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 Cabane de cristal  Les jours maussades

Pourquoi fêter la fête des mères lorsqu'on en a pas ? Juliette se le demandait, ce jour-là. Combien de personnes étaient dans son cas ? Elle espérait aucunes. 

Pourtant, depuis une semaine, tous les Gryffondor traînant dans le salon discutait de leurs cadeaux pour leurs mamans. Tout le monde avait l'air heureux, sauf elle.

S'était compréhensible. Mais pourquoi, alors, pourquoi son père passait à autres choses et pas elle ? 

Elle lui en voulait. Il était horrible. Il n'avait pas à oublier. Il devait se souvenir. Sinon, elle allait mourir encore une fois. Ça serait encore plus horrible.

Juliette avait faim, ce midi de fête des mères. Bien sur, la Grande Salle était bruyante, remplie de bruits d'élèves extasiés devant les cadeaux des autres.

Triste, la fillette se dirigea vers la porte, et passa une tête dehors. Bientôt, le parc de remplirait d'élèves heureux et chanceux, mais, pour l'instant, il était vide. La fillette en profita pour y aller. 

Elle fit le tour du parc, ou du moins des grandes parties, et s'approcha du lac. Elle se vit dans le reflet, terne, sombre,et triste.

Elle s'assit sur le bord du lac, retira ses chaussures et mit les pieds dans l'eau. Celle-ci, encore froide, donna la chaire de poule a Juliette. Elle s'allongea sur la terre humide, regarda le ciel et dit : 

« Reviens moi, je t'en prie, maman... ».

Lorsque des larmes commencèrent à couler le long de ses joues,l'enfant fut surprise d'entendre déjà des pas sur le sol arrivaient vers elle. Les portes de la Grande Salle venaient à peine de se fermer, personne ne devrait avoir fini son repas, non ?

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 Cabane de cristal  Les jours maussades

Ce matin là, Thalia avait senti dès les premiers instants que c'était un jour différent des autres. Sur le moment, elle l'avait oublié, mais pour son plus grand malheur, elle s'en souvint bien vite.

Car aujourd'hui, c'était un des jours de l'année qui faisaient que Thalia se sentait différente. Qu'elle se sentait mal, bizarre. C'était le jour de la fête des mères. Un jour que beaucoup d'enfants adoraient, ou au contraire redoutaient, car ils n'avaient rien à offrir à leur maman.

Thalia, elle, le détestait. Car la jeune Poufsouffle n'avait pas de mère. Ou plutôt, elle n'en avait plus. Depuis ses neuf ans et demi, quand celle ci s'était fait assassinée sous les yeux de la petite fille. Elle pleurait souvent en pensant à elle d'ailleurs.

Ce jour là, Thalia avait à peine mangé le matin, et avait passé tous les cours de la matinée à regarder par la fenêtre en soupirant. À onze heures, quand les heures de supplice en compagnie des professeurs parlant de sorts et d'événements qui auraient intéressés Thalia un autre jour, mais qui ennuyait totalement la jeune Poufsouffle aujourd'hui, et avec des élèves qui étaient tout sauf attentifs puisqu'ils discutaient des cadeaux à offrir, Thalia s'était précipitée dans le parc à peine la fin des cours avait elle retenti.

Elle avait marché, longtemps, autour du lac, puis s'était réfugiée dans la forêt, enfin, à la lisière de celle ci plus exactement car comme son nom l'indiquait, la Forêt Interdite était... Interdite. Elle s'y était agenouillé, la tête entre les mains, et avait pleuré, pleuré toutes les larmes de son corps. Elle était d'ailleurs étonnée qu'il en reste encore. Elle avait fini par arrêter de sangloter, et venait de se rendre compte que si elle souhaitait manger un peu, il fallait qu'elle se dépêche. Elle se précipita donc vers le château, quand elle entendit une voix.

Elle tendit l'oreille, et finit par percevoir la voix d'une fille, assez jeune visiblement, et qui... parlait à sa mère ? Qui lui demandait de revenir ? Une autre enfant, à Poudlard, était donc dans la même situation que Thalia ? La jeune Poufsouffle réalisa que cela pouvait être tout autre chose, mais sa décision était prise.

Elle s'avança en direction de la voix, et finit par voir une jeune fille, une rouge et or selon le blason accroché à son uniforme, et qui était au bord du petit ruisseau. Elle avança jusqu'à être juste devant elle.

Là, elle s'accroupit, et ne sachant pas quoi dire, et sachant également que les gens voulaient souvent être seuls et ne voulaient pas qu'on leur pose de questions quand ils étaient tristes, se contenta de passer un bras autour de son épaule.

Elle faillit le retirer, car s'était après tout un geste assez osé, mais se dit que si cela gênait l'autre, elle lui ferait comprendre et alors, Thalia arrêterait. Pour le moment, elle chuchota :


Je... Je peux t'aider ? Pourquoi... pourquoi tu n'es pas avec les autres ? Je t'ai entendu parler de ta... mère... Qu'est-ce qu'il y a ?


Elle se maudit aussitôt d'avoir parlé de la mère de l'enfant : celle ci voulait sans doute penser à autre chose... Et ne voudrait surement pas se confier à une inconnue... Mais bon, le mal était fait. Il ne restait plus qu'à attendre sa réponse.

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« On s'attache aux gens parce qu'on a peur d'être seul, et cette peur est plus forte que la crainte de les perdre » – Ellana Caldin

 Cabane de cristal  Les jours maussades

Une main sur son épaule, des réconforts. Une personne mal à l'aise. Non, il y en avait deux. Juliette aussi était mal à l'aise. Deux personnes mal assurées, le jour de la fête des mères, assises près d'un lac.

Brusquement, la Gryffone se releva. Elle avait sursauter lorsque que quelqu'un s'était approché, elle avait sursauter lorsque elle avait mis une main sur son épaule et elle avait sursauter en voyant le regard maussade de la fillette se tenant à côté d'elle.

Elle était belle : brune, les cheveux longs, les yeux verts, la peau pâle… Son insigne Poufsouffle était flambante neuve, Juliette se douta qu'elle était première année.

Elle ne l'entendit pas dire des mots gentil, elle ne l'entendait pas questionner, elle n'entendait rien. Elle n'entendait que cette tristesse qui émanait du corps de sa camarade dans ce jour festif. Elles avaient toutes deux perdu leur mère.

Presque soulagée, la fillette se relâcha. Elle se sentait en sécurité avec quelqu'un comme elle. Elle se sentait calme, tellement plus calme…


" Salut. T'es pas à la Grande Salle ? Tu manges pas ? Pourquoi t'es dans le parc, toute seule ? ", demanda l'enfant.

Elle savait que toutes ses questions pourraient lui être retourner, mais elle les posait tout de même. De plus, la Poufsouffle n'était pas seule, puisqu'elle était au près de la brunette, elle-même près du lac, dans le parc.

Mais engager une conversation avec les personnes qui souffraient, qui la comprenaient, ça aidait Juliette. Elle se sentait plus à l'aise de leur parler à eux qu'à d'autres personnes.

Et elle espérait que le contraire fut vrai aussi.

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