avec les potions, c'était dangereux, idiot, inutile et ça ne finissait jamais bien. Mais la Bête était là, bien en lui, et dans son esprit d'enfant il rejetait tous les torts sur cette Bêtise qui sommeillait en lui.
L'acte n'avait, évidemment, pas fini sans conséquence. Tout le monde venait de sortir et Solal se retrouvait seul dans la pièce, les bras ballants alors qu'il observait l'étendu de ses dégâts. Il s'approcha d'une des tâches qui coulait sur le coin d'un meuble. Il plissa le nez avec dégoût alors qu'il s'en approcha pour sentir : ça avait l'odeur d'une forêt pourrie. Qu'à cela ne tienne, Solal se voulait sage et juste, il allait donc nettoyer à la main la classe comme le professeur l'avait ordonné. Une éponge et un seau d'eau à la main, il se mit à l'oeuvre. La punition dont il avait écopé avait un bon côté : les cours étaient finis pour aujourd'hui et il avait à présent une bonne raison pour ne pas se mettre à ses devoirs. Ils attendraient une prochaine fois.
À quatre pattes entre deux tables, le garçon frottait péniblement le bois. Il rechignait, soupirait sans arrêt. Aussi, il décida de rendre la punition plus amusante : il était à présent sur une scène de crime, sa scène de crime. L'adversaire avait été une limace diabolique qui voulait dominer Poudlard. Il avait sauvé l'école, mais ne voulant inquiéter personne, il décida de garder le secret et de nettoyer la salle. 
L'histoire était parfaite, et redorait le blason du garçon malicieux.

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

"Sssss..."

Lou leva lentement le nez de sa potion, les sourcils froncés. Ce petit bruit lui titillait les oreilles depuis quelques secondes sans discontinuer. Elle balaya d'un coup d’œil la salle de potion, cherchant la cause de ce sifflement perturbant. Rien. Tous les élèves étaient penchés sur leur potion, concentrés sur la dose de sang de salamandre à ajouter. Bon... La jeune Serdaigle replongea dans sa concoction, se persuada que ce sifflement ne venait que de ses pensées... de toute manière il avait cessé...

"...sssSSSSSSS"

La fillette se redressa aussitôt. Elle l'avait bien entendu cette fois-ci, ce sifflement venant du côté gauche de la salle. D'ailleurs, d'autres élèves levèrent la tête à leur tour, se jetant des regards interrogatifs... Et puis, soudain...

"SSSSSPLATCH!!!!"

Il y eu un bruit de succion, et une seconde plus tard, la salle de potion se transforma en bulle de bave visqueuse. Lou passa un doigt sur la manche de son uniforme bleu et bronze, récupérant au passage la substance qui avait volé jusque là. Complètement fascinée, la fillette la frotta entre ses doigts. On aurait vraiment dit de la bave d'escargot mais... en plus visqueux encore. Mais cette fascination s'évapora très vite lorsque l'odeur arriva jusqu'à Lou. Une odeur forte de pourriture. Fronçant le nez, elle se retourna, à la recherche du coupable mais déjà, il levait la main, penaud. La jeune aiglonne le reconnu aussitôt. Solal. Solal Rosenberg. Un Serdaigle vif et souvent entouré d'une foule d'élèves. Le professeur ne prit néanmoins pas compte de cette marque de bravoure et lui colla la responsabilité de nettoyer la salle en fin de cours. Alors qu'il baissait honteusement les yeux vers sa table recouverte de bave, Lou fut prise, sans le comprendre, d'un élan de compassion pour ce jeune garçon. On aurait dit un chien battu avec ses cheveux en bataille qui lui retombaient sur les yeux et sa cape trempée de bave.

Le cours se finit normalement, si on met de côté l'odeur écœurante de la bave qui retombait par petits "ploc" au sol, sur les élèves dégoutés ou même dans les potions que le professeur s'empressait de faire disparaitre. À la fin du cours, les élèves sortirent en hâte, fusillant du regard au passage le jeune Bleu et Bronze. Ce fut un énorme soulagement pour Lou de ressortir mais elle savait que celui-ci ne durerait pas bien longtemps. En effet, elle s'était mise en tête de venir en aide au jeune Rosenberg et ne comptais pas revenir lâchement sur son idée. Lorsque le professeur passa, il ne vit pas la pâle silhouette de l'aiglonne qui se glissait dans la salle et il partit à grandes enjambées, la main plaquée contre sa bouche, les yeux furibonds.

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Le criminel frottait encore les vilaines tâches qui dégoulinaient le long de la patte d'une des gargouilles qui étaient gravées dans la pierre d'un mur. Il s'excusait intérieurement à maintes et maintes reprises ; salir une salle de classe c'était un acte tout à fait pardonnable, et puis il ne l'avait pas fait exprès, mais salir une gargouille relevait d'un des pires délits qu'il soit. Il imaginait la gargouille lui cracher dessus de mots dans une langue qu'il ne connaissait pas —il n'était pas certain qu'une gargouille s'exprime en quelque langue qu'il soit, de toute façon.
« Ça va, j'ai dit que je le referais pas. » ronchonnait-il, les joues légèrement gonflées à l'attention de la gargouille qui semblait le fusiller du regard. Solal avait toujours eu la manie de parler à tout ce qui ressemblait à une créature ou à quelque chose qui pourrait être vivant. Dans ses jours les plus bavards, il lui arrivait même de parler aux objets. Un "excuse-moi" à une chaise qu'il bousculait, un "t'as froid ?" aux nombreuses peluches qui accompagnaient ses nuits. Il donnait une importance toute particulière à recouvrir chacune de ses peluches de la même dose d'affection pour qu'il n'y ait pas de jaloux. Somme toute, Solal était un enfant plein d'imagination qui ne voulait blesser personne, pas même les créatures qui pouvaient exister sans qu'on le sache. C'était un de ses secrets bien gardés qu'il ne souhaitait pas particulièrement révélé. Pour autant, si on le prenait sur le fait, il se défendrait farouchement en déclarant que ce n'est pas parce qu'on ne le voit pas que ça n'existe pas : les moldus ne savent même pas que la magie est réelle !

Un bruit attira l'attention du criminel puni. Il releva la tête comme une biche qui vient d'entendre une branche craquer dans le bosquet derrière. C'était une petite blonde, Lou Foxer —il se rappelait de son nom pour l'avoir entendu lors du pique-nique organisé pour les Serdaigle ; c'était sa meilleure idée depuis qu'il avait commencé les cours dans l'école, il savait maintenant à peu près citer les noms de la plupart des première année qui avaient été une grande majorité pendant l'escapade. Il ne savait pas ce qu'elle venait faire, peut-être avait-elle oublié quelque chose ? Aussi, il se rapprocha de la table où Lou était assise plus tôt et y jeta un coup d’œil. Elle était vide et propre.
« Si tu pensais avoir oublié quelque chose, il y a rien ici. » il fit remarquer en haussant les épaules, une main tendue vers la table pour attirer l'attention de la jeune fille sur celle-ci. Il se gratta la joue. Geste qu'il aurait du éviter, la mixture visqueuse avait collé à son doigt plus tôt et il venait de l'étaler sur sa joue. Il s'essuya la joue frénétiquement avec sa manche, excédé. Ça ne pouvait pas être pire.

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Lorsque Lou se retourna, l'odeur s'était déjà un peu dissipée... bon, cela rendait sa "mission" un peu plus faisable. S'attendant à ce que Solal lui adresse la parole, Lou riva ses yeux au sol, attendant le verdict... qui ne vint pas... La fillette leva lentement les yeux et aperçu le jeune garçon au fond de la salle, occupé à astiquer une grosse gargouille. Il ne l'avait donc pas vu? Le jeune homme semblait porter une attention toute particulière à la statue de pierre, la jeune Foxer crut même voir ses lèvres bouger...

"...Ça va, j'ai dit que je le referais pas..."

Lou sourit. Elle n'avait donc pas rêvé. Ce n'était sûrement pas la première fois qu'elle le prenait dans ce genre de situation. La fillette l'avait souvent observé à s'excuser après avoir fait tomber un livre, ou bousculer une chaise dans la salle commune.
Ce genre de comportement ne lui était pas inconnu. En Irlande, elle n'avait trouvé d'amis que chez les rochers, les arbres... Eux au moins écoutent et ne parlent pas à vous en donner la migraine. Mais ils communiquent. Le bruit du vent dans les feuillages, de l'eau qui coule sur une pierre ou même le silence...

Le grand rocher sur la falaise lui revint en mémoire. On pouvait y deviner la forme d'un loup, la tête levée vers le ciel. Il avait été son confident pendant tellement d'années... La jeune fille lui avait confié ses secrets les plus personnels, ses tristesses le plus déchirantes et ses joies les plus lumineuses. Il avait tout gardé dans son cœur de granite, l'écoutant attentivement se confier, ne flanchant jamais sous le poids de ces mots si lourds dans le cœur de la jeune Foxer.
Mais là où elle trouvait le plus de réconfort, c'était bien chez les arbres, des grands chênes qui se dressaient à quelques centaines de mètres de sa maison natale. Elle courait se réfugier en leur couverture de verdure à chaque fois que la colère la gagnait et qu'elle sentait que le monstre en elle allait éclater. Elle calait son dos sur l'écorce épaisse de l'arbre et écoutait le vent qui chantait dans le feuillage, les oiseaux qui sifflaient doucement sur les arbres voisins. Elle fermait les yeux et restait ainsi des heures entières, à écouter, à essayer de percevoir un possible battement de cœur au creux de son arbre jusqu'à ce que la colère s'attise en elle.

Par réflexe, la jeune aiglonne ferma les yeux et se recula lentement, cherchant le contact apaisant de l'écorce sous ses doigts...

Gniiiiiiiiiiiiiii

Lou se réveilla aussitôt, sortant de son état second. Elle venait cogner le pied d'une chaise qui avait monstrueusement crissé sur la pierre froide de la salle de potion. La Bleu et Bronze leva un regard affolé vers Solal, espérant qu'il n'aurait rien entendu mais croisa aussitôt ses yeux bruns braqués dans les siens. La jeune fille frissonna, elle n'aimait pas être dévisagée comme ça... Heureusement, le jeune Rosenberg se détourna pour s'approcher de la table de Lou et y jeter un coup d’œil.

"Si tu pensais avoir oublié quelque chose, il y a rien ici. "

L'aiglon lui indiqua la table... il ne semblait pas avoir compris la raison de la présence de Lou ici.

"Ah euh... non, non ce n'est pas... je...je... Lou prit une inspiration, elle n'avait pas encore bien l'habitude de parler à des gens... Je voulais juste t'aider, voilà."

Lorsqu'elle releva les yeux, Solal s'essuyait rageusement la joue avec sa manche. L'avait-il au moins entendu?... Une boule se forma au creux de ventre de la fillette, la situation ne pouvait pas être pire...

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Solal n'avait pas fait attention à la timidité de Lou ; les timides faisaient légion à Poudlard. Il se rappelait sans mal de l'état dans lequel beaucoup de première année étaient arrivés lors du pique-nique entre les Serdaigle. Ils bégaient tous, ne savait pas où se mettre et semblait même sur le point de repartir en courant en prétextant avoir oublié leur chaudron sur le feu. C'est sûrement en cela que Solal brillait, il n'avait peur de rien ni de personne —sauf, peut-être, le préfet de Serpentard qui les avait pris en flagrant délit d'escapade nocturne, Ivy et lui—, il ne bégayait que quand il était tellement excité qu'il parlait trop vite et que son cerveau ne parvenait plus à coordonner les mouvements de ses lèvres. Mais pour autant, il ne les jugeait pas ni ne les dénigrait. Au contraire, il avait envie de les aider et avec un peu de recul, quelques années plus tard, Solal se rendit compte qu'il les avait vu comme des petits animaux abandonnés sur le côté d'un chemin et qu'on voulait absolument ramené chez soi pour s'en occuper. Mais à l'opposé de ces animaux, les personnes timides avaient une conscience, des capacités souvent sous-estimées, un cerveau qui faisait sûrement autant de bruit que le sien : ils n'étaient pas si éloignés de lui et le garçon avait envie de creuser pour savoir ce qu'ils cachaient sous la surface. Passer à côté des personnes timides, pour lui, c'était l'équivalent de se risquer à manquer quelqu'un avec qui il pourrait beaucoup rire. Son but fut donc immédiatement de mettre à l'aise Lou Foxer.

« Oh ! Tu veux... Hein ? Tu veux m'aider ? » la remarque le surprit, il n'avait jamais eu l'habitude qu'on l'aide. Depuis aussi loin qu'il se souvenait, il avait du grandir rapidement pour s'occuper de ses petits frères et s'immiscer dans l'organisation de la grande famille. Il avait toujours été le genre de personne qui aide les autres, pas qu'on aide, peut-être parce qu'il affichait tant d'assurance et de confiance que son entourage pensait toujours qu'il réussirait seul. Ce n'était pas loin de la vérité : Solal n'avait jamais été face à une situation où il avait spécifiquement besoin d'aide, il ne s'en rendait pas encore compte mais il avait eu une enfance facile.
« T'as pas besoin tu sais, c'est ma bêtise, le volume de sa voix s'abaissa à la fin de sa phrase alors qu'il faisait un tour sur lui-même pour observer son avancement, il lui restait encore tant à faire, mais si tu veux vraiment m'aider alors j'vais pas dire non. Tiens, prends ça ! » il attrapa une des grosses éponges dans le seau, dont il avait rarement eu l'usage. Il lança l'éponge vers Lou en espérant qu'elle la rattrape.

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Elle s’apprêtait à répéter quand le jeune garçon releva les yeux vers elle, légèrement surpris.

"Oh ! Tu veux... Hein ? Tu veux m'aider ? "

Lou hocha vigoureusement la tête, s’emmêlant les doigts pour dissiper la gêne qu'elle pouvait éprouver. Ce garçon semblait presque hésiter... Mais quoi qu'il dise, la fillette le savait, elle ne lâcherait pas le morceau. Elle pouvait se montrer très tenace et persuasive quand elle était fixée! Déjà, elle réfléchissait à un argument digne de ce nom pour l'aider quand Solal répondit brièvement.

"T'as pas besoin tu sais, c'est ma bêtise."

Il se retourna. Ah ça non! Lou allait lui balancer qu'il y serait encore à minuit mais le jeune Rosenberg lui refit face, comme hésitant et reprit la parole avant qu'elle ait pu prononcer un petit "Mais...".

"Mais si tu veux vraiment m'aider alors j'vais pas dire non. Tiens, prends ça !"

Sur ce, il se pencha pour attraper un éponge dans une bassine et la lança aussitôt vers la jeune aiglonne. Tout ce fit flou dans son jeune esprit durant une demi seconde. Et puis l'éponge qui filait vers elle se fit bien nette et, comme instinctivement, le bras de Lou se leva vivement et l'empoigna en vol. Elle abaissa lentement son bras avant de regarder éberluée l'éponge dans sa main. Un sourire rayonnant apparu alors sur son visage d'enfant et elle courut rejoindre Solal devant le seau d'eau.

"Et bien... je commence par quoi? Un sourire espiègle apparu alors sur son visage sans qu'elle ne puisse le contrôler, ce devait être à cause de l'éponge... Mais si tu veux finir ta petite discussion avec la gargouille là bas, moi je vais parler aux cafards hein!"

Et là dessus, elle plongea son éponge dans l'eau, s'attaquant aussitôt aux vitres de l'armoire aux ingrédients pour donner un certain sens à ses paroles mais aussi pour se cacher du regard de Solal. Qu'est-ce qu'il lui était arrivé?! Elle se concentra sur le frottement de l'éponge sur la vitre visqueuse de bave et son regard rencontra les bocaux remplis de ver-de-terre, cafards, souris qui se tortillaient.

"Pauv' bêtes...qu'allez-vous donc devenir..."

Elle se détourna, tentant d'ignorer les images immondes qui lui emplissaient la tête. Ces petites bestioles, aussi dégoutantes qu'elles pouvaient être, ne méritaient pas cela... quelle mort atroce... finir écrasée dans une potion... Lou ferma fortement les paupières et secoua vivement la tête, tentant de cacher ces images sous les petites lumières qui  apparaissaient devant ses yeux.

Alors là... même moi je ne comprenais pas pourquoi j'écrivais cela mais bon... je pense que ça ira.

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Lancer une éponge sortie d'un seau d'eau n'avait rien de bien intelligent : en volant, l'éponge laissait échapper un mince filet d'eau et au sol on pouvait suivre son chemin à la trace. Mais le duo n'était plus à ça près, la salle était encore plein de mixture. L'enthousiasme de Lou faisait plaisir à voir et était contagieux pour Solal qui sourit de plus belle à son tour. Il n'avait pas pensé un seul instant que quelqu'un pourrait l'aider, il avait plutôt vu ses camarades lui lancer des regards noirs : depuis la rentrée, le garçon était quelqu'un d'apprécié dans les rangs des première année c'est un fait, pour autant il savait qu'il pouvait fatiguer certaines personnes et que ses bêtises frôlaient parfois les limites de la patience des autres élèves, et des professeurs aussi. Cette bêtise était celle de trop pour la plupart de ses camarades, dont un bon tiers avait du se faire nettoyer la robe par le professeur de potion. Aussi, il comprenait très bien qu'on soit fâché —bien qu'il pensait au plus profond de lui qu'il n'y avait pas mort d'homme et que la potion n'était de toute façon pas dangereuse— et il n'avait pas pensé une seule seconde qu'une âme charitable veuille l'aider.
Lou Foxer venait de passer dans la case "gentillesse infinie" aux yeux de Solal et il lui revaudrait ça. 

Avec son air calme et ses cheveux blancs, Lou avait toujours donné l'impression d'être quelqu'un de timide, réservé et un peu solitaire. Mais Solal se rendit compte que ce n'était pas du tout le cas, elle osait même l'embêter, ce qui n'était pas à la portée du premier venu quand on connaissait le caractère de cochon de Solal.
« Ben, tu sauras que les gargouilles sont de très bonne compagnie ! » déclara-t-il avant de lui tirer la langue mais elle ne le remarqua sans doute pas, s'affairant déjà au nettoyage. Le brun était on ne peut plus enthousiasmé de cette nouvelle arrivante, non seulement il l'aidait, mais en plus elle s'avérait être drôle. Il se rapprocha d'elle, autant lier l'utile à l'agréable et frotta un moment avant que son regard soit attiré sur les-dit cafards. Il ouvrit la porte de l'armoire et attrapa le bocal. Les insectes étaient entassés les uns sur les autres, ce qui fit mal au cœur du garçon. Peut-être qu'ils avaient des âmes, une conscience et peut-être qu'ils souffraient actuellement, on en savait rien.
« Les pauvres, ça doit vraiment pas être confortable d'être enfermé là-dedans. T'imagines si c'était nous ? » le menton rentré et la tête baissée vers les insectes, il fronçait les sourcils. Le bocal était plus lourd que prévu et il peinait à le garder à une bonne hauteur. Il sentait ses doigts glisser et arriva ce qui devait arriver : le bocal lui échappa des mains.

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Lou avait, et ce, depuis toujours, une faculté à traduire les boules au ventre, les pincements dans l'estomac, en bref, tout les petits signes que son corps voulait bien lui envoyer pour la prévenir. Ainsi, elle devinait facilement si quelqu'un l'observait, si elle avait oublié quelque chose... ou simplement, si elle avait faim. Cette faculté l'avait souvent tirée de plusieurs mauvais pas... mais encore fallait-il qu'elle décode le message avant que la "chose" ne se produise.

Quand elle rouvrit les yeux, Lou eut un léger sursaut. Solal se tenait juste à côté d'elle, le bocal aux cafards à la main, les contemplant tristement. Il semblait partager son avis car il lâcha:

" Les pauvres, ça doit vraiment pas être confortable d'être enfermé là-dedans. T'imagines si c'était nous ?  "

La fillette acquiesça, s'imaginant dans un bocal en verre, ensevelie sous d'autres corps... elle frissonna.
Et puis, soudain, Lou eut comme un pressentiment et une boule grossit dans son abdomen. Quelque chose n'allait pas... ou peut-être que quelqu'un les observait? Elle se concentra sur la présence au fond de son ventre et l'étudia. Voyons, dans l'abdomen, un peu plus à droite et puis... comme une boule... oui, c'était bien que quelque chose allait se passer d'une seconde à l'autre, et pas des plus jolies. Elle jeta un vif regard autour d'elle, s’arrêtant sur le bocal... Le bocal!!
Elle se précipita en avant, les bras tendus vers le pot de verre qui glissait indéniablement des mains mouillées de Solal. Et puis, tout se passa comme au ralenti... Ses mains frôlèrent puis manquèrent le bocal et la bleu et bronze plongea en avant, s'étalant de tout son long sur la pierre froide de la salle de potion. Elle se retourna sur un coude et regarda impuissante le bocal aux cafards tomber, tomber, tomber, sous ses yeux. Et puis ce qui devait arriver arriva... il y eu un tintement et, quelques secondes plus tard, des débris de verre juchaient le sol et une cinquantaine de cafards s'éparpillaient dans toute la salle. Lou se releva d'un bond, paniquée. Elle n'avait jamais vraiment apprécié les cafards, surtout depuis que l'un d'eux lui avait sauté dessus à l'âge de 8 ans. Elle jeta un regard dégouté à ceux qui cavalaient à ses pieds, sa pitié pour eux totalement envolée.

Et puis, ce fut comme instinctif... Si elle s'était trouve dans sa maison natale, avec ses parents moldus, elle se serait sûrement précipité dans les jupons de sa mère en hurlant... mais là... il y avait quelque chose dans la magie qui la rendait plus courageuse, plus confiante. Alors, refoulant le couinement qui montait dans sa gorge, elle sortit promptement sa baguette de la poche intérieur de sa cape et lança un "Reparo!" aux débris de verre avant de jeter un regard complice à Solal.

"Prêts pour un gendarme et voleurs version sorcier?", demanda la fillette, le sourire au lèvre...

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Ce qui devait arrivé arriva. Il y avait des jours où rien n'allait et visiblement, c'était un de ces jours-ci. Quand bien même il voulait bien faire et montrer un peu de compassion pour des insectes que tout le monde méprisait, il s'attirait des ennuis. Qui plus est, il ne savait pas si le professeur reviendrait faire une inspection des travaux finis. Il fallait absolument qu'il répare sa bêtise. Il sentait la chaleur lui monter à la tête et la lui faire tourner légèrement, cette sensation rare qu'il ressentait lorsqu'il était était énervé. Il lui devenait alors difficile de réfléchir, il n'avait qu'une envie c'était de frapper quelque chose de ses petits poings d'enfant.
Mais Lou avait gardé son calme et avait réparé le bocal comme si c'était une formalité. Elle ne perdait pas le contrôle d'elle-même, ce qui força Solal à se calmer et à réfléchir correctement lui aussi. Au sol, les insectes grouillaient et bien qu'il n'en eut pas peur, la vision n'avait rien de très agréable. Sortant à son tour la baguette de sa manche, il prit une grande inspiration. Solal avait toujours adoré la magie mais lancer des sorts à un être vivant avait été la plus grande épreuve qu'il avait du traverser depuis qu'il était arrivé à Poudlard. Il ne parvenait pas à se faire à l'idée qu'on pouvait utiliser la magie contre quelqu'un d'autre que soi, surtout si l'être en face n'avait rien demandé.

« Toi tu fais comme tu veux, mais moi j'veux pas leur faire de mal ! » il avait haussé le ton, pris par la panique alors qu'il secouait la jambe pour retirer un cafard qui semblait vouloir monter le long de sa robe. Il réfléchit un instant, repassa dans sa tête la maigre liste de sorts qu'il avait vu en cours avant de finalement avoir une idée qui ne blesserait personne. Il pointa sa baguette vers un cafard qui avait trouvé refuge près du pied d'une table et effectua un léger mouvement du poignet avant de prononcer :
« Wingardium Leviosa ! » prononça-t-il distinctement, appuyant sur les bonnes syllabes. Le cours sur ce sort avait été passé il y a peu, aussi il avait été facile pour le garçon de se rappeler du geste. Il fit léviter un cafard jusqu'au bocal et le fit tomber dedans. La tâche était faramineuse, il y avait quelques dizaines de cafards mais tant pis, il ne voyait pas comment faire autrement. Concentré comme jamais, il gardait les sourcils froncés et ne parlait que pour prononcer de nouveau le sort et rattraper un des insectes en fuite. Il se demandait si Lou trouverait meilleure solution, repassait en boucle ses cours de Défenses contre les Forces du mal mais refusait d'utiliser quelconque sort dont il avait été question pendant ces cours.

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

"Toi tu fais comme tu veux, mais moi j'veux pas leur faire de mal ! "

Le jeune aiglon sortit de sa manche une longue baguette et la pointa sur un cafard pour le ramener d'un "Wingardium Leviosa" bien maitrisé dans le bocal que Lou venait de reconstituer.
La fillette était bien d'accord avec lui mais tous les ramener un par un comme ceci n'allait pas être facile... Elle tenta de trouver autre chose, fouillant dans les souvenirs de ses cours de Défense Contre les Forces du Mal et de sortilège... Rien. Tous ce qu'elle avait pu apprendre ne pouvait que faire du mal ou bien empirer la chose. Et le reste... Et puis soudain, Lou sentit une bulle d'air remonter lentement dans son vente, signe depuis toujours qu'elle se rapprochait du but (ce qui d'ailleurs l'avait toujours beaucoup aidée à ses nombreuses parties de cache cache avec son père...). Elle tenta de remonter le fil de ses pensées jusqu'à ce qu'une lumière éclaire son esprit. Le mot brillait d'un éclat enfantin, comme d'une innocente malice. La fillette sourit. Ce pourrait être une bonne idée si les cafards réagissaient comme elle se l'imaginait. Elle jeta un coup d’œil vers Solal qui semblait plongé dans une réflexion intense. Peut-être faudrait-il lui en parler... Mais... non. L'idée en serait moins marrante.
Elle détacha son regard du jeune garçon pour le promener sur les bestioles qui pullulaient partout dans la salle de potion. Le sort devrait pouvoir les arrêter assez longtemps pour qu'ils puissent les remettre facilement dans le bocal mais... Plus elle y réfléchissait, plus l'idée semblait mauvaise, mal adaptée à la situation. Bah, je ne vois pas comment ce sort empirerait les choses... autant essayer! Alors Lou redressa sa baguette, hésita une dernière fois... ce serait une honte d'échouer sur un coup de tête devant Solal. D'après ce qu'elle avait pu voir, il cumulait les "Optimal" et semblait perdu quand il recevait un "Effort exeptionnel". Se planter devant lui c'était, pour Lou, comme échouer à un test. Et puis il semblait maintenant avoir reporté son attention sur la jeune aiglonne, comme s'il attendait qu'elle s'y mette. Une certaine pression appuya sur le ventre de la fillette tandis qu'elle levait sa baguette. D'après Ollivander, il fallait de la volonté pour manier cette puissante baguette qu'elle tenait entre les mains. Mais la jeune fille se demandait si ce vieil homme ne se serait pas trompé... De la volonté ou du courage, s'était bien ce qu'il lui manquait... Ou bien peut-être avait-il voulu la mettre à l'épreuve...
Quoi qu'il en soit, c'était fait! Lou rassembla le maximum d'assurance qu'elle trouva et se concentra... et puis elle lâcha son mot, y mettant le plus d'assurance et surtout de malice et de joie possible. Son visage rayonnait quand elle lança:

"Rictusempra!"

D'un ample mouvement du poignée, la jeune Foxer tenta de distribuer le sort à tous les cafards devant eux. Elle n'avait aucune idée de la réussite de cet essai mais elle avait hâte de savoir!

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Solal avait l'air tout à fait ridicule à faire voler chacun des cafards, un par un, avec la maladresse de l'enfant qui a toujours refusé de lancer des sorts de Défenses contre les Forces du Mal. Seulement, et il l'avait compris dès le jour où Miss Holloway leur avait lâché des Lutins de Cornouailles dessus, il y avait certains moments où ils n'avaient pas le choix. Ce jour-là devait aussi être une de ces occasions où les sorts appris en cours de Défenses contre les Forces du Mal serait plus efficaces, mais Solal n'était pas décidé à se remettre en question —dans son premier devoir de l'année, il avait même dis sur son parchemin qu'il ne souhaitait pas apprendre les Défenses contre les Forces du mal, dans toute la naïveté de son âge. Au bout du sixième cafard, il sentait déjà les muscles de son bras tendu tirer de façon douloureuse mais s'obstinait de façon entêtée.
Lou avait mis un peu plus longtemps à se mettre à l'oeuvre —le garçon avait même pensé qu'elle ne l'aiderait pas—, comme si elle échafaudait un plan sans faille dans son esprit. Solal le savait, sa stratégie était horrible et il ne faudrait sans doute pas longtemps à Lou pour trouver mieux que ce qu'il faisait actuellement. Quand le garçon aux cheveux de charbon lâcha du regard ses cafards pour observer sa camarade, la réflexion lui plissait les traits dans une moue sérieuse. Curieux, il laissa retomber ses bras le long de son corps pour l'observer. Il fut surpris de deviner le sort dès la première syllabe ; il voyait mal comment on pouvait faire rire un cafard, bien qu'il n'avait jamais tenté quoi que ce soit, il était certain que les insectes n'étaient pas chatouilleux, qui plus est.
Dès la seconde où le sort fut lancé, il suivit le tracé du sortilège avec espérance. Il s'attendait presque à voir un cafard exploser de rire, se retourner sur le dos et rire en bougeant ses petites pattes dans tous les sens. La déception fut immense quand le cafard sembla simplement bousculé pendant un millième de seconde avant de détaler. Solal avait gardé le regard fixé sur le cafard quelques secondes avant d'éclater de rire et se tourner vers sa camarade et de s'exclamer :
« Ça aurait été trop bien s'il avait éclaté de rire... T'imagines un cafard qui rigole ? », la phrase avait été hachurée par son rire amusé et son visage, sérieux quelques dizaines de secondes plutôt, était parsemé par la bonne humeur et le rire : les pommettes remontées —à peine saillantes de par son visage encore enfantin—, le coin des lèvres remonté et les yeux plissés. Il ne se moquait pas, il avait apprécié la créativité et l'optimisme de sa camarade.
« Eh, ça me fait penser... On peut essayer Lashlabask ! T'es pas bête ! » L'idée l'avait inspiré, ou plutôt son bras fatigué lui disait qu'il ne pourrait pas continuer comme ça longtemps. Bien sûr, il n'était toujours pas pour l'idée de lancer quoi que ce soit sur qui que ce soit, alors il se planta aux côtés de Lou comme pour lui dire "vas-y, lance le !"

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Lou dut rester environ 3 secondes là, sa baguette tendue vers le cafard, le regard concentré avant de remarquer qu'il avait disparu sous une étagère et que son sort avait tout simplement été un échec. Elle abaissa son bras, une moue déçue sur le visage, les yeux toujours fixés sur le bas de l'étagère. En fait, elle avait surtout du mal à se dire que sont sortilège avait totalement échoué. L'étincelle dans son esprit refusait catégoriquement de s'éteindre...
Et puis soudain, tendit que les ténèbres arrivaient enfin vers son espoir, un rire tonitruant explosa dans la pièce. Les mots de Solal semblaient bien loin de ses oreilles quand elle plongea sous l'étagère, l’œil au plus près de la pierre au sol. Le cafard! Il riait n'est-ce pas? Son sortilège avait fonctionné?! Mais la fillette ne put apercevoir sous l'étagère qu'un cafard nullement chamboulé courir vers un autre abris plus sûr. Et puis une idée un peu plus réaliste se forma dans l'esprit innocent de l'aiglonne. Vraiment moins heureux qu'un sort jeté au hasard qui pourrait fonctionner... Doucement, elle décolla sa joue du sol, se redressant sans oser regarder le jeune Rosenberg qui s'esclaffait derrière elle. Une honte abominable enfla au creux de sa gorge, chauffant chaque parcelle de son visage pâle. Mais qu'avait-elle fait?! Elle avait bien du sembler idiote, là, agenouillée sous une étagère, à chercher bêtement un cafard pleurant de rire... Elle se releva lentement, les yeux fixés sur le bout de ses bottines. Déjà ses yeux s’humidifiaient de larmes brulantes. Elle jeta un vif regard vers Solal... et cligna des yeux, ne pouvant se détacher de cette image. Elle qui s'attendait à voir un visage moqueur se retrouvait devant une sorte d'expression compliquée entre l'amusement et la complicité. Sans lâcher du regard le visage rieur du jeune garçon, Lou lui fit face, la bouche entrouverte, surprise. Elle l'observa ainsi, détaillant pour elle chaque rides qui plissaient ses yeux, ses pommettes retroussées... et puis elle put apercevoir ses yeux larmoyants, brillants, quand il se calma pour enfin parler.
« Eh, ça me fait penser... On peut essayer Lashlabask ! T'es pas bête ! »
Et puis il se rapprocha d'elle et se planta là à sa droite... comme ça. Lou lui jeta un regard en biais, une expression complètement déroutée flanquée sur sa petite face. Quoi? Il n'allait tout de même pas encore lui faire confiance pour jeter un sortilège? D'autant plus que le temps commençait à se faire court et que le professeur n'allait pas tarder à revenir. La petite jeta un regard affolé autour d'elle. Lashlabask? Comment allait-elle utiliser cela pour faire entrer des cafards dans une boîte?! Et puis un sourire timide éclaira son visage blême. Bah... elle n'avait plus rien à craindre, Solal la considérait sûrement déjà comment une folle dingue. Alors, sans même le regarder, elle se baissa pour reprendre le bocal en verre qu'elle amena contre le mur du fond puis, serrant fort sa baguette au creux de sa main gauche, alla se placer à l'autre bout de la salle de potions. Sur le court chemin, elle s'assura rapidement de l'état des meubles. Bah, ils passeront facilement, et puis, rien de bien particulier dans son ventre ne lui indiquait un danger quelconque alors... Elle se retourna, apprêtant sa baguette. Et puis elle vit son compagnon de nettoyage qu'elle héla distraitement.
"Hum, Solal? Si j'étais toi, je monterais sur une chaise... ou une table..."
Et puis sans vraiment attendre que l'aiglon ne s’exécute, elle fit tour de poignet puis lâcha bien clairement:
"Lashlabask!"
Sa baguette fit un arc de cercle devant elle tandis qu'un jet d'étincelles rouges suivaient la forme vers le sol. Voyant que le sortilège fonctionnait, Lou sourit et avança de deux pas, recommençant l'enchainement. Au bout d'une demi-dizaine de fois, on pouvait bien voir que le sortilège de répulsion faisait vraiment effet cette fois-ci. Les cafards, effrayés par les étincelles brulantes, fuyaient visiblement vers l'autre bout de la salle... vers le bocal. Quand elle fut plus proche, la tâche se compliqua mais dans l'ensemble, tout allait bien. Les cafards se réfugiaient sans réfléchir entre les parois de verre, fuyant le rouleau brulant qui déferlait sur eux. Finalement, Lou se jeta sur le bocal et revissa le couvercle, les mains tremblantes.
Dans la salle, il ne devait plus rester que quatre ou cinq cafards rescapés de son piège. La jeune Foxer alla s'asseoir sur une table, ses bras maigrichons contre son ventre. Assise sur le bois sûr, elle remonta ses jambes vers son torse et posa sa tête sur ses genoux.
Non, elle ne bougerais plus.

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Le visage de Lou était passé de la déception à une espèce d'espérance. Elle semblait avoir reprit un peu confiance en elle, bien que Solal ne le remarqua pas vraiment. Il n'était pas très doué pour détecter les changements d'expression, mais l'était bien plus pour comprendre l'humeur de quelqu'un grâce à son langage corporel. En l'occurrence, une fois son idée donnée, son interlocutrice paru requinquée. Elle était, de toute évidence, bien plus douée que Solal pour lancer des sorts —qui, jusque là, était plus doué en théorie qu'en pratique. Il était plus de ces sorciers qui finissaient entourés d'animaux magiques que de ceux qui s'adonnaient à des duels. S'il voulait faire un duel, c'était contre Ivy Wild, et personne d'autre. Il préférait que ses poings s'expriment, même s'il savait que l'éventualité n'enchantait pas grand monde. Surtout pas ses parents.

S'il était plutôt actif, et rarement passif, habituellement, le brun se retrouvait à observer son acolyte qui avait eu la gentillesse de s'adonner à un nettoyage rapide et efficace des cafards. Il n'était pas tout à fait certain, était-elle très douée ou bien les cafards étaient-ils simplement fatigués de courir à droite et à gauche ? Toujours est-il qu'il n'avait rien eu à faire et que les cafards avaient fini dans un bocal. Il n'avait eu besoin de faire mal à personne, n'avait pas besoin de lancer un de ses sorts de défense contre les forces du mal qu'il détestait lancer et qui plus est, il n'avait plus besoin de paniquer à la vue de ces horribles cafards aux antennes interminables —s'il n'avait rien contre les insectes de façon générale, il fallait bien avouer que ces gros cafards n'avaient rien de très ragoûtant. Après coup, il sentit la culpabilité le gagner. Il était à l'origine de ce fiasco total, c'était lui qui avait fait tomber le bocal plein de cafards et pourtant, c'est Lou qui avait réglé la situation. Qui plus est, elle n'avait même pas besoin d'être là, elle s'était proposée de façon totalement désintéressée pour aider Solal à réparer sa bêtise initiale. Il n'était, décidément, qu'un oiseau de mauvais augure pour la fille aux cheveux de neige et pourtant celle-ci ne semblait pas s'en plaindre. C'était tout bonnement étrange pour lui, d'être face à quelqu'un d'aussi gentil. Comme pour enfoncer le clou de sa culpabilité, Lou sembla se sentir mal et s'assit, l'air penaud. La vision fit paniquer Solal, il avait l'habitude de consoler les autres mais la situation était tout à fait inédite pour lui. Il s'approcha de sa camarade et posa une main sur son épaule, presque timidement.

« Lou.. ? T'es fatiguée ? J'suis désolé, fallait pas t'embêter pour moi, il marqua une pause, pas certain de savoir ce qu'il fallait dire ensuite, c'est gentil de m'avoir aidé. Je finis vite fait et on va à la Grande Salle, okay ? Ça va bientôt être l'heure de manger. T'auras plein d'énergie, comme ça ! » Comme pour appuyer ses propos, il se hâta de reprendre son matériel de nettoyage moldu et se remit au nettoyage des quelques zones encore visqueuses. Il jetait des regards réguliers à Lou, l'air de dire, "regarde, regarde, j'me dépêche et on y va !"

Merci pour ce RP Lou, j'ai adoré les réactions de ton personnage.  :grin:
Dernière modification par Solal Rosenberg le 24 mai 2018, 21 h 27, modifié 1 fois.

« And I can't hide that I've relied on you
Like yellow does on blue »
Tapis en Chef, 2ème année RP.

La bêtise naturelle  PV Lou Foxer 

Lou ouvrit soudainement les yeux, un frisson lui parcourant l'échine. Sa main. Elle était posée sur son épaule. La fillette n'avait vraiment pas l'habitude du contact. Pas quand c'était par surprise en tout cas. Elle leva les yeux vers Solal et fut frappée par l'expression affolée dans son regard. Et bien?... Qu'est-ce qu'il a?
"Lou.. ? T'es fatiguée ? J'suis désolé, fallait pas t'embêter pour moi."
L'expression sur le visage de Lou ne changea pas, elle observait le jeune Rosenberg. Il semblait chercher quelque chose... Alors la fillette se tut et le laissa réfléchir. Ce ne fut pas bien long.
"C'est gentil de m'avoir aidé. Je finis vite fait et on va à la Grande Salle, okay ? Ça va bientôt être l'heure de manger. T'auras plein d'énergie, comme ça ! "
Le temps que l'aiglonne assimile ses paroles et remarque le temps qui était passé, le jeune garçon était reparti. Sa main sur son épaule avec. Lou se détendit. Elle chercha Solal du regard. Il était là-bas, à nettoyer frénétiquement un mur, lui jetant des regards de temps en temps. Lou ne put s'empêcher d'y penser. C'était ce même genre de regard qu'on lance à un animal pour s'assurer qu'il est encore là, qu'il ne s'est pas échappé. Mais Lou ne comptais pas s'échapper. D'ailleurs, elle allait très bien et ne comprenait pas trop la réaction de son camarade. Cette positon, elle la prenait souvent pour se reposer mais elle n'était pas épuisée à ce point! Alors elle se retourna face au mur où était Solal et s'assit en tailleur sur la table. Elle aurait bien put se relevée pour aller l'aider, elle avait largement l'énergie pour mais... elle appréciait que le jeune Rosenberg la laisse se reposer et elle n'allait donc pas allait contre cette décision. Laissant à son éponge l'aiglon, elle refit son sac et se mit à détailler pour elle chaque détail de la pièce avant de s'arrêter à nouveau sur Solal. Il semblait avoir fini d'ailleurs. D'un petit bond, Lou descendit de la table et rejoignit son ami... elle s'arrêta. Son... ami? Combien de fois ce mots lui était-il venu à l'esprit depuis Poudlard? Deux fois? Trois fois? Bien plus en tout cas qu'avant... Alors, tandis qu'un petit quelque chose se mettait à pétiller dans son ventre, elle accéléra pour rejoindre Solal, son ami. Ami... L'étincelle dans son ventre se transforma en feux d'artifice et quelque seconde plus tard, sans pouvoir le retenir plus longtemps, Lou éclata de rire. Alors qu'elle imaginait déjà la tête de son Ami, le rire de la fillette enfla dans sa gorge pour ressortir plus joyeux encore, plus fort. 

Ensemble, ils sortirent de la salle de potion, se dirigeant vers la Grande Salle, le rire de la fillette raisonnant dans les cachots.

Fin de RP pour moi! Merci beaucoup Solal, c'était super! ^^

« Leur nom, elles le signent de la pointe de la baguette, d'un Z qui veut dire Zorras! »