Lac

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Trop précieux pour être perdu  PV 

L'instant était incroyable. La main de Louis attrapa enfin le bras de Meredith et il réussit, tant bien que mal, à la sortir de l'eau et à la hisser sur la barque. Aussitôt il retira sa robe de sorcier, se retrouvant en pull et jean, pour la lui passer. Et ensuite, contre toute attente, il la pris dans ses bras.
Meredith ne disait rien. Elle accepta volontiers la robe qu'elle enfila sur ses épaules, comme une cape. Ses cheveux et ses vêtements trempés la glaçaient jusqu'aux os et degoulinaient dans la barque et sur le garçon. Meredith se laissa étreindre, posa son menton sur l'épaule tremblante du Serdaigle et ferma les yeux. Enfin, elle se laissa aller aux larmes. Elle n'entendit que vaguement les paroles de son sauveur. Elle savait que, dorénavant, elle était en sécurité. Et qu'ils allaient rentrer à Poudlard. Meredith fut envahie d'un sentiment de confort en songeant au bon feu de cheminée qui l'attendait dans sa salle commune. Mais elle était bien, dans les bras de Louis. Et elle ne voulait pas le quitter,même pour retrouver la chaleur d'une salle à laquelle il n'avait accès.
Dieu sait combien de temps ils restèrent dans les bras l'un de l'autre, en silence, tremblants ensembles. Puis Meredith murmura un "Merci" et se retira légèrement. Elle fit en sorte que sa main enlace celle de son...ami. Et soudain, en regardant autour d'elle, elle aperçut le foulard bleu qui flottait, à seulement quelques mètres, et elle se rappela pourquoi ils s'étaient aventuré ici. Le corps de la Poufsouffle s'était réchauffé et ses idées étaient plus claires. Elle se rendit compte de certaines chauses. D'une part, la présence de l'eau ne l'embarassait plus autant qu'avant. Elle pouvait admirer sa surface lisse et soyeuse. D'autre part, la proximité de Louis ne la gênait plus non plus. Un lien intime s'était créé entre eux deux.


-Tu...tu m'as sauvé la vie...murmura Meredith d'une voix tremblante. Je...Je...tu...Elle soupira. Les mots ne lui venant plus, elle devait avoir l'air bien ridicule...
-On va...On va aller chercher ton...ce pourquoi on est là. On n'a pas fait ça...pour rien. Il est tout près...

La Flamme de Loyauté jamais ne vacille ni ne s'efface

Trop précieux pour être perdu  PV 

Louis continuait de serrer Meredith contre son corps. Il pouvait sentir son corps trembler, probablement sous l’émotion et/ou le froid, tandis qu’elle sanglotait. Il s’en voulait énormément de lui avoir fait subir une telle épreuve. Il n’osait rien dire, sentant son menton sur son épaule tandis qu’elle s’abandonnait aux larmes. Son cerveau songeait encore à ce qui se serait passé si elle s’était noyée. Oui, il ne pouvait s’empêcher d’y penser malgré lui… Dans sa tête, son cerveau de surdoué pensait à des images atroces, comme l’image du corps inerte de Meredith, flottant à la surface du lac, tandis que le vent la ballayait et la déplaçait dans l’eau. Il se demandait comment il aurait pu prendre son corps, le ramener, oser le toucher pour commencer, et retourner au chateau, la boule au ventre, le cadavre dans ses bras. Et le pire aurait probablement été qu’il aurait dû dire à tout le monde qu’elle était morte… Morte par sa faute.

Il secoua la tete, se forçant à chasser ces images et ces pensées atroces, caressant doucement le dos de Meredith; oui, elle était là. Elle était là, avec lui, dans ses bras, sur la barque, en sécurité et vivante. Il espérait que la pauvre Poufsouffle n’aurait pas de séquelles, au niveau du mental. Il ne se le pardonnerait pas non plus, si son traumatisme s’était aggravé… Il était tellement heureux de l’avoir, là,dans ses bras. En plus de le rassurer, cela lui procurait un étrange sentiment qu’il n’arrivait pas à interpréter. C’était comme… un bon sentiment. Oui,il savait juste cela. Un sentiment si bon, revivifiant. Il regarda Meredith, espérant qu’elle ne le regardait pas comme on regarde un fou, ou un assassin. Pire, il espérait qu’elle n’allait pas le gifler, ou l’ignorer, le fuir, en hurlant qu’elle avait bien faillit perdre la vie par sa faute. Mais finalement, il la vit regarder l’eau. Inquiet pour elle, il hésita.


*Elle ne devrait pas regarder l’eau !*

Mais finalement, il fut quelque peu surpris de voir qu’elle ne semblait pas inquiète, ou même traumatisée étant donné l’expression de son visage. Elle semblait même...seraine, en fait. C’était un poil étrange à voir, puisqu’elle était phobique, et qu’en plus elle était tombée à l’eau en manquant de mourir par sa faute. Après un moment de silence, elle s’était enfin mise à parler, mettant en évidence le fait qu’il lui avait sauvé la vie. Ces paroles auraient pu l’air un tantinet inutile, puisqu’il était évident qu’il l’avait sauvé, et encore heureux ! Mais Louis n’avait guère le temps de penser à cela.

« Oui… Je suis énormément désolé… Je m’en veux tellement… » dit-il, l’air navré.

Par ailleurs, elle remit sur le palier le fait qu’il devait récupérer son objet perdu, flottant encore miraculeusement à la surface du lac. Il en avait totalement oublié ce pourquoi il était venu ! Il tourna la tête de chaque côté, cherchant le morceau de tissu perdu, et le vit à la surface de l’eau, non loin de lui. Il en fut légèrement gêné rien qu’à penser au fait qu’elle allait voir cela. Voir qu’ils étaient venu JUSTE pour ce vulgaire morceau de tissu. Elle en serait probablement dégoûté, puisque cet objet aurait pu mettre fin à sa vie.

« Oui, c’est vrai… J’avais oublié ça… On va se dépêcher de le récupérer et de retourner sur la terre ferme. »

Faisant attention à bien regarder Meredith pour la surveiller, Louis prit la rame de la barque, pour la plonger dans l’eau, afin d’essayer de s’approcher du morceau de tissu. Il serra doucement la main de Meredith, comme pour la rassurer et faire attention qu’elle ne bascule pas à nouveau, ramant, tant bien que de mal, avec une seule main, ce qui n’était pas vraiment facile. Mais, par chance, c’était suffisant, puisque le foulard n’était plus très loin d’eux, jusqu’à ce qu’il puisse poser la rame et se saisir de son doudou, à présent totalement mouillé. Il espérait qu’elle ne s’intéresse pas de trop près à cet objet sentimental. Louis, afin de le sécher partiellement, le tordit pour faire s’échapper l’eau encore imprégné à l’intérieur.

*Au moins, dans un sens, il sera beaucoup plus doux…* songea-t-il avec une certaine forme d’optimisme.

Il hésita quelque peu à parler de son doudou à Meredith, et, finalement, il se dit qu’elle méritait bien de savoir pourquoi elle était venu.

« Ça y est, je l’ai… Cet objet a une très grande valeur sentimentale, pour moi… »

Quelque peu hésitant, et honteux, il montra à la jeune fille le foulard, encore quelque peu mouillé. Cependant, optimiste, il se dit que cela pourrait amuser la jeune fille, et lui faire oublier les derniers évènements.

« Le rêve; le seul paradis qui puisse exister dans ce monde. »

Trop précieux pour être perdu  PV 

Il m'a sauvée. Il m'a sauvée. Sans lui je serais morte. Il m'a sauvée.

Meredith ne cessait de se répéter ces mots dans sa tête. Tandis que Louis ramait d'une seule main pour récupérer le foulard, Meredith le regardait comme jamais elle ne l'avait regardé auparavant. Par coups d’œil furtifs, elle observait ses mains fébriles, l'une crispée sur la rame, et l'autre enserrée dans la sienne. Elle regarda aussi son visage, maigre. Et ses yeux...maintes fois, dans l'ombre, elle y avait pensé. Ses yeux si profonds, avaient la couleur du ciel par un jour d'été, en plus sombre peut-être. Ces yeux qui ne la quittaient pas, qui la regardaient d'un air inquiet, qui battaient régulièrement des paupières.
Nombre de filles ne l'auraient pas trouvé spécialement beau. Ni spécialement attirant. Ses gestes nerveux ne faisaient rien pour. Et pourtant...Une force attractive reliait le Serdaigle à la petite rouquine. Elle le trouvait beau. Pas exceptionnellement beau, mais...attachant.
La Poufsouffle secoua la tête pour se rafraîchir les idées, tandis que Louis empoignait enfin son foulard. Il le tordit pour le sécher et le montra à Mérédith en disant :


"Ça y est, je l’ai… Cet objet a une très grande valeur sentimentale, pour moi… "

Il avait l'air soucieux, comme s'il attendait la sentence. Meredith se demandait ce que cela voulait vraiment dire. Mais elle laissa rapidement tomber. Cet objet avait de la valeur aux yeux de son ami, donc il en avait aussi à ses propres yeux. Point. Et puis d'ailleurs, tout le monde avait ses secrets. Meredith elle-même en avait. Mais elle ne voulait absolument pas incommoder Louis en l'obligeant à lui révéler les siens.
La Poufsouffle esquissa un sourire qui n'avait rien de moqueur. Simplement pour dire : "Je comprends.". Ou, du moins, "Je ne comprends pas mais tu peux garder ton secret en paix.". De toute façon, elle ne dirait rien. Dire quoi, d'ailleurs ? Que Louis avait un foulard précieux ? Ha, elle est bien bonne celle-là.

La première année soupira.

" On devrait rentrer" ,dit-elle avec une pointe de tristesse dans la voix.

Que lui arrivait-il ? Meredith était aquaphobe. Elle avait toujours peur de tomber à l'eau, de se noyer. Mais quelque chose avait changé. La sécurité régnait dans son âme. Elle était avec lui. Il l'avait sauvée. Elle ne voulait pas vraiment rentrer à terre, mais ne voulait pas rester sur le lac non-plus.
Quand on est enfant, quand on a onze ans, des tas de changements se font subitement. Les sentiments se mélangent dans la tête, et on ne sait pas démêler les bons des mauvais sentiments. On ne peut pas savoir lequel trône. C'est ce qui se passait en ce moment, dans l'esprit dérangé de la petite fille. Une vraie bataille entre tous les sentiments. Lequel triompherait ?
Serait-ce la sécurité ? Meredith se trouvait avec Louis, il l'avait sauvée et serait sans-doute près à recommencer.
Mais ils se trouvaient toujours sur l'eau.
Alors, serait-ce la peur ? La peur de tomber à nouveau, que Louis se détourne ?
Mais avec lui, Meredith se sentait plutôt bien.
Dans ce cas, peut être le bien-être triompherait-il ? Mais ils se trouvaient toujours sur l'eau !!
Le ridicule ?
Le bonheur ?
Si les deux enfants regagnaient la terre-ferme, Louis laisserait sûrement Meredith et s'en irait oublier leur aventure.

Plongée dans ses réflexions, Meredith avait l'air hagard. Et elle secoua de nouveau la tête. Louis avait recommencé à ramer (à deux mains cette fois-ci). Tout ce qui comptait, c'était lui. Il était là pour le moment.
C'est à cet instant qu'un sentiment triompha vraiment. un sentiment qui mêlait à la fois la peur, la sécurité, le bien-être, le ridicule, la honte et le bonheur. Quand Meredith posa enfin les pieds dans l'herbe tendre, qu'elle s'y laissa choir à genoux, qu'elle caressa l'air de ses doigts avec émotion, elle se fichait éperdument que Louis la croit folle. Car elle avait découvert le sentiment qui la menait depuis qu'elle avait rencontré ce petit Serdaigle craintif, mais si courageux !
Quand elle releva les yeux vers les siens, le sentiment la frappa comme un coup de fouet.
C'était l'Amour.


Reducio
Ca pourrait être une fin convenable, je laisse le soin à Louis d'écrire sa part et de clore ou non (dans ce cas je continuerai avec plaisir. Bye ! (magnifique rpg en passant !)

La Flamme de Loyauté jamais ne vacille ni ne s'efface