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Rendez-vous dans le froid  PV: Sylvain Ells 

Aaaah début décembre. Une période magnifique. Aux yeux d’Ambre en tout cas. Plus que quelques semaines avant Noël, bientôt les cadeaux, bientôt le sapin tout décoré qui trône au milieu du salon, le repas du soir de Noël, oui oui c’est très très important ça. Bon, d’accord, vous me direz y a des choses pas trop cool à cette période, le froid par exemple, mais avec le froid, il y a la neige ! Et la neige pour un enfant c’est génial. On peut faire des bonhommes de neiges, des batailles de boules de neige, bon on peut aussi tomber malade, mais ça on va le laisser de côté cette fois-ci. Malheureusement pour le moment il n’y avait pas encore de neige, car oui il faudrait encore attendre quelques semaines pour que cette dernière pointe le bout de son nez. Mais arrêtons de faire l’éloge de l’hiver et passons aux choses sérieuses. La deuxième année était en train de s’habiller silencieusement dans les dortoirs pour ne pas réveiller ses amies qui dormaient encore. Car oui, c’était en plein weekend, plein dimanche matin pour être plus précis, et Ambre s’était levée assez tôt par rapport à d’habitude. Il devait être 8h30, ou quelque chose comme ça. Alors oui, on est tous d’accord, ce n’est pas extrêmement tôt en soit, mais bon voilà, c’est comme ça et puis c’est tout. Car ce matin elle avait rendez-vous. Avec Sylvain. Pour une raison inconnue à ses yeux. La jeune fille avait reçu un hibou de sa part quelques jours plus tôt, qui lui indiquait exactement ceci :

Je t’attendrais dans 5 jours au bord du Lac à 10 heure.
Sylvain


On est tous d’accord sur une chose. C’était super vague. Mais bon, passons sur ce détail. On verra bien de quoi il s’agit lorsqu’Ambre sera au rendez-vous. Il lui restait une heure et trente petites minutes. Ce qui était largement suffisant pour ce qu’elle avait encore à faire. Et pour le moment, elle allait se prendre un bon petit-déjeuner. Et elle ne se fit pas prier. La préfète sortit doucement des dortoirs, traversa à la limite du pas de course la salle commune en évitant les fauteuils et passa le tableau qui séparait la salle commune des Poufsouffle au reste du château. Et la différence de température se fit tout de suite ressentir. Ambre était sortie d’un endroit chaud et douillet pour aller dans un endroit froid et humide. Mais qu’importe, Ambre aimait bien Poudlard même s’il faisait froid dedans, après tout, ce n’était qu’un minuscule petit détail. Donc, une fois dans le château, Ambre se dirigea tout de suite vers la Grande Salle, elle passa la porte de cette dernière et alla s’asseoir à la table de sa maison.

Une fois son petit-déjeuner terminé, elle retourna rapidement mettre sa cape et son écharpe et elle sortit dans le Parc. Et encore une fois elle fut surprise de la température. Il faisait vachement froid par rapport au château ; et encore plus que dans sa salle commune. Mais bon, elle ne pouvait pas faire grand-chose à part resserrer son écharpe, mettre les mains dans ses poches et rentrer la tête dans les épaules pour laisser le moins de peau au contact du froid. Elle se mit alors en marche, direction le bord du Lac. La deuxième année marchait d’un pas régulier, la tête baissée, et les yeux rivés sur le sol, bien qu’il n’y ait pas grand-chose à voir par terre. Mais elle avait toujours cette position quand elle réfléchissait en marchant. C’était inévitable. En fait, elle était en train de réfléchir à la question suivante : Pourquoi Sylvain lui avait-il donné rendez-vous ? Elle l’avait vu il n’y a pas très longtemps pourtant. Tout en réfléchissant à une réponse à cette question, elle arriva rapidement au bord du Lac. Quand elle vit de l’eau à une trentaine de centimètre de ses chaussures, Ambre décida qu’il était grand temps de s’arrêter et de voir si Sylvain était déjà là. 9h57. Il ne devrait plus tarder. 10h. Ambre se tourna en direction du château tout en repensant à son petit lit douillet et bien chaud, quand elle entendit Sylvain prononcer son prénom.

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons

Rendez-vous dans le froid  PV: Sylvain Ells 

Elle avait froid. C’est fou ce que l’hiver pouvait faire chuter rapidement, et de beaucoup, la température encore assez douce de l’automne. C’est fou à quel point les gens n’aiment pas trop ce passage de l’année. Je veux dire, le passage entre automne et hiver. On a toujours l’impression qu’il fait super froid, qu’on va geler sur place si on ne fait rien, qu’on va se transformer en glaçon. Alors qu’en fait, la vérité est tout autre. Il fait froid certes, mais pas autant qu’en plein hiver. Finalement, c’est juste le fait de changer de saison qui fait ça, de changer d’une température agréable à la fraîcheur de l’hiver. Enfin bref, tout ça pour dire qu’Ambre avait froid, qu’elle aimait quand même l’hiver, et que Sylvain venait de l’interpeller et continua dans sa lancée :

« J’ai eu peur d’me retrouver tout seul, merci d’être venue ! »

En même temps. En même temps quand vous recevez un hibou d’un de vos amis, assez proche il faut le dire, qui vous demande de le rejoindre à un endroit tel jour tel heure, il est difficile de ne pas accepter et de ne pas venir au lieu-dit à l’heure dîtes. Ce serait trop… moche, pour la personne. Et la deuxième année n’était pas comme ça. Enfin si, un jour elle n’était pas allée à un rendez-vous. Mais c’était pour aller chez le dentiste ! Elle avait une bonne raison non ? Qui aime aller chez le dentiste, sérieusement ? Quasiment personne, y a juste les fous pour aimer ça, sentir sa main se rapprocher de tes dents avec ses maudits ustensiles. La préfète sourit en découvrant le visage de Sylvain, elle voulut lui demander qu’est-ce qu’elle faisait là, dans le froid à ses côtés, mais elle n’en eut pas le temps, son ami venait de reprendre la parole.

« Tu dois te demander pourquoi j’tai fais venir ici? J’trouve que c’est vraiment un bel endroit pour passer l'temps entre amis, surtout à l’approche des fêtes, c’est important de … passer du temps entre amis »

Le jeune garçon était à peu près à la même hauteur qu’Ambre bien qu’il soit plus grand que la jeune fille. Cette dernière le regardait, il la regardait, bref tout le monde se regardait. Mais il ne l’avait quand même pas fait venir ici, le matin, qui plus est un dimanche matin, alors qu’il faisait froid, pour lui dire… ça ?! Nan nan y avait autre chose, Ambre en était certaine, enfin elle l’espérait tout du moins. Avant de dire quoi que ce soit elle essaya d’analyser la situation, ses yeux toujours plongés dans ceux de Sylvain. On était dimanche matin, il faisait froid, Ambre était avec Sylvain qui lui avait donné rendez-vous près du lac, et il lui parlait des fêtes, et que c’était important de passer du temps entres amis. Ouais c’était bien joli tout ça mais où est-ce qu’il voulait en venir ? Non mais parce qu’Ambre aimait pas trop le jeu des devinettes, surtout quand y a des gages avec quand on se trompe, mais là y avait pas de gage, juste le fait qu’Ambre gelait à mort. Son ami s’était tût, laissant un énorme blanc s’installer entres les deux élèves. La deuxième année ne savait pas quoi lui répondre. Elle était un peu mal à l’aise. Surtout qu’elle venait de penser à quelque chose et cette chose la stressait encore plus. Le bal de Noël. Elle était préfète alors elle savait parfaitement de quoi elle parlait, c’était les préfets qui l’avait organisé, mais Ambre ne pensait pas y aller. N’étant pas sûre d’elle, la jeune fille ne voulut pas en parler tout de suite à Sylvain, elle allait, pour le moment, jouer la carte de la neutralité. Bon d’accord ce mot ne convient pas très bien au contexte, et si vous avez mieux, tant mieux pour vous. La Poufsouffle se balança doucement sur ses jambes, en avant en arrière, en avant en arrière, et voulut dire quelque chose à son ami mais à peine avait-elle ouvert la bouche, aussitôt elle la referma. Cette histoire de bal, que ce soit ça ou non le sujet que Sylvain voulait aborder, l’avait un peu stressé, ou mit mal à l’aise en tout cas. Elle était sûre d’être rouge tomate à ce moment-là. Elle prit son courage à deux mains et dit doucement à son ami :

« Rassure-moi. C’est pas pour me dire ça que tu m’as fait sortir dans le froid, un dimanche matin ? »

Ambre ne l’avait pas dit méchamment, elle l’avait dit normalement avec un petit air de pitié, enfin non, un air qui voulait dire « allez-dis-moi-pourquoi-je-suis-là-! ». Elle arrêta subitement de se balancer d’avant en arrière et se rapprocha de son ami, juste devant lui, et plongea ses yeux verts dans les siens, la différence de taille était flagrante à ce moment-là, ils étaient, pour la première fois, aussi près l’un de l’autre.

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons

Rendez-vous dans le froid  PV: Sylvain Ells 

Ambre était donc devant Sylvain, attendant que ce dernier lui dise pourquoi elle se trouvait là, devant lui, à regarder son manteau. Car oui, là, elle était vraiment en train de le regarder. Bien qu’il ne fût pas très intéressant en soi, la deuxième année remarqua qu’il était… différent. Différent des autres manteaux que l’ont pouvait parfois apercevoir dans les couloirs du château. Pour tout vous dire, il ressemblait fort à un manteau tout neuf. Manteau tout neuf duquel Ambre avait vu la publicité dans La Gazette du Sorcier, parmi tant d’autres. Des bleus, des verts, des bruns, des noirs, des gris, bref, pleins de couleurs différentes et si identiques en même temps. D’après la pub’, le manteau était super résistant au froid ou quelque chose comme ça… Par la température qui courrait en ce moment, Sylvain devait avoir bien chaud dedans, ou bien froid, si la publicité ne disait pas la vérité… En tout cas, Ambre, elle, elle avait gardé le même manteau que l’année précédente, il faut dire que la Poufsouffle n’avait pas bien grandit depuis. Un manteau tout à fait banal, noir, normal, elle n’avait ni chaud ni froid dedans, elle se sentait bien et c’était le principal. Par contre, pour ses mains elle n’avait pas pensé aux gants cette année ! Supeeeer ! Et vive les poches de manteaux ! Et toujours et encore, sa fidèle écharpe aux couleurs de sa maison. Celle-là, elle ne la quittait jamais quand elle sortait. Il arrive même qu’elle la mette lorsqu’il fait doux, voir même pour dormir. C’était la sienne la sienne la sienne ! Personne d’autre que la deuxième année ne pouvait la porter. Quoique. Anatéine l’avait déjà fait. Pour venir supporter Ambre lors d’un match de Quidditch. Donc le mythe de l’ « écharpAmbre » est donc cassé. Dommage. Enfin bref. Revenons-en à notre situation. Levant les yeux vers son camarade, qui riait à cause de sa dernière phrase, elle découvrit un jeune garçon pensif, malgré son rire. Ahaaa peut-être allait-il enfin dire pourquoi est-ce qu’elle était là ? Peut-être, peut-être pas… Telle était la question. La préfète-en-chef sortit les mains de ses poches, et elle fît bien. Sylvain venait de mettre un genou à terre, juste devant Ambre, prenant sa main glaçée. Ambre ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait mais bon, elle n’avait pas tellement le choix, elle se laissa faire.

« Je t'ai fais venir pour ça enfaite.»

Pour prendre ça main… ? Ouaaaaah. Supeeeer. Nan sérieusement, il l’avait pas fait venir juste pour ça ?! Ah nan hein, c’est nul ça. La jeune fille ouvrit de grands yeux, elle ne savait vraiment pas ce qu’il voulait dire là. Enfin si, elle avait une idée, mais sur le coup elle s’était volatilisée. Comme par magie…

« Je voulais savoir si tu pouvais me l'accorder, comme tu le fais aujourd'hui, mais pour le bal cette fois? »

Huhu. Ok ok. C’était donc bien pour le bal. Ambre baissa la tête en direction du visage de Sylvain. Il avait vraiment l’air sûr de lui. Et la deuxième année comptait bien s’amuser un petit peu avec ça. Voir son ami trop sûr de lui, c’était comme lui tendre la perche. Elle dégagea donc rapidement sa main de celle de Sylvain et la remit dans sa poche de manteau. Elle fit de même avec la deuxième, puis elle se retourna pour être dos au jeune garçon. Histoire qu’elle puisse sourire et rire sans qu’il ne s’en rende compte. Car oui, niveau discrétion, Ambre elle est pas fortiche fortiche. Elle prit alors un ton calme et convainquant :

« Parce que tu crois que je te l’ai accordé là ?! Pfffff, c’que tu peux être sûr de toi Sylvain. »

Petite pause pour rire secrètement. La jeune fille marcha doucement, s’éloignant de son ami, pas trop quand même hein, disons qu’il y avait maintenant deux bons mètres entre elle et Sylvain. Elle reprit alors son « discours » :

« Doooonc, tu me demandes d’aller au bal avec toi ? Et bien comment te dire… »

Elle se retourna, regarda à nouveau le garçon dans les yeux puis s’avança rapidement vers lui, s’accroupit à sa hauteur et lui chuchota à l’oreille :

« … C’est oui. »

Elle accompagna sa réponse d’un petit bisou sur la joue de son ami, se relava et reparti rapidement vers le château, de sorte à ce que Sylvain ne la rattrape pas. A vrai dire, elle rentra rapidement dans sa salle commune, fonça dans son dortoir, tant pis si elle faisait du bruit, et se recoucha sur son lit et ferma les yeux. Elle était rouge tomate. En gros, elle rougissait. Le bal. Oulalaaaa. Ahem. Maintenant qu’elle avait un cavalier, une nouvelle mission s’offrait à elle. Trouver une tenue.

Reducio
C'est fini pour moi! :P Je te laisse conclure ;)

« DÉFONCE-LES TOUS », Monseigneur Endive • « Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'étouffe » • Batteuse des Frelons