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My Fair Lady  pv : Alyce Oran 

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Ça faisait bientôt un an que miss Collins n'était plus là. Presque un an que le pauvre petit cœur d'Arthur Grimms était brisé en mille morceaux. Mais les semaines et les mois passant, renforçant la solitude amoureuse de notre porteur d'oreilles décollées, aidèrent à renforcer cet organe si capricieux duquel personne encore n'avait pu remplacer le doux visage de cette chère Holly.

Jusqu'à maintenant.

En effet, cela faisait quelques temps qu'Arthur faisait du théâtre. Et si, au début, sa concentration ne s'était portée que sur cet art si passionnant, elle s'était peu à peu tournée vers celle qui présidait les séances : Alyce Oran. Encore une rousse, sûre d'elle et de ce qu'elle faisait. Comme Jeanne d'Arc contre les Anglais, comme Christophe Colomb en Amérique, elle avais conquis le petit cœur fragile de ce deuxième année. L'aigle s'était emparé du serpent, et il n'était pas prêt de le lâcher.

Mais ses nuits n'étaient maintenant voilées que de questionnements. Comment lui dire ? Que faire ? Essayer de l'oublier ? Hors de question. L'amour était toujours un cadeau et le repousser était certainement la pire des idées. Il voulait, au contraire, le crier au monde entier ! Mais quelque chose différait de la période où il ne se cachait pas de son amour pour Holly Collins. Aujourd'hui, il était un peu plus...timide. Oui, il avait l'impression qu'il y avait quelque chose de plus sérieux maintenant. Il ne saurait dire pourquoi.

Donc il n'allait pas oser l'aborder directement, parfums et fleurs en main. Il le savait. Mais alors, comment faire ? C'était la question récurrente ces derniers temps : comment faire ? Il ne pouvait décidément pas poursuivre comme ça, à baver en silence pendant les séances de théâtre. Il devait impérativement trouver une solution.

C'est alors qu'un événement vint à son secours : le bal de noël. Son histoire d'amour avec miss Collins, digne des plus grands romans, avait commencé par un bal. Il était donc logique qu'il en soit de même avec la belle Alyce.
Alors il avait demandé à un de ses amis, de dire à un de ses pote qui le dirait à sa cousine qui transmettrait à son best qui chuchoterait à Alyce qu'elle était gentiment conviée lundi soir à 18 heures, après les cours et avant le dîner, près du lac.

Et on était lundi soir, 17h50. Arthur se tenait près du lac et il attendait, les jambes tremblantes et l'esprit brumeux, l'élue de son petit cœur de deuxième année. Il tenait dans ses mains une lettre de peur de perdre ses mots face à une telle beauté.

Quand elle fut enfin là, il lui sourit. Elle avait bien eu le message de ce rendez-vous. C'était déjà une bonne chose ! Mais maintenant qu'elle se tenait face à lui, il n'avait rien trouvé de mieux que de lui sourire d'un grand sourire limite flippant et de rester figé. Il la regardait avec des yeux globuleux. Il faisait vraiment très très peur. Au bout d'un moment, il se décida enfin à bouger mais simplement pour lui tendre les mots qu'il avait écrit. Il lui donna la lettre (qu'il avait normalement écrite pour lui-même, pour se rappeler de ce qu'il devait lui dire), et il partit simplement en courant vers le château.

Il dévala les couloirs et escaliers pour s'enfermer dans son dortoir, dans sa salle commune. Mais il se sentait bien en fait. Maintenant, il avait donné son mot, Alyce connaissait ses intentions et il n'avait qu'à attendre sa réponse. En fait, le plus dur était fait ! Oui, maintenant, il se sentait bien.

En ouvrant la lettre, Alyce put admirer ces quelques mots :

Alyce,

Je suis pas très à l'aise avec les mots. J'm'appelle pas Voltaire (tu sais, celui qui a écrit les Misérables j'crois) et je sais que miss Loewy croit que j'fais encore pipi au lit (je te JURE que c'est faux !).

Mais je sais aimer les belles choses et je crois que c'est la base de tout poète nan ? (Peut-être pas en fait) Et toi, je t'aime beaucoup. Tu es belle à l'intérieur autant qu'à l'extérieur et voilà, tu n'es sans doute pas sans savoir qu'un bal arrive à grands pas !

Alors, veux-tu être ma cavalière ? Ce sera super sympa, je te promets !
(Tu préfères les fleurs en sucre ou les chocogrenouilles ?)

~ magiclandthetopofthetop.tumblr.com ~
Take my smile, that's the only thing I have

My Fair Lady  pv : Alyce Oran 

18 heures. Alyce traversait la pelouse du Parc à grands pas, se dirigeant tout droit vers le Lac. Elle frissonna légèrement en sentant un courant d'air frôlait sa peau. On était en décembre, et la jeune fille avait encore du mal à s'adapter au changement de climat si... brutal. Car oui, l'été avait été chaud et long, mais il fallait laisser place à l'hiver. Enfin bon, si la jeune fille était sortie en cette soirée banale, ce n'était pas pour parler de la pluie et du beau temps. Une élève de son dortoir lui avait chuchoté qu'on l'attendait après le repas. Qui ? Elle ne le savait pas. Mais Alyce était d’humeur joyeuse, et avait décidé de se rendre à ce rendez-vous.

Elle n’avait aucune idée sur la personne qui l’attendait ou la raison du rendez-vous. Mais elle s'en fichait. C'était plutôt drôle comme situation : partir vers à l'inconnu, vers l'inconnu. Bon, elle ne quittait pas l'enceinte de Poudlard, et son mystérieux hôte était sûrement une connaissance. Mais bon, c'était tout de même un peu excitant.

Alyce arriva alors devant le lac. Elle aperçut une petite silhouette qui attendait, mais elle n'arrivait pas à distinguer nettement qui c'était. La jeune fille s'approcha en se frottant les mains, que le froid de décembre avait congelées. Qu'elle ne fut pas sa surprise en découvrant Arthur Grimms ! Son camarade de Serpentard, qu'elle avait connu grâce au club de théâtre, sourit en la voyant arriver. Il ne parla pas, dévisagea simplement la jeune fille d'un air bêta. Alyce en profita pour le détailler à son tour. Il était plus petit qu'elle, sa robe de sorcier semblait d'ailleurs trop grande pour lui. Il avait un petit nez tout rond, les oreilles décollées et les cheveux en bataille. Rajoutez aussi le petit air timide avec lequel il observait Alyce. La jeune fille ne put s'empêcher de sourire ; elle trouvait cela mignon.

C'est alors que sans crier garde, il tendit un papier plié en quatre à la Serdaigle et sans alla en courant, en direction du château. Alyce leva la main vers lui, prête à l'appeler mais c'était déjà trop tard, Arthur était déjà loin. C'est qu'il courait vite ce garçon ! La rouquine soupira. On avait pas idée de la faire venir dehors par ce temps pareil, tout ça pour partir en l'abandonnant. Ce devait sûrement être une ruse à la Serpentard, pour l'empêcher de travailler ou que sais-je. Les verts étaient très doués en matière de ruse.

Mais les yeux d'Alyce se posèrent sur le papier froissé qu'elle tenait dans sa main, papier qu'Arthur lui avait donné avant de s'enfuir. La jeune fille le déplia et le lissa d'une main avant de commencer sa lecture. Ses yeux parcouraient les mots écrits par son camarade rapidement. La lettre était courte, mais l'essentiel y était. Arthur voulait l'inviter au bal de Noël. La rouquine sentit le rouge montait à ses joues suite aux compliments du garçon. Il y lui avait dit qu'elle était belle. On ne lui avait jamais dit auparavant. Bon, il ne fallait pas s'emballer, elle savait qu'Arthur était fou amoureux de Miss Collins. La question était : l'était-il encore après son départ ? Mais bon, Alyce n'avait pas à se demander ce genre de détails. Le mot d'Arthur lui avait redonné le sourire, c'était le principal.

Après l'avoir relu encore une fois (et avoir ri encore une fois), la jeune fille était fixée : elle allait accepter. Elle appréciait beaucoup Arthur, qui faisait parti de la troupe de théâtre et elle avait pu voir qu'il était très gentil, malgré l'air ronchon qu'il affichait généralement. Elle avait hâte de passer cette soirée en sa compagnie. Mais comment accepter sa demande ? Le garçon devait déjà avoir rejoint sa salle commune. Alyce farfouilla dans le sac qu'elle avait emportée avec elle et trouva une plume et un peu d'encre. Sur le mot d'Arthur, elle marqua de sa plus belle écriture un grand
"OUI" Et elle n'oublia pas l'autre question. Elle entoura le mot "Chocogrenouilles". Arthur allait vraiment lui faire passer une excellente soirée.

La nuit commençait à tombée, et les premiers rayons de la lune se reflétaient dans les eaux calmes du lac. En les voyant, Alyce pensa aux rayons de joie qu'Arthur avait mis dans son coeur. Cela faisait longtemps qu'on ne l'avait pas rendu si heureuse, et elle comptait bien garder ce sentiment le plus possible. La fillette quitta le lac en sautillant. Arrivée au château, elle grimpa rapidement jusqu'à la volière, sûrement sous l'effet du bonheur. Elle glissa le papier dans la griffe d'Etqoyoc, son hibou. Quelque part dans le château, un garçon allait recevoir une bonne nouvelle.

~Quand ils déploient leurs ailes, les aigles vous ensorcellent !~
Club de théâtre au CB, n'hésitez pas à y passer!