Potions

Inscription
Connexion

Objectif : Devenir le nouveau génie des Potions  PV 

Ça faisait plusieurs longues minutes que Joy se balançait doucement sur son lit, assise, les yeux grands ouverts pour tenter de lutter contre le sommeil qui assaillait tout son être. Elle aimait dormir ; c'était une véritable aubaine que de pouvoir se reposer après une longue journée fatigante. Mais aujourd'hui, elle ne devait pas céder aux appels incessants du sommeil qui la tiraillaient. Il fallait rester forte, parce que la mission commando commençait ce soir. N'y tenant plus, elle jeta un regard sur sa montre argentée — un cadeau de ses parents —, dut plisser les yeux pour pouvoir déchiffrer l'heure et constata qu'il était bientôt minuit. Elle aurait eu moins de chances de se faire attraper si elle s'était échappée de son dortoir plus tard encore, mais tant pis ; l'impatience avait gagné la Serdaigle.

Mesurant la douceur avec laquelle elle amenait chacun de ses mouvements, Joy se leva de son lit à baldaquins, tira les rideaux soyeux pour prendre conscience d'une chose ; elle ne pouvait décemment pas déambuler dans le château comme ça. Elle jeta un regard las à sa tenue, qui se composait d'une simple robe de chambre blanche, en soie un peu fine. Elle détestait porter des habits chauds la nuit, ça la faisait transpirer et elle avait horreur de se réveiller en sueur. Même si elle espérait que personne ne la surprendrait, il était hors de question qu'elle traverse Poudlard ainsi accoutrée — elle allait sûrement mourir de froid avant l'heure —. Désespérée, la fillette se résigna à chercher une tenue correcte dans sa valise sans rien y voir, puisque son dortoir était plongé dans le noir. Après avoir fouillé et retourné sa valise, elle sortit finalement un pull beige en laine beaucoup trop grand pour elle.. il appartenait à sa mère. Un instant, elle se demanda ce qu'il faisait dans ses affaires puis haussa les épaules ; la question n'était pas urgente. Rapidement, Joy trouva un jean bleu délavé, elle enfila ces deux vêtements et sentit que le pull lui arrivait aux genoux. Tant pis. Elle glissa ses pieds glacés et pâles dans ses grosses pantoufles bleues, et c'était parti vers une nouvelle aventure puérile et irréfléchie !

Toujours en tentant de se faire la plus discrète possible, l'Écossaise foula la moquette de son dortoir en tachant de ne pas se faire repérer. Puis, elle eut toutes les peines du monde à descendre les escaliers et, enfin, elle put sortir de sa salle commune. Là, il est évident que tout aurait été plus facile si Joy avait voulu se rendre sur la tour d'Astronomie, qui n'est pas si loin que ça de la salle commune des Bleus. Hors, la destination de la gamine se trouvait être toute autre ; elle comptait se rendre dans les cachots. Emmitouflée dans son pull qu'elle serrait contre son cou, la petite Wedenjack multipliait les regards inquiets derrière elle, les grelottements incontrôlés.. plus elle avançait, moins elle était confiante, plus l'envie de regagner son lit se faisait ressentir. Mais elle avait déjà commencé son périple, alors quitte à mourir de froid ou de peur sur place, autant aller jusqu'au bout.

Quand elle fut enfin arrivée dans les dédales sombres des sous-sols, une expression soulagée put se lire sur le visage de Joy. Plus que quelques pas et elle y serait. Elle courut presque pour atteindre la salle qui l'intéressait ; celle des Potions. Un grand sourire vint teindre son visage lorsqu'elle poussa la porte vétuste de cet endroit qui lui donnait la chair de poule. Elle n'avait jamais aimé les Potions, et l'ambiance macabre qui régnait dans la salle de classe y contribuait probablement grandement.


« Ok. » souffla-t-elle en jetant un regard d'ensemble sur toute l'ampleur de l'endroit. « Lumos. »

Sa baguette, qu'elle tenait fermement dans sa petite main depuis qu'elle avait quitté son dortoir, s'illumina pour lui permettre de voir un peu plus clair. Joy se sentit soudainement comme une étrangère en découvrant la pièce ainsi, plongée dans le noir et dérangeante ; d'habitude, elle la voyait sous un jour différent, avec des chaudrons bouillonnants qui emplissaient la salle d'une odeur nauséabonde.

Ce qu'elle cherchait était simple ; un livre. Mais pas n'importe lequel. Un livre aux propriétés fantastiques, qui métamorphoserait l'élève le plus nul de l'école en un vrai génie des Potions, surdoué dans cette matière. Elle avait entendu parler de ce bouquin miraculeux tandis qu'elle passait innocemment devant un groupe de Serpentard qui en parlaient, la mine fascinée. Apparemment, le livre recelait d'instructions qui permettaient de concocter des potions incroyables. L'un avait lâché que ce n'était qu'une légende, et que si un tel ouvrage existait, tout le monde serait courant.. ça n'était pas faux mais ça n'avait pas découragé la petite Joy, bien décidée à remonter sa moyenne catastrophique.

Sauf qu'évidemment, si ce livre était bel et bien dans la salle des Potions, miss Manin avait sûrement pris soin de le cacher à la vue d'élèves impudents. La seule solution restait donc de le chercher à son insu. Ce que la fillette commença à faire dès maintenant, se penchant vers une armoire qu'elle ouvrit brusquement. Elle avança sa baguette illuminée à l'intérieur et se mit à éplucher tous les livres, un à un, dans l'espoir de reconnaître celui qu'elle désirait.

Elle n'avait pas entamé ses recherches depuis cinq minutes quand elle entendit la porte s'ouvrir.

De tous les soirs du monde, de toutes les heures de la journée, de tous les moments qui défilaient en une vie, avait-il vraiment fallu qu'une personne, quelle qu'elle soit, se décide à venir ici à cet instant même ? La probabilité pour que ça arrive devait sans doute être très mince ; mais voilà, c'était inéluctablement arrivé. Il ne restait qu'une chose à faire pour que l'insigne de préfète de Joy ne soit pas remise en cause : user de son autorité pour faire croire qu'elle n'étais pas en tort — même si elle l'était. Et si c'était un professeur qui avait poussé cette fichue porte.. c'était cuit.


La Serdaigle s'avança, prudemment. Distingua l'ombre d'une fillette, probablement pas moins en tort qu'elle. Un sourire soulagé naquit sur le visage de l'aiglonne, qui tendit sa baguette et dit, de sa voix la plus assurée possible ;

« Bonsoir. Hors des dortoirs, bien après le couvre-feu. J'peux savoir ce que tu fais ici ? »

En abaissant légèrement sa baguette magique vers l'inconnue, Joy eut le malheur de constater qu'elle ne pouvait pas deviner la maison de la pauvre gamine qu'elle menaçait, puisqu'elle ne portait pas sa robe de sorcière. En tout cas, sa tête lui disait vaguement quelque chose, sans plus ; sûrement l'avait-elle croisé une ou deux fois dans les dédales de Poudlard. Ce qui était sûr, c'est que si Joy n'avait fichtrement rien à faire ici, son badge de préfète — qu'elle ne portait d'ailleurs pas à l'instant — lui donnait une longueur d'avance sur l'autre fillette. C'était injuste, mais loin de l'Écossaise ces doux scrupules, qui préférait prier Merlin pour que la voix autoritaire qu'elle venait d'emprunter n'ait pas rameuté miss Manin.

Parce que si c'était le cas.. là, on pouvait dire que les ennuis commenceraient vraiment. Tout ça pour un livre, en plus. Dire qu'elle en avait plein d'autres chez elle.

Ils étaient cœur d'œillets, des fleurs face aux fusils,
Enfants du Bataclan, enfants du paradis.

Objectif : Devenir le nouveau génie des Potions  PV 

Anaïs n'arrivait pas à dormir, elle entendait dans la chambre sombre éclairer par la simple lueur de la lune, la respiration de ces camarades.
Elle pensait a ces animaux qui lui manquait terriblement, principalement à sont chat roux qui s'appelait Rox, comme dans le dessin animé "Rox et Rouky".
Si quelqu'un avait été réveiller, il aurait pus l'entendre soupirer pour exprimer sa tristesse.
Et dire que la jeune fille ne c’était encore fait aucun amie, mais elle savait qu'elle y était pour quelque chose. Trop apeurer que les autres la rejette ou la croie sans intérêt, elle leurs jetait souvent des regards froid pour ne pas qu'ils engage de conversation avec elle. Se maudissant encore une fois contre cette maudite manie, elle se promit à elle-même de faire plus d'effort la prochaine fois qu'elle aurait l'occasion de nouer des liens.
Le visage de ses parents apparut sous ses paupière. Ne voulant pas rester dans sont lit à ne rien faire à part déprimer, elle décida de sortir discrètement de celui-ci pour aller dans la salle commune de Serdaigle et de lire un livre sans déranger personne, pour se divertir.
Anaïs posa ses pieds sur ces chaussures et les enfila après avoir mis ces chaussettes, elle décida de rester en chemise de nuit, en se faisant la réflexion qu'elle n'irait pas bien loin de toute manière.

Fermant avec mille précaution la porte de derrière, elle se dirigea silencieusement vers la salle commune en se demandant bien qu'elle livre elle prendrait dans la petite bibliothèque destiner au Serdaigle depuis peu. Peut-être aurait-elle la chance de trouver un livre sur la fantasy?

Mais à peine eut-elle le temps d'arriver qu'elle aperçut une jeune fille aux cheveux blond se diriger vers la sortie. Pourtant elle croyait que personne n'avait le droit de sortir en pleine nuit pour errer dans Poudlard. Étant impulsive et curieuse, elle décida presque immédiatement de suivre cette mystérieuse blonde qui semblait vouloir ne pas être suivit. Sinon, ça servirait a quoi de le faire? Et puis peut-être qu'elle découvrirait quelque chose d'inintéressant?

Au début, elle n'eut pas de mal à suivre la jeune fille qui lui rappelait quelqu'un. Mais Anaïs n'avait pas vus sont visage il était assez durs de l'identifier pour l'instant.
Le château était silencieux, et elle n'entendait presque aucun sons a part ceux de son petit cœur qui battait la chamade.
"Enfin il se passe quelque chose d'inintéressant pour que je puisse ressentir cette douce adrénaline traverser mon corps" se disait-elle.

Elle la reconnut enfin quand la lumière de sa baguette éclaira le visage, qu'elle trouva adorable, de Joy, la préfète en chef des Serdaigle, en train d'ouvrir la porte qui menait à la salle de potion. Pourquoi donc voulait-elle aller la-bas en pleine nuit? Et il était évident qu'elle ne voulait pas se faire prendre.
Le seul moyen qu'elle avait pour le découvrir était d'aller la voir, de toute façon elles n'avait ni l'une, ni l'autre le droit d’être la, pensa-t-elle.
Et pis elle n'avait pas suivit Joy pour rien, autant aller jusqu'au bout.

C'est avec, non sans une once de courage, qu'elle décida d'entrer à son tours pour satisfaire sa curiosité. En plus de ça, elle c’était promit ,peu avant cette quête, de faire des efforts pour nouer des liens, elle espérait que ce ne sera pas des liens de haines, ce qui serait le pompon. C'est donc avec une grande bouffer d'air pour affronter ce qui allait suivre, qu'elle fit face a la jeune fille qui tenait sa baguette en la pointant sur elle et qui dit d'une voix assuré, comme si c’était normal, qu'elle, soit ici :


« Bonsoir. Hors des dortoirs, bien après le couvre-feu. J'peux savoir ce que tu fais ici ? »

Rangeant mon regard le plus froid, je lui dit en souriant pour ne pas être menaçante, avec une voix douce et silencieuse :

« Je pourrait te poser la même question, je ne pense pas que tu est prit autant de risque à venir jusqu'ici pour rien. Je m'excuse d'avance, mais je t'es suivit par curiosité quand tu est sortit des dortoirs et tu n'avait pas l'air de vouloir te faire remarquer...»

Elle prit une grande respiration avant de continuer, avant que Joy ne la coupe dans sont élan.

« Si tu cherche quelque chose, je pourrait peut-être... t'aider?»

Joy resta silencieuse, et rien dans ces yeux n'indiquait quoique ce soit. Anaïs se demanda donc, "Ai-je prit la bonne décision?"

Objectif : Devenir le nouveau génie des Potions  PV 

La baguette dégainée, Joy songeait aux conséquences de son acte irréfléchi.

Quelles options se présentaient à elle, alors qu'elle menaçait une parfaite inconnue en son droit le plus illégitime ? Profiter ainsi des pouvoirs qui lui étaient attribués par son badge de préfète pouvait lui coûter cher, elle le savait. Mais qui donc aurait résisté à la tentation de flanquer la frousse à un première année pour s'éviter quelques ennuis ? Pas grand monde, se persuadait-elle. Avec hésitation, elle jaugea l'autre protagoniste d'un œil critique. Allait-elle succomber au stress et se laisser guider par les mensonges de Joy ou, au contraire, possédait-elle suffisamment de sang-froid pour se souvenir que la préfète n'était pas plus en droit qu'elle ? Ses prunelles bleues ciel plantées dans celles de son interlocutrice, la Serdaigle eut la vague impression de l'avoir déjà croisée. Peut-être étaient-elles dans la même année. Ses cheveux bruns et ses yeux noisettes, son sourire presque carnassier.. Joy était à présent persuadée de la connaître - plus ou moins.


« Je pourrais te poser la même question, je ne pense pas que tu aies pris autant de risques à venir jusqu'ici pour rien. Je m'excuse d'avance, mais je t'ai suivie par curiosité quand tu es sortie des dortoirs et tu n'avais pas l'air de vouloir te faire remarquer... »

Avec un soupir, la fillette remonta son pull en laine pour pouvoir glisser sa baguette dans son jean bleu. Elle haussa un sourcil quand son interlocutrice lui avoua l'avoir suivie ; se déplaçait-elle si indiscrètement que ça ? Elle avait pourtant fait des efforts pour ne pas se faire remarquer durant son escapade. Il fallait croire qu'être bruyante, c'était dans sa nature. N'empêche que Joy ne put que saluer le courage de la brune, qui avait osé braver les règles très strictes qui concernaient le couvre-feu, et ce pour une raison qui n'en était pas une. Elle, si elle avait aperçu quelqu'un s'échapper durant la nuit, elle se serait contentée de l'apostropher en demandant au réfractaire s'il était au courant qu'on était en pleine nuit.

« Si tu cherches quelque chose, je pourrais peut-être... t'aider ? » poursuivit sa camarade.

Rien, aux yeux de Joy, n'aurait pu être proposition moins alléchante que celle-ci. Pourquoi donc s'encombrer d'une inconnue dans des recherches, alors que ladite inconnue risquait à tout moment de faire du vacarme et d'attirer miss Manin ? Si la Serdaigle avait décidé de ne recourir à aucune aide parmi ses amis durant ses entreprises, c'était pour deux raisons ; a) il était hors de question de leur faire risquer une punition pour son propre intérêt et b) elle était persuadée qu'on ne pouvait compter que sur soi-même dans de telles situations. Comme le dit une maxime criante de vérité, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Joy voulait trouver son livre seule. Hors, il lui semblait qu'elle n'avait d'autre choix raisonnable que celui d'accepter. Ou alors...

Elle fusilla la jeune fille aux yeux noisettes du regard, comme pour lui dire qu'elle aurait mieux fait de laisser sa curiosité de côté et d'aller dormir. Ça leur aurait évité maints ennuis à toutes les deux.


« Comment tu t'appelles ? » demanda-t-elle finalement, en décidant d'écarter la question qui l'embêtait pour l'instant.

Puis, avec des mouvements qu'elle tentait de rendre les plus silencieux possible, l'aiglonne fit volte-face et s'accroupit. Avec une précaution immense, elle ouvrit une armoire qui recueillait des dizaines d'ouvrages. Joy, qui avait décidé de procéder méticuleusement, attrapa le premier de la ligne pour en feuilleter les premières pages. Apparemment, rien d'exceptionnel dans ce bouquin de Potions aussi ennuyeux qu'un match de Quidditch entre novices.

« Je cherche un livre. » avoua-t-elle enfin lorsqu'elle se fut rendue compte qu'elle ne pouvait plus laisser planer un tel silence. « Je.. Ce sont des Serpentard qui m'en ont parlé. Enfin non. Ils en ont parlé entre eux, mais j'les ai écoutés. Z'étaient pas discrets. En tout cas, ils ont dit qu'il existait un livre trop cool qui donne plein de conseils pour réussir des potions. Et comme j'suis nulle... »

Elle hésita quelques secondes, poussa un profond soupir résigné, avant d'ajouter, la mine profondément inquiète.

« Mais j'pourrais me faire attraper à n'importe quel moment... Tu vas pas me dénoncer, hein ? » s'assura-t-elle avec un coup d’œil vers l'autre fillette. « En tout cas, si miss Manin débarque, on est fichues pour de bon. Ce sera l'engueulade de notre vie, j't'assure. »

C'était fourbe, mais nécessaire. Avec un peu de chance, l'autre était une adepte des règles et aurait tôt fait de déguerpir en comprenant qu'elle risquait bien trop de choses, ici. Et alors, Joy pourrait reprendre ses recherches en paix.

Reducio
Je suis sincèrement navrée pour ce retard honteux. :(

Ils étaient cœur d'œillets, des fleurs face aux fusils,
Enfants du Bataclan, enfants du paradis.

Objectif : Devenir le nouveau génie des Potions  PV 

Meilla ne pouvait pas dormir, elle se tournait et se retournait inlassablement dans son lit, sans pouvoir faire autrement. Les insomnies, elle connaissait, elle en faisait régulièrement et avait pris pour habitude de se rendre dans le petit salon pour lire un livre en général. De temps en temps, elle y croisait un autre aiglon qui, comme elle, ne pouvait pas dormir. Mais ici ce ne fut pas le cas. La rouquine commença par se poser tranquillement dans un fauteuil au coin du feu, avant de se rendre compte qu'elle avait fini son dernier livre. Elle n'allait quand même pas travailler à... Quelle heure était-il d'ailleurs? Deux heures trente-six minutes et dix secondes, onze, douze... C'est alors qu'un cognement à la fenêtre vint la sortir de sa torpeur. Un hibou, qu'elle n'avait jamais vu - ou en tout cas qu'elle ne connaissait pas - amenait un petit mot pour elle.
Je suis désolée, s'il te plait rejoins-moi dans le parc. June

La jeune fille réfléchit quelques instants avant de se dire que de toute manière elle n'avait rien d'autre à faire. Elle n'arrivait pas à dormir, n'avait rien à lire et aucune envie de travailler, alors autant aller voir ce que sa camarade avait à lui dire au sujet de la potion. Cela faisait quelque semaines et elle ne lui avait toujours pas pardonnée de l'avoir mise dans cette situation. Du coup, elle ne lui avait toujours pas expliqué pourquoi ça ne servait à rien, préférant la laisser dans l'ignorance, et ne voulant de toute manière pas être la première à lui parler. Cependant, elle devait bien avouer qu'elle lui manquait, elle avait besoin de parler avec des élèves de son âge, et ne connaissait presque qu'elle, ayant toujours parlé à des élèves plus jeunes. La septième année remonta chercher son manteau et un pantalon histoire de ne pas mourir de froid avant d'arriver au lieu de rendez-vous. Des baskets aux pieds, elle sortit discrètement de sa salle commune, sans se faire repérer puisque de toute manière tout le monde dormait. Elle descendit les six étages, flippant en passant près du bureau de la directrice et de ce qu'elle supposait être la salle des professeurs. Ils n'étaient vraiment pas au bon étage pour sortir discrètement!

Enfin, elle arriva dans le hall sans trop de problème, et s'apprêtait à sortir quand elle aperçut une ombre. Une ombre qui rapidement ne lui fit pas trop peur étant donné sa taille. Elle devait appartenir à un élève de première ou de deuxième année, pas plus. Intriguée, elle décida de la suivre, à grande distance pour éviter de se faire repérer. Tant pis pour June, elle attendrait. La préfète était réellement intriguée. Elle savait bien que certains sortaient tard le soir, qui ne l'avait pas fait? Mais à deux heures du matin, c'était beaucoup plus rare, surtout qu'elle se rendit rapidement compte que l'élève suivait un autre élève, sans pouvoir voir aucunes des deux personnes.
*Etrange cette histoire, vraiment très étrange...* Sa curiosité prit le dessus, et elle décida de les suivre jusqu'au bout pour voir ce qu'ils traficotaient. Elle faillit se faire repérer en passant devant la salle de potion, n'ayant pas vu que les deux élèves étaient entrées dans la salle. Elle put reconnaître sa collègue, Joy ainsi qu'une autre fille de Serdaigle si sa mémoire ne lui faisait pas défaut. Par contre, elle n'avait aucune idée de son nom.

Meilla n'entendit rien des échanges entre les deux Serdaigles, mais elle eut juste le temps de se cacher lorsque la fille sortit presque en courant.
*Bien, d'accord... J'ai pas tout compris à ce qu'il s'était passé mais c'est pas grave. En vrai c'est pas trop mes affaires ce que fait Joy ici, mais je ne peux pas faire comme si de rien était maintenant.* C'est ainsi que la Serdaigle rentra dans la salle de potion, en essayant de faire le moins peur possible à Joy, manquerait plus qu'elle crie en croyant que c'était miss Manin, ou un autre professeur... Ce serait la catastrophe! Du coup, elle chuchota :

« Joy, qu'est-ce que tu fais ici, à cette heure-là? »

Reducio
Je précise bien entendu que Joy est d'accord pour que je poste ici :wise:

~En voyage autour du monde et en couple avec la fille la plus extraordinaire du monde ~
Attention, apparition de carottes hallucinogènes dans le secteur des ornithorynques.

Objectif : Devenir le nouveau génie des Potions  PV 

Aaaaah, les insomnies... Ce manque de sommeil était devenu assez récurrent dans la vie d'Amy, et ce depuis qu'elle était jeune. Son record était de trois nuits d'insomnies, ce qui était grandement assez. Au bout de soixante-douze heures sans sommeil, le corps ne suit plus vraiment. Heureusement, cette situation ne s'était pas produite à Poudlard, mais pendant son adolescence. Ce soir là, Amy se tournait et se retournait dans son lit, cherchant le précieux sommeil qui ne venait pas. Grommelant contre sa condition, la professeure finit finalement par se lever, et enfila ses chaussons à tête de renne, offerts par Meilla Primard lors du Père Noël secret de Serdaigle.

La directrice de Serdaigle tournait en rond dans sa chambre. Elle n'avait ni envie de lire un livre, ni de corriger des copies. Elle finit par jeter un coup d'oeil à sa montre. Deux heures et vingt minutes. Soupirant de mécontentement, la professeure finit par enfiler une robe de chambre, prit sa baguette et sortit en pyjama dans le couloir. Ce n'était pas forcément à son tour de faire des rondes dans le château, et la dernière des dites rondes avait été terminée depuis un petit moment. Amy s'était dit qu'elle irait admirer le plafond de la Grande Salle, en espérant que celui-ci l'apaiserait et qu'elle réussirait enfin à s'endormir. Ses chaussons crissant sur le sol, elle arriva dans le Hall.

Alors que la professeure était sur le point de pousser la porte de la Grande Salle, elle entendit des bruits de pas vers les escaliers menant aux sous-sols. Qui pouvait donc être dans l'école à cette heure-ci ? Amy ne perdit pas une seconde, et aussi silencieusement que possible, elle suivit les bruits de pas. Si c'était un élève, la professeure allait s'énerver. A plus de deux heures du matin, il était peut-être temps d'aller se coucher. Sa baguette en main, Amy lança un « Lumos », afin de pouvoir s'orienter plus facilement. Elle descendit les escaliers menant aux sous-sols, et fut stoppée net par une conversation.


«Joy, qu'est-ce que tu fais ici, à cette heure-là? » 

Joy, c'était sans aucun doute Joy Wedenjack, la préfète en chef de Serdaigle. Par contre, Amy ne reconnut pas immédiatement la deuxième voix, qui lui était pourtant familière. Se pourrait-il que la deuxième préfète de Serdaigle soit également sortie en pleine nuit ? La professeure n'attendit pas plus longtemps, et descendit les dernières marches rapidement. Elle s'arrêta quelques secondes avant la porte de la salle de potions, et surgit dans l'encadrement de la porte.

« Vous pouvez m'expliquer ce que vous faites là, mesdemoiselles ? »

Co-fondatrice du club "notre supérieure est tyrannique mais on reste parce qu'on est maso"
"Blblbl" - Sara
Code couleur RPG : brown

Objectif : Devenir le nouveau génie des Potions  PV 

Contre toute attente, sa technique - un peu tortueuse, il est vrai - avait fonctionné. Sa jeune et trop curieuse interlocutrice ne s'était pas faite prier pour déguerpir, redoutant sans aucun doute l'arrivée impromptue d'un professeur. Joy haussa les épaules, pas mécontente de s'être débarrassée de la fillette qui l'avait encombrée dans sa tache déjà bien assez ardue comme ça ; nul besoin d'une première année insomniaque pour la distraire.

L'aiglonne embrassa la salle du Potions d'un regard circulaire et hésita durant quelques secondes ; l'envie de retourner se coucher la tiraillait. Ses petits poings serrés s'automatisèrent pour se diriger vers ses yeux qu'elle frotta doucement. Elle ne savait pas quelle heure il était, mais trois choses étaient sûres ; elle était fatiguée, commençait à douter que son désir de trouver un livre si invraisemblable puisse prendre vie, et savait pertinemment qu'elle n'avait pas menti à la fuyarde. Si n'importe quelle autorité déboulait en son droit, ici et maintenant, son heure sonnerait. La perspective de rester l'enchantait de moins en moins. En proie au doute, elle frissonna et porta sa main devant sa bouche pour bailler.

Elle crut mourir d'une crise cardiaque lorsqu'une voix chuchota, juste derrière elle :


« Joy, qu'est-ce que tu fais ici, à cette heure-là ? »

On n'avait pas idée de la frayeur que pouvait engendrer un murmure innocent, dans une salle de Potions sépulcrale, au beau milieu de la nuit. Dans un premier temps, la Serdaigle porta une main à son cou pour tenter de reprendre une respiration régulière et d'étouffer le cri qui eut failli sortir de sa gorge. Puis, elle planta ses prunelles azurées dans celles de sa collègue et une foule de questions lui traversa l'esprit ; par Merlin, que faisait-elle ici - Joy aurait-elle loupé un rendez-vous nocturne que s'étaient donnés tous les étudiants de Poudlard ? Meilla irait-elle la dénoncer ? Souhaiterait-elle, au contraire, l'aider ? L'aiglonne souffla un bon coup, ouvrit la bouche pour expliquer à son aînée qu'elle comptait péter le feu dans la matière de miss Manin, et... n'en eut pas le temps.

Un bruit, discret, feutré, rapide, désespérément de mauvaise augure, se profila à quelques mètres de la salle de cours dans laquelle les deux préfètes des Bleus semblaient avoir jugé opportun de discuter. Pétrifiée, Joy n'eut ni le réflexe de s'inventer une excuse - aussi mièvre et ridicule soit-elle -, ni celui de se cacher, ni celui d'ordonner à sa collègue de le faire. Un Gryffondor aurait peut-être joué sur l'audace en sortant et en s'enfuyant à toute jambe pour éviter l'évidente menace qui approchait. Un Poufsouffle aurait peut-être accepté qu'il était fichu et se serait contenté d'attendre le jugement dernier avec calme et honnêteté. Un Serpentard aurait, qui sait ?, inventé une histoire abracadabrante dans laquelle tout serait de la faute de Meilla Primard. Un Serdaigle, j'imagine, aurait du la jouer fine et aurait trouvé les mots justes pour alléger la peine. Mais si Joy avait un quelconque fond de Serdaigle enfoui en elle, il fut évident qu'il ne se manifesta pas. Elle resta ainsi, stoïque, éberluée, trop terrifiée pour songer à réagir.

Quand ce fut sa professeure préférée qui apparut dans l'encadrement de la porte, le « tic tac, tic tac » incessant qui résonnait dans la tête de la deuxième année cessa. Le verdict était tombé. Non seulement ça allait être la puntion de sa vie, mais en plus de ça, le semblant d'estime qu'aurait pu lui porter sa directrice de maison allait, à l'évidence, se réduire à néant.


« Vous pouvez m'expliquer ce que vous faites là, mesdemoiselles ? »

C'était déjà mieux que « Vous me décevez sincèrement », même si l'Écossaise aurait largement préféré un « Décidément, c'est une fierté d'avoir deux préfètes qui osent l'aventure ! ». À la place de ça, miss Holloway s'était contentée d'une question qui ne pouvait que désespérer Joy. Celle-ci jeta un regard en coin à Meilla de ses deux yeux scintillants. Elle allait pleurer. Au lieu de quoi, se résignant à ne pas perdre la face devant cette septième année qu'elle admirait et la professeure qu'elle aurait voulu impressionner, elle s'efforça de ne laisser aucune larme couler. Ses yeux étaient rouges, mais l'obscurité, peut-être, userait de ses pouvoirs pour cacher ce fait accablant. Elle détourna son regard de sa collègue, tenta de fixer la professeure, mais n'en fut pas capable.

« On a... heu... »

Elle s'en voulut aussitôt d'avoir parlé au nom de Meilla. Elle n'avait aucune idée ce qui avait amené sa collègue ici - la curiosité l'aurait sûrement assaillie si elle n'avait pas eu d'autres préoccupations immédiates. Les mains moites, la deuxième année se tordit les doigts en tous les sens, trahissant son stress.

« J'suis venue pour... y'a eu les Serpentard alors moi... pour avoir le livre qui rend intelligent, quoi. »

Inéluctablement, certaines étapes capitales de son explication s'étaient perdues en chemin. Elle baissa les yeux et, dans un son guttural, finit par dire :

« Pardon. »

Ils étaient cœur d'œillets, des fleurs face aux fusils,
Enfants du Bataclan, enfants du paradis.

Objectif : Devenir le nouveau génie des Potions  PV 

Ce qui devait arriver arriva. Meilla n'avait jamais de chance, à chaque fois qu'elle sortait tard le soir ou qu'elle s'apprêtait à faire une bêtise elle était repérée. Et pourtant elle n'en avait pas fait tant que cela. Un truc par année peut-être, ce qui était beaucoup moins que la moyenne nationale croyez-moi. Elle n'avait pourtant jamais été repérée par un professeur. Si, l'année passée par miss May, mais cela n'avait eu aucunes conséquences puisqu'elle n'avait pas encore vraiment eu le temps de rétablir la vérité. En réalité, elle avait été stoppée juste avant de repeindre le Poudlard Express. Et elle trouvait cela bien dommage, pourquoi le train était-il rouge hein? Ce n'était franchement pas juste. Mais passons, ici il n'était pas question d'une bêtise qu'elle n'avait pas encore faite, mais bien d'un réel problème. Elle traînait dans les couloirs alors qu'il était tard, très tard, on était plus qu'en plein milieu de la nuit et la personne qui était apparue à l'entrée de la salle de potion ne leur promettait pas une bonne partie de plaisir.

« Vous pouvez m'expliquer ce que vous faites là, mesdemoiselles ? »

Hum, ah oui miss Holloway ne faisait pas dans la dentelle, elle leur demandait directement ce qui se passait. D'un autre côté, elle leur laissait quand même le moyen de s'expliquer ce qui était plutôt une bonne nouvelle non? Peut-être pas. Et si Meilla s'enfonçait au lieu de se sauver? Devait-elle raconter la vérité jusqu'à l'histoire avec June? Cela risquait de la mettre en mauvaise position elle aussi et bien qu'elle ne se soit pas encore réconciliée, Meilla n'était pas une balance. Un coup d'oeil à Joy lui apprit que la deuxième année ne se sentait pas très bien, dans le genre vraiment très mal. Pendant quelques instants, elle crut qu'elle allait se mettre à pleurer, mais finalement non, elle se reprit juste à temps avant que les premières larmes ne tombent.

La rouquine devait bien avouer qu'elle ne se sentait pas hyper bien non plus à l'instant présent. Elle savait bien qu'elle n'aurait pas dû sortir et qu'elle aurait mieux fait de rester couchée. Pas parce qu'elle serait fatiguée le lendemain, de toute manière, elle n'aurait pas plus dormi en se tournant et se retournant sans cesse dans son lit. Mais elle n'aimait pas tellement cette situation. Déjà se faire prendre en flagrant délit alors qu'elle était préfète ET en septième année ce n'était pas une bonne nouvelle. Le fait que ce soit sa directrice de maison était peut-être encore pire. Elle détestait décevoir les gens et surtout les gens qu'elle appréciait. La professeure de DcfM serait sûrement très déçue de leur comportement. La Serdaigle pensa tout d'abord à dire que tout était de sa faute, elle ne voulait pas que sa collègue se mette à réellement pleurer, mais elle se dit que peut-être sa phrase précédente avait été entendue. Ce ne serait sûrement pas une bonne idée qu'elle se mette à mentir.


« On a... heu... »

Meilla ne voyait pas où la blondinette voulait en venir. Elles ne s'étaient retrouvées qu'il y a quelques instants alors elles n'avaient pas vraiment quelque chose à voir l'une avec l'autre. Elle ne dit cependant rien, attendant de voir où sa camarade voulait en venir, après tout peut-être avait-elle un plan super génial pour les sortir de ce dans quoi elles s'étaient fourrées?

« J'suis venue pour... y'a eu les Serpentard alors moi... pour avoir le livre qui rend intelligent, quoi. »

Finalement non, Joy n'avait aucun plan secret pour les sortir de cette situation. En même temps, il valait peut-être mieux qu'elles tablent sur la vérité, elles risquaient de ne pas s'en sortir sinon. Dans tous les cas, la rouquine n'avait absolument RIEN compris à ce que Joy avait dit. Que venaient faire les Serpents dans cette histoire? Bonne question. Au vu de l'état de la salle, la jeune fille se dit que la préfète en chef devait sûrement chercher un livre de potion. Après pourquoi? Elle n'en avait absolument aucune idée. Elle rajouta alors d'un son guttural comme si elle était finalement en train de pleurer :

« Pardon. »

Meilla se dit que cela allait sûrement jouer en sa faveur. Miss Holloway n'allait quand même pas s'énerver contre quelqu'un qui pleurait et qui regrettait ses actes, cela était évident. Elle se demandait par contre comment elle allait faire pour échapper à la punition. Certes, contrairement à sa camarade, elle n'avait rien fait de mal, mis à part traîner dans les couloirs à une heure peu décente. En plus de cela elle s'était à moitié habillée... Quoique si elle montrait qu'elle était en pyjama elle pourrait peut-être inventer une histoire comme quoi elle avait vu l'autre fille qui était là avant sortir de la salle commune et... *Ouais non mauvaise idée... Joy ne dira peut-être rien, mais vaut mieux éviter d'autres questions. On va dire la vérité ça vaudra mieux... Comme on dit faute avouée à moitié pardonnée. Une demi punition c'est possible?*

« Hum... J'ai eu une insomnie, impossible de dormir. Du coup j'ai décidé d'aller m'aérer un peu pour trouver le sommeil, mais en arrivant au niveau du hall j'ai vu une ombre que j'ai suivie et elle m'a menée ici. Je suis désolée aussi... »

Meilla omit d'évoquer June, et ne parla pas explicitement de l'autre fille qu'elle avait vue. De toute manière elle ne savait même pas comment elle s'appelait alors à quoi bon? Et puis pas sûr que savoir que 3 Serdaigle (et même 4 en fait) se baladaient dans le château en plein milieu de la nuit rendrait miss Holloway moins sévère, au contraire...

~En voyage autour du monde et en couple avec la fille la plus extraordinaire du monde ~
Attention, apparition de carottes hallucinogènes dans le secteur des ornithorynques.

Objectif : Devenir le nouveau génie des Potions  PV 

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle reconnut Joy Wedenjack, deuxième année et préfète en chef de son état, et Meilla Primard, également préfète. Ce qui surprit le plus la professeure fut que les deux filles étaient préfètes de Serdaigle, la maison qu'elle dirigeait. Sa surprise se transforma en mécontentement. Elle avait choisi avec soin ses préfètes, pensant qu'elles sauraient gérer d'une main de maître leurs tâches, et qu'elles n'enfreindraient pas le règlement. Amy s'était apparemment trompée sur leur compte. Elle était sur le point de leur expliquer sa façon de penser, à propos de leur comportement nullement compatible avec le fait d'être préfète, lorsque la petite voix de Joy s'éleva.

« On a... heu... J'suis venue pour... y'a eu les Serpentard alors moi... pour avoir le livre qui rend intelligent, quoi. »

Amy n'avait strictement rien compris. Qu'est-ce que les Serpentard venaient faire dans cette histoire ? La professeure balaya du regard la salle, mais à part elles trois, il n'y avait personne d'autre. La directrice de Serdaigle releva un sourcil, reportant son attention sur ses deux préfètes. Elle allait devoir les punir, c'était sur et certain. Se promener à plus de deux heures du matin dans le château méritait une retenue. Un petit « Pardon », provenant de la préfète en chef rompit le léger silence qui s'était installé dans la salle. Amy se radoucit légèrement. Il était vrai que Joy n'était qu'en Première année, et cela était sans doute la première fois qu'elle se faisait surprendre en pleine nuit dans le château. Puis la directrice de Serdaigle réfléchit ; Cela était sans doute fait pour l'apitoyer, si cela se trouvait. Tout en réfléchissant à « Allait-elle les punir ? Sévèrement, gentiment ? », elle entendit la voix de sa deuxième préfète résonner dans la salle.

" Hum... J'ai eu une insomnie, impossible de dormir. Du coup j'ai décidé d'aller m'aérer un peu pour trouver le sommeil, mais en arrivant au niveau du hall j'ai vu une ombre que j'ai suivie et elle m'a menée ici. Je suis désolée aussi... "

La professeure était sincèrement dubitative. Elle y connaissait quelque chose en insomnies, et il était vrai que l'air frais faisait du bien. Mais dans ces cas là, pourquoi ne pas ouvrir l'une des fenêtres de la Salle Commune ? Finalement, et après réflexion, Amy décida de reprendre la parole, pour une petite leçon de morale.

« Insomnie ou pas, livre ou pas, vous n'aviez pas à sortir dans le château en pleine nuit. Miss Wedenjack, vous auriez pu venir chercher ce livre après les cours et avant le couvre-feu, histoire de ne pas vous retrouver dans cette situation. Miss Primard, pourquoi ne pas avoir ouvert une fenêtre de la Salle Commune, si vous vouliez de l'air frais ? Vous êtes préfètes, je vous ai nommé à ce poste, et je dois vous avouer que je suis fortement déçue de votre comportement. »

Peut-être qu'Amy avait été un peu dure, mais ces paroles leur ferait peut-être comprendre qu'elles enfreignaient le règlement de l'école. Maintenant, elle en était sûre, elle allait leur donner une retenue, afin qu'elles ne recommencent plus. Elle décida donc de leur dire clairement, afin qu'elles ne soient pas surprises en recevant un hibou plus tard. Il fallait que la professeure en discute avec sa collègue, afin de savoir quel type de retenue elle pourrait leur donner. Les Potions n'étant pas sa matière de prédilection, Amy ne voulait pas non plus en rajouter une couche. Finalement, et après quelques secondes de silence, la Directrice de Serdaigle reprit la parole.

« Voilà ce que nous allons faire. Nous allons quitter les lieux, sans rien toucher. Je m'entretiendrai avec ma collègue de Potions pour savoir quel type de retenue vous donner. Vous recevrez un hibou prochainement pour savoir ce qu'il advient de votre retenue. Maintenant, je vous accompagne jusqu'à la Salle Commune de Serdaigle, et vous n'en bougez plus jusqu'au petit déjeuner ».

Amy s'écarta de l'encadrement de la porte, afin de laisser passer les deux jeunes filles, et leur emboîta le pas.

Reducio
Comme vous l'aurez compris, vous n'allez pas être en retenue maintenant, mais dans un futur RPG ! Je vous contacte prochainement pour que nous discutions des modalités ^^

Co-fondatrice du club "notre supérieure est tyrannique mais on reste parce qu'on est maso"
"Blblbl" - Sara
Code couleur RPG : brown

Objectif : Devenir le nouveau génie des Potions  PV 

Joy Wedenjack ne pouvait que se ratatiner tandis qu'elle prenait conscience de l'évidence qui s'éclaircissait ; miss Holloway, si compréhensive soit-elle, ne pouvait décemment pas laisser deux élèves de sa maison se sortir d'un tel pétrin sans leur donner une bonne leçon. La fillette ne savait pas quelle punition elle avait l'intention de leur donner et, pour être honnête, elle rechignait à y penser. En réalité, tout ce qui occupait son esprit, c'était l'éventuelle sortie de secours que pourrait matérialiser Meilla Primard. C'est une métaphore, bien sûr ; Joy n'attendait rien de moins qu'une explication censée et permettant d'expliquer raisonnablement leur présence ici. Sa collègue, cependant, sembla avoir décidé de jouer sur le même tableau qu'elle : celui de la franchise.

Une histoire d'insomnie plutôt crédible bien que pas suffisamment pour alléger la peine qui s'abattrait sur elles. Joy se sentit légèrement coupable lorsque Meilla aborda une histoire d'ombre qu'elle aurait suivie ; et si ça avait été la sienne ? Ça signifierait que c'était elle qui avait conduit la septième année jusque dans cette salle de Potions. Elle préféra survoler le sujet et cesser d'y penser ; de toute façon, ce qui était fait était fait et rien ne pourrait changer la donne. Sauf un retourneur de temps, mais après que Joy ait, suite à cette pensée salvatrice, fouillé sa poche, je peux vous affirmer qu'elle ne disposait pas d'un tel objet et que je peux donc confirmer mes propos ; alea jacta est.

Un court silence plana dans la salle, laissant Joy en proie à un stress infernal tandis que la professeure semblait plongée dans ses réflexions. Elle s'imaginait déjà dans sa salle commune, parchemin déplié et plume à la main, en plein dilemme ; comment, mais comment donc expliquer à ses parents qu'elle avait enfreint les règles de Poudlard ? Préfète et incapable de respecter un des articles les plus éloquents du règlement ; si tu sors de tes dortoirs après le couvre-feu, hasta la vista.


« Insomnie ou pas, livre ou pas, vous n'aviez pas à sortir dans le château en pleine nuit. Miss Wedenjack, vous auriez pu venir chercher ce livre après les cours et avant le couvre-feu, histoire de ne pas vous retrouver dans cette situation. Miss Primard, pourquoi ne pas avoir ouvert une fenêtre de la Salle Commune, si vous vouliez de l'air frais ? »

Le problème qu'on pouvait apposer au discours de miss Holloway était que non, Joy n'aurait pas pu venir chercher ce livre durant son temps libre. L'ouvrage qu'elle désirait étant, à ce qu'elle avait compris, strictement interdit, elle se serait mal vue demander à la professeure de Potions pour l'emprunter. Cependant, la fillette ne pipa mot, puisqu'elle se doutait que mentionner le fait qu'elle ne pouvait pas prendre ce livre n'arrangerait pas ses affaires.

« Vous êtes préfètes, je vous ai nommées à ce poste, et je dois vous avouer que je suis fortement déçue de votre comportement. »

Précisément ce que Joy n'aurait pas voulu entendre. Lorsqu'un adulte vous parle de déception, croyez-moi, c'est que vous êtes allé vraiment trop loin.

« Voilà ce que nous allons faire. Nous allons quitter les lieux, sans rien toucher. Je m'entretiendrai avec ma collègue de Potions pour savoir quel type de retenue vous donner. Vous recevrez un hibou prochainement pour savoir ce qu'il advient de votre retenue. Maintenant, je vous accompagne jusqu'à la Salle Commune de Serdaigle, et vous n'en bougez plus jusqu'au petit déjeuner. »

Ainsi, les deux préfètes ne savaient toujours pas ce qui les attendait pour avoir désobéi. Hésitante, l'Écossaise jeta un coup d'oeil désolé à Meilla pour lui faire comprendre qu'elle s'en voulait. Puis, tremblante et la bouche cousue, elle se dirigea vers la salle commune de Serdaigle. La trajectoire silencieuse fut un calvaire. Tandis qu'elles grimpaient les marches, Joy murmura à l'oreille de sa collègue :

« En tout cas Meilla, si un jour t'as envie d'aller chiper un livre en salle de Potions et en pleine nuit, j'te l'déconseille.. on sait jamais que tu te ferais surprendre. »

Lorsqu'elles arrivèrent enfin dans leur salle commune, Joy se dit que jamais le bleu qui recouvrait les murs ne lui avait semblé si hostile.

Reducio
Dernier post pour moi ! C'était super, merci beaucoup ^^

Ils étaient cœur d'œillets, des fleurs face aux fusils,
Enfants du Bataclan, enfants du paradis.

Objectif : Devenir le nouveau génie des Potions  PV 

Miss Holloway ne sembla pas tellement apprécier l'excuse de Meilla, peut-être ne la croyait-elle pas? Etait-ce parce que ce n'était pas entièrement la vérité et qu'elle l'avait senti dans les paroles de la rouquine? Mais ce n'était pas possible de sentir ces choses là si? Quoiqu'il en soit, cela n'arrangea en rien les affaires des deux filles. Il y avait peu de chance pour qu'elles échappent à une punition vu la tête de la professeure de DcFM...

« Insomnie ou pas, livre ou pas, vous n'aviez pas à sortir dans le château en pleine nuit. Miss Wedenjack, vous auriez pu venir chercher ce livre après les cours et avant le couvre-feu, histoire de ne pas vous retrouver dans cette situation. Miss Primard, pourquoi ne pas avoir ouvert une fenêtre de la Salle Commune, si vous vouliez de l'air frais ? »

Meilla n'avait pas pensé à cela, au fait qu'elle aurait très bien pu ouvrir la fenêtre ça aurait été pareil. Quoique en y réfléchissant un peu, ce n'était vraiment pas pareil. Pendant les vacances quand elle n'arrivait pas à dormir, elle avait bien essayé de se calmer en ouvrant la fenêtre, mais l'air n'était pas du tout pareil. Au lieu d'en recevoir une bouffée, elle n'en recevait que quelques brises et ça ne l'aidait vraiment pas. Alors ce conseil n'était franchement pas très avisée. Bien évidemment, elle se garda bien d'en faire la remarque. Elle était suffisamment dans le pétrin comme cela, et il était hors de question qu'elle se fasse remarquer davantage.

« Vous êtes préfètes, je vous ai nommé à ce poste, et je dois vous avouer que je suis fortement déçue de votre comportement. »

Ca, c'était prévoir. Le temps de la déception était venu. Et dire que la jeune fille avait réussi jusque là à ne pas se faire remarquer pour une mauvaise chose par un professeur. Il avait fallut qu'elle arrive à la moitié de sa septième année pour qu'elle se prenne une retenue. Elle était en train de se dire qu'elle aurait franchement pu se retenir pour les quelques derniers mois. Mais ce n'était pas réellement de sa faute, c'était la faute de June en fait. Si elle ne lui avait pas envoyé un hibou à ce moment-là, la préfète ne se serait sûrement pas trouvée dans la salle de potion au moment où miss Holloway passait.

La jeune fille n'avait pas d'inquiétude concernant ses parents. Il y avait tellement peu de dialogue qu'ils ne diraient rien de toute manière. Et puis elle était majeure alors ils ne pourraient rien y faire. Par contre elle était déçue par elle même. Elle se détestait de s'être retrouvée dans cette situation. Elle aurait dû faire en sorte de ne pas s'y retrouver. Enfin de toute manière il était bien trop tard maintenant. Joy lui jetait des regards d'excuses, comme si cela allait changer quelque chose. Et puis de toute manière ce n'était pas de sa faute, enfin pas vraiment.

Leur DDM les avait prévenu que rien ne se passerait ce soir, ce qui n'était pas très étonnant au vu de l'heure qu'il était. Meilla se demandait vraiment ce qui allait se passer pour elles deux. Comment allait se passer leur retenue? Pour le moment, elles n'en sauraient pas plus, et elles remontèrent en silence vers leur salle commune. Personne ne dit rien devant le pas rapide de miss Holloway, malgré les sept étages à monter à cette vitesse. Aucun escalier ne fit des siennes et Meilla se demandait si c'était mieux ou pas. Elle n'était pas sûre qu'elle aurait pu supporter les lourds regards de reproche et de déception de leur directrice pendant toute la durée du mouvement des escaliers. En réalité, la préfète n'osait pas regarder vers son aînée. Elle avait trop peur de ce qu'elle pourrait y lire, mais elle se doutait que des sentiments comme la déception ou le reproche devaient transparaître. Elle gardait plus ou moins les yeux baissés au sol, en faisant attention où elle marchait quand même.

Alors qu'elle montaient, Joy glissa à l'oreille de la rouquine :


« En tout cas Meilla, si un jour t'as envie d'aller chiper un livre en salle de Potions et en pleine nuit, j'te l'déconseille.. on sait jamais que tu te ferais surprendre. »

Dans d'autres circonstances, cela aurait bien fait rire la septième année, mais elle n'était pas sûre que miss Holloway aurait bien aimé les voir rire alors qu'elles venaient de se faire prendre en flagrant délit. Alors qu'elle se couchait, elle pensa à la retenue qui les attendait. Qu'est-ce que ça allait être? Pensant à tout cela, elle ne réussit pas plus à dormir que précédemment et ne s'endormit qu'au petit matin, épuisée.



Reducio
Fin du Rp, merci! :roll: Je suppose qu'on n'a plus qu'à attendre x)

~En voyage autour du monde et en couple avec la fille la plus extraordinaire du monde ~
Attention, apparition de carottes hallucinogènes dans le secteur des ornithorynques.