Lac

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Une petite rêverie  PV Alice 

Nous étions en début de février, et Emilia se baladait non loin du lac, elle ne voulait pas rester dans la salle commune, même si elle s’y sentait bien plus à l’aise qu’à son arrivée. Elle avait besoin d’un peu de calme et d’air frais. Pour le dernier point, elle n’avait pas eu besoin de chercher très loin. Il faisait très froid dehors, mais la jeune fille aimait bien ça de temps en temps. De plus, il lui suffisait d’être habillé correctement pour ne pas mourir de froid dehors.

La fillette trouva un endroit agréable où elle pourrait se poser. Elle trouva la place parfaite. Quand elle fut installée, elle sortit de son sac à bandoulière rouge, rempli des notes des différents cours sur du parchemin. Au milieu de tous ses devoirs, la jeune fille trouva ce qu’elle cherchait. Elle prit son nouveau livre –qu’elle n’avait pas encore commencé par manque de temps- et l’ouvrit. C’était Les fourmis de Werber. Ce romans faisait partis des derniers envoyé par ses parents. La jeune fille avait hâte de le commencer, il fallait avouer qu’au début, elle s’était demandé si c’était une blague, mais dès qu’elle avait lu le résumé son avis avait complètement changé.

Elle commença à lire, mais elle n’était pas du tout concentrer sur les lignes qu’elle parcourait du regard, il lui arrivait même de parcourir la même phrase trois fois de suite sans même qu’elle s’en rende compte.

En fait, son esprit était ailleurs et ce depuis le bal de Noël, elle était un peu perturbée, elle arrivait à peine à regarder Jonathan, qui avait été son cavalier pour la soirée, dans les yeux, ou alors lorsqu’elle y arrivait, elle devenait rouge comme une pivoine.

Le pire était que ça lui arrivait même quand elle se retrouvait dans une pièce différente que
lui, qu’elle soit toute seule ou avec d’autres personnes, elle ne devait que penser à ce moment-là et s’en était fini pour elle, son visage virait au rouge. Bien entendu pas de colère mais de bonheur.

Rapides comme le vent et féroces comme le lion.
Griffes et crocs, Griffes et cœurs, Gryff vainqueurs !

Une petite rêverie  PV Alice 

Février pointait déjà le bout de son nez, il faisait si froid que peu d'élèves désirèrent errer hors du château. Pourtant, ce dimanche matin, Alice désira abandonner la chaleur émanant de la tour de Serdaigle. Quelque chose manquait à la jeune fille, quelque chose qu'elle n'avait pas fait depuis son arrivée à Poudlard : dessiner. En effet, avant qu'elle n'entre dans cette prestigieuse école, Alice ne pouvait s'empêcher de crayonner tout ce qu'elle voyait. Elle n'avait donc pas omis de mettre dans sa valise des feuilles à dessin et quelques fusains. Cependant, la jeune aiglonne n'avait pas d'inspiration, elle décida alors de se vêtir chaudement et de sortir de cette grande bâtisse.

Lorsqu'elle franchit la grande porte, elle sentit le vent lui glacer les veines, elle n'était pas habituée à un tel climat, auparavant elle séjournait au bord de la Manche dans le sud de l'Angleterre où l'atmosphère y était plus doux. Mais peu importait Alice, après tout, le soleil était présent et le froid ne lui faisait pas peur. Elle se trouvait toujours devant la grande porte et se demanda où elle pourrait bien aller pour trouver un peu d'inspiration, elle pensa alors au lac, elle n'y était jamais allée et songea que ce serait l'endroit idéal. Elle s'y rendit donc tout en admirant le paysage, la nature, le ciel qui était d'un bleu glacial, bref, tout ce qui pouvait attiser sa curiosité. Elle vit aussitôt de grands chênes plantés près d'une grande étendue bleue foncée, elle se hâta dans cette direction. Elle vit un coin parfait où le soleil fut présent, d'ici, elle aurait une vue remarquable sur le lac.

Alice commença à manier son fusain, mais sans grande conviction, elle ne trouva toujours pas l'inspiration. Ses pensées se trouvaient ailleurs. Elle tourna la tête une poignée de secondes et vit une jeune fille aux cheveux d'or non loin d'elle, adossée au pied d'un magnifique saule pleureur. Alice décida de se rapprocher discrètement d'elle, ainsi, elle pourrait mieux distinguer son joli visage qu'elle reconnu parfaitement, en effet, elle l'avait aperçu à la table des Gryffondors lors de la cérémonie de la répartition. Visiblement, la jeune griffonne était occupée à lire un roman. Elle décida alors de la dessiner.

Des minutes passèrent, l'illustration d'Alice commença à prendre forme, il ne lui restait seulement que quelques détails à travailler. De plus, elle était assez fière d'elle, un sourire se forma sur son visage. Puis, elle tourna la tête vers la jeune blonde et remarqua que celle-ci regardait dans sa direction depuis quelques instant. Alice ne su quelle attitude adopter...

"Sur le mur d'un temple, un poète voulu écrire sur la perte. Il écrit trois mots qu'ensuite il raya, car on ne peut dire la perte, on peut seulement la ressentir."

Une petite rêverie  PV Alice 

Emilia rêvassait donc au bord du lac en train de se souvenir de chaque moment du bal de Noël, qui était pour la jeune fille, une soirée inoubliable. Elle se tenait dans la même position pendant quelques minutes, ne s’occupant que de ce qui se passait dans son esprit jusqu’à ce qu’elle sente, qu’un regard était posé sur elle. Cette sensation la perturbait un peu.

Elle se retourna et vit une fille, aux cheveux bruns, concentrée sur ce qu’elle était en train de faire. Elle avait un morceau de parchemin et un crayon de dessin dans la main. La blondinette en déduisit qu’elle était en train de dessiner.

Elle la regardait depuis quelques minutes, quand celle-ci releva la tête et la regardait, probablement un peu surprise, mais cela, elle n’en savait rien. Elle ne put s’empêcher de lui sourire, pourquoi elle avait fait ça, elle n’en savait rien, elle voulait simplement lui sourire, pour la rassurer, et peut-être aussi pour se rassurer elle-même.

Elle était donc maintenant sorti de sa rêverie sur ses souvenirs, et elle était tellement contente qu’il fasse froid et qu’il neige, ça pouvait lui donner une excuse sur le fait qu’elle avait les joues rosis. Personne ne pouvait se douter qu’elle était en train de rêvasser sur quelqu’un.

Elle se leva et s’approcha de la fille.

Rapides comme le vent et féroces comme le lion.
Griffes et crocs, Griffes et cœurs, Gryff vainqueurs !

Une petite rêverie  PV Alice 

Alice était une jeune fille assez réservée, elle n'avait pas l'habitude d'aller vers les autres, pourtant elle vit la demoiselle aux cheveux d'or s'avancer vers elle. La Serdaigle fut paniquée à l'idée que celle-ci puisse voir son dessin *comment va-t-elle réagir quand elle verra que je l'ai dessiné* pensa Alice. *J'espère qu'elle ne m'en voudra pas trop et qu'elle le trouvera réussi*. C'est vrai, après tout, elle ne la connaissait pas, la jeune brune essaya de réfléchir le plus vite possible, elle ne pouvait pas lui cacher ce qu'elle avait dans les mains, elle ne pouvait pas non plus s'enfuir à toutes jambes, il lui faudra alors assumer son agissement, elle n'avait désormais plus le choix. De plus, de toute sa vie, elle n'avait jamais dévoiler à quiconque ses créations, elle avait trop peur du jugement d'autrui, et si quelqu'un critiquait ses œuvres ? Cela serait un drame pour elle, elle qui mettait toute son âme dans ses dessins...

La jeune aux boucles dorées fut maintenant très proche de l'aiglonne. Cette dernière se leva timidement et marcha vers elle. Elle ne sut encore ce qu'elle allait lui dire, elle songea à s'excuser pour l'avoir observer de loin. *Et si elle venait pour me sermonner*se dit Alice, son cœur se mit à battre très vite, mais elle ne fit rien paraître sur son visage couleur ivoire. Au lieu de ça, un large sourire se dessina sur celui-ci laissant apparaître une rangée de dents blanches. Alice ne pu s'empêcher de baisser légèrement les yeux par simple timidité et lui dit :

« Salut, je m'appelle Alice Liddell, je suis une première année de chez Serdaigle... Écoute, je suis désolée de t'avoir regarder, j'espère que tu n'es pas trop en colère... Je suis plutôt polis d'habitude ! »


Alice attendit la réponse de la fillette avec appréhension.

"Sur le mur d'un temple, un poète voulu écrire sur la perte. Il écrit trois mots qu'ensuite il raya, car on ne peut dire la perte, on peut seulement la ressentir."

Une petite rêverie  PV Alice 

Emilia s’était levé pour se diriger la fille qui l’avait observé juste quelques instants auparavant. Elle était presque arrivée à son hauteur quand celle –ci se leva à son tour. La première année s’approcha encore davantage. Avant même qu’elle ait pu dire quelque chose, l’autre fille parla.

« Salut, je m'appelle Alice Liddell, je suis une première année de chez Serdaigle... Écoute, je suis désolée de t'avoir regardé, j'espère que tu n'es pas trop en colère... Je suis plutôt polie d'habitude ! »

Emilia ne comprenait pas du tout pourquoi celle-ci s’était excusée, et tout cela pour quoi ? Pour l’avoir un peu observer ? Elle trouvait ça tout de même ridicule.

Cette fille était donc en première année, et à Serdaigle. La jeune fille connaissait quelques serdaigle, notamment Solaris, qui était une confidente pour la fillette, Peter, le nouveau capitaine de l’équipe des aigles, elle n’avait pas encore rencontré d’aigles qu’elle n’appréciait pas du tout et elle espérait que Alice ne soit pas une exception à ses relations actuelles.

Elle se dépêcha de lui répondre, elle ne pouvait pas la faire attendre plus longtemps, la serdaigle pouvait commencer à croire que la gryffone ne l’apprécie pas et tout cela juste parce qu’elle l’avait un peu observé.

« Emilia Garnier, première année aussi mais à Gryffondor. Ne t’inquiète pas, je ne t’en veux pas du tout ! »

Elle avait dit la dernière phrase en lâchant un léger gloussement, elle n’avait pu s’en empêcher, elle trouvait toujours aussi débile de s’être excuser pour une chose aussi futile que d’avoir un peu observé et peut-être dévisager quelqu’un.
Son regard fit un tour des affaires d’Alice et elle remarqua un morceau de parchemin. Elle arrêta son regard dessus, et commença à observer le chef d’œuvre que la serdaigle avait dessiné. Le dessin représentait une fille assise en train de regarder l’horizon, droit devant elle.

Elle se tourna à nouveau vers l’autre première année et dit :

« J’adore on dessin, c’est très joli ! »

Reducio
Je ne savais pas si c'était évident, mais Emilia ne se doute pas du tout que c'est toi qui l'a dessiner

Rapides comme le vent et féroces comme le lion.
Griffes et crocs, Griffes et cœurs, Gryff vainqueurs !

Une petite rêverie  PV Alice 

Une fois ces mots prononcés la jeune blonde ne répondit pas tout de suite, Alice ne se sentit pas très à l'aise, elle se demanda pourquoi la griffonne ne daignait pas lui répondre. La fillette sembla lire dans ses pensées car elle lui dit :

« Emilia Garnier, première année aussi mais à Gryffondor. Ne t’inquiète pas, je ne t’en veux pas du tout ! »


La jeune fille avait prononcé ces mots avec une sorte de gloussement qu'Alice trouva plutôt mignon.
L'aiglonne fut soulagée et se sentit tellement stupide de s'en être voulu, mais pourquoi ne réfléchissait-elle pas davantage avant de parler. Elle fut tout de même soulagée qu'Emilia ne lui en veuille pas. Elle appartenait donc à la maison du lion, Alice ne connaissait pas encore de Gryffondor mais elle savait grâce au cours d'Histoire de la Magie que les élèves y étaient fort et courageux.
Emilia avait un visage d'une douceur imparable, ces yeux de saphirs brillaient de mille feux et ses lèvres étaient légèrement rosées. Alice trouva la demoiselle très jolie, elle songea à son croquis et su comment le retravailler davantage.


Emilia ajouta :

« J’adore ton dessin, c’est très joli ! »


Alice fut prise au dépourvu, personne auparavant n'avait encore regardé ses dessins et encore moins affirmé que ce qu'elle faisait était « très joli ». Elle rougit légèrement et sourit à la fillette, puis lui dit :

« Oh, merci beaucoup, c'est très gentil. A vrai dire, je viens tout juste de le faire, je suis venue au lac pour trouver de l'inspiration, et je t'ai aperçu près de cet arbre et j'ai décidé de te dessiner. J'espère que ça ne t'embête pas. »

"Sur le mur d'un temple, un poète voulu écrire sur la perte. Il écrit trois mots qu'ensuite il raya, car on ne peut dire la perte, on peut seulement la ressentir."

Une petite rêverie  PV Alice 

Emilia n’avait jeté qu’un seul coup d’œil à l’œuvre d’Alice, mais elle le trouvait très réussi. Elle l’avait donc, comme il se doit, féliciter de son travail. Celle-ci d’ailleurs avait énormément rougi probablement par gêne du fait que la blondinette avait vu son dessin. Peut-être que la serdaigle ne voulait pas que son dessin soit vu par quelqu’un d’autre.

En pensant à cette alternative, la jeune fille voulait immédiatement s’excuser auprès de sa nouvelle amie, mais elle n’en eut pas le temps vu que la brune lui dit :


« Oh, merci beaucoup, c'est très gentil. A vrai dire, je viens tout juste de le faire, je suis venue au lac pour trouver de l'inspiration, et je t'ai aperçu près de cet arbre et j'ai décidé de te dessiner. J'espère que ça ne t'embête pas. »

La première année ne fit pas très attention à la raison de sa venue au parc, mais plutôt au fait qu’elle avait été le model de son dessin. Bien entendu, ça ne l’a dérangeait pas du tout. C’était simplement qu’elle se sentait extrêmement gênée. Elle était d’ailleurs tellement contente que ce jour-là, il faisait assez froid, ce qui fit un peu moins remarquer la couleur qu’avait pris son visage. Il devait être rouge comme une tomate, elle se demandait d’ailleurs si elle risquait d’exploser, non de colère mais de timidité.

Elle reprit assez vite ses esprits, esquissa un léger sourire, gêné.


« Oh non ! Ne t’inquiète pas, je n’aurais jamais pensé que c’était moi sur le dessin. »

Oups, sa nouvelle amie devait être complètement désorienté, elle venait en quelque sorte de dire, qu’il n’était pas réussi, si on l’a comparait à la première année, alors que ce n’était pas ça, elle voulut tout de suite corriger cet éventuel malentendu.

« Je ne voulais pas dire qu’il n’était pas joli, mais c’est surtout qu’il est bien mieux que ce à quoi je ressemble »

Décidément, elle s’embrouillait un peu, elle préféra ne rien ajouter au cas où elle empirait la situation. Elle observait avec une légère appréhension sa réaction.

Reducio
Sincèrement désolée pour ce retard... :crylaugh:

Rapides comme le vent et féroces comme le lion.
Griffes et crocs, Griffes et cœurs, Gryff vainqueurs !