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Plume au bord du lac  PV : Aelle Bristyle 

Laissant les mots emplirent l’espace me séparant de me camarade, je retrouvais ma position première, m’allongeant sur le sol frais qui bordait le lac. En regardant le ciel couchant, je me demandais si Diafora serait capable de le dessiner. Pourrait-elle reproduire sincèrement les teintes particulière de ce ciel ? Saurait-elle donner aux nuages leur consistance duveteuse, donner l’impression qu’ils n’étaient que voile sur la toile du ciel ? Pourrait-elle seulement parvenir à laisser croire que derrière ce ciel, un monde infiniment plus grand attendait chacun de nous ? *De toute manière*, me dis-je, *est-ce seulement possible qu’un dessin face ça ?*. Étrangement, bien que n’y connaissant rien au sujet, je pensais que cela pouvait l’être. Qu’en penserait Diafora ? Je jetais un regard vers elle. Elle ne m’avait pas répondu, et si je devais être poli, je devrais attendre qu’elle le fasse avant de lui poser une nouvelle question. Mais ce genre de détail ne m’empêchait pas de parler, alors puisqu’elle tardait, j’ouvrais la bouche pour lui demander si elle pourrait retranscrire la profondeur du ciel dans ses dessins.

La vision que me montra Diafora m’empêcha de dire quoi que ce soit. Elle avait baissé la tête sur ses genoux, et ne disait plus rien. Ce qui me fit me taire, fut un petit détail qui revint à mon esprit. Elle avait rougit sous mon regard passionné tout à l’heure et maintenant… Maintenant que je lui faisais un compliment direct, elle n’avait aucune réaction ? A moins que ce comportement ne traduise sa gêne ? Je la regardais d’un œil critique, analysant sa position pour arriver à me décider : était-elle gêné ou avait-elle décidé de ne pas me répondre ?
Finalement, sa voix polaire s’éleva pour me jeter un mot, sur un ton morne qui m’interpella plus que le reste.

Je ne connaissais pas Gwenaëlle Diafora. Ce que je savais d’elle se résumait à des détails : elle n’aimait pas parler de sa famille, qui d’ailleurs était moldue, elle dessinait, elle changeait sans cesse de comportement, et enfin, je savais qu’elle était froide et qu’elle n’hésitait pas à mettre les gens à leur place. Alors si elle n’avait pas apprécié ma question et mes mots, pourquoi ne m’avait-elle pas sortie une de ses phrases dont elle avait le secret ? Pourquoi ne disait-elle rien ? Pourquoi se contentait-elle d’un mot lancé rapidement, comme un cloporte que l’on lance à un botruc ?
Je continuais à la regarder en réfléchissant, ne comprenant pas son comportement. Finalement, je laissais retomber ma tête, permettant aux muscles de mon cou se détendre, abandonnant la question “Diafora”.


Quelques secondes plus tard, je soupirais longuement. J’avais beau essayer de détourner mon esprit de Diafora et de ses dessins, je n’y parvenais pas. Mes questionnements étaient une torture et en même temps, le meilleur des refuges. Ils me tenaient éloigné de ce vide qui était quotidien depuis Charlie. Mais sans réponse, puisque Diafora m’imposait son silence renfrogné, il devenait difficile de les laisser tourner en tous sens dans mon esprit. Incapable de me retenir, je me levais sur mes coudes pour regarder une nouvelle fois la jeune rousse.
J’essayais d’attraper son regard en vain. Elle ne me regardait pas. Je décidais de me lancer, prenant une voix timide qui me surprit. Le silence laissait trop de place à ma gêne, je n’aimais pas cela.


-Pourquoi tes dessins permettent de montrer la réalité ? Pourquoi, toi, tu y arrives et pas d’autres ? J’hésitais presque à me poster devant elle, pour être sûre qu’elle me voit. Est-ce que tu pourrais être capable de dessiner la profondeur du ciel ?

Je la regardais avec de grands yeux noisettes remplie de curiosité. J’espérais qu’elle me répondrait. Je pourrais trouver mes réponses dans des livres et je ne me gênerais pas pour le faire, mais comprendre ce dessin, seul Diafora pouvait me le permettre. Je regardais la feuille que la jeune fille avait gardé à la main. Ainsi, je ne voyais pas grand chose, mais je pouvais aisément deviner ses traits de crayon précis.
Je pense que je restais longuement comme cela. Je pensais à une multitude de chose, en regardant ce dessin, et ce n’est que lorsque un vent frais me secoua que je pris conscience que mes questions étaient restés sans réponse. Je lançais un regard perplexe à ma camarade qui, et cela me rassura sans que je n’en comprenne la raison, n’avait toujours pas bougé.
A la voir ainsi, immobile, je me fis la réflexion qu’elle aurait fait une bien belle statue de granit. Ainsi donc, je me permis de m'asseoir en tailleurs, le buste tourné dans sa direction. J'entrepris alors d’imaginer dans quelle civilisation une statue telle qu’elle pouvait bien avoir sa place. Chez les Romains ? Surement pas, le style vestimentaire ne correspondait pas. Les Grecs ? Sûrement pas. Ainsi, je continuais à énumérer les civilisations que je connaissais, me plaisant à trouver un détail pour chacun qui n'autorisait pas Diafora à être considéré comme une statue de granit. Et le temps passa.


Je me surpris soudainement, le menton dans la paume de la main, le yeux perdu dans l’obscurité de la forêt bordant le lac. Je m’étirais longuement, prenant conscience que j’avais laissé dériver mon esprit au fil de mes pensées. Le lac était enflammé par les rayons du soleil couchant. C’était un paysage magnifique. Un paysage magnifique qui laissait place aux pensées nostalgiques. Je me demandais alors si Elle aimait les coucher de soleil. *Est-ce qu’elle est du genre à parler pendant des heures ou à garder le silence ?*, me demandais-je en jetant un rapide regard à Diafora. Mon cœur se faisait tout petit dans ma poitrine, comme s’il avait peur de se faire alpaguer par des sentiments trop effrayant.
Ces quelques phrases échangées avec la rouquine m’avait bien occupées, elles m’avaient permis de desserrer cet étau qui m’empêchait de respirer depuis des jours. C’était la première fois que j’appréciais discuter avec une personne n’étant pas de ma famille, et surtout, que je comprenais qu’une simple discussion avait le pouvoir de changer les idées. Même si entre Diafora et moi, l'atmosphère oscillait entre colère, incompréhension, gêne et parfois, comique, je souhaitais qu’elle dise un mot, juste un seul pour faire disparaître ce visage de derrière mes paupières. Je fermais les yeux, mais la vision était toujours là, elle se refusait à présent de partir, maintenant que mon esprit s’était tourné vers elle. De grands yeux lumineux, une frimousse brune, un océan de possibilité… Et soudainement des larmes, beaucoup de larmes brûlantes et insupportables. Dans un geste nerveux, je sorti ma baguette de son étuis, que je gardais dans ma manche gauche, pour m’occuper les mains. Je la faisais doucement tourner entre mes doigts, essayant en vain d’effacer l’image d’une autre baguette, brisée un deux.


J’ouvrais les yeux pour les porter sur Diafora en essayant de garder une attitude fière. En réalité, mon esprit entier la suppliait de me parler, de me donner une seule occasion de me détourner de ces images.
J’aurais pu parler, mais je n’avais rien à dire. Alors je me contentais de supporter en silence les attaques de mes souvenirs qui blessaient à chaque nouveau coup mon cœur déjà bien abîmé.

Moi

Plume au bord du lac  PV : Aelle Bristyle 

Le silence, il commençait à devenir pesant, mais cela ne gênait pas la petite Gwen au contraire, elle, en était ravie. Au pire si elle ne réussissait pas à faire partir Bristyle même à force de patience elle pourrait partir elle, c'est ce qu'elle faisait parfois à l'école. Enfin, seulement avant ses sept ans après parmi ceux qu'elle possédait déjà nombreux un défaut s'était rajouté à la liste, grossissant chaque jour bien plus : l’orgueil. Elle ne partirait pas, ce serait cette fille qui partirait. Si la méthode "silence" ne marchait pas elle crierait mais ça ce n'était que l’extrême solution. Avant elle pourrait utiliser des mots blessants, même sans connaitre la personne, la généralité faisait tout.

Dans ses pensées Gwenaëlle se sentait méchante mais ça ne la gênait pas. Après tout, tout sera oublié le lendemain. Et puis il faut l'avouer la jeune Diafora ne pensait qu'à l'instant précis pas à plus tard. Levant son dessin d'un geste lent, elle l'observa, juste pour passer le temps, juste pour attendre que tout passe. Une seconde seulement elle jeta un coup d’œil à Aelle. Celle-ci voulait des réponses, elle était intriguée, intéressée. Et il fallait tout faire pour lui montrer qu'elle n'avait pas à l’être : que tout était commun, sa réaction banale, pour des raisons stupides. Gwenaëlle se rendait compte des tentatives pour saisir de nouveau sa feuille mais tenait à présent le dessin d'une façon si serrée qu'il était impossible de la prendre hormis si on essayait de la pousser, et si on faisait ça, la petite aurait été en était de se mettre dans une noire colère.
Mais la rouquine ne se souvenait même plus trop de pourquoi elle s'était ainsi repliée, s'est juste comme si elle avait enclenchée le processus d'une machine, elle savait ceux qu'elle avait à faire elle le faisait, sans se poser la question du pourquoi.


-Pourquoi tes dessins permettent de montrer la réalité ? Pourquoi, toi, tu y arrives et pas d’autres ? Est-ce que tu pourrais être capable de dessiner la profondeur du ciel ?


Tandis que Aelle essayait de se placer devant elle montrant un effort considérable pour faire réagir la jeune rouquine la petite avait levé le menton et la regardait à présent sans la voir d'un regard des plus vide comme si elle ne pensait strictement rien de ce que sa camarade venait de dire, elle ne manifestait aucune réaction. Ses dessins permettant de montrer la réalité ? Ils étaient très réaliste voilà tout. Les autres ne pas y arriver ? Mais est ce que Aelle avait elle déjà observé les dessins des "autres" ? Peut-être les rares dessins que cette dernière avait vu était très laid. N’empêche que il y avait sans doute à Poudlard des gens qui dessinait mieux qu'elle. Évidemment ses pensées qui germait au fur et à mesure dans son esprit n'étaient que artificielles. Elle était emplie d'une immense fierté face au compliment de la Poufsouffle. Elle n'avait jamais reçu de compliment, il faut le dire. Tandis que son esprit réfléchissait à deux attitudes à adopter, c'est à dire sauter dans les bras de Aelle en la remerciant de ses compliments ou lui dire dégager et de se taire.


" Je ne sais pas." Était la première réponse à dire si elle voulait rester dans le même esprit que sa précédente réponse, mais ce que elle voulait faire elle n'en savait trop rien elle tenta donc de s'imaginer les divers futurs proche qui s'ouvrait à elle en fonction de sa réponse. Avec le "Je ne sais pas" au vu du comportement agaçant de la Poufsouffle, celle-ci continuerait à insister et il faudrait alors que Gwen passe à face deux, et là elle ne savait rien de la réaction qu'aurait la Bristyle. Si elle répondait intéressée, peut-etre cela stopperait toutes les questions de sa camarade, ou peut-etre que ça ne ferait juste que l'encourager à continuer. Si elle répondait en colère... Le nouveau intéressait beaucoup la fillette, et elle voyait à présent ces prochaines phrases comme des expériences que l'on réalisait pour la première fois.

- Tu n'es jamais allé dans un musé n'est ce pas ? Sinon tu saurais que ce que je fais est loin d’être du grand art. Sans doute ne me suis je pas encore montrée très claire, mais je voudrais que tu me laisse tranquille une bonne fois pour toute !

Après ses mots elle resta muette de stupéfaction face à ce qu'elle venait de dire avant de plisser le nez avec un regard méchant. Elle était sur d'elle, Aelle partirait, ou bien s'énerverait mais dans ces moments là elle aurait le dessus.

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Plume au bord du lac  PV : Aelle Bristyle 

Mes paupières venaient tout juste de s’ouvrir, m’offrant une vue sans fin sur la statue de granit qu’était Diafora, lorsque cette dernière pris la parole. *Enfin !*, pensais-je avec exaltation, trouvant la force de repousser les pensées négatives qui tentaient de me tirer dans leur néfaste sillage. Je dirigeais alors toute mon attention sur la Serpentard, prête à boire ses paroles, à faire mienne sa pensée, prête à comprendre ce qui m’était abscons. Je me trouvais bien pitoyable d’avoir ainsi besoin de cette fille pour me changer les idées. Mais pas grand chose ne tournait rond, ces temps-ci. Si j’avais pu m’attacher sans raison à Elle, je pouvais bien souhaiter discuter avec Diafora. *Un mot*, espérais-je, seulement un mot pour faire fuir ces visions et ces souvenirs insupportables.

Au fur et à mesure que ma camarade m’offrait ses mots, l’air émerveillé de mon visage s’assombrit. D’une grimace impatiente, je passais à un rictus choqué. Lorsque le silence eu l’occasion de reprendre la place qui lui était dû, l’atmosphère entre Gwenaëlle Diafora et moi-même se transforma.
Le silence, qui avait été frustrant, devient subitement pesant. Comme si Diafora avait pris son épée pour déchirer la toile quasi agréable de notre discussion. Je ne pensais pas dire cela un jour, mais il y avait une grande différence entre le silence agréable d’une personne et celui piquant d’un moment tendu. Et moi qui pensait que le silence était la plus belle chose qu’une personne avait à m’offrir.


La rousse était, sans étonnement, ce genre de personne qui n’hésitait pas à renvoyer les gens. Cela, je le savais. Ce que je ne savais pas, c’était la raison pour laquelle elle me parla si sèchement. Etait-ce une mauvaise chose de vouloir savoir ? Ne lui permettais-je pas, grâce à mes questions, d’agrandir ses questionnements et ainsi donc son talent ?
La déception, était le sentiment prédominant dans mon esprit. Jusque là, Diafora s’était énervé, m’avait parlé sèchement, avait été claire dans ses propos… Mais jamais elle ne m’avait ainsi parlé. Quand avais-je apaisée mes craintes à son propos ? Quand avais-je cessé de croire que sa mauvaise humeur était dirigé contre moi ? Étais-je en train de devenir faible ? Je laissais s’échapper un rire surpris, évacuant l’air par mes narines.
*Merci de m’avoir empêché de m’affaiblir plus que ça, Diafora*. Je me rendais compte que je m’étais laissé aller, j’avais agit comme une enfant qui se fait amadouer par le premier Pitiponk venu.

Je me levais, gardant ma baguette à la main. La tournure que prenait la situation me laissait un goût désagréable dans la bouche. De ma hauteur, je regardais la Serpentard rousse et lui dis simplement :

-Diafora. Quand tu m’auras expliqué ce qu’il y a de mauvais à vouloir étayer ton talent, je partirais.

J’avais pris une voix légèrement plus grave que celle que j’avais en tant normal, appréciant grandement utiliser des mots compliqués pour me mettre en avant. Bien entendu, je ne comptais pas partir avant de l’avoir souhaité. Mais quelle croit le contraire, cela l’enjoindrait peut-être à me donner des réponses.
Diafora venait de faire preuve d’une injustice inouïe, et je n’avais pas dans l’intention de fuir. Comment pouvait-elle savoir si j’avais déjà été dans un musée ? Je n’en avais aucune idée, mais je pensais allègrement qu’elle avait tort, une fois de plus. Papa m’avait quelques fois emmené dans des musées moldus et sorciers. La rousse n’avait pas besoin de savoir que je n’avais jamais réellement été subjugué par les tableaux. Je me plaisais grandement plus à deviner à quelle époque avait été construit les bâtiments qui accueillaient ces œuvres.
Je fixais le visage colérique de ma camarade en fronçant les sourcils, clairement frustrée et agacée par sa réaction.


-Quant à savoir si j’ai déjà été dans un musée…, commençais-je, tu crois réellement que seuls les moldus en ont ? J'haussais un sourcil. Diafora, tu connais rien au monde magique, dans ce cas.

Je me détournais d’elle, préférant regarder les derniers rayons de soleil que cette fille qui ne savait apprécier ce que l’on lui disait. Étrangement, je n’avais pas envie de partir. Peu m’importait que mes compliments ne lui aient pas plus. Je les avais dis car je les pensais, et ce n’était pas cette Serpentard qui me changerait.

L’eau du Lac Noir était magnifique. Le vent frais qui fit voler mes cheveux humides l’était moins, et je serrais autour de moi les pans de ma cape pour essayer de garder un peu de chaleur.
*Elle nie intégralement son talent*, pensais-je avec frustration. Avec ce comportement égoïste, elle m’empêchait de donner une explication à cette esquisse, et mes questions tournaient toujours dans ma tête, dans l’attente d’une réponse qui ne viendrait plus.

Moi

Plume au bord du lac  PV : Aelle Bristyle 

C'était comme si elle se réveillait. La jeune Diafora se demanda soudainement à qui appartenait ces paroles si peu réfléchie et dites d'une façon si sèche mais à la fois presque criées qui lui donnait mal à la tête. Elle voulu se moquer de cette personne et de sa façon de parler : était elle donc stupide à vouloir se faire prendre pour une idiote en parlant comme ça ? Gwen avait remarqué que il était facile par de simple mot calme de rabattre le caquet à ce genre de personne. Puis elle se rendit compte que ces paroles étaient sortit de sa bouche et fronça les sourcils s'interrogeant plus sur le sens de ses paroles et le pourquoi. Une fois calmée elle voyait bien que il était beaucoup plus facile de se rendre compte de chose et comprendre pourquoi. D'une certaine manière Aelle l'avait provoqué, enfin sans s'en apercevoir bien sur, mais la faire parler de sa mère l'était. Mais s'énerver comme ça avait été une grossière erreur elle s'en rendit compte quand elle vit la Bristyle ouvrir la bouche pour commencer à parler, et il fallait qu'elle fasse plus attention à ses ressentiments sinon ce qui allait suivre pourrait la plonger dans le même état que plus tôt.

-Diafora. Quand tu m’auras expliqué ce qu’il y a de mauvais à vouloir étayer ton talent, je partirais.


Gwenaëlle haussa les épaules comme si sa camarade venait de lui dire une chose insensée. Elle savait parfaitement, c'était facile à savoir que Aelle ne partirait pas même si elle lui montrait tout ce qu'elle voudrait, cette fille n'était pas du genre à partir comme ça. Elle ne la croyait pas mais lui répondrait. Qu'est ce que il y avait de mal à ça ? " Mais rien ma chère Bristyle, simplement je refuse d'appeler ce dessin "talent" par ce que je suis très modeste, tu comprends ?" Cette réponse ironique qui germa dans son esprit lui paru splendide et elle voulait la tester immédiatement mais sa camarade repris lui gâchant ce plaisir.

- Quant à savoir si j’ai déjà été dans un musée… tu crois réellement que seuls les moldus en ont ?

Tout en fixant sans ciller la Poufsouffle, Gwen restait parfaitement impassible à ce que venait de dire sa camarade comme si ça lui était parfaitement égal, mais en fait... ça lui était parfaitement égal. Tout ce que celle-ci pourrait dire lui était parfaitement égal. Ce n'était que un caprice de gamine qui voulait des réponses, pensa la jeune Diafora qui se mit à considérer sa jeune camarade d'une tout autre manière. Un sourire ironique et presque provocateur se dessinant même sur son visage pale tandis que Aelle continuait à parler. La fillette savait parfaitement que il existait des musées dans le monde sorcier, elle avait du lire bien assez de livre pour ça, en passant tout ses premiers mois à vouloir savoir toujours plus sur le monde magique. Elle avait ainsi appris l'existence d'un "Musé du Quidditch" à Londres et de quelques autres. Et pour elle il n'y avait pas de doute que on trouvait une qualité meilleure d'art chez les moldus, les sorciers étaient de toute évidence toujours meilleurs. Des tableaux dont les occupants pouvait bouger et... prendre vie, si ce n'était merveilleux ça. Quand elle avait parlé de musé elle avait parlé de la globalité, non du fait que... oh et puis elle n'allait pas s'interroger plus longtemps sur ça.

- Diafora, tu connais rien au monde magique, dans ce cas.

Toujours sans parler cette phrase eu au moins pour effet de faire disparaitre le sourire du visage de Gwen qui recula d'un pas comme touché par un coup invisible. Elle serra les poings un instant. Elle avait l'impression que Aelle l'attaquait sur le fait qu'elle soit d'origine moldue et cela la fit frémir de rage, mais elle continua à ne pas bouger ressemblant à une parfaite statue. La phrase que venait de prononcer la Poufsouffle montrait simplement que celle-ci ne connaissait même pas la première chose que l'on pouvait remarqué chez elle. Elle se calma enfin et dit après avoir respiré un bon coup d'une voix calme.


- Je ne pense pas que tu es très bien compris ma question, car je parlais des musés en général car moldus ou sorciers tu ne semble pas en avoir visité sinon tu verrais je suis loin d’être une artiste. Mes dessins tu les trouve magnifique et je t'en remercie je m'excuse j'aurais du le faire dès le début. C'est peut-etre ceux que tu attendais d'ailleurs : un remerciement. Non ?

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Plume au bord du lac  PV : Aelle Bristyle 

Je croisais les bras sur ma poitrine, n’entendant aucune réaction de la part de la rouquine. Je lui tournais le dos et n’étais pas à l’aise avec cela, mais je souhaitais agir de la manière la plus détachée possible. J’étais prête à tout pour avoir des réponses.
Elle se décida à me répondre et, une fois encore, j’étais déçu par ses réponses qui n’apportaient rien à la conversation. Que je ne pouvais clairement pas qualifier de conversation. Pour moi, discuter signifier échanger quelque chose. Deux personnes devaient se quitter avec le sentiment d’avoir appris une chose de l’autre. Je me rappelais soudainement une des raisons pour lesquelles je n’avais jamais parlé à grand monde avant Poudlard : les autres n’avaient pas d’intérêt pour moi. Diafora avait éveillé ma curiosité -les étudiants à Poudlard étaient-ils choisi pour être légèrement plus attrayants que les autres gosses ?- et se refusait à m’apporter que-que ce soit. Bien. Je soufflais avec exagération.

Elle était, comme tous humains, incompréhensible. Je ne voyais pas les expressions de son visage, mais ses mots me donnaient l’impression qu’elle oscillait entre la culpabilité et la moquerie. Je ne savais pas départager le son de sa voix. Baissant légèrement les épaules, je me concentrais tout de même sur ses mots. J’avais tiqué sur un mot de sa phrase, ne sachant pas si elle l’utilisait pour appuyer son avis sur mes compliments -qui n’en était d’ailleurs pas, c’était des affirmations- ou si elle pensait réellement que je l’avais dis.
Je me tournais légèrement vers elle afin de l’avoir dans ma ligne de mire, et lui dis d’un ton hésitant :


-J’ai pas dis que tes dessins étaient magnifiques, Diafora…

Cette dernière était toujours à sa place, mais je pouvais apercevoir sur son visage un air calme qui ne correspondait absolument pas aux mots qu’elles m’avaient lancés
. *Peut-être qu’elle s’est calmée ?*, pensais-je en l’observant. Je me sentais incapable de lui tourner à nouveau le dos pour observer le lac. Je ne connaissais pas cette fille, je ne pouvais lui donner ma confiance et risquer de me retrouver sous le joug de sa baguette magique ou de je ne sais quel danger. Je me tournais entièrement face à elle, la surveillant suspicieusement.

-Les remerciements sont inutiles. Surtout s’ils sont pas sincère. Puis, je lui dis sur le ton de l’évidence : ce que je dis n’est pas fait pour recevoir des remerciements.

Je fixais ma camarade, d’abord pour la surveiller, puis pour la jauger. Y avait-il une raison pour laquelle la conversation devenait de moins en moins cohérente ? Oui, il y en avait une, et il n’y avait que Diafora qui la connaissait. Moi, je ne comprenais pas, pour la énième fois, le sens de ses mots. Je lui avais dit clairement ce que je souhaitais : des réponses. Peut-être qu’elle aussi avait besoin que l’on éclaircisse les choses. Mais ce n’était pas mon intention. J’avais des choses plus intéressantes à creuser. J’étais agacé de ne pas comprendre, et j’adorais ça. C’était à ne rien y comprendre.

Je m’accroupie près de la jeune fille, essayant de capter son regard.

-Je pense qu’être un artiste, c’est pas ressembler au quidam qui aurait peint Hipworth ou je ne sais quoi, lui dis-je sur un ton passionné.

Je me penchais pour attraper une branche boueuse, et entreprit, devant Diafora, de griffonner un grotesque calamar dans la terre.

-Rien qu’avec ça, je suis une artiste. Je crée, je suis une artiste. Tu dessines, tu es une artiste, lui dis-je en jetant le bois dans le lac où il atterrit dans un léger éclaboussement.

Je soupirais en me rasseyant aux côtés de la Serpentard. Je ne savais pas pourquoi j’avais dis ça. Ce n’est pas comme si ma vision des choses pouvaient l’intéresser. Il y avait très peu de personne, excepté ma famille, qui savait apprécier mes mots. Et s’il en existait, je ne les avais pas encore rencontré. Les personnes auxquelles j’exposais ma pensée avaient deux réactions : soit ils l’ignoraient en se disant que cela me passerait, soit ils me signifiaient clairement que ce que je disais n’avait aucun sens. Oui, cela ne servait à rien de vouloir partager notre vision des choses avec des personnes qui n’y portait pas d’intérêt. Je n’avais rencontré qu’une personne, qui m’avait grandement surprise. Mais puisque celle-ci ne pourrait plus jamais me répondre “Achlys” lorsque je dirais “Kairos”, je ne prenais pas la peine d’y penser. J’essayais de ne pas y penser.

Moi

Plume au bord du lac  PV : Aelle Bristyle 

- J’ai pas dis que tes dessins étaient magnifiques, Diafora…

Mouais... Bon c'est vrais mais Gwen n'avait pas dit que sa camarade avait dit que ses dessins étaient magnifique elle avait dit que sa camarade les trouver sans doute ainsi, au vu de tout les compliments que elle lui faisait. Mais ça n'avait pas d'importance, pourquoi discourir inutilement des heures sur ses dessins. On pourrait passez à autre chose non ? Soudainement la petite fixa le lac l'air de se demander quelle serait la réaction de Aelle s'y elle retomber dedans, et si se serait suffisant pour lui faire oublier les dernières minutes. Franchement, elle avait peu envie de tenter le coup, elle s'était déjà trempée une fois ! Merci bien, mais la deuxième fois sera sans elle.


-Les remerciements sont inutiles. Surtout s’ils sont pas sincère : ce que je dis n’est pas fait pour recevoir des remerciements.


Gwenaëlle ne l'écoutait pas ou peu elle était maintenant à élaborer l’hypothèse de ce qui se passerait si elle poussait sa camarade dans l'eau. Ce qui était certain c'est que celle-ci n'apprécierait pas et que leur relation déjà tendue ne ferait que empirer. Mais c'est vrais que en cet instant la petite Diafora n'en avait rien à faire. Elle trouvait dommage que sa camarade n'ai pas été blessée par ce qu'elle venait de dire. Car ça avait été le but, parler du fait que celle ci aurait été intéressée dans ces propos n'était qu'une façon de la faire réagir, ou mieux déguerpir. Mais les propos de Gwenaëlle ne semblait juste que la "décevoir" se qui avait le don d'irriter toujours un peu plus cette dernière qui maintenant paraissait fort occupé à triturer une mèche de ses cheveux roux foncés. Le regard suspicieux de Bristyle la gênait bien que elle n'en montra rien. Et soudainement elle se demanda si elle ne s'était pas endormie tout simplement, jamais en vrais elle n'aurait pu avoir de telle réaction ou même dessiner. Elle ne savait pas dessiner c'était un fait, elle n'avait jamais dessinée, tandis que elle se répétait cette information en boucle la Poufsouffle reprenait.

-Je pense qu’être un artiste, c’est pas ressembler au quidam qui aurait peint Hipworth ou je ne sais quoi. Rien qu’avec ça, je suis une artiste. Je crée, je suis une artiste. Tu dessines, tu es une artiste.


Sa camarade essayant de lui montrer sa vision des choses venait de dessiner un Calmar sur la terre que la petite dévisagea d'un air interrogateur.


- Mais elle insiste... Je la fais partir comment, moi ?


Elle venait de murmurer cette phrase à voix si basse que elle n'était même pas certaine que Aelle l'ai entendu. Mais de toutes façon dans son délire de se dire que tout été que un rêve, voilà que elle s'était adressée au Calmar dessiné avec aucune touche d'humour dans sa voix juste de la fatigue et une nuance de lassitude se lisant sur ses traits pale. Une fatigue ou même plus un épuisement total qui l’empêchait de maitriser quoi que ce soit dans ce que elle disait et qui était venue si soudainement qu'elle se demandait presque si Bristyle ne lui avait pas lancé un sort. Voilà que elle se remettait à parler toute seule, ça faisais longtemps.... Puis les mots sortirent tout seuls de sa bouche reflétant ses pensées.


- Pour répondre à ta question sur la profondeur du ciel, je n'en sais rien. Mais comment pourrais-je le savoir je n'ai jamais essayé...
Comme pour appuyer ses dires elle regarda le ciel rougeoyant dut au couchée de soleil. Cela faisait il si longtemps qu'elle était là ? Eh oui je sais, l'expression "passer du coq à l'âne" est très répandu chez les Moldus mais très peu connaissent son origine.

Elle ne savait pas comment elle avait réussie à se souvenir de la phrase de leur première rencontre mais celle-ci était une fois de plus sortit de sa bouche. Elle sourit, voilà qu'elle commençait à délirer toute seule, c'était elle qui allait rentrer en premier finalement si ça continuait. D'ailleurs en cet instant précis elle n'avait qu'une envie dire qu'elle était épuisée et s'en aller.

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Plume au bord du lac  PV : Aelle Bristyle 

Des mots murmurés insidieusement. Qui s’infiltrent dans la fraîche atmosphère de Poudlard comme un poignard rentrerait dans mon cœur. Une moquerie, une humiliation. Des mots que je détestais au moment même où je les entendais. Ces paroles sournoises, que les Autres balançaient avec mépris, sans se soucier de me les jeter en face. Quel besoin y avait-il à cela ? Je n’étais pas assez bien pour que l’on me parle avec respect et avec sincérité, n’est-ce pas ? L’habitude était ce qu’elle était, Poudlard ne serait pas différent. Et Diafora, cette même fille qui se sentait si souvent visée par mes mots sans but, ne me considérait pas mieux que les autres.
A l’entente de ses mots, je m’étais retourné si vite vers elle que le monde avait tourné autour moi. Je regardais à présent cette fille, cette enfant rousse avec laquelle j’avais cru pouvoir passer quelques agréables minutes d’errance. Mais elle était comme tous les autres. Alors je laissa mon visage afficher ma colère en une expression froissée, sourcils froncés, regard noir. D’une voix hargneuse, je lui dis :


-Diafora, dis-le moi en face si tu veux me voir partir. Ta lâcheté n’est pas utile.

Je me levais pour lui faire face. Pour l’énième fois de la journée, je la regardais et de cette hauteur qui était actuellement la mienne, la trouvant ridiculement petite ainsi. Elle n’était qu’une fille, qu’une enfant qui ne savait accepter ce que disaient les autres, voilà tout. Était-ce de la fierté mal placé ? Oui, et cela ne la mènerait pas loin. J’observais le dessin qu’elle tenait serré dans son poing crispé : elle ne serait pas capable de faire toujours mieux avec une telle attitude. Je la regardais avec un regard condescendant. Ce regard qui faisait ressentir aux autres un sentiment d’infériorité. Je ne me pensais pas supérieure à elle, non, mais je voulais qu’elle le croit. Qu’elle en soit blessé et atteinte. Puis, sans un mot, je lui tournais dos et m’éloignais d’elle. Je ne prenais pas la direction du château. Je souhaitais juste trouver un endroit au calme, accéder à cette quiétude qui se dérobait à moi. Je n’en pouvais plus, d’être sans cesse déçu par ceux que j’approchais. J’aurais aimé discuter avec Narym ou Zak’, même si je n’étais pas moi-même avec eux, ils ne me jugeaient pas.

Je m’arrêtais net en entendant soudainement la voix derrière moi. Je soupirais en fermant les yeux, écoutant la réponse qu’elle donnait à la question que je lui avais posé il y a de cela quelques minutes.
J’aurais pu avoir l’espoir que Diafora se saisisse de ma perche. J’aurais pu avoir l’espoir que cette conversation qui commençait à me fatiguer remonte soudainement pour atteindre des sommets. J’eu l’espoir, mais celui-ci chuta presque soudainement. Comment l’avais-je su ? De cela j’en avais cure. Tout ce qui restait, était mon abattement. Je l’écoutais répéter cette phrase que je lui avais dit à titre d’information, un jour. Certains de ces mots qui sortaient malgré moi de la sécurité de mon esprit, pour s’échapper dans le Monde et faire des ravages. Des mots que je ne contrôlais pas, ce qui me plaisait le plus souvent. C’est ainsi que je réfléchissais, en acceptant les pensées qui s’imposaient à moi. Papa et Maman ne m’avait jamais bridés, je me rappelais encore lorsque Maman me disait “Chaque petite pensée est une révolution, Aelle”. Je n’avais jamais compris cette phrase, et je ne la comprenais pas plus aujourd’hui. Mais le fait était désormais là : j’acceptais chaque pensée comme si elle était une révolution. Cela marchait, bien souvent. Alors lorsque je l’entendis répéter mes propres mots, un rire nerveux monta dans ma gorge, en écho avec mon agacement. Ma révolution, n’était pas à utiliser avec moquerie. N’avait-elle pas conscience de l’irrespect de ses mots ? Je me forçais à me calmer, prenant de grandes respirations pour apaiser les battements frénétiques de mon cœur en colère.
*La profondeur du ciel, Ely, juste la profondeur du ciel*. J’essayais de retrouver mon intérêt, mon engouement envers le dessin de Diafora mais je me rendais soudainement compte que cette dernière avait fait bien pire que de me parler avec irrespect. Son comportement avait anéantit mon intérêt. Elle avait détruit une chose que j’aimais, voilà ce que j’en comprenais. Personne ne m’avait jamais détourné de ce qui attirait mon attention. Et pour m’avoir fait découvrir ce sentiment de vide frustrant, je lui en voulu.

Je me tournais cette fois-ci complètement vers elle. Elle n’avait pas bougé, Celle-qui-détruisait-mes-intérêts.

- Et bien… Lui dis-je, figure toi que j’en ai plus rien à faire. De toute manière, tu ne seras jamais capable de comprendre la profondeur du ciel si tu ne peux pas voir celle de ton dessin.

Ma voix était calme, consterné, malgré mes ressentiments. J’étais étonné de ce qu’elle me faisait ressentir. Rien. Là où il y avait eu une curiosité infinie pour ses esquisses, il n’y avait plus rien. Je regardais Diafora sans la voir. Peut-être n’avais-je plus envie de la voir ? Elle me laissait une étrange impression, cette Serpentard. Celle de ne pas voler dans le même ciel que moi. Comme si une dimension entière nous séparait. Cela était-il possible ? Peut-être que je ne n’appartenais pas à la même phase du monde, cela expliquerait que si peu de gens me comprennent, aussi le fait que je ne comprenais aucun être humain dans ce château. N’était-il donc pas possible de mener une conversation, ici ? Un échange dans lequel les deux parties apporteraient des informations intéressantes à la conversation, où nos états d’âme quotidien n’auraient pas lieu de s’exprimer. Ainsi, il n’y aurait que le savoir et la vision des deux personnes. *Oui*, pensais-je avec agacement, *ce serait bien plus simple si je pouvais tomber sur ce genre de conversation*.
Je ne jetais qu’un regard dédaigneux à la jeune Serpentard avant de lui tourner une nouvelle fois le dos, laissant mon regard se perdre dans les arbres qui bordaient le Lac. Je cachais mes mains dans mes poches, j’aurais aimé croire que je ne souhaitais que me protéger du froid, mais au fond de moi, je savais que ce n’était qu’une tentative pour ne pas me saisir de ma baguette. Pour ne pas laisser ma colère et ma déception s’exprimer.

Moi

Plume au bord du lac  PV : Aelle Bristyle 

Un temps de silence passa, tendit que Gwen avait fermé les yeux, la fatigue, sans doute elle essaya de songer à autre chose qu'à cela mais son esprit était embrumé par cette fatigue intense. La même que celle qui lui avait fait sortir des mots non voulu de sa bouche. Enfin, non voulu. N'étais-ce pas cela quelle voulait dès le début ? Faire comprendre à Bristyle qu'elle ne voulait plus de question. Elle ne savait plus. Lui jetant un regard à la dérobée, elle baissa le regard. Pour la première fois, peut être de sa vie elle avait honte pour autre chose que son paraitre auprès des autres. Elle venait en cet instant de comprendre que Aelle avait entendu sa phrase murmurée. Les yeux qu'elle avait eu brillant de curiosité il y a même pas quelques secondes s'était éteints, et ses derniers mots avaient été stupides, très stupides.

-Diafora, dis-le moi en face si tu veux me voir partir. Ta lâcheté n’est pas utile.


Sa camarade s'était levé et Gwenaëlle en temps normal en aurait fait de même, elle ne supportait pas être regardé de haut mais pourtant elle n'en fit rien, elle ne bougea pas d'un centimètre, gardant juste la bouche entrouverte, même si une envie intense de se justifier lui brulait les entrailles.


- C'était juste que...


Commença-t-elle en cherchant ses mots avec hésitation, avant de s’apercevoir que la Bristyle s'était levé pour partir. Incapable de bouger, Gwen, jouait machinalement avec une mèche de cheveux répétant inlassablement le même geste. Elle avait eu ce qu'elle voulait pourtant, la Poufsouffle partait. Elle aurait voulu éprouver de la fierté d'avoir réussi à la convaincre pourtant elle se sentait comme vide, comme si elle avait fait quelque chose qu'il ne fallait pas comme si il manquait une case à un puzzle ou elle ne savait pas vraiment comment mettre des mots sur ce sentiments. Elle restait donc immobile, la regardant partir en la fixant sans pouvoir s'en empêcher. La Bristyle se retourna vers elle, Gwen par souci d’orgueil fit disparaitre son air indécis de son visage pour prendre un air plus sur d'elle, mais le jeu était si mal fait que elle ne doutait pas que la Poufsouffle s'en rendrait compte.


- Et bien… figure toi que j’en ai plus rien à faire. De toute manière, tu ne seras jamais capable de comprendre la profondeur du ciel si tu ne peux pas voir celle de ton dessin.


Même si les mots que lui disait Aelle d'une voix amère étaient peu agréable à Gwenaëlle ceux-ci ne déclenchèrent aucune réaction sur le visage de cette dernière, du moins en apparence. Elle ne savait pas comment se rattraper et n'était pas certaine de le vouloir. Le regard dédaigneux que lui lança Aelle avant de continuer son chemin vers le château, fit lever la Diafora, révoltée par ce qui était pour elle la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Pourtant, une fois debout elle ne dit rien, et ne sut que articuler d'une voix neutre bien que rauque, la même que celle qu'elle avait habituellement dans ce genre de situation, bien que celles-ci soient rare.


- D'accord. Alors, au-revoir...

Keep Calm And Go To Hogwarts
***
Code couleur : #2F4F4F

Plume au bord du lac  PV : Aelle Bristyle 

Sans attendre, je m’avancais vers l’orée de la forêt, décidé à trouver une partie du lac vide de présence, où je pourrais me retrouver seule avec le Calmar. Plus rien ne me retenait près de la Serpentard, elle me paraissait dorénavant aussi vide que lui semblait être son dessin. Je m’en allais, déçu de n’avoir pu apprendre une chose qui aurait pu calmer la tempête de mon esprit. Tout ce que je savais, c’était que si les Autres pouvaient nous occuper avec leur présence, il ne pouvait qu’arriver un moment où leurs limites empêcheraient mes pensées de s’envoler. Agacée, je préférais disparaître.

Je ne me retournais qu’à peine lorsque Diafora me salua. Sa voix était étonnamment roque, mais je ne relevais pas. Regrettait-elle ? Peut-être, mais ce n’était pas mon cas, c’était la seule chose qui comptait. Elle n’avait rien à offrir, elle se limitait elle-même. Et cette réalité était aussi facile à accepter que le fait que la jeune Serpentard ne représentait plus, à mes yeux, l’intérêt qu’elle avait eu lors de notre rencontre.
Sans me retourner, soucieuse de retrouver ma quiétude rapidement, je lui lançais :


-C’est ça, oui, au revoir.

Puis, serrant les pans de ma cape autour de mon corps chétifs, je m’éloignais à grand pas. Je ne m’enfonçais pas dans la forêt, je n’étais pas suicidaire. Je me laissais cette aventure pour un autre moment, lorsque j’aurais un but précis à atteindre. Je savais que la Forêt Interdite me verrait bientôt en son sein, je savais être patiente. Pour le moment d’autres objectifs comptaient. Notamment celui de me faire connaître du Calmar, de trouver une excuse pour expliquer à mes parents pourquoi je ne répondais plus à leurs lettres. Tenter de ne pas penser à Celle que j’avais blessée était aussi chronophage. Il ne se passait pas un jour sans que mes pensées ne volent vers elle. Il ne se passait pas un jour sans que je me sente profondément démuni face à ce vide qui m’emplissait le cœur. Je voyais sans cesse cette image, elle tournait en boucle, m’assaillant sans cesse de sa signification douloureuse : Son visage si pâle, son corps inconscient dans ma grande cape. J’avais la sensation de ne plus me rappeler de la teinte de ses yeux, comme si leur image disparaissait petit à petit. Pourtant, je me rappelais fort bien de sa colère, de ses larmes. Et de ses cris. Je me souvenais de sa haine et de sa douleur. Je ne me rappelais que de ce que j’avais créé chez elle, que du négatif. Les souvenirs heureux étaient gâchés par cette suite cauchemardesque.

Je me frottais le visage de mes deux mains, tentant de faire disparaître ces souvenirs. Je me trouvais à présent dans une partie plus éloignée du lac, la face avant du château ne m’était plus visible et la rive sur laquelle Diafora et moi nous étions trouvés non plus. Ce dernier point me rassura. J’étais seule, enfin. Je contournais un arbre pour faire face à l’eau qui brillait sous le soleil couchant, puis je m’adossais au tronc, laissant mes yeux se perdre dans le ciel coloré. Il faisait frais, mais je ne souhaitais pas rentrer. Pas maintenant, pas pour retrouver tout ces enfants qui semblaient si heureux, pas pour me trouver face à ces Gryffondor que je ne souhaitais pas voir.
La solitude me plaisait. Et elle me rebutait. Je ne pouvais ni la fuir, ni la chercher, puisque l’un me faisait vouloir l’autre.

Moi