Lac

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Solitude  Pv Margot Belle 

Lucas marchait au bord du lac. Il regardait droit devant lui, sachant exactement là où il désirait se rendre. Derrière lui, des cris se répandaient dans là brume. Mais plus il s'éloignait, plus il devenait insensible à ces cris. Bientôt, le silence enveloppa Lucas. Un silence de mort. Même l'eau semblait être immobile. Sortant de la végétation touffue, Lucas se retrouva sur une terre sèche qui semblait ne pas avoir eu à supporter les pas de quiconque depuis maintenant des siècles. Il continuait de marchait. Son dos était droit. Ses mains pendaient le long de son corps. Il semblait comme absent. Lucas était bien physiquement présent, mais son esprit lui paraissait s'être égaré dans de lointaines contrées, inaccessibles à qui que soit.

Le jeune homme, vétu de sa longue cape noir, atteignit enfin son objectif. Une petite plage de galets isolée de tout. Lucas venait souvent ici. Mais personne d'autre ne venait jamais là. C'était le lieu parfait pour être seul. Car Lucas avait besoin de solitude. On pouvait même dire qu'il n'en avait jamais autant eu besoin. Le jeune homme, après de longues minutes de marche dans cette froide après-midi d'autre finit par s'assoir sur un gros rocher grisâtre faisant face au lac.

Au loin se dessinaient les tours du château. Château qu'il ne supportait plus. Il ne supportait plus son dortoir. Il ne supportait plus sa salle commune. Il ne supportait plus ces interminables couloirs. Il ne supportait plus ses professeurs. Là-bas, plus rien ne lui plaisait. Et en cette deuxième année, cela ne cessait d'empirer. Avant Il adorait ce lieu. Mais il était parti en vacances et avait revu sa famille. Famille qui lui manquait terriblement. Son père avec qui il sortait faire de longues ballades en territoires moldus. Sa mère qui lui préparait de délicieux gâteaux dont seule elle possédait la recette. Lara, son cheval avec qui il entrenait une relation presque fusionnelle, car très tot ses parents l'avait initié à ce sport moldu nommé équitation.
Alors Lucas se mit à pleurer. Seul sur son rocher. De grosses larmes roulaient le long de ses joues. Il était venu se réfugier ici, comme souvent il l'avait fait auparavant. En effet, ce n'était pas la première fois qu'il ressentait ce sentiment de solitude. Et à chaque il venait sur ce rocher, à chaque fois il pleurait. Ici au moins, il n'avait pas honte. Il pouvait pleurer en paix, sans subir la constante peur d'être découvert et moqué par d'autres élèves. Ici, au bord du lac, Lucas se sentait en sécurité. Il pouvait méditer tranquillement. Et au fond de lui-même, il savait que cette tristesse qu'il pouvait en lui comme un fardeau dont il ne pouvait se détacher qu'en pleurant, n'était pas due à sa famille. Car lors de la première année, il avait vécu ici, et bien que ressentant souvent ce manque, cela ne l'avait jamais conduit à une telle solitude.

En réalité, la cause de cette souffrance dont il semblait ne jamais pouvait guérir, c'était cette jeune fille qu'il avait rencontré l'année dernière à Noël. Ils avaient danser. Ils s'étaient embrassés. Et puis il ne l'avait jamais revu. Ne lui avait jamais reparlé. Pourtant la jeune Serdaigle aimait le Gryffondor et le Gryffondor aimait la jeune Serdaigle. Il l'aimait plus que tout et aurait tant voulu la revoir, au moins une fois. Mais la magnifique jeune fille avait disparu. Cela faisait maintenant bien longtemps que Lucas ne l'avait pas revu, même si chaque nuit, elle apparaissait dans ses rêves. Et ici, sur la plage de galets, au bord de l'immense lac noir, Lucas venait pleurer, espérant un jour revoir la plus belle fille de Poudlard.

Windsor

Solitude  Pv Margot Belle 

Fuir. Margot voulait sortir un peu de l'atmosphère oppressante du château qu'elle trouvait agréable il y a encore quelques mois. Maintenant elle ne pouvait plus, elle ne voulait plus faire la Margot que tout le monde connaissait, la souriante, la timide, elle avait besoin de quelque chose mais de quoi ! Elle avait toujours été heureuse à poudlard du fait que cela avait remplacé le vide du à l'absence de son père. Car elle ne voulait pas l'admettre et encore moins le laisser paraître mais ça lui avait fait mal. Elle croyait que ce n'était qu'une douleur passagère mais elle lui pesait un peu plus chaque jour, la rongeait au fond de son ventre, malgré cela Margot n'en parlait à personne car ce n'était pas de sa nature de partager sa douleur.Pourtant elle savait au fond d'elle même que un jour proche elle serait contrainte de le partager pour pouvoir enfin être soulagée de ce mal . Depuis le début de l'année Margot n'est sans doute pas restée elle même. En vérité personne ne connaissait son vrai côté, sauf sa grand mère avec qui elle avait tout partagé jusqu'à sa mort. Elle, sa grand mère, savait que L'aiglonne était une tête de mule et qu'elle ne voulait pas montrer le fait qu'elle était très solitaire mais qu'elle avait besoin de temps en temps des autres pour "continuer à vivre". Cela Margot refusait de l'admettre, elle, avoir besoin des autres !

Margot sortit en courant du château, elle n'avait pas pris la peine de prendre sa cape et était seulement vêtue de sa longue robe noire avec le blason de serdaigle dessus, Blason qui d'ailleurs pensait-elle, ne lui convenait plus, pourquoi était-elle à serdaigle ? Elle s'était toujours imaginée à Serpentard au vu du fait qu'elle n'aimait pas recevoir de l'aide et qu'elle voulait arriver à ses objectifs. Pourtant le Choixpeau avait jugé que Serdaigle lui convenait, soit . De toute façon il était impossible de changer de maison... Serdaigle était une maison très agréable mais tout semblait trop parfait, tout le monde si gentil. D'une certaine façon cela énervait Margot qui prenait cela avec un sentiment d'injustice, pourquoi là tout allait bien alors que chez elle rien n'allait ! Margot continuait de courir sans savoir vraiment ou elle allait.

Elle s'arrêta enfin et regarda autour d'elle, et là, stupeur, ou était-elle ? Elle ne reconnaissait rien elle ne voyait plus le château, la brume l'entourait, et aucun bruit ne se faisait entendre. Seul le vent semblait être vivant, faisant voler ses cheveux tout en les dénouant et les laissant libre et volant au gré du vent.Sa robe claquait violemment à ses mollets et Margot restait là, muette, comme plongée dans une torpeur. Elle regardait les choses comme si ce n'était qu'un rêve.Elle allait bien se réveiller … Le vent, soudain, la projeta à terre, faisant revenir son esprit. Ce n'était pas un mauvais rêve, c'était la réalité, elle devait retrouver son chemin .

Elle se remit debout, vacillant quelque peu, passa une main malhabile dans ses cheveux comme vivant dans le vent . Elle marcha tout droit ne regardant que devant elle . Les pensées s'entrechoquant dans sa tête. Qu'est ce qui lui avait pris de partir du château ! Bientôt elle arriva sur une espèce de plage de galet, elle regarda de ses yeux saphir autour d'elle et vit un rocher gris avec une forme sombre au dessus, elle s'imagina quelqu'un assit sur ce rocher, qui pourrait l'aider mais elle se reprit bien vite en se disant que c'était impossible de trouver quelqu'un à cette heure, dans cet endroit ! Toutefois elle cria d'une voix tremblante :


Il y a quelqu'un ?

Ne néglige pas les gens autour de toi car c'est quand ils ne sont plus là que tu vois que tu les aimais.
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Solitude  Pv Margot Belle 

Le vent venait de se lever sur la plage de galets. Une brume épaisse apparut, faisant disparaître le château. Sous l'effet du vent, l'eau du lac s'agita. Des vagues s'écrasaient contre le rivage. De petites gouttes d'eau jaillirent, frappant Lucas en plein visage et se mêlant avec les larmes qu'il ne pouvait contenir. Lucas adorait cette atmosphère qui aurait pu effrayer plus d'une personne. Un sifflement, long, régulier, transperçait l'air. Ce sifflement, c'était celui du vent. Anxiogène. Anxiogène mais aussi envoûtant. Ce sifflement était hypnotique. Lucas aurait parfaitement pu rester ici des heures. Assis sur son rocher. Seul. Le vent faisant se dresser ses cheveux. La brume rendant obscur l'horizon. Il semblait que rien ne pouvait égaler une telle beauté. À l'intérieur de Poudlard, d'innombrables merveilles peuplaient les couloirs et les diverses salles. Les tableaux en étaient les meilleurs exemples. Des centaines de personnes arpentaient ces pièces mais Lucas s'y sentait seul. Irrémédiablement seul. Et là, au bord de ce lac, la situation dans laquelle se trouvait Lucas lui fit penser à un célèbre poète moldu nommé Lamartine et qui avait écrit :
"Un seul être vous manque et tout est dépeuplé !"
C'était vrai. Ici, parmi cette foule, Lucas ressentait un irrépréssible sentiment de solitude car il ne voyait plus la seule personne qu'il désirait voir.

Soudain, le sifflement du vent fut briser par un bruit. Mais étonnement, ce bruit là n'était pas un bruit parasite. Ce bruit ressemblait davantage à une mélodie. Une mélodie douce, harmonieuse. Une magnifique voix féminine qui demandait :

Il y a quelqu'un ?

Lucas tourna vivement la tête et ce qu'il vit à travers l'épaisse brume qui enveloppait la plage, sécha automatiquement ses larmes. Deux points bleus brillaient, comme des saphirs. Il semblait tellement aisé de se perdre dans ses deux points bleus. Tellement aisé de s'y plonger, comme l'on plonge dans les vastes étendues océanes. Et lorsque l'on y avait plongé, il était plus facile encore de s'y noyer. Ces deux points étaient fixés vers Lucas. Bien qu'autour de ces deux saphirs Lucas ne parvint à distinguer qu'une forme sombre, il savait de qui il s'agissait. La réincarnation de Vénus dans toute sa magnificence était apparue, au moment où Lucas rêvait de la retrouver. Même s'il ne voyait qu'une forme obscure, le jeune homme imaginait les longs cheveux roux, semblables au soleil dans un tableau de Turner, entourant un visage d'une perfection indescriptible. Indescriptible car il n'existe aucun mot assez fort pour qualifier une pareille splendeur. De plus, la beauté se raconte encore moins que le bonheur. Mais c'est bienla reconnaissance de cette beauté et de la personne se cachant derrière qui procura à Lucas un immense bonheur. Cette fois encore, il était au bord des larmes. Des larmes de joie. La jeune fille aux yeux de saphirs lui avait tant manqué. Lucas s'en était terriblement voulu de ne pas lui avoir parler depuis leur dernière rencontre. Et soudain, alors que tout se bousculait dans son esprit, que ses pensées s'entrechoquaient, que certaines se dilluaient dans le flot continu d'informations qui ne cessaient d'affluer en lui, qu'il semblait complètement perdu, un mot s'échappa de sa bouche. Ses cordes vocales se mirent à vibrer, sa machoire s'ouvrit, et deux syllabes s'envolèrent. Deux syllabes qui formaient le plus beau mot du monde :

Margot ?

Windsor

Solitude  Pv Margot Belle 

Quand son cri se perdit dans le son incessant du vent tournoyant autour d'elle, ce fut comme si un nouveau monde se fut formé, un monde rien qu'a elle, à elle ainsi que cette forme sombre au loin. Margot se sentait elle même, malgré le vent faisant voler ses cheveux et créant des larmes aux coins de ses yeux, elle n'en était que plus belle, belle dans son monde à elle . Si elle avait pu elle serait restée là, comme un esprit voguant dans les airs, ne voulant casser ce moment si magique, elle ne bougeait pas, les yeux perdus dans cette brume .
Son esprit, lui, n'avait plus rien en tête sauf peut, être, le souhait de trouver une personne comme elle, et qui l'accepterais pour ce qu'elle est et non par ce qu'elle paraissait être.

Le cri qu'elle avait prononcé semblait s'être perdu lui aussi parmi tout ce vent, mais Margot ne voulait pas se laisser perdre une fois de plus et se décida a redire une dernière fois si quelqu'un était là quand soudain,

Margot ?


Ce son, cette voix, ce n'était pas la sienne, elle lui était étrangère tout en étant familière, réveillant ainsi le souvenir d'un Gryffondor dont elle avait rêvée bien des fois et avait fini par l'oublier. Celui qui avait fait battre son coeur à se bal de noël ou elle n'était que toute nouvelle au château, celui qu'elle avait embrassé ! Le simple fait d'entendre sa voix prononcer son nom, faisait renaître l'amour enfoui depuis de long mois.
Margot fermi les yeux, prise soudain d'un doute, cette voix qu'elle avait attendu depuis longtemps, peut être n'était qu'elle que le soufflement incessant du vent volant autour d'elle . Ces deux syllabes restaient en écho dans son esprit et elle ne voulait y renoncer. Elle s'avança doucement sur les galets, d'un pas incertains, les yeux perdus dans le souvenir de celui qu'elle avait aimé le temps d'une soirée et en suite ne l'avait plus jamais revu. Tant de choses s'étaient passées depuis ce moment !

Elle n'était plus qu'a quelques mètres de ce rocher et elle pouvait le voir, c'était lui ! et à son tour elle prononça ce prénom qu'elle avait retourné dans sa tête durant tous ces mois.

Lucas

Reducio
Hey désolée pour le retard et se rp franchement court mais j'étais en panne d'inspiration et j'ai fait de mon mieux ^^

Ne néglige pas les gens autour de toi car c'est quand ils ne sont plus là que tu vois que tu les aimais.
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