Lac

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Un lac réfléchit mieux les étoiles qu'une rivière.  PV 

Allongée sur son lit en baldaquin, Blanche se redressa pour pouvoir déposer, sur sa table de chevet, l’énorme livre qu’elle avait entre les mains. La nuit était tombée depuis plusieurs heures et pourtant, elle n’avait pas sommeil. Lire plusieurs chapitres de L’histoire de Poudlard lui avait permis d’apprendre énormément sur son nouveau lieu de travail mais ne l’avait pas aidé à fermer l’œil. Ce qui l’étonnait d’ailleurs, lire était son remède miracle pour pouvoir s’endormir lorsqu’elle n’y arrivait pas. La jeune femme passait sa première nuit à Poudlard et elle se demandait si ce n’était pas cette idée-là qui l’empêchait de dormir. Malgré les nombreux voyages qu’elle avait effectué et donc les nombreux lits qu’elle avait utilisé, elle avait remarqué qu’il était rare qu’elle dorme convenablement lors de ses premières nuits dans un nouveau lieu. C’était psychologique et complètement idiot mais elle n’arrivait pas à se défaire de cette mauvaise habitude.

En s’approchant de l’unique fenêtre présente dans sa chambre, le regard de Blanche fut tout de suite attiré par le reflet de la lune qui était présent sur une partie du lac. Elle était heureuse d’avoir cette vue depuis sa chambre. Peut-être que certains de ses collègues n’avaient pas une vue aussi belle même si elle doutait qu’il existait un seul coin à Poudlard qui n’était pas agréable à regarder. En réalisant qu’il n’y avait aucun nuage présent dans le ciel, elle décida de s’approcher de son armoire. Elle n’allait pas réussir à dormir et elle préférait largement profiter de l’extérieur de Poudlard.

Après avoir descendue plusieurs marches d’escalier et avoir réveillé quelques habitants de tableau magique malgré-elle, la nouvelle enseignante quitta enfin le château. Elle n’avait croisé aucun élève et elle en était soulagée. Surprendre un élève qui avait décidé d’oublier le règlement de l’école le temps d’une soirée n’était pas envisageable pour elle... En effet, Blanche n’aimait pas hausser la voix et elle ne s’imaginait pas réprimander un élève… En tout cas, pas pendant sa première nuit à Poudlard car dans quelques jours, elle ne se gênera pas pour sermonner ceux qui ne l'écouteront pas en classe.

L’air frais était particulièrement agréable et faisait voler les longs cheveux blonds de Blanche derrière elle. Les avoir lâché était rare pour la française. Chaque matin, elle aimait s'attarder sur sa coiffure, pour en faire un élégant chignon. Oui, Blanche appréciait prendre soin d’elle et ça depuis son plus jeune âge. Ce qui expliquait sûrement pourquoi elle avait pris quelques minutes de plus pour choisir sa robe prune avant de quitter sa chambre. Malgré-le fait que minuit était passé et qu’il était rare de croiser quelqu’un à cette heure-ci. Elle aimait prendre son temps pour choisir ce qu’elle allait porter, c’était son petit plaisir personnel.

En approchant du lac de Poudlard, la jeune femme ne regardait pas où elle marchait. En effet, les deux yeux bleus turquoise de la sorcière était obsédé par les nombreuses étoiles dans le ciel. Elle n’avait plus observé les étoiles depuis son adolescence. S’installant sur le tronc légèrement tordu d’un chêne, Blanche baissa ses paupières en essayant de se souvenir de ses cours d’Astronomie à Beauxbâtons. Ce n’était pas sa matière préférée mais c’était celle de sa sœur.

*Oui, Anne adorait regarder les étoiles.* Pensa-t-elle en pointant du doigt une étoile en particulier.

Elle devait toujours aimer cette activité d’ailleurs... En se souvenant des nombreuses fois où sa soeur était venue toquer à sa porte en pleine nuit, pour lui demander de l’accompagner regarder les étoiles, un sourire triste se forma sur ses lèvres. Cela faisait plusieurs années qu’elle n’avait plus aucune nouvelle de sa sœur et elle devait se l’avouer à elle-même… Anne lui manquait.
Dernière modification par Blanche Tourmaline le 3 novembre 2015, 18 h 43, modifié 2 fois.

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Un lac réfléchit mieux les étoiles qu'une rivière.  PV 

Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève
La plainte douloureuse d'un chien qui aboie
Le silence inquiétant qui précède les rêves
Quand le monde a disparu l'on est face à soi

      Cette nuit-là, Wilhelm Heltowni n'arrivait pas à trouver le sommeil. Il avait beau se tourner et se retourner dans son lit, rien n'y faisait. La pleine lune pouvait-elle être responsable de son insomnie ? Impossible, la dernière avait eu lieu moins de deux semaines auparavant. Et puis, il n'était pas sensible à la lumière du satellite. Quoique...
      Se tournant et se retournant dans ses couvertures, il ne remarqua pas qu'il s'était emmêlé les pinceaux et qu'il était à présent à deux doigts de tomber de son lit. Et ce qui devait arriver arriva. Le bruit du Directeur de Serpentard ayant chu fut heureusement couvert par sa couverture, de même que son cri de douleur, étouffé par l'oreiller qui avait suivi, laissant ainsi les vipères dormir tranquillement. S'asseyant en tailleur et se massant un membre douloureux, Wilhelm décida d'un coup de tête, qui avait très certainement tout d'écossais, d'aller se promener un moment dans le parc. S'il n'arrivait pas à trouver le sommeil, peut-être que celui-ci finirait par lui tomber dessus.
      Ni une, ni deux, il se releva et alla enfiler ses habits de tous les jours, quoique des vêtements un peu plus chaud. Les nuits de septembre étaient fraîches à Poudlard, il le savait pour les avoir vécu six ans durant. Six ans... et dire que cela ferait bientôt une année, en février, qu'il se promenait à nouveau dans les couloirs de l'école.
      Soupirant en pensant que cela faisait sa deuxième nuit de suite qu'il était victime d'insomnie, il ferma délicatement sa porte à clef, veillant à laisser le château dormir et, tel un serpent se baladant dans les couloirs, emprunta sans encombre l'escalier menant au Hall d'Entrée, dont l'élégance n'avait de cesse de l'impressionner et de lui couper le souffle – il finit par s'apercevoir qu'il avait trop serré sa ceinture, expliquant son étouffement, et enleva un cran.

      Pensant se trouver uniquement avec lui-même, il ferma les yeux un moment, profitant de l'air frais faisant virevolter sa cape d'émeraude et ses cheveux de jais, soulevant le col de sa chemise argentée, cachée sous un épais veston noir. Les herbes sèches et froides semblaient jouer avec son pantalon et ses chaussures noirs. Rouvrant ses yeux gris, il crut remarquer une silhouette bouger au loin, du côté du Lac. Était-ce un élève ? Si la réponse était oui, le malandrin avait intérêt à vite se cacher ou à expier sa faute avant qu'il ne soit trop tard. Car, bien que l'on fût seulement à la seconde nuit de la rentrée, le polonais comptait bien appliquer le règlement à la lettre, n'en déplaise à quiconque.
      Bien décidé à attraper l'élève qui resquillait, il se faufila discrètement, ses pas étant dissimulés par le bruit du vent et étouffés par la pelouse verdoyante au clair de lune, se dissimulant régulièrement derrière les rochers qui parsemaient le chemin de terre. Après s'être rapproché progressivement de la silhouette, il se dit qu'il qu'elle semblait rudement grande pour être une élève. Cela se pouvait-il que ce soit l'une de ses collègues – l'une car les cheveux, blonds, rendus platine par la Lune, étaient noués en un chignon – et non pas une élève ? C'était plausible. Des deux nouvelles arrivées – car, à n'en pas douter, c'était une nouvelle – laquelle pourrait-ce bien être ? Le professeur se souvint vaguement que sa nouvelle collège de Serpentard avait les cheveux bruns. Et puis dans tous les cas, dans l'équipe professorale, seule le professeur Tourmaline avait des cheveux blonds. Bien joué, Sherlock...
      La silhouette s'arrêta finalement au bord du lac. Wilhelm s'approcha encore, jusqu'à l'entendre soupirer. Plus de doute possible, il s'agissait bel et bien de sa nouvelle collègue, française d'après ce qu'il avait pu en déduire. Ne saisissant pas l'idée qu'elle puisse être victime d'une crise cardiaque suite à une soudaine irruption, il rompit le silence, pourtant troublé par le bruit des clapotis du lac, sur lequel les étoiles se reflétaient avec une beauté sans pareille, d'une voix douce :


      « Le ciel français vous manque-t-il, professeur Tourmaline ? »

      Bien que sa maîtrise du latin et de l'italien lui avait permis d'apprendre le français, il n'était pas prompt à utiliser cette langue sans connaître la personne. Ce d'autant plus que son accent anglo-polonais laissait à désirer.

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Un lac réfléchit mieux les étoiles qu'une rivière.  PV 

Une voix grave mais douce arriva aux oreilles de Blanche. Elle pensait être seule et pourtant ce n'était pas le cas. Elle arrêta de pointer du doigt le ciel et se retourna légèrement pour observer la personne qui venait de la sortir de ses pensées. Un homme aux cheveux foncés et aux yeux clairs était auprès d'elle. La nouvelle enseignante le reconnu comme étant l'un de ses collègues. Il était pourtant impossible pour elle de mettre un nom sur ce visage. La Frenchie n'avait jamais eu la mémoire des prénoms et des noms, contrairement à son collègue qui venait de prononcer parfaitement son nom de famille en s'adressant à elle. En réalisant cela, un sourire se dessina sur ses lèvres fines. La femme aux cheveux blonds aimait qu'on se souvienne d'elle.

Continuant d'observer son collègue en face d'elle et particulièrement sa veste, l'enseignante se souvint que ce dernier venait de lui poser une question. Regarder le ciel depuis la France était-elle une activité qui lui manquait ? Sûrement. Parfois, la France lui manquait également. Elle n'était pourtant pas prête à avouer ce secret à qui que ce soit et encore moins à une personne qu'elle ne connaissait pas. Elle risquait de se retrouver dans une situation embarrassante, si elle le faisait. Blanche n'avait pas envie d'expliquer pourquoi elle s'était faite la promesse de ne plus jamais retourner en France. Le pays où elle était née et où elle avait grandi. Beaucoup de personnes pensaient qu'elle était une simple amoureuse des voyages et cela lui convenait parfaitement.


« Qu'importe le pays où nous sommes, le ciel est toujours agréable à regarder » Dit-elle en marquant une pause. « Je suis heureuse de rencontrer quelqu'un à cette heure-ci en me baladant au bord du lac. Avez-vous l'habitude de sortir tard le soir pour regarder les étoiles ? » Demanda-t-elle en changeant de sujet.

La Française devinait que l'homme en face d'elle devait avoir des difficultés à dormir et ça depuis quelque temps. Les cernes présentent sous ses yeux étaient marqués mais, Blanche avait l'élégance de ne pas fixer ses dernières et encore moins d'évoquer le sujet. Elle préférait lui demander s'il lui arrivait souvent de réaliser ce genre de balade nocturne. Cela lui permettait d'engager la conversation et de sous-entendre à son collègue qu'il ne la dérangeait pas et qu'il pouvait rester auprès d'elle, s'il le souhaitait. La Française se demandait si son collègue allait continuer son chemin ou au contraire s'installer à ses côtés, sur ce tronc d'arbre qui était étrangement confortable. Observer le ciel étoilé en sa compagnie pouvait être un moyen de faire connaissance. Blanche étant une femme particulièrement sociable, elle espérait rencontrer des personnes un minimum sympathiques à Poudlard. Sa première rencontre dans le Poudlard Express n'était pas un bon souvenir. Elle se demandait d'ailleurs pourquoi cette Allemande avait été autant désagréable avec elle. Jetant un coup d'oeil à l'homme toujours auprès d'elle, la Française décida d'oublier sa rencontre dans le train pour porter son intention sur son collègue. S'il ne souhaitait pas passer un minimum de temps en sa compagnie, pourquoi serait-il venu à sa rencontre ? Blanche pensait être seule et il devait l'avoir remarqué. Ce qui expliquerait sûrement pourquoi il s'était approché d'elle en faisant le moins de bruit possible.

Depuis toujours, Blanche n'aimait pas être seule. Lorsqu'elle était une petite fille, elle était toujours avec son professeur particulier. Lorsqu'elle était adolescente, elle était toujours avec sa petite sœur. Lorsqu'elle allait dans un nouveau pays, elle arrivait toujours à se lier d'amitié avec un habitant qui l'emmenait visiter de nombreux endroits. D'ailleurs, ces habitants étaient souvent des moldus. Ces nombreux voyages lui avaient permis de mettre ses préjugés de côté sur les personnes ne connaissant rien au monde de la magie. C'était surtout une jeune vietnamienne qui lui avait prouvé, malgré-elle, que les moldus étaient plus intéressants qu'elle ne l'avait jamais imaginé.

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Un lac réfléchit mieux les étoiles qu'une rivière.  PV 

      La jeune femme ne sembla pas surprise le moins du monde par l'arrivée soudaine et subite du professeur d'Histoire de la Magie. Si elle le fut, elle eut au moins la galanterie et la sagesse de ne par le montrer, du moins pas ouvertement. Ses gestes cependant rapides –– elle baissa son bras, se retourna et regarda Wilhelm –– trahissaient au pire un étonnement, au mieux un réflexe. Après lui avoir légèrement souri, elle sembla jauger pendant quelques instants son collègue, faisant croire à celui-ci que sa veste était tâchée, qu'elle avait un trou ou encore qu'elle était mal mise. Il n'en était rien, vu qu'elle leva finalement ses yeux en direction de ceux du polonais, avant de lui répondre philosophiquement que, depuis n'importe quel endroit de la planète, le ciel était agréable à regarder.

      Wilhelm se dit qu'elle n'avait pas tout tord. Car, même si la terre était rouge de sang au lieu d'être verte de printemps, le ciel n'était pas conditionné aux massacres que les hommes pouvaient provoquer. Tandis que sa collègue se plaisait à marquer un instant de silence, il se rappela qu'en plus, on n'avait pas le même ciel à l'hémisphère nord ou à l'hémisphère sud. La question qu'elle lui posa après être sortie de son mutisme le fit franchement sourire. Elle allait l'apprendre, c'était certain, mais le polonais possédait une fibre nocturne assez étrange qui s'était éveillée aux alentours de son cinquième ou sixième anniversaire.
      Le sourire toujours aux lèvres, il leva les yeux en direction du ciel, soupira d'aise et répondit à sa collègue d'une voix douce, tranquille et reposante.


      « J'en ai eu l'habitude. Avant d'enseigner l'Histoire de la Magie, j'étais en Astronomie. J'ai étudié à l'Académie Sorcière d'Astronomie jusqu'à mes vingt-deux ans –– déjà neuf ans ! ––, puis je suis retourné au service des astronomes polonais, jusqu'au début d'année avant de revenir à Poudlard, plus de douze ans après l'avoir quitté. D'ailleurs, pour en revenir au sujet initial, regardez-là. Vous voyez la constellation en forme de casserole ? Si vous avez des yeux parfaitement réglés, vous pourrez observer une étoile-double, en bas à l’extrémité droite... juste là ! Vous les voyez ? »

      Et tandis qu'il discourrait, il pointait son doigt long et fin en direction de l’étoile-double qu’il voulait qu’elle regarde, la guidant autant qu’il le pouvait, avant de finalement s’asseoir sur le tronc, veillant tout de même à ne pas pousser sa collègue… Du moins, pas trop brutalement.

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En entendant son collègue soupirer d'aise, Blanche décida de porter, une fois de plus, toute son intention sur le sorcier en face d'elle. Un sourire était étiré sur les lèvres de ce dernier. Il observait le ciel. La Française appréciait les personnes qui étaient capables de se contenter des petits plaisirs simples de la vie. Il lui arrivait souvent d'avoir ce genre de sourire lorsqu'elle faisait du shopping et qu'elle tombait sur une création magnifique. Il lui arrivait également d'avoir ce genre de sourire lorsqu'elle mangeait un plat particulièrement délicieux. La voix rauque mais douce de son collègue arriva une fois de plus aux oreilles de Blanche et elle en était soulagée. En plus d'être un véritable amoureux des étoiles, ce sorcier semblait être sociable. Écoutant attentivement le monologue de ce dernier, le professeur de sortilèges était ravie de constater qu'il se dévoilait un peu. Elle était d'ailleurs particulièrement étonnée d'apprendre qu'il avait plus de trente ans, car il ne faisait pas du tout son âge.

*Les hommes vieillissent mieux que les femmes... Quelle injustice.* Pensa-t-elle.

Du haut de ses vingt-six ans, Blanche avait peur de vieillir. Les rides et les cheveux blancs, elle voulait connaître ça le plus tard possible. Ce qui expliquait sûrement pourquoi elle dépensait énormément de Gallion dans certains produits.... Pour entretenir sa peau de bébé. Ce qui expliquait sûrement pourquoi elle avait énormément de crème dans sa valise. Instinctivement elle toucha du bout des doigts l'une de ses joues. Elle était douce et froide. Maintenant qu'elle y pensait, il faisait frais ce soir. Alors que la jeune femme frottait ses mains pour tenter de se réchauffer, elle remarqua que son collègue montrait le ciel. Il parlait d'étoile-double et la Française ne savait pas du tout ce que cela signifiait. Elle tentait de ne rien laisser paraître. En réalisant que le trentenaire tentait de lui indiquer l'étoile-double en la pointant du doigt, la jeune femme plissa ses yeux en cherchant attentivement cette étoile mystérieuse.

La jeune femme était tellement concentrée qu'elle ne remarqua pas que l'homme en face d'elle s'approchait du tronc qu'elle utilisait comme siège. En réalisant enfin que son collègue s'installait à ses côtés, Blanche quitta des yeux le ciel. Elle tourna lentement sa tête en direction de l'homme qui la poussait légèrement. Leurs visages étaient séparés seulement de quelques centimètres, ils étaient trop proches pour la Française. La jeune femme venait de se décaler légèrement et de lancer un sourire gêné au polonais avant de virer son regard à nouveau vers le ciel. Depuis quelques années, il était difficile pour elle d'être aussi proche d'un homme.


« Je suis particulièrement chanceuse de rencontrer un astronome. Surtout un soir où le ciel est dégagé. » Dit-elle en espérant oublier ce moment gênant. « Je vois l'étoile. C'est bien celle-ci n'est-ce pas ? » Ajouta-t-elle en pointa du doigt dans la même direction que le sorcier.

La jeune femme était persuadée de pointer dans la bonne direction. L'amoureux des étoiles avaient été assez précis et elle le remerciait secrètement. Son collègue donnait l'impression de vouloir vraiment partager son savoir et Blanche regrettait sa réaction. Elle n'arrivait pas à oublier certains événements et cela l'agaçait légèrement. La nouvelle enseignante de Poudlard espérait sincèrement ne pas avoir vexé son collègue en s'éloignant de lui.

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      Le professeur Heltowni se calibra de manière à vérifier que sa collègue de Gryffondor –– car, oui, c'était une Rouge et preuve était faite que le polonais pouvait sympathiser avec tout un chacun –– regardait la bonne partie du ciel ; il semblait que ce fût le cas. Cela le rassura : il n'avait pas perdu la main pour permettre aux profanes de se repérer dans les méandres du ciel. Après tout, dix ans d'Astronomie en tant que professionnel, cela paie.

      « Exactement ! Si vous voyez deux étoiles à cette place très précise, c'est gagné, vous avez une excellente vue. Dans le cas contraire, je pense qu'il faudra investir dans des lunettes. Et, hum, voyons... Il se mit à détailler la forme de son visage et de son nez. Hum, oui, je pense que des petites lunettes rondes vous siéraient bien ! Voyons... quelque chose de discret dans tous les cas. Enfin, je ne vois pas pourquoi je vous parle de tout cela, vous aurez une excellente vue jusqu'à la tombe. Même le professeur Dumbledore n'utilisait ses lunettes que comme une sorte de protection. Mais... ma parole, mais vous êtes frigorifiée ! »

      Il n'avait pas remarqué qu'elle tremblait de froid. De ce fait, il enleva son manteau et le mit sur les épaules de la jeune professeure. Ils restèrent un bon moment là à discourir sur les étoiles. Cependant, l'aurore se faisait voir et ils se dirent qu'il était temps de rentrer au château pour espérer au moins trois heures de sommeil afin d'être à peu près en forme pour le lendemain. D'un accès de galanterie qu'on aurait pas imaginé pour un Serpentard –– quoiqu'il n'était pas en réalité un Serpentard, mais bel et bien un Serdaigle à tendances poufsoufflesques ––, il avait accompagné le professeur Tourmaline jusqu'à la tour des Gryffondor puis était redescendu tous les escaliers pour tomber raide mort de fatigue dans son lit. Autant dire qu'on ne le vit pas lors du petit-déjeuner de ce jour-là...

Reducio
Fin certes brusque, mais il fallait le finir x) J'ai été ravi de faire ce RP avec toi même s'il a traîné en longueur ! Merci ! ;)

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