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Dans la brume du Lac Noir  PV Léon NEBOR + LIBRE 

Reducio
Je me suis permis de répondre malgré l'absence de post de Kimiah et Léon. Je souhaiterais continuer à écrire ce RPG.

Frétillante, je patientais sur le côté de la barque. L'eau avait mouillé le bas de ma cape et l'air frais de cette nuit d'Halloween était doucement mais sûrement en train d'avaler toute la chaleur de mon corps. Mais ce n'était pas important, je jubilais intérieurement en regardant mes camarades. *Dépêchez-vous !*, je voulais leur dire. Je ne savais pas pourquoi je m'encombrais de leur présence alors que j'aurai pu y aller seule. Ou avec Nebor, après tout si j'étais là, c'était bien pour passer du temps avec lui. Ou du moins, pour lui présenter le Calmar, c'était la seule raison pour laquelle j'avais accepté de le revoir.
Mes yeux noisettes suivirent la Serpentard, lorsqu'elle se dirigea vers la barque. Rien ne semblait l'effrayer, et la perspective de faire un tour dans une barque un soir de brume ne contournait pas cette règle. Peut-être que ce n'était qu'un masque, qu'elle avait peur mais qu'elle ne souhaitait pas nous en faire part ? C'était possible, mais actuellement, j'appréciais seulement sa rapidité. Je n'avais aucunement la patience d'attendre plus longtemps. Le Calmar m'attendait, je ne souhaitais qu'une chose : pousser cette barque pour me lancer sur les eaux du Lac Noir. La présence des deux choses filles nous avait déjà bien ralenti.

La Verte et Argent embarqua simplement, sans poser de question. Lorsqu'elle pris appuie sur la barque en bois, celle-ci s'enfonça légèrement dans l'eau sombre. Le mouvement envoya une petite vague d'eau froide qui finit de mouiller le bas de ma cape, réussissant je ne sais comment à atteindre mes mains. L'eau était si froide ! Je haïssais avoir froid. Je jetais un regard agaçé à la jeune fille, ouvrant la bouche pour lui signifier qu'elle venait allègrement de rompre toutes mes chances de me réchauffer.


-Tu veux jouer la capitaine pirate Miss Bristyle?

Je fermais soudainement la mâchoire, la Serpentard m'ayant empêché de parler. Capitaine ? Je n'étais aucunement capitaine, je pensais en la regardant d'un air éberlué. Elle s'était placé sur le centre de la barque, laissant donc un choix de place restreint pour les autres : à côté et derrière elle, et devant, la place pour celui qui dirigerait notre embarcation. Oh, elle pensait sûrement que j'allais tenir ce rôle, puisque moi seule sachions où nous allions... C'était après tout ma place, je n'avais pas l'intention de laisser l'un d'eux m'empêcher de mener mon expédition à bien.
Je la regardais en réfléchissant, ne sachant que répondre. Sa question ne me laissait pas de choix, j'étais persuadé que Nebor prendrait place près de la fille pour me laisser diriger.

-Je ne joue pas, je suis capitaine puisque moi seule sait où nous allons.

Je parlais d'une voix neutre, regardant attentivement la jeune fille aux yeux caramel. *Presque la même couleur que Nar'...*, me dis-je soudainement avec un pincement au cœur. Je me demandais s'il cautionnerait notre expédition. Je souris doucement, bien sûr qu'il l'accepterait, il serait même celui qui nous aurait entraîné à la faire ! Réchauffée par le souvenir de mon frère, je lançais à la Serpentard :

-J'aime bien, Capitaine Bristyle, je me serais appelé ça, si j'avais été Mycénienne.

Je me sentais soudainement comme ces pirates de l'Antiquité, qui naviguaient sur des bateaux construit simplement, qui traversaient les mers pour piller, naviguer, vivre comme bon leur semblait. Soudain, j'eu plus hâte encore de prendre la mer. Ou le Lac, si je me contentais de ces eaux-là.
Copiant ma camarade, je me hissais sur le bateau avec précipitation, ne me souciant pas des gouttelettes d'eaux que j'envoyais sur la Serpentard. J'étais rancunière.
Me sentant l'âme d'un héro d'un temps ancien, je me postais à l'avant, prête à naviguer. Il restait cependant un de mes marins, et c'était le plus important puisque cette expédition était pour lui. Je regardais mon camarade Jaune et Noir qui était toujours sur la berge et qui nous regardait.


-Nebor ? Lui lancais-je, impatiente.

S'il changé d'avis, je le laisserais sans état d'âme sur le rivage. J'essayais de me convaincre de cela. Je ne m'empêcherais pas d'agir comme je le souhaitais, mais j'avais réellement envie de lui faire connaitre le Calmar Géant de Poudlard. Attendant sa réponse, je me surpris à scruter du regard le grand bâtiment qui surplombait notre barque. Je me demanda alors où se trouvait Van Derblick. La foret interdite n'étant pas loin, il n'était pas prudent de se promener seule par un temps pareil. Elle risquait de se perdre.
Je fis pourtant un choix tout simple : je privilégiais mon envie de vivre cette aventure. Oubliant la Rouge et Or, je me concentrais à nouveau sur Léon Nebor, qui tardait à me donner la réponse que j'attendais.

Tu es Moi ; et tant d'Ailleurs.

Dans la brume du Lac Noir  PV Léon NEBOR + LIBRE 

-J'aime bien, Capitaine Bristyle, je me serais appelé ça, si j'avais été Mycénienne.

Je souris en pensant à ce nom. Capitaine Bristyle. Ça lui allait bien. Elle avait le don en plus si on pouvait appeler ça un don de s'énerver facilement quand on questionnait sa vie privée ou autre et n'attendait généralement pas de réplique à cela même si je répondais tout le temps. Elle semblait même un mur de glace sur ses émotions à part la colère ce qui lui permettait sans doute de pouvoir mieux réfléchir et de mener des hommes efficacement. C'est vrai après qu'on était ici pour moi vu que je voulais voir le Calmar et que c'était normal qu'elle m'attendait mais elle le faisait avec impatience comme si elle était excitée à cette idée. Elle me regarda alors et m'appela attendant que je vienne sur l’embarcation. Je lui répondit alors souriant :

-J'arrive Capitaine !

Je m’avançai alors vers l’embarcation et grimpai dessus faisant attention à ne pas tomber. Je m'assis alors près d'Aelle et prit les rames en main. Après tout, il fallait bien que quelqu'un pagaye pour que la barque avance. Ce n'était pas comme le premier soir où les barques avançaient toutes seules sur l'eau. Je la regardai alors attendant qu'elle donne les ordres, rames en main.

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Kimiah jeta un coup d’œil circulaire pour essayer de comprendre la où elle se trouvait mais elle fut bien forcée d'admettre qu'elle était allée dans la mauvaise direction. Étonnement elle ne s'affola pas le moins du monde et retourna simplement sur ses pas tout en jetant un rapide coup d’œil à sa montre. L'heure était déjà bien avancée et le parc était plongé l'obscurité crépusculaire. Même si elle aurait bien voulu continuer à leur imposer sa mauvaise foi jusqu'à la rencontre avec le calamar géant, elle avait autre choses de prévu, avec des personnes qu'elle appréciait qui plus est et elle se voyait mal leur mettre un plan alors qu'elles avaient prit des semaines à tout préparer pour que tout soit parfait. la rouge et or fulmina silencieusement , la tête baissée, ses pieds chassant en une bourrasque sa robe à chacun de ses pas. D'un geste , lent, elle détacha le ruban qui maintenait ses cheveux jusqu'alors, libérant ainsi ses épaisses boucles brunes de part et d'autres de son cou. Elle faisait souvent cela, qui signifiait en général qu'elle avait terminer de travailler.

Alors qu'elle traversait le parc , sa touffe de cheveux détachés lui réchauffant l'échine et la protégeant de la légère brise, elle distingua au loin trois silhouette toutes regroupées au bord du Lac. Même si elle était trop éloignée pour voir leur visages, elle su directement qu'il s’agissait de Léon , Alba et Aelle prêt à aller rejoindre le calamar géant. Aelle ou Bristyle , Kimah ne savait pas vraiment comment l'appeler. Elle avait très distinctement entendu le poufsouffle l'appeler Aelle mais celle-ci avait délibérément donner uniquement son nom de famille lorsque la rouge et argent avait demander son prénom, ce que la gryffondor trouait assez irrespectueux. Elle secoua la tête comme pour chasser toute ses pensées de son esprit. La Russe avait le don incroyable de se poser des questions inutiles jusqu'à avoir un mal de crâne , même pour des gens qui , selon elle , n'en valait pas la peine. Elle haussa les épaules et repartit vers les château en pressant le pas. Elle savait qu'elle ne recroiserait probablement aucun d'entre eux , le château et ses alentours étaient bien assez grands pour lui permettre d'éviter qui bon lui semblait.


Reducio
Fin du RPG pour moi

« Unto a land flowing with milk and honey »

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La barque tangua dangereusement lorsque Nebor pris place près de nous, nous éclaboussant légèrement. Je fus tenté, comme lors de l’embarquement de la Verte et Argent, de reprocher au jeune garçon d’augmenter le froid que je ressentais, mais je ne dis rien. Il n’y avait pas de temps pour le échanges sociales, ce soir. Mon cœur tressautait déjà dans ma poitrine, palpitant d’impatience à l’idée de voir ma Passion, ce Calmar magnifique. Je regrettais à présent de ne pas avoir pris de parchemin et de plume. J’aurais aimé savoir dessiner, afin de garder une trace de ce que je verrais ce soir. Je n’avais cependant pas la prétention d’être capable de tracer le moindre trait. Existait-il un sortilège permettant d’apposer la réalité sur du papier ? Alors que j’étais assise dans cette barque tanguante, sous le regard de deux personnes dont une que je ne connaissais guère, je fus soudainement prise d’un besoin impérieux de me plonger dans un quelconque ouvrage, ouvrant mon esprit à la connaissance. Ce sentiment était l’un des plus agréables que je puisse ressentir, même s’il était particulièrement frustrant à cet instant. Prenant sur moi, je réussis tant bien que mal à me convaincre que le froid et la brume n’étaient pas des limites à ma curiosité, et c’est avec un regard déterminé que je relevais la tête pour sonder le lac.
Les deux enfants qui m’acconpagnaient ne me quittait pas du regard. Surprise et quelque peu intimidé, je remarquais la rame que Nebor tenait dans ses mains. Jusqu’ici, je ne m’étais pas demandé comment nous ferions pour aller au milieu du lac. Je pensais naïvement que la barque avancerait toute seule, comme lors de la rentrée. Mais je n’étais pas prête à attendre toute la nuit que cela se passe, alors je me déplaçais de sorte à pouvoir saisir une des deux longues rames en bois et sans prêter plus d’attention à mes camarades, je commençais à ramer.

Les yeux braqués devant moi, je voyais la rive s’éloigner. Bientôt, la brume effaça les restes du rivage, nous laissant seuls sur la surface calme du lac. N’étant pas une adepte de l’exercice, les muscles de mes bras me brûlèrent rapidement tandis que les battements de mon cœur s’amplifiaient. Ma respiration se faisait de plus en plus erratique, je ressentais le froid et l'humidité mais pourtant mon corps entier semblait se réchauffer sous l’effort. Cela était loin d’être le meilleur moment de la soirée, mais j’essayais de garder à l’esprit mon objectif, cela me motivait à donner des coups de rames. Près de moi, il me semblait voir Nebor faire de même mais je ne me déconcentrais pas pour le regarder.
Il me semblait que cela faisait des heures que nous glissons sur le lac. Il n’y avait rien autour de nous, rien pour nous aider à nous repérer, et je ne préférais pas penser à la difficulté que serait le retour vers la rive. Nous pourrions tourner des heures durant sur le lac et personne ne nous verrait. Serions-nous condamnés à errer ainsi ?

Rendue lasse par l'effort, je laissais tomber ma rame dans son socle. La barque glissa sur le lac durant quelques mètres avant de se stopper. Le silence était étouffant et c’est un peu effrayé que je regardais autour de moi. Mes aventures n’avaient pas la même saveur lorsque mes frères n’étaient pas là pour les partager.

Je me levais soudainement pour atteindre le bout de notre vaisseau. Je scrutais les profondeurs du Lac Noir sans succès, il était trop sombre. Je grognais de frustration,
*il n’arrive jamais quand je veux le voir !*. Faisant fi des risques, je me penchais dangereusement par dessus bord, gardant une main sur le bord de la barque par sécurité.

- Allez, montre-toi, Calmar…, je chuchotais entre mes dents.

Mû par un soudain désir, je m’accroupie légèrement et plongea mon bras dans le lac. L’eau était glaciale et refroidit instantanément mon corps. Je grimaçais mais ne me retirait pas pour autant. Sous la surface, j’agitais stupidement les doigts, dans l’espoir que le Calmar comprenne mon signe. Au fond de moi, j’étais persuadé qu’il saurait comprendre, si tant est qu’il le voyait.
Derrière mon dos, j’entendais Nebor et la Serpentard. Se moqueraient-ils de moi si le Calmar ne se montrait pas ? Penseraient-ils que je fabule ? Ressentant le désir de calmer leur possible questionnement, je me tournais difficilement vers eux. Ils ne bougeaient pas. Agacé, je leur dis en chuchotant :

- Il viendra pas si on lui dit pas qu’on est là.

Cela semblait assez évident pour moi. Pensaient-ils que je devais tout faire ? Et que la faute tomberait sur moi si la mythique créature ne se présentait pas ? Je me détournais de mes camarades, me penchant un peu plus vers la surface du lac. Des frissons désagréables dansaient sur mon corps, me forçant à trembler pour me réchauffer. J’attendais de percevoir un mouvement avec une avidité qui était propre à ma passion du Calmar. Tout tenait à cet infime espoir, ce besoin impérieux de voir ce désir se réaliser. Un lointain écho de mes années d’enfance à imaginer ce moment. Ce moment où mes yeux plongerons dans ceux du Calmar. Les battements de mon cœur semblait résonner dans mes oreilles, le moment était parfait. Un sourire naquit sur mes lèvres. J’étais là où je souhaitais être.

Tu es Moi ; et tant d'Ailleurs.

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Alba regardait Miss Bristyle se pencher et re-pencher son visage près de l'eau avec inquiétude, elle se demandait presque si la poufsouffle ne voulait pas se noyer juste pour voir se calmar géant. Elle aussi jetait des coup d’œil de temps en temps pour voir si l'eau se troublait mais rien ne se passait et on ne pouvait tout simplement rien voir sous cette nuit sombre. Elle retint un bâillement, décidément, elle se couchait trop tard la nuit. Les minutes passaient et Bristyle semblait commencer à s'impatienter. La gamine allait lui dire que ce n'était pas grave si on ne le voit pas cette nuit mais celle-ci se retourna avec un sourire malicieux.

- Il viendra pas si on lui dit pas qu’on est là.

Elle la regardait se tenir dangereusement au bord de la barque, debout, fixant intensément l'eau trouble. C'était assez effrayant, il fallait l'avouer.

Heu... Miss Bristyle, je pense que ça ne sert à rien d'insister, tu vas tomber si tu t'approche encore..

Elle n'eut pas l'impression que l'autre fille l'écoutait, elle voulut répéter sa phrase mais elle avait un sentiment étrange, comme si il fallait laisser faire. Mais Alba n'était plus aussi tranquille qu'au début, elle se demandait si la fatigue la faisait délirer mais elle était sure d'avoir vu une ombre immense sous l'eau. Elle secoua sa tête un grand coup et frissonna. Ça devenait étrange...

Reducio
Désolée pour l'énorme retard.

Je promet, camarades, de devenir la plus malicieuse des serpentes.
La plus verte des reptiles.
La plus grande des sorcières.
Ciao, Mi raccomando eh!

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J'attendais donc dans la barque que quelque chose se passe. Aelle disait qu'il fallait faire signe au Calmar pour qu'il vienne mais je n'y croyais pas trop. Cependant, j'attendais toujours ne disant rien. Et je replongeai dans mes pensées une fois de plus. Je cherchai absolument un moyen d'aider Aelle, de la faire changer de comportement pour qu'elle s'épanouisse et qu'elle soit heureuse mais je ne trouvais rien. Tout ce que j'avais essayé sans le vouloir ou non avait échoué. Je ne savais plus quoi faire. Mais je ne voulais pas abandonner non plus. J'allais sans doute attendre que le temps fasse son affaire doucement, que le temps lui montre qu'il fallait qu'elle change. Mais je n'y croyais pas trop. Et puis bon, c'était chiant à la force de tout le temps chercher des solutions ou de vouloir aider les autres. Mon cerveau ne se reposait jamais et je n'avais pas un moment pour moi. Même la nuit, je pensais et je ne dormais pas. Du coup, mon corps en pâtissait et j'en subissais les frais. J'étais de plus en plus fatigué, je n'avais pas envie de faire mes devoirs ni rien. Je ne mangeais pas parfois et mon ventre me le rappelait cruellement quand je sortais de mes pensées mais il était déjà temps d'aller ailleurs. C'était frustrant et fatiguant. Aelle était la personne la plus complexe qui soit que j'avais rencontré et je n'avais pas encore résolu son mystère. Pourtant, avec les autres, ça avait l'air plus simple. Quelques paroles de réconfort, être à l'écoute et cela suffisait dans la plupart des cas. Mais là non. J'avais tout essayé et rien. Rien de rien. Je secouai alors ma tête et me remis à regarder le lac.

Dans la brume du Lac Noir  PV Léon NEBOR + LIBRE 

Lorsque la voix féminine s’éleva dans mon dos, je ne bougeai pas de ma place ; mais mon sourire s’effaça doucement. Etais-je la seule à croire en Calmar ? Je restais perdue dans mes pensées, la main toujours plongée dans l’eau glaciale. Je sentais mes doigts se froisser lorsque je fis glisser mon pouce sur leur surface froide, geste destiné à appeler la grande créature. Les deux enfants ne faisaient rien pour m’aider malgré ma demande, et ce manque de conviction me laissait pantoise. Avec mes frères, nous avions toujours tout donné pour réussir ce que l’on entreprenait. Pourquoi ces deux enfants étaient venu s’ils ne croyaient pas en notre excursion ?

Finalement, je ramenai ma main près de moi et entreprit de la réchauffer en lui soufflant dessus. Je retournai m’asseoir sans me préoccuper des deux autres. Je pensais que Nébor aurait fait un effort, n’aimait-il pas les créature ? Je soupirai doucement en regardant autour de moi. La brume s’éloignait doucement mais elle nous caressait encore de son voile humide, la surface du lac s’agitait paresseusement, secouée par une brise qui aurait pu être agréable s’il ne faisait pas aussi froid. J’étais frigorifié.

Sans ne rien dire, j’attendais qu’un évènement se produise. Je me savais capable de rester ici toute la nuit pour voir le Calmar. Soudainement, je baissai instinctivement les yeux pour voir une ombre passer sous la barque, obscurcissant l’eau du lac. Je me levai brusquement et tanguai lorsque la barque s’agita sous mes jambes tremblantes. Ignorant mon coeur qui valdingua dans ma poitrine, je pointais la surface de l’eau en soufflant :


« Là ! »

Debout dans le froid, je me crispai entièrement dans l’attente que n’apparaisse la tentacule tant attendue. Je retenais mon souffle, j’ouvrai de grands émerveillés, le coeur battant à la chamade. Allait-il se saisir de moi ? Je devais me renseigner sur les sortilèges rendant la nage sous marine possible, je voulais nager avec lui ! Je fis un pas en avant pour me rapprocher du bord, faisant dangereusement pencher la barque instable. *Sors*, pensai-je, *Sors, par Merlin*. Mon espoir était lancinant, mais fur et à mesure que s’écoulaient les secondes sans que rien n’apparaisse, mes épaules s’affaisaient de désespoir.

Je restai ainsi un long moment, ignorant Nebor et la Serpentard, n’ouvrant pas la bouche une seule fois. Les lèvres serrées, j’écoutais mon coeur battre, me questionnant sur les intentions de la créature. Mon prochain essaie serait peut-être plus concluant. Je retournerais dans les sous-sols ; ma dernière recherche, bien que particulièrement intéressante, n’avait rien donnée.
*Mais il y avait autre chose…*. Un léger sourire apparut sur mes lèvres à cette pensée. Oui, je retournerais dans les sous-sols bientôt. Un étrange sentiment d’impatience m’emplissait lorsque je pensais à cette possibilité. Peut-être ne voulait-il pas que je le dérange alors qu’il nageait ?

Un nouvel espoir grondant en moi, je me retournai soudain et m’assis à l’avant de la barque. Je jetai un regard aux deux enfants ; si Nebor semblait ailleurs, la Serpentard elle paraissait effrayée. Mon intérêt pour eux avant grandement diminué lorsque je m’étais aperçu qu’ils se foutaient éperdument de cette excursion. Je saisis la rame en bois et portai mon regard au loin, tentant d’apercevoir la rive. Un froid mordant me séchait les mains et mon visage me tiraillait douloureusement. Je reniflai, réajusta ma cape et tira de toutes mes forces sur la rame.


« Il a pas envie ! » m’exclamais-je, haletante.

Que Nébor et la Serpentard aient envie de partir ou non ne m’importait guère. Je souhaitais retrouver le confort et la chaleur de mon lit ; je pourrais alors me plonger dans cet énorme ouvrage que j’avais emprunté il y a peu. Il répertoriait les différentes créatures vivant à Poudlard et le chapitre concernant les créatures de marines m’intéressait particulièrement. Je savais dors et déjà qu’une partie de ma nuit serait consacrée à ces recherches ; cela me rendait tout bonnement excitée. Il n’y avait que cela pour me faire ressentir de telles émotions.

Tu es Moi ; et tant d'Ailleurs.

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J'étais toujours perdu dans mes pensées quand Aelle nous dit que le Calmar n'avait pas envie de sortir. Enfin je sortis de mes pensées en l'entendant dire cela. Je regardai alors dans l'eau ne savant pas trop quoi faire. Il fallait sûrement attendre encore plus pour qu'il se montre. Aelle voulait peut être rentrer. Elle semblait assez découragée. Il faisait froid en même temps et il faisait toujours nuit. Je ne savais pas comment faire venir le Calmar ni rien. Elle avait l'air d'en savoir plus à ce sujet. Il fallait peut-être lui donner à manger ou quelque chose de le genre. Mais je ne savais pas ce que mangeait un Calmar. Toutefois, c'est sûr qu'il existe. Sinon, il n'y aurait pas toutes ces légendes à son sujet et ses témoignages. Je me mis alors à ramer en faisant des grands cercles avec la barque sur l'eau pour voir plusieurs endroits à la fois. Comme cela, on pouvait voir ce qu'il y avait dans l'eau sur un grand territoire et on pouvait regarder partout en même temps. Je me mis alors à mettre un pied dans l'eau pour faire signe au Calmar en même temps prenant exemple sur Aelle même si elle avait abandonné. Enfin elle avait l'air de se décourager. Je lui dis alors :

-Aelle, on ne va pas abandonner après tout ce chemin. Comment on l'attire précisément ? Ça suffit ce que je fais ? Il faut lui donner à manger ? Ça mange quoi un Calmar d'ailleurs ? Et vit il vraiment seul ? Est-il le seul de son espèce ?

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Alba ne donnant plus de nouvelles, j'ai pris la liberté de faire avancer ce Rp sans attendre de réponse. Il touche de toute manière à sa fin.


Faire avancer une barque, sur laquelle trois enfants étaient assis, lorsque l'on était soi-même une enfant était particulièrement éreintant. J'avais beau tirer de toute mes forces sur la rame, notre embarcation ne bougeait pas plus d'un mètre à la fois ; le voyage jusqu'ici avait été plus ou moins long, la rive allait être compliquée à atteindre.
Pensive, je me plongeai dans mes souvenirs. Mes souvenirs d'excursions avec mes frères ; nous partions alors avec nos capes emplit de nourriture pour traverser la forêt. Nous n'y sommes jamais parvenu tant elle est étendue. Nous aimions nous dire qu'un autre monde nous attendait de l'autre côté. J'aimais me dire cela, et mes frères aimaient cette pensée. Nous partions de nuit, ce qui présentait une barrière immense lorsque j'étais plus jeune. Même si je n'avais pas peur, je n'avais jamais aimé le noir. Dorénavant, cela faisait plusieurs mois que nous n'étions pas parti ; j'avais hâte de grandir et qu'Aodren me mène dans la forêt interdite.

La voix de Nébor s'éleva soudainement pour me parler, et je tournai la tête pour le regarder. Je l'avais oublié. Un sentiment de culpabilité m'enserra le coeur avant de s'envoler aussi vite qu'il était arrivé. Je fronçai les sourcils, détaillant le garçon du regard. Pourquoi réagissait-il maintenant ? Mon yeux coulèrent sur la fille de Serpentard qui ne disait toujours rien ; mon envie de me débarrasser de ces deux personnes pour profiter de ma solitude se fit plus forte encore. Je levai les yeux au ciel.

« Tu comprends rien, Nébor ! » m'exclamai-je « Le calmar ne veut pas. C'est tout, c'est comme ça »

Je gonflai les joues pour montrer mon mécontentement, secrètement inquiète que l'on dérange la sécurité du calmar. Je regardai d'un œil noir Nébor frapper à tout va dans le lac, croyant qu'il ferait revenir la créature. C'était naïf.

« J'ai pas envie de te répondre maintenant, » rajoutai-je en réponse à ses nombreuses questions. « Rentrons, il n'y a plus d'intérêt à rester ici »

Ma voix ne sonnait pas comme une demande. Cela n'en était pas une ; je souhaitai rentrer et retrouver mon savoir, peu importe que ces enfants me suivent ou non.
Je continuai à pagailler sans plus me soucier de Nébor. Dans un coin de ma tête, émergea la pensée que le garçon ne resterait pas longtemps près de moi si je continuais à agir ainsi. Malgré la légère crainte que cela n'arrive, je savais que sa perte ne serait pas importante pour moi. Je venais tout juste de le rencontrer, et j'avais déjà compris que nous étions différent.

Bientôt, la brume qui nous enveloppait de son voile frigorifiant se leva, laissant apparaître la noirceur de la nuit. Je frissonnai en avisant la Forêt Interdite au loin ; les feuilles des arbres s'agitaient violemment, les bourrasques de vent hurlaient. Me redressant pour regarder l'horizon, je m'apercu que nous étions proche du cabanon aux bateaux. Je soupirai de contentement, mettant plus de vigueur encore dans mes gestes. Je souhaitai me débarrasser de ce froid qui faisait trembler chacun de mes membres.

La barque rencontra violemment le sol terreux de la rive ; l'ayant vu arriver, je ne fus pas bousculé. Je me levai doucement, et grimaçant sous la douleur que ressentaient mes bras, je me hissai à l'extérieur de l'embarcation. Je fis quelques pas sur le versant du lac, crapahutant dans le noir pour retrouver la vigueur de mes jambes ; *la Gryffondor était encore là ?*, me demandai-je soudainement en observant la forme sombre du bâtiment. Je l'avais oublié. J'haussai les épaules en me tournant vers mes camarades.

« Je rentre. Vous v'nez ? » marmonnai-je.

J'étais prête à supporter leur présence quelques minutes de plus pour ne pas rentrer seule dans le noir. Puis lorsque cela serait fait, je pourrait rentrer en paix dans mon dortoir, puis dans mon lit, puis dans mon Savoir. J'agitai ma baguette magique dans un « Lumos » bruyant puis pris la direction de mon envie.

Tu es Moi ; et tant d'Ailleurs.

Dans la brume du Lac Noir  PV Léon NEBOR + LIBRE 

Je soupirai suite à la réponse d'Aelle. Cela n'avait pas marché comme tout ce que j'ai fait d'ailleurs. On avait plus qu'à rentrer. Elle prit des rames et commença à faire avancer la barque vers la rive. Je pris alors l'autre paire de rames et je me mis à l'aider pour avancer plus vite. Je me mis à frisonner à mon tour à cause du froid et du vent qui soufflait fort sur le lac. Nous nous rapprochions de la rive et la barge se mit à aller encore plus vite suite aux mouvements accélérés d'Aelle. On rencontra alors violemment la rive me faisant un peu pencher en avant. Je me redressai et je sortis de la barge laissant la Serpentard dedans qui n'avait plus l'air là depuis un moment, enfin mentalement. J'avais oublié son nom. Aelle se retourna et nous demanda si on venait. Je fis oui de la tête et je me mis à la suivre vers le château. Je ne disais rien pendant qu'on se dirigeait vers la salle commune des Poufsouffle pour se séparer ensuite pour aller vers nos dortoirs respectifs. Je ne savais plus quoi lui dire. Je ne savais plus quoi faire. Je savais juste que ça allait me travailler longtemps encore pour trouver une solution mais j'avais l'habitude. Trop peut-être. Sans doute un jour, j'en aurais marre et ça ira mal je présume. Déjà pour moi et après je ne sais pas. Je ne sais pas trop comment je réagirais. Je ne savais pas du tout en fait. Ce sera la surprise j'imagine. Je réfléchissais trop de toute façon comme d'habitude. On arriva alors à la salle commune et je me dirigeai alors vers mon dortoir laissant Aelle en lui disant un rapide Au revoir.
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