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Ramasser des vers de Terre  Libre 

Le devoir que tu t'apprêtais à réaliser avait plus l'air d'une corvée que d'un véritable devoir. Malgré tout cela, il était important de s'y prêter, ne serait-ce que pour faire bonne figure auprès du professeur Chapman.

C'était le week-end et tu aurais tu pus faire la grasse matinée, flemmardé dans ton lit en lisant un bouquin ou alors prendre un copieux petit déjeuner dans la grande salle … Mais non.
Au lieu de cela, tu t'étais levée aux Aurore en silence dans le dortoir malgré le fait que les filles soient encore toutes endormies.

Tu t'étais changée dans la salle de bain, t'apprêtant d'une tenue assez sobre et pas vraiment élégante. Un short, un tee-shirt ample beaucoup trop long pour toi. Tu avais rassemblé tes cheveux en deux couettes de chaque côté de ta tête avant de prendre la direction de la grande salle ou tu avais pris un petit déjeuner très léger composé d'un fruit et d'un jus de fruit. Rien de très folichon. À cette heure-ci, la grande salle était quasiment vide. Il n'y avait que quelques professeurs et quelques élèves (moins d'une dizaine) qui était visiblement aussi fou que toi. Aucun Poufsouffle à la table commune, aussi, tu ne t'y attardas pas très longtemps ne souhaitant pas forcément rester toute seule.

Bien, vite, tu gagnas le parc et les serres de botanique où tu enfilas ta paire de bottes, à disposition dans un casier portant ton nom, avant de te diriger vers la serre numéro une. La moins dangereuse et celle réservée aux premières années en majorité. Tu y récupéras ce dont tu avais besoin. Une pelle et un seau, rien de plus.

En quoi consistait l'exercice alors ? Et bien tout simplement à ramasser des vers de terre pour les prochains cours, mais également pour les élèves des années supérieures qui n'avaient pas le temps pour de telles choses.

Quand je disais que cela n'était pas forcément un devoir, mais plus une corvée.
Tu soupiras puis finalement, avec ton fardeau tu pris la décision de te diriger vers le lac. La terre humide, ça devrait attirer ses bestioles non ?

Sans ménagement, tu posas ton saut sur le sol et t'accroupis pour creuser doucement la terre avec ta petite pelle. Tu espérais vite finir ta tâche, car ce n'était pas quelques choses que tu avais l'habitude de faire. Tu creusas un petit moment avant de finalement dégoter… Un beau spécimen :

"Beurk !!!"

Prenant ton courage à deux mains, tu l'attrapas du bout des doigts avant de tirer le spécimen et de le déposer dans ton seau.

"Dégoutant …"

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2eme Année RP - 4ème Année Devoirs

Ramasser des vers de Terre  Libre 

Dans certains moments, il était préférable que personne ne la surprenne. Elle n'était pas sûre que tous comprendraient son amour inconsidéré pour les choses simples. Ils ne voyaient pas ces choses de la même manière qu'elle. Même le plus petit des insectes l'émerveillait. Ils avaient tous une petite part de fantastique. Les araignées avec leur toiles, les lombrics avec leur travail dans les champs et les potagers et tout les autres qui, même si on ne le remarquait pas, faisaient des merveilles chaque jours et chaque nuits. Alors, oui, elle aimait tout les insectes, même le plus gluant et il était parfaitement naturel pour elle de patauger dans la boue pour en trouver un qu'elle rêvait de dessiner. Elle n'arrivait pas à dormir et ses camarades de dortoirs n'étaient pas vraiment silencieuse dans leur sommeil alors elle était sortie très tôt des sous-sols pour remonter à la surface.

Habillée d'un short et d'un tee-shirt où elle semblait flotter tellement ils étaient grands, elle cherchait frénétiquement de ses yeux un lombric qu'elle avait vu quelques jours avant. Avec un peu de chance, il était encore là. Ses genoux s'enfonçaient dans le sol alors que ses mains retournaient la terre comme un sanglier l'aurait fait pour trouver son repas. Bien sûr, aucune chance qu'elle ne se mette à avaler sa trouvaille, elle ne ferait pas de mal à un être innocent. Surtout si elle voulait le dessiner après.

Une exclamation de dégoût l'a coupa dans son élan. En se retournant, elle remarqua une fille qui semblait faire la même chose qu'elle. Pas vraiment sûre qu'elle apprécie ça, vu l'expression de son visage. Elle se rapprocha à pas de loup de l'autre. Dans le seau qui se perdait à côté d'elle, un vers remuait et semblait totalement perdu. La petite Serpentard attrapa un peu de terre pour la glisser dans le seau. Le ver s'y cacha aussi vite que le permettait son petit corps.

« Il a l'air perdu, il faut lui trouver un copain. Tu as besoin d'aide ? » Une moue triste se peignit sur son visage à la fin de sa phrase.

Son arrivée silencieuse aurait pu faire peur à l'autre mais elle s'en fichait un peu. Elle tomba à genoux par terre à côté du seau toujours bien vide et entrepris de trouver un ami au petit lombric. En seulement quelques secondes elle retira un petit vers de la terre qu'elle tendis à l'autre. Il se secouait dans sa main et une extrémité de son corps tapa le bout du nez de la brunette.

« C'est ça que tu cherches ? »

Globe Oculaire
Entre nous, les Gryffons méritent cent fois plus de gagner la coupe.
A moins que ce ne soit l'inverse ? :thinking:

Ramasser des vers de Terre  Libre 

Solenn s'était réveillé tôt aujourd'hui. Ou plutôt, elle ne s'était pas endormie hier soir. La tête dans les nuages, son chignon habituel encore plus mal réalisé que les autres jours, elle mangea les yeux presque complètement fermés. Ses cernes grossissaient de jour en jour, et il n'y avait rien qui pouvait les arrêter. Avec un frisson de dégoût, elle s'imagina avoir sous ses paupières la terrible créature du film Kirikou, qui buvait l'eau dans un horrible succion. Cet animal l'avait toujours effaré, ayant vu le film lorsqu'elle était petite. La rousse était donc bien trop fatiguée pour faire ses devoirs, et elle décida d'aller se promener près du lac. L'air pourrait peut-être la réveiller, et elle se mettrait sûrement à ses parchemins plus tard.
Elle sortit donc du château, habillé d'un jogging trop petit et d'un énorme t-shirt Rolling Stones, les pieds nus. C'était très agréable de sentir l'herbe chatouiller ses plantes de pieds, et caresser ses chevilles. Au loin, elle aperçut deux formes accroupis dans l'herbe. Il lui sembla reconnaître l'une d'entre elles, grâce à ses cheveux volant dans le vent, et Solenn se dirigea donc vers les personnes affairées. Quelques minutes plus tard, elle arrivait à l'endroit. La rousse reconnut facilement sa Lune, et aussi une fille qu'elle avait déjà croisé. Comment s'appelait-elle déjà ? Clarisse, non, Cassandre. Une Poufsouffle. Elles ne se connaissaient pas, mais Solenn connaissait son prénom. Cassiopée avait un ver de terre à la main, et Solenn leva un sourcil. c'était donc cela qu'elles faisaient. La chasse aux vers de terre... Etrange concept. Solenn s'avança un peu plus, mais faisant en sorte d'être toujours invisible aux deux filles qui parlaient. Elle n'avait pas spécialement envie de les embêter. Elle l'avait déjà trop fait. Mais, comme un signe du destin,  son petit doigt de pied lui procura une sensation bizarre. Comme humide. Baissant les yeux vers ses pieds, elle perçut un petit truc rose se trémoussant sur son corps, tel un danseur au concert des Serdaigles. Elle le prit délicatement entre son index et son pouce. Elle ne trouvait pas cela dégoûtant, en fait, tout lui paraissait morne et sans importance depuis quelques jours. Elle s'avança vers le duo, le lombric toujours avec elle, et, d'une voix qu'elle essayait de paraître enjoué, annonça :

-Hé, les filles, j'en ai un pour vous.
Dernière modification par Solenn Cooper le 15 août 2018, 17 h 42, modifié 1 fois.

Je suis le porte-bonheur personnel de Cassiopée Malory laissez passer s'il vous plaît
Professeur de clarinette pendant mes heures perdues. N'hésitez pas à m'hibouter.

Ramasser des vers de Terre  Libre 

Tu ne t'attendais pas à être dérangé dans cette tâche fastidieuse que tu étais en train d'accomplir. Pourtant, lorsqu'une jeune fille t'interpella en signalant sa position à tes côtés. Elle se mit à mettre de la terre dans ton seau, recouvrant le pauvre ver de terre que tu venais de déloger de son habitat naturel.

Dans un premier temps, gênée par la situation, tu ne sus pas vraiment quoi dire. Puis, finalement, tu affichas un mince sourire à l'intention de la serpentard avant de la remercier d'un faible :

"Merci … C'est gentil …"

Puis, elle te proposa de l'aide. Cela te fit rougir, mais tu secouas la tête négativement :

"Ça va aller merci …"

Tu baissas le regard et entrepris de poursuivre ta tâche en creusant la terre à un nouvel endroit quand la jeune fille te tendit alors un nouveau ver de terre qu'elle laissa se balancer non loin de ton visage. Tu n'eus pas de mouvement de recul, mais tu la regardas sans comprendre avant de regarder le seau une nouvelle fois :

"Oui … Merci !"

Tu regardas le lombric tomber sur le tas avant de regarder une nouvelle fois la jeune fille :

"C'est pour le cours de botanique. Le professeur nous a demandé de ramasser des vers de terres. Pas vous ?"

Ce n'était peut-être pas le cas de tous les élèves de premières années… Juste des Poufsouffle ?
Tu la regardas, impatiente d'une certaine façon de connaître sa réponse avant de tourner la tête vers une nouvelle arrivante qui à son tour t'amena un nouveau compagnon. Décidément, il y avait foule ce matin-là dans le parc. Tu rougis encore d'avantage avant de tendre la main pour recueillir le nouveau venir et le laisser tomber dans ton saut :

"Merci …"

Tu entrepris de creuser la terre une nouvelle fois en silence, cependant, ce dernier ne dura pas très longtemps :

"Je ne pensais pas qu'il y aurait du monde dans le parc à cette heure-ci… Je suis désolée d'avoir troublé votre quiétude…"

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Ramasser des vers de Terre  Libre 

"Quiétude" Un bien trop joli mot pour ce qu'il était réellement. Mais Solenn répondit d'un hochement de tête négatif, les yeux un peu dans le vague, regardant sans regarder le seau rempli de quelques vers de terre. Cassy se releva, posa un regard sur Solenn, et retourna à l'intérieur. La rousse décida de ne pas la suivre. Elle avait sûrement envie d'être seule. Elle la suivit des yeux quelques instants, puis s'intéressa à la Poufsouffle occupée à scruter la terre. Solenn hésitait. Avait-elle vraiment envie de l'aider ? Elle n'avait rien d'autre à faire de toute façon. Elle s'agenouilla près de la brune, et se mit à chercher lentement, sans réelle conviction.

-On nous avait jamais demandé de chercher des vers, en première année...

Non, c'était sûr. Sinon, elle s'en rapellerait. Elle aurait adoré ça, chercher dans la terre, avec ses rares amis. Mais ça, c'était l'année dernière. Maintenant, elle n'avait plus d'énergie, elle n'avait plus envie de rien. 
Oh, un ver ! Elle le prit délicatement entre ses doigts, et le glissa dans le seau. La Serpentard faisait son travail sans sourire. Ses ongles étaient déjà rempli de terre. Elle aurait bien du mal à l'enlever, mais elle ne s'en souciait pas réellement. Les gens s'intéresseraient peut-être plus à ses ongles sales qu'à son absence de sourire. Enfin, elle espérait.


Reducio
Désolé pour cet énorme retard et ce post si court...

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Ramasser des vers de Terre  Libre 

Devant l'affirmation de la jeune femme, tu ouvris grand les yeux légèrement perturbés par cette révélation.

"Oh ! Et bien vous avez de la chance !"

Il était vrai que les professeurs avaient imposé des corvées à réaliser cette année et accomplir cela demandait parfois du temps. C'était sans doute une nouveauté ou un test de la part de la direction du château. Tu soupiras légèrement avant de te redresser pour creuser un peu plus loin. Puis, avisant la jeune fille qui s'était jointe à toi, tu lui demandas un léger sourire sur le visage :

"Tu penses qu'il va me falloir combien de temps pour remplir tout ce seau ?"

C'était une bonne question et cela allait sans doute beaucoup de temps, mais tu continuas malgré tout à creuser et à déposer les nouveaux vers dans le saut au côté des autres.

"Je me demande bien ce que fait la prof de botanique avec tous ses vers ! Ça en fait un sacré paquet quand même si tout le monde en ramasse l'équivalent d'un saut !"

Tu tiras un nouveau vers du sol et le déposas, la mine dégoûtée, dans le seau en compagnie de ses autres compagnons. L'interrogation persistée. À quoi pouvait bien servir tous ses lombrics. Tu reniflas de dédain, puis affichant une moue assez comique, tu finis par dire d'un ton des plus sérieux :

"Peut-être qu'elle les mange ?"

Puis, tout aussi sérieusement, tu ajoutas :

"Ou alors elle les donne aux elfes de maisons pour qu'ils nous en fassent des gâteaux ..."

Ta phrase resta en suspend…

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Ramasser des vers de Terre  Libre 

De la chance ? Peut-être. En réalité, Solenn ne savait pas. Avait-elle de la chance ? Pour beaucoup de choses, non, bien évidemment, mais certaines petites, minuscules choses pouvaient faire changer la balance. Que sa mère soit saine et sauve, que Cassy ne soit plus un monstre... Mais son père était parti. Et ne reviendrait pas. Donc, non, elle n'avait définitivement pas de chance. Ses petites mains continuaient de creuser la terre, mais sans vraiment chercher. Son regard bleu foncé était perdu un peu plus loin, en direction du lac, mais sans vraiment voir quelque chose. La rousse faisait tout mécaniquement. La voix douce de la fille à côté d'elle la sortit de ses pensées. Sans comprendre l'once d'ironie et d'humour dans la question, Solenn posa ses yeux sur le dit seau, et réfléchit quelques temps, pour répondre ensuite :

-Je dirais toute la journée. Et même plus. 

Elle se rappela alors d'une information que son grand-père lui avait appris sur l'Ecosse, et prononça du bout des lèvres :

-Tu as de la chance, l'humidité anime les vers.

A l'entendre parler, on aurait pu la croire sans sentiment. Mais ces derniers étaient cachés tout au fond, là où plus personne ne pouvait les atteindre. Ou sinon juste p'tite Lune. Oui. P'tite Lune, elle, avait une clé spéciale pour ouvrir son coeur. C'était étrange de faire autant confiance à la personne qui avait déréglé toute sa tête. Mais c'était la seule chose qu'il lui restait. Alors autant s'y accrocher.
Cassandre continuait sur sa lancée, à poser des questions à propos des vers. Solenn ne répondit rien, n'ayant aucune idée de ce à quoi cela pouvait servir. Ensuite, la brune lâcha une petite blague, que Solenn comprit avec un temps de retard, son cerveau trop fatigué. Mais alors qu'elle allait faire une autre proposition, la Poufsouffle renchérit. Et encore une autre fois. Solenn marqua un temps d'arrêt, puis lâcha :

-C'est pour cela que mon gâteau avait un goût bizarre ce matin...

Elle n'était pas d'humeur à blaguer. Vraiment pas. Mais elle savait aussi que si elle ne continuait pas la conversation, cela mettrait mal à l'aise Cassandre. Et ces temps-ci, elle avait une peur aiguë, qui était d'empêcher les personnes de se sentir bien. C'était étrange, mais Solenn n'arrivait pas à l'expliquer.

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Ramasser des vers de Terre  Libre 

Disons-le bien, ramasser des vers de terres n'était pas une activité dont tu raffolais au point d'y passer la journée comme le suggérée la jeune fille de la maison des Serpents. Cependant, tu notais une certaine monotonie dans sa voix. Une monotonie qui finit par laisser ta dernière petite blague un peu vaseuse… Sans savoir.

Le silence s'installa entre vous, tombant à l'eau comme la réplique que la jeune rousse avait malheureusement essayé de faire et un silence légèrement pesant s'installa entre vous alors que malgré tout, tu continuais avec une certaine ardeur et ceux, malgré le dégoût que cela te procurait, ta tâche fastidieuse.

Soudain, tu te relevas et t'étiras vers l'arrière tout en appuyant sur tes hanches et en poussant un gémissement caractéristique à une douleur lombaire… Cette position n'était pas vraiment agréable et puis bon :

"Pffff …"

Tu regardas ton seau, puis finalement, reppris la parole :

"Merci pour ton aide, mais … Enfin, je ne pense pas que je vais passer la journée à faire cela ! Déjà, que je suis sure que la moitié des premières années ne le fera pas …"

Tu soupiras puis, finalement, tu te laissas retomber sur les fesses, te débarrassant alors de tes bottes qui franchement devenaient lourdes et désagréables.

Puis, ton regard se tourna vers la jeune fille et son visage … Plutôt neutre. Un sourire s'afficha sur tes traits, puis soudain, d'un coup, tu demandas :

"Pourquoi j'ai l'impression que tu fais la tête ? Y a quelque chose qui ne va pas ?"

Ça t'arrivait parfois aussi de poser comme ça d'un coup brutal, la question qui fâche. La question que l'on ressent en voyant une personne afficher une moue si … étrange.

Tu as le droit de me fouetter jusqu'au sang pour mon impardonnable retard :(

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