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Dans la brume du Lac Noir  PV Léon NEBOR + LIBRE 

J'attendais que les deux filles se calmaient quand tout à coup, j'entendis une voix crier Cazzo. Et merde ! Il y avait quelqu'un encore ! Aelle n'allait pas du tout être contente ! Je réfléchis à toute vitesse pour voir comment on pouvait éviter un autre désastre. Je sais ! Une créature qui avait dit ce mot comme un Chartier par exemple qui s'était cogné ! Ou un lutin de cornuaille. Non trop petit pour produire une telle intensité de voix. Un Chartier pourrait passé oui vu que ça ressemble à un blaireau. Heureusement la personne était derrière moi. Je mis une main derrière mon dos et lui fis signe de partir rapidement. Je dis alors :

- Ah sans doute un Chartier qui s'est cogné contre une branche ! Il est vulgaire en plus. Cazzo veut dire... Enfin je ne vais pas le dire !

Je souris espérant qu'elles me croiront et que la personne aura le temps de s'enfuir. Quand à ce mot... J'avais commencé à étudier l'italien dans mon collège et bien sur, les copains m'avaient appris des mots vulgaires. Cela voulait dire faire l'amour si je me souviens bien. Évidemment c'était l'expression vulgaire de faire l'amour que voulait dire ce mot. Je me demandai bien comment cette personne avait appris ce mot mais bon. L'important, c'était qu'elle parte rapidement sans qu'une des filles la voient et que la dispute se finisse. En plus sans le vouloir, j'avais parlé d'une créature magique donc peut-être qu'Aelle va se calmer pour parler de cela.

Dans la brume du Lac Noir  PV Léon NEBOR + LIBRE 

-Léon Nebor. Allons allons. Calmez vous. On ne va pas s'énerver pour si peu. Ce serait bête de se détester juste parce que je suis tombé malencontreusement et qu'on a fait du bruit te dérangeant. Je propose qu'on arrête la cette dispute en se serrant la main pour ceux qui veulent et qu'on en reparle plus.

Il avait prononcé ces mots sur un ton qu'il voulait sûrement calme. Cela ne m'étonna guerre, comme je l'avais prédit, il voulait calmer les choses. Ce qu'il avait dit n'était pas idiot. La dispute s'était envenimé pour de faibles raisons. Au début, ma colère était dirigée seulement vers le Poufsouffle, pour de bonnes raisons selon moi. Mais maintenant, cette jeune fille était aussi victime de ma colère. Victime ? Non, je ne pensais pas cela, elle aussi l'avait mérité. Je n'aimais pas son comportement, sa manière de nous faire savoir que nous la dérangions, sa manière de me parler. Et si elle ne semblait pas non plus aimer la mienne, elle l'avait cherché.
J'attendais que la fille réagisse à l'intervention de Nebor, moi je continuais à l'ignorer et à regarder la Gryffon d'un regard insolent. Soudainement, un bruit de chute accompagné d'un cri me fit sursauter. Je m'en voulu alors d'avoir rangé ma baguette, je regardais derrière Nebor, car le bruit venait de là. Je n'arrivais pas à apercevoir la source du bruit, et ne savait pas si j'en avais réellement envie... Le silence s'étirait et cela me fit remarquer que la brume du lac devenait de plus en plus opaque. L'endroit n'était pas tellement rassurant, surtout avec des bruits pareils. Je sentais les battements de mon cœur s’accélérer.
Personne ne bougeait, Nebor semblait réfléchir, la fille avait était surprise par le bruit, et moi je ne voyais rien. Je ne comptais pas me laisser bouffer par je ne sais quelles créatures sans me battre. Je contournais le garçon, et passais à côté de l'impertinente fille. La voix du Poufsouffle raisonna alors dans la nuit sombre, me faisant frissonner. Il s'adressait à moi, je le devinais facilement. Je l'écoutais malgré mon envie d'aller voir la source du bruit.
Un chartier ? Pas possible, puis la voix était irrémédiablement humaine. Je regardais mon camarade. Pourquoi avait-il dit ça ? Je soufflais, agacé. Pourquoi personne ne me laisser agir comme je le souhaitais ? Je voulais aller voir le Calmar, j'avais accepté d'y amener Nebor, et là, hop ! une fille arrive de je ne sais où pour contre carrer tout mes plans. Et maintenant, je voulais m’énerver en paix contre cette même fille pour enfin aller voir mon Calmar, et voilà qu'un nouveau rebondissement arrivait... Je lançais un regard colérique à Nebor et lui dit sur un ton ennuyé :

-Un Chartier ne ferait pas un tel bruit, tu le sais autant que moi, Nebor.

Et je me tournais pour me diriger vers la source du bruit. M'éloigner me donnait l'impression de m'enfoncer dans la brune. Je jetai un regard derrière moi, les deux enfants étaient moins visible dorénavant... Je sortais ma baguette, préparant un sortilège sur le bout de mes lèvres. Je tentais de me calmer. "Lumos", je chuchotais pour la seconde fois de la soirée. Je sursautais violemment lorsque la lumière de ùa baguette éclaira une forme sombre par terre, à deux pas de moi. Je m'approchais doucement...
Un tête se releva alors, me faisait tomber en arrière sous la surprise. Je portais une main à mon cœur, essayer de ralentir son frénétique battement. Mes yeux étaient fixé sur la tête, qui appartenait d'ailleurs à une jeune fille. Ses cheveux court et frisé partaient dans tous les sens. Elle avait un visage de porcelaine et semblait être tombé ici par hasard, sûrement une conséquence de l'obscurité. Je me relevais sur mes coudes pour l'observer. Une racine avait était écartelé par son pied, apparemment. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Nous avait-elle entendu ?

-Es-tu venu rendre visite au Calmar, toi aussi ?

Voilà, comme ça tous le monde serait au courant de notre plan. Ainsi peut-être que nous serions tranquille pour y aller. Le temps passait et je ne savais pas si mon camarade accepterait l'aventure s'il était trop tard. Moi ça ne me dérangeait pas. C'était le soir d'Halloween, et je ne souhaitais pas m'enfermer dans une salle pour manger seule, en regardant les autres s'amuser. Je me relevais sur mes jambes, essuyant mes mains rendu humide par le sol frais sur ma robe.

Tu es Moi ; et tant d'Ailleurs.

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-Léon Nebor. Allons allons. Calmez vous. On ne va pas s'énerver pour si peu. Ce serait bête de se détester juste parce que je suis tombé malencontreusement et qu'on a fait du bruit te dérangeant. Je propose qu'on arrête la cette dispute en se serrant la main pour ceux qui veulent et qu'on en reparle plus.

Kimiah du se retenir avec peine de ne pas rouler des yeux suite à la déclaration du Poufsouffle. Elle ne détestait Aelle, bien sûr que non, le mot détester était beaucoup trop fort et elle se connaissait à peine même si il était vrai qu'elle ne l'appréciait pas vraiment. Néanmoins elle était d'accord avec lui sûr un pont: cette dispute n'avait absolument aucun sens et Kimiah pouffa de rire en secouant la tête lorsqu'elle réalisa qu'elle avait passé près d'un quart d'heure à se disputer avec quelqu'un qu'elle ne connaissait même pas pour quelque chose d'aussi futile. Cela ne lui ressemblait pas du tout et elle vint à se demander pourquoi elle avait engagé la conversation en premier lieu au lieu de passer son chemin. Même si elle reconnaissait son tort, elle n'allait pas s'excuser pour autant. La Poufsouffle l'avait bien chercher aussi après tout, Kimiah elle n'avait fait que exposer des faits et Aelle s'était tout de suite énervée. Elle appréciait les efforts de Léon pour calmer le jeu même si elle savait que cela ne servirait à rien. Alors qu'elle s'apprêtait à s'en aller et à enfin les laisser seuls, une voix fit son apparition en hurlant quelqu e chose , la faisant sursauter. Kimiah se retourna vivement pour voir à qu'elle était l'origine de se bruit mais elle ne distinguais rien dans l'obscurité. Elle se demanda alors si elle avait été la seule à entendre crier.


- Ah sans doute un Chartier qui s'est cogné contre une branche ! Il est vulgaire en plus. Cazzo veut dire... Enfin je ne vais pas le dire !


Un char-quoi? Kimiah n'avait jamais entendu ce mot avant et se dit qu'elle avait encore beaucoup à apprendre sur le monde des sorciers. Elle fit du coin de l’œil la Poufsouffle sortir sa baguette et en fit de même. *On est jamais trop prudent* pensa-t-elle. La fillette habillée en jaune et noir alluma le bout de sa baguette et avança jusqu'à l'origine du bruit. Après quelque secondes, le petit groupe découvrit enfin qu'il s’agissait enfaite d'une jeune serpentard probablement en première année également.Kimiah la regarda d'un air mauvais, se demandant ce qui avait bien pu lui passer par la tête. Elle n’était vraisemblablement as la seule à être irritée par cette nouvelle venue car Aelle lui dit quelque chose d'un ton mauvais dont Kimiah ne compris que quelque mots. Préférant laisser les deux filles entre elles , elle préféra se tourner vers Léon qui semblait inquiet de la tournure que prenait la situation.

"J'avoue que tu n'as pas tort Léon Nébor". Elle lui tendit une main tout en le regardant droit dan les yeux."Encore désolée pour ma baguette"

« Unto a land flowing with milk and honey »

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-Un Chartier ne ferait pas un tel bruit, tu le sais autant que moi, Nebor.

Merde. Elle savait que c'était faux mais bon. J'aurais essayé au mieux. Mais ce n'était pas très crédible. je le savais. Un Chartier étant une sorte de fouine n'avait pas le même timbre qu'un humain. Mais bon. Au moins, elle était moins en colère que ce que je n'aurais imaginé. Mais elle l'était toujours et je n'avais pas réussi à la calmer. Décidément tout le monde venait ici on dirait. C'est alors que la Gryffondor me tendit sa main en me regardant dans les yeux et me dit :

"J'avoue que tu n'as pas tort Léon Nébor. Encore désolée pour ma baguette"

-Pas grave.

Je lui serrai sa main me reconcentrant sur ce qui se passait entre Aelle et la fille. Aelle lui avait demandé si elle venait voir le Calmar elle aussi dévoilant le but de notre présence ici. Bon ce n'était pas un secret mais cela se voyait qu'Aelle voulait voir le Calmar seule avec moi. Moi aussi, je voulais voir ce que c'était mais on était tout le temps déranger. J'avais l'impression qu'on était de vrais aimants à personne. Tout le monde venait où nous étions. D'abord en étude puis ici au lac. C'était bizarre quand même.

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Tout c'était passé assez vite, la chute, le gros mot, le Lumos qui lui aveugla les yeux et maintenant, une Poufsouffle qui lui adressait un regard à en étrangler des chatons. Dans la tête de la serpentard, tout s'emmêlait entre l'envie de fuir, l'envie de s'excuser ou encore l'envie de lui rappeler méchamment que ce n'était pas en lançant la lumière de sa baguette au visage des gens comme si ils étaient suspect d'un meurtre qu'elle allait avoir des réponses. Puis vint dans sa tête, l'excuse du garçon comme si elle ne l'avait entendue que maintenant. C'était étrangement... Sympa de sa part d'avoir essayer de l'aider même si ça n'avait pas abouti. Il aurait été beaucoup plus logique qu'il la dévisage surpris et agacé comme les deux autres filles (même si Alba ne savait décidément pas pourquoi), sauf que ce n'était pas le cas. L'autre jeune fille continuait d'abîmer la vue de la Serpentarde avec sa baguette. Mais elle ne lui cria pas dessus, ou lui demandait si ça allait, à la place elle préféra dire:

-Es-tu venu rendre visite au Calmar, toi aussi ?

La jeune fille prit le temps de se relever, épousseter sa robe, puis elle se rendit compte qu'elle avait réussi à se tordre un peu le pied droit, bon ça n'avait pas l'air grave mais elle avait mal et avait l'impression de boitiller un peu. Elle préféra laisser cette mauvaise nouvelle de coté, pensant que ça guérirait sûrement. Elle fit face à la Poufsouffle avec un regard surpris de l'étrange question. Toutes les idées d'avant s'envolèrent dans l'esprit d'Alba. À la place, elle décida de répondre honnêtement, pensant que même si elle risquait des remarques peu agréables les choses seraient vites claires et elle partirait tranquille. Évidemment, elle n'occulta aucun détail, ce fichant bien de se faire passer pour folle, ça c'était à eux d'en juger, elle considérait qu'elle ne les reverrait sûrement jamais après cette mésaventure.

"Je ne sais pas ce qu'est un calmar. J'étais ici pour dessiner (elle montra le carnet, un peu souillé par la terre, pour preuve) et j'aime sortir de nuit. C'est Halloween, 'faut bien oser s'aventurer dans des endroits étranges pour se provoquer des frayeurs, non? Vous vous disputiez, ça m'a effrayée, j'ai essayé de partir discrètement pensant que vous cherchiez la bagarre et puis... Beh j'ai rencontré le sol. Est ce que tu peux baisser un peu ta baguette s'il te plaît? Je n'arrive même pas à te voir."

La voix d'Alba n'avait aucune trace de colère, essayant de bien montrer qu'elle ne cherchait aucune confrontation. Elle jugeait n'avoir aucune raison de se mettre en colère contre l'inconnue. Peut-être avait-elle eu peur et était sur la défensive par réflexe. À moins qu'elle ai crue que l'insulte en italien lui était destinée?

Reducio
Oulà, vraiment désolée du retard! ^^'

Je promet, camarades, de devenir la plus malicieuse des serpentes.
La plus verte des reptiles.
La plus grande des sorcières.
Ciao, Mi raccomando eh!

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Prés de moi, la fille se relevait enfin. Elle pris le temps d'épousseter sa robe. Sans la dévisager, je la regardais. Son visage porcelaine avait en fait un léger teint matte qui adoucissait ses traits. Cependant, cela n'enleva en rien la surprise dans son regard, qu'elle me destinait. Je l'éclairais inconsciemment avec ma baguette, essayant de la restituer parmi les résidents de Poudlard. Il me semblait l'avoir déjà vu, était-ce vraiment le cas ? Je n'aurais sûrement pas ma réponse ce soir là, et puis ce n'était de toute manière pas le sujet.
Ses yeux caramel me fixait et je fus un instant déstabilisé par le contraste entre ces yeux si peu commun et son visage qui me faisait penser à ces Lady du temps Elizabethin. Mettez lui une robe de Noble, et elle se fondrait dans la masse sans problème, j'en étais persuadé. Il me sembla alors qu'un Monde entier nous séparait. Cela me déstabilisait quelque peu mais ne me dérangea pas, il n'y avait pas de mal à rencontrer des gens différents de soi, pour moi c'était d'ailleurs tout l'intérêt des rencontres. Sauf que je ne savais pas "rencontrer", cela n'était pas nouveau. La fille de Gryffondor parlant avec Nebor dans mon dos en était la preuve.
Je remarquais alors le blason de Serpentard sur sa robe. Ils étaient parfois très fermés, ces Serpents, et je me mis à craindre sa réponse.


-Je ne sais pas ce qu'est un calmar. J'étais ici pour dessiner, sa voix était neutre, ne semblant présenter aucune colère. Elle me montra alors un carnet qui avait mal vécu sa chute, et j'aime sortir de nuit. C'est Halloween, 'faut bien oser s'aventurer dans des endroits étranges pour se provoquer des frayeurs, non ?

J'hochais la tête discrètement à ces mots. Elle avait parfaitement raison, et c'est d'ailleurs pour les mêmes raisons qu'elle que j'étais dehors si tard. Elle repris son discours avec le même ton qu'auparavant.

-Vous vous disputiez, ça m'a effrayé, j'ai essayé de partir discrètement pensant que vous cherchiez la bagarre et puis... Beh j'ai rencontré le sol. Est-ce que tu peux baisser un peu ta baguette s'il te plait ? Je n'arrive même pas à te voir.

Mes sourcils qui s'étaient froncés en l'écoutant s'écartèrent sous la surprise. Je baissais rapidement ma baguette, n'ayant pas remarqué que je la pointais impoliment sur le visage de la jeune Serpentard, l'éblouissant par la même occasion. La fille ne me lâchait pas du regard, et je me demanda un instant si je l'avais mise en colère. Je cherchais une trace de cela sur son visage, mais je ne trouvais rien. De toute manière, je ne pensais pas avoir fait quelque chose de répréhensible, c'est pourquoi je ne me sentis pas attaqué par sa sincérité pourtant frappante. Faisant rouler inconsciemment ma baguette entre mes doigts, je posais mon regard dans le sien :

-Je ... Ne sachant que dire, je lui montrais ma baguette, espérant qu'elle comprenne mon excuse informulée. Nous ne cherchons pas la bagarre. Du moins, pas moi, lui dis-je.

J'étais d'une mauvaise fois extraordinaire, lorsque je le souhaitais. Prononçant ces mots, je me tournais à demi vers les deux élèves restés derrière moi, qui avait d'ailleurs leurs regards tournés vers nous.
Je serrais ma baguette dans ma main, essayant d'oublier mon coeur qui s'affolait dans ma poitrine, essayant d'oublier ma panique à me retrouver près de tant d'inconnus en même temps. Je ne me sentais absolument pas en sécurité, et bizarrement je préférais partir à la recherche de mon Calmar plutôt que d'essayer me montrer normale dans une conversation que je ne saurais de toute manière pas mener. Me sentant me refermer, je m'éloignais de quelques pas, restant tout de même face à la Serpentard. Pouvais-je partir comme cela, attrapant Nebor par le bras, m'enfonçant dans les ténèbres ? Je l'aurais fait en temps normal, mais le fait que je ne sois pas seule face à ces inconnus me figeait sur place. Et aussi le fait que je ne souhaitais pas me faire détester par tout le monde dans ce château qui serait ma maison durant sept années.
Prenant ma décision, je me tournais et me dirigeait vers Nebor et la Gryffondor. A mi chemin, je me retournais vers la verte et argent dans le but évident de lui faire comprendre qu'elle pouvait me suivre. Je m'adressais alors à tout le monde, sûre de moi et de ce que je souhaitais. Ainsi, rien ne me faisait peur, je le savais. J'avais un objectif qui me tenait à coeur, je repoussais tout le reste. Cela était ma seule façon de faire face aux autres. Je croisai les bras sur ma poitrine, me protégeant.

-Je ne suis pas là pour me disputer pour des Noises. Inutile de préciser que je lançais un certain regard à la Gryffondor. Je veux aller voir le Calmar. Venez avec moi ou ne venez pas. L'obscurité peut en effrayer certain, je le sais...

Ma dernière phrase était un défi évident. J'aimais défier les gens, moi même étant incapable de trahir mon honneur en refusant un défi. Je plantai mon regard sur la Gryffondor à la peau mate, puis dans les yeux bleu empli de gentillesse de Nebor, et je me retournais pour fixer le regard caramel de la Serpentard. Je levai alors ma baguette en un mouvement précis et dit "Nox". L'obscurité repris sa place, nous entourant d'un voile épais, laissant le loisir à la brume de gagner du chemin. Je restais silencieuse, observant la silhouette de mes camarades.

Tu es Moi ; et tant d'Ailleurs.

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Alba avait beau n'avoir rien compris du tout à cette histoire décidément trop compliqué pour elle, elle était rassurée de la réaction positive de la fière poufsouffle qui s'éloignait d'elle pour rejoindre ses deux... Amis? Camarade seraient un mot plus juste...

Pensant qu'elle pourrait rentrer tranquille, Alba commençait déjà à s'éloigner quand la poufsouffle toucha du doigt la curiosité presque maladive de la fillette.

-Je ne suis pas là pour me disputer pour des Noises. Je veux aller voir le Calmar. Venez avec moi ou ne venez pas. L'obscurité peut en effrayer certain, je le sais...


Il était clair qu'elle chercher à provoquer avec cette phrase. À provoquer tout le monde ou quelqu'un en particulier? Alba put profiter du sort Lumos qui était encore actif pour enfin mieux voir le visages des deux autres. Une gryffondor à la pose fière, presque conquérante qui n'avait l'air d'avoir de l'intérêt que pour le fameux garçon qui avait tenté d'aider Alba. Un garçon aux cheveux aussi bouclés et imposant que ceux de la jeune fille et des yeux compatissants, aussi de poufsouffle. Il devait connaître la troisième jeune fille.
Celle-ci c'était postée au centre à une petite distance de chacun et prit la même pose aussi triomphante que la fille à la peau mate. Puis elle arrêta le sort. Avant qu'elle prononce Nox, la serpentard avait remarqué ses cheveux lisses châtains et longs et son visage fin. Elle attendait que quelqu'un réponde à son défi. C'était évident. Et cela plaisait pas mal à Alba, trop amoureuse des créatures magiques les plus folles pour laisser tomber l'envie de découvrir ce qu'était qu'un Calmar. Elle décida de jouer le jeu en répondant avec une arrogance exagérée.

"L'obscurité? Faire peur à une Serpentard?"

Elle s'approcha enfin du groupe, cachant sans problème la douleur au pied qui restait toujours et se posta avec un sourire déterminé et une impatience dissimulée à la réponse des deux autres. Néanmoins, elle en profita aussi pour demander:

"Quels sont vos noms? Je m'appelle Alba. Oh! Et merci."

Elle avait destinée le remerciement au garçon, elle n'aurait pas supporté de ne pas se montrer reconnaissante envers quelqu'un qui l'avait aidé. Elle lui sourit sincèrement et reposa son regard, malicieux, sur la poufsouffle châtain.

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Je promet, camarades, de devenir la plus malicieuse des serpentes.
La plus verte des reptiles.
La plus grande des sorcières.
Ciao, Mi raccomando eh!

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-Je ne suis pas là pour me disputer pour des Noises. Je veux aller voir le Calmar. Venez avec moi ou ne venez pas. L'obscurité peut en effrayer certain, je le sais...

Kimiah ne savait pas si la pouffsouffle s'adressait à elle ou faisait simplement une allusion aux gens en général mais elle le pris personnellement. Kimiah savait qu'on pouvait en effet lui attribuer toute une flopée de défauts mais la peur n'en faisait certainement pas parti. Elle n'avait pas envie d'aller observer ce Calamar mais elle se voyait mal décliner le défi , elle était beaucoup trop fière pour le faire. La Serpentard qui les avait interrompu un peu plus tôt l'observait d'un air bizarre et elle n'aimait pas du tout ça. Elle jeta un rapide coup d'oeil à Léon Nébor et elle le vit la mine inquiète. Elle voyait bien qu'il n'aimait pas beaucoup les disputes et qu'il semblait mal à l'aise à chaque fois que quelqu'un apparaissait pour parler à Aelle. Peut être qu'il la connaissait mieux que ce qu'elle pensais mais , pour le moment, Kimiah s'en fichait pas mal. Elle observa la Serpentard italienne s'approcher d'eux avec une certaine réticence.

"L'obscurité? Faire peur à une Serpentard?"

Elle prononça cette phrase avec arrogance et Kimiah du se retenir de rouler les yeux d'exaspération. Il était vrai qu'elle ne la connaissait pas et qu'elle n'était même pas sûre de l'avoir croiser au moins une fois mais l était certain que le courage n'était pas forcément la qualité première des Serpentard, du moins, de ce qu'elle avait compris. Se tournant à son tour vers Aelle, elle la regarda d'un air de défi tout en déclarant d'une voix sarcastique.

"Moi, peur? Sûrement pas, je laisse ça aux autres"

Elle lui lança un regard plein de sous entendus. Cela faisait que quelques temps qu'elle se connaissait et elle l'avais déjà vu sursauter deux fois face à des bruits qui s'avérèrent être sans danger. Ce n'était sûrement pas elle la peureuse.

"Quels sont vos noms? Je m'appelle Alba. Oh! Et merci."

Il était vrai que Kimiah ne s'était toujours pas présenté , et son regard se reporta vers l'talienne , qui se prénomait Alba et lui dit d'une voix désintéréssée :

Kimiah, KImiah Van Der Blick. Bon alors on y va ou vous préférez attendre ici ?

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"Quels sont vos noms? Je m'appelle Alba. Oh! Et merci."

"Kimiah, KImiah Van Der Blick. Bon alors on y va ou vous préférez attendre ici ?"

Aelle voulait maintenant aller au Calmar et défiait les autres d'y aller. Elle qui ne savait pas trop comment s'y prendre avec les autres défiait maintenant les personnes. C'était ironique. Elle pouvait changer d'attitude à une vitesse folle. C'était incroyable. Elle m’intriguait vraiment mais j'avais l'impression qu'elle ne voulait pas qu'on essaye de la connaitre. Du moins pas pour le moment. Peut-être qu'avec le temps, cela viendra. JE répondis alors étant après tout invité :

-Allons y. Je suis prêt.

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-L'obscurité ? Faire peur à une Serpentard ?

La-dite Serpentard avait prononcé ces mots sur un ton moqueur. Dans la nuit, je suivis sa silhouette du regard. Elle s'arrêta à une distance raisonnable de notre petit groupe, et il me semblait avoir aperçu un sourire sur son visage. Très bien, elle avait répondu à mon défi. Je ne savais pas si je devais m'en réjouir. Après tout par ma faute, je devrais faire deux fois plus d'efforts pour communiquer ce soir. Au moins Nebor connaissait déjà un peu mon fonctionnement... Quoi qu'au moins, il ne me poserait pas de questions indiscrètes !
Je sentais l'excitation remonter le long de ma colonne vertébrale. Je n'étais pas courageuse, mais plonger dans l'inconnu, c'était découvrir de nouvelles choses, et j'allais réaliser un de mes rêves ce soir.


Elle posa son regard sur moi, et j'appréciais ses yeux malicieux. Elle répondait exactement comme je le souhaitais. J'allais parler, mais je me rappelais que la Gryffondor n'avait pas répondu à mon défi. Je me tournais vers elle, accrochant son regard du mien. Je la regardais avec affront, ne pouvant m'empêcher de prendre une attitude moqueuse.
Jusqu'ici, elle n'avait pas fait preuve de timidité, elle avait plutôt répondu à chacune de mes phrases censé la mettre hors d'elle. Je n'avais pas la prétention de penser que j'y étais parvenue. Mais ce n'est pas important, je me demandais plutôt si elle accepterait de me supporter plus longtemps. Je ne savais moi-même pas si je le souhaitais.


-Moi, peur ? Sûrement pas, je laisse ça aux autres, dit-elle d'une voix plein de sarcasme.

Bon. Tout pour la recherche, n'est-ce pas ?
Je ne détournais pas les yeux, son air de défi ne m'intimidant pas. J'essayais de cacher la colère que ses mots provoquaient en moi. Elle sous entendait clairement que j'avais fait preuve d'un manque de courage flagrant. Et je ne détestais rien de plus qu'on mette en avant certain de mes traits. Puérilement, j'aurais voulu répéter ma phrase de tout à l'heure "Ne parle pas de moi, tu ne me connais pas", mais il était sûrement plus sage de ne pas m'enfoncer.

J'écoutais vaguement la Serpentard se présenter et nous demander nos prénoms. Elle n'avait pas donner son nom de famille, était-ce normal de prendre cela pour de l'impolitesse ? Je refusais de l'appeler par son prénom, il ne manquait plus que ça. Nous étions loin d'être intime. La fille à la peau mate se détourna du mien pour regarder la verte et argent. Elle se présenta en donnant, elle, son nom de famille. Van Derblick, n'est ce pas ? Je me demandais quelles étaient ses origines. Je n'aurais pas de réponse, je ne comptais pas lui parler plus que ça. Sur le même ton, je leur donnais mon nom, omettant de leur dire mon prénom, sans raison apparente.
Faisant fi de son impatience, je l'ignorais superbement pour me tourner vers Nebor, attendant sa réponse. Ses yeux bleus semblait me jauger. J'imaginais bien ce qu'il pouvait se passer sous ses boucles brunes "Elle en a pas marre de changer toutes les trente secondes ?'".
*Tu n'as pas fini de t'y perde, Nebor*, pensais-je en réprimant un sourire moqueur. J'eu le plaisir de le voir partant pour l'aventure. Après tout, si j'étais ici ce soir, c'était pour lui, et je ne souhaitais pas qu'il ne se sente pas à l'aise avec mon défi. Malgré certains de ses défauts, je pensais l'apprécier quelque peu, et je ne sais pas comment j'aurai réagit s'il avait refusé de nous accompagner.

Je reculais alors de quelques pas, ne sachant comment m'y prendre pour sonner le départ. Ils me regardaient tous, attendant que je leur parle. *Ils me prennent pour leur commandant, ou quoi ?*, je me renfrognais légèrement, je n'avais pas souhaitais être à cette place. Je me retournais et m’enfonçais dans la brume, sans mots. Après tout, je n'avais pas besoin de faire de discours non.

Je regardais vers l'arrière du coin de l’œil, afin de vérifier que les autres suivaient.
Je resserrais ma cape autour de mon corps, le brouillard épais me gelant sur place. Je ne voyais pas plus loin que le bout de mes pieds alors je baissais les yeux pour ne pas tomber. J'écouter le pas des autres grincer sur les graviers, me sentant rassuré par leur présence. Hors de question d'avouer que je n'étais pas rassuré.
L'endroit où nous allions se trouvait non loin de l'orée de la forêt, un endroit à l'écart du château, à l'écart de tout. Une chouette hulula au loin et je relevais rapidement la tête, effrayé. Je me repris rapidement, ne voulant pas que les autres remarquent ma tendance à la peur. Je jetais un discret regard vers Van Derblick. Je ne voyais pas sa tête, et il ne valait peut-être mieux pas, je ne souhaitais pas voir leur moquerie.
J'avançais maintenant à petit pas, évitant les rochers escarpés qui se mettaient sur mon chemin. Nous approchions. La brume se faisait plus épaisse par ici, car nous étions tout proche du lac.J'entendais mon cœur battre. Des petits bruits accompagnaient tout mes pas, mais ils ne venaient pas de moi, ni des autres étudiants. Je savais reconnaître les bruits de la nature, mais cela ne me rassurait absolument pas.
Je m'arrêtais. Le silence m'enveloppait. Nous étions éclairé par la seule lumière de la Lune, une lumière faiblarde, à demi caché par un amas de nuages sombres. Ce qui était loin d'être rassurant...
Devant moi se profilait la haute silhouette d'un bâtiment de pierre. Je ne voyais rien, mais je savais qu'il surplombait le lac. Je glissais ma baguette dans ma main, me sentant rassuré par la sensation du bois sur ma peau. Je me retournais :


-Nous y voilà.

Ma voix était rendu légèrement tremblante. Je ne pus me décider sur la raison de cela : peur ou excitation ? Ce devait être un mélange des deux.

Tu es Moi ; et tant d'Ailleurs.

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Alba fermait la marche du groupe, laissant une petite distance entre elle et les autres, surtout pour profiter de la petite balade nocturne. Pendant qu'elle sautillait presque en marchant, elle retint les prénoms. Enfin, plutôt deux prénoms et un nom de famille, Kimiah - Léon - Bristyle. Ça ne sonnait clairement pas comme un prénom. L'italienne fut quand même plus étonnée que la poufsouffle n'ai donnée que son nom que par la froideur des présentations. -je ne tombe que sur des gens méfiants dis-donc- se dit-elle mais passa vite outre.

Quand la jeune fille aux cheveux châtains leur montra la destination, Alba ne put s'empêcher de siffler devant la vieille battisse au loin. Ça promettais d'être amusant.

Je promet, camarades, de devenir la plus malicieuse des serpentes.
La plus verte des reptiles.
La plus grande des sorcières.
Ciao, Mi raccomando eh!

Dans la brume du Lac Noir  PV Léon NEBOR + LIBRE 

Aelle recula de quelques pas comme si elle hésitait sur la marche à suivre puis commença à marcher dans la nuit. J'allumai ma baguette pour y voir plus clair mais le brouillard était tellement épais que je m’efforçais de suivre Aelle de près restant juste derrière elle pour bien la suivre et ne pas me perdre. Ce serait bête de tomber dans le lac en pleine nuit surtout qu'il faisait froid. Je restais dans le sillage d'Aelle évitant ainsi les rochers et espérais que les autres suivent de près et les évitent aussi. Manquerait plus que quelqu'un se blesse. La brume se faisait plus épaisse quand Aelle s'arrêta. Je voyais vaguement un bâtiment devant nous mais impossible de voir exactement quoi. Aelle annonça alors en se retournant :

-Nous y voilà.

-En effet mais on y voit rien du tout en fait avec cette brume. Tu es sûre qu'on verra le Calmar ?

Je regardai autour de moi essayant de voir quelque chose mais à part la silhouette du bâtiment et le son de l'eau indiquant qu'on était près du lac, je ne percevais rien d'autre. J’avançai un peu essayant d'éclairer le bâtiment me demandant ce que c'était. Peut-être la base du château ou alors un bâtiment ou un pont ?

Dans la brume du Lac Noir  PV Léon NEBOR + LIBRE 

La petite délégation avançait à petit pas dans la brume du lac noir. Kimiah avait les mains profondément enfoncée dans les poches de sa cape et adoptait une démarche qui se voulait nonchalante bien qu'en réalité sa main était crispée sur sa baguette. La brume était très épaisse et Kimiah arrivait à peine à distinguer les autres , s'était à peine si elle aurait remarqué l'immense forme noire qui se dessinait devant elle si une voix lu loin ne l'avait pas mentionner. A présent, son cœur battait la chamade et elle sentait ses mains devenir moite mais elle s'efforçait tout de même d'adopter une expression impassible. Sortant ma baguette, j'imitait Léon à ma gauche et murmurai un lumos même si cela ne m'aidait guère. Alba semblait plus excitée que jamais c'était presque si elle ne sautillait pas jusqu'à la bâtisse , et Kimiah se demanda alors quel était cet engouement pour un simple calamar. Elle même avait très envie de le voir de ses propres yeux mais c'était uniquement car elle était curieuse et aussi parce qu'elle ne voulait pas se défiler devant la poufsouffle. Elle n'était même pas sûre de savoir à quoi ressemblait cette chose. Le petit groupe s'arrêta brusquement, scrutant l'horizon. Deux personnes échangèrent de brèves paroles mais elle préféra les ignorer de voulant pas prendre part à la conversation.

" Je passe devant", annonça-t-elle simplement. Elle se fichai de savoir si les autres la suivait ou pas, après tout qu'ils restent, qu'ils partent, il n'avaient qu'à faire comme bon leur semblait ce n'était pas son problème.

« Unto a land flowing with milk and honey »

Dans la brume du Lac Noir  PV Léon NEBOR + LIBRE 

Les trois autres s'approchaient de moi, ne semblant pas tellement effrayé par l'atmosphère morbide de la brume qui paraissait nous suivre. La Serpentard semblait dans son élément, elle arriva près de moi en sautillant gaiement. En apercevant le bâtiment qui nous surplombait, sa bouche se tordit pour émettre un long sifflement impressionné. Je ne savais pas siffler, Papa avait essayé de m'apprendre de nombreuse fois depuis que j'avais vu Ao' le faire, mais n'avait jamais réussi. N'appréciant que peu échouer, je ne lui avais pas demander de nouvelles leçons depuis fort longtemps, préférant oublier ces moments gênants pour moi. Dire que mon frère faisait exprès de siffler près de moi pour m'agacer était un bel euphémisme...
Alors que j'observais la verte et argent d'un regard calculateur, Nebor et Van Derblick eurent le temps d'arriver à leur tour. Le second n'était pas loin de moi, faire ce constat me rassura étrangement. Je n'étais pas à l'aise avec ces étrangères, ni même dans cet endroit. Si je montrais du courage devant mes frères, c'était loin d'être le cas ici. La présence du Poufsouffle me rassurait, mais seulement parce que nous nous connaissions un peu, je n'avais pas besoin de lui. Cela ne m'empêcha pourtant pas de lui jeter un discret regard. Il regardait les alentours, il était loin de montrer la même attitude rassuré que la Serpentard.


Je me retournais à nouveau sur le bâtiment, observant le peu qu'on en voyait. Je n'avais jamais vu cet endroit de mes propres yeux, mais Natanaël m'en avait parlé, lorsqu'une fois de trop, je lui avais demandé de me parler du Calmar. J'avais alors plusieurs années de moins, et je posais sans cesse des questions agaçantes sur tout et n'importe quoi. Natanaël m'avait donc dit de le laisser en paix, et m'avait montré comment venir ici. Je savais exactement où aller, me souvenant de tous les mots de mon aîné.

-En effet mais on y voit rien du tout en fait avec cette brume. Tu es sûre qu'on verra le Calmar ?

La voix peu sûre de mon camarade de maison avait l'air insignifiante à côté des sons effrayants de la nuit. Mais en me tournant vers lui pour le regarder, je fus un instant effrayé par l'effet que produisait la brume sur lui : il semblait comme avalé par elle. Il existait peut-être un brouillard capable de faire cela, quelque part dans le monde. A Poudlard, aucune mort de ce genre n'avait jamais été recensé. Non, ce château n'était que le lieu de batailles sanglantes et d'assassinats morbides... Pour ne pas m'effrayer avec mes pensées sordides et l'imagination qui ne tarderait pas à suivre, je préférais répondre à Nebor :

-C'est le Calmar qui viendra à nous, lui lançais-je rapidement.

Mes yeux s'était détourné de lui pour suivre la Gryffondor du regard. Van Derblick nous avait dépassé sans un regard, avançant d'une démarche que je trouvais orgueilleuse. Elle nous lança un léger "Je passe devant" avant de se faire avaler par le brouillard dans un rayon lumineux, signe qu'elle avait allumé sa baguette. Je n'aimais décidément pas son comportement, *Si elle ne souhaite pas venir avec nous, elle n'avait qu'à pas nous suivre !*. Je sentais des paroles acides qui voulaient s'échapper de la forteresse de mon esprit, mais une force bien plus grande parvint à les retenir : la force de la jubilation. J'avais envie de répondre à la Gryffonne, de la défier. Je ne savais pas pourquoi, mais je souhaitais la dépasser. Si Van Derblick souhaitait se perdre seule, un soir d'Halloween, c'était son problème. Je m'écartais de quelques pas du bâtiment afin de le contourner. Je n'étais pas obligé de prévenir la rouge et or qu'elle n'allait pas au bon endroit et je ne le ferais pas. Sa présence ne m'était pas indispensable.
Je contournais lentement les vieilles briques du bâtiments, la lumière que produisait la baguette de Nebor me protégeant de l'ombre. Les galets sur le sol se transformaient à cet endroit en cailloux, puis en pierres de plus en plus grosses. Sur la façade avant du bâtiment, près de là où nous étions, se trouvait ce que je cherchais. SI Natanaël ne m'avait pas menti. Je sautais un ou deux rochers, et atterri soudainement dans l'eau, me mouillant les mollets. L'eau glaciale me refroidit instantanément et je jurais entre mes deux, agacé par l'humidité qui m'empêcherait de me réchauffer. Mais cela me permit de découvrir une chose : accroché à la façade du bâtiment par de grosses chaines, des barques. Je souri inconsciemment, mon frère ne m'avait pas menti ! Je pataugeais jusqu'aux barques, courant à moitié. Ces barques étaient les même qui nous avait tous mené au château lors de notre arrivé à Poudlard. Elles attendaient ici que les mois passent, afin de servir à nouveaux. Abandonnés comme elles l'étaient durant l'année scolaire, personne ne saurait qu'une d'entre elles s'était volatilisée durant quelques heures.

Je me tournais vers mes camarades, victorieuse. Je les défiais du regard de s'en aller. Allaient-ils accepter de voguer sur le Lac par un temps pareil ? J'irais coûte que coûte, je n'étais pas près de me défiler, même si j'étais persuadé d'être celle qui avait le plus peur.
Je sortais naturellement ma baguette pour la diriger vers la chaîne qui retenait la barque la plus proche
: "Alohomora". Mon sortilège fusa vers l'attache qui sauta instantanément. Je tirais de toute mes forces sur l'embarcation, et c'est avec peine que je réussi à la tirer vers les autres. Je ne les avais pas laissé réagir, je ne voulais pas qu'ils viennent m'aider ou quoi que ce soit.

-Vous montez ? Leur demandais-je avec affront.

Je regrettais presque que la Gryffondor se soit éloigné, je me demandais si elle aurait osé nous suivre. Après tout, nous étions allègrement en train d’enfreindre le règlement pour aller nous jeter dans un Lac où vivait de nombreuses créatures dangereuses.

Tu es Moi ; et tant d'Ailleurs.

Dans la brume du Lac Noir  PV Léon NEBOR + LIBRE 

Alba suivait toujours le groupe tranquillement. Quand elle pataugeait dans l'eau froide, elle était bien plus ennuyée par l'incapacité d'avancer plus vite, sa robe de sorcier s'alourdissant à cause de l'eau qu'elle imbibait, que par l'idée qu'elle rentrerait au château mouillée. Bristyle paraissait si concentrée, l'italienne n'osait pas vraiment lui poser des questions sur ce qu'elle savait de cet endroit. Elle ne se fit pas prier non plus quand l'autre jeune fille demanda à ce qu'ils montent et escalada la barque, s'installant au centre de celle-ci, vers sa gauche, se disant que la Poufssoufle voudrait sûrement se mettre à la tête de l’embarcation.

Tu veux jouer la capitaine pirate Miss Bristyle?
- Demanda-t-elle simplement sans trace de moquerie dans sa voix. -

Comme d'habitude, une question stupide. À un moment donné la gamine voulut faire un peu tanguer le petit bateau mais elle abandonna l'idée quand elle se rappela des regards glacials des deux autres filles du groupe et à la place, attendit patiemment que les autres montent à leur tour. Le brouillard semblait de plus en plus épais. Le bruit du vent plus fort, presque criard.

Je promet, camarades, de devenir la plus malicieuse des serpentes.
La plus verte des reptiles.
La plus grande des sorcières.
Ciao, Mi raccomando eh!
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