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La fin d'une attente  PV 

Et on se retrouvait une fois de plus du côté du lac à suivre Meilla qui avait décidé qu'il était bien temps de faire une pause dans ses révisions. Elle avait une lettre à lire et elle savait que cette lettre risquait de la bouleverser. Elle rangea donc ses affaires dans son sac, monta dans son dortoir vite fait, le balança sans plus faire attention aux cris de June qui lui demandait de quel droit elle se permettait de la réveiller aussi brutalement dans sa sieste - il fallait savoir que cette dernière ne pouvait travailler que le soir, chose étrange, je vous l'accorde mais là n'est pas le sujet - attrapa ses lunettes de soleil ayant les yeux assez sensibles à la lumière de ce beau mois de Mai et redescendit tout aussi rapidement les six étages du château. Arrivée dans le hall, elle arrêta de courir et se mit à marcher en direction de son endroit préféré près du lac. Elle s'assit ainsi sous son arbre préféré et observa autour d'elle pendant un long moment sans faire quoi que ce soit d'autre.

Meilla observait la nature, et en particulier un petit oiseau qui avait l'air d'hésiter à prendre son envol comme tout petit oisillon qui se respectait. Alors que la rouquine allait enfin savoir s'il se lançait ou non, elle sentit un petit truc lui piquer le ventre et faillit crier avant de se rappeler que cela ne devait être que le coin de sa lettre qui n'attendait que d'être ouverte. Lentement, la Serdaigle sortit l'objet donc elle ne savait que penser et s'attarda pour l'ouvrir. Elle n'avait aucune idée de ce qui pouvait bien se trouver dedans, et elle avait peur. Elle avait inévitablement peur de l'inconnu, et ce n'était pas quelque chose qu'elle pouvait arrêter comme cela. La seule solution était de lire ce que la lettre contenait et d'aviser par la suite.

Mais cela était beaucoup plus facile à dire - ou dans notre cas à écrire - qu'à faire réellement. Tout le monde s'est déjà retrouvé dans une situation où il est vraiment curieux de savoir ce qui va se passer mais en même temps a peur de cet inconnu, c'était le cas de la préfète à l'instant présent. Après quelques instants seulement de tergiversations mais qui lui parurent durer des heures, elle se décida à lire la lettre.


Meilla,
Sans que ça ne soit réellement tendu, je sais que ça a été compliqué entre nous ces derniers temps, et aucune de nous deux n'est à blâmer, ce n'est pas une situation facile. Mais je t'ai toujours considérée comme ma fille, en sachant bien que biologiquement ce n'était pas le cas, alors il n'y a pas de raison pour que ça change si c'est ce que tu veux aussi.

Cela étant dit, il faut que je te parle de Clémence. Tu te demandes sûrement pourquoi elle ne t'a pas écrit depuis le début de l'année. Outre Romain qui a fait la même chose avec ses lettres qu'avec les nôtres, elle a eu un accident assez grave à la fin de l'été, juste après ton départ. Son pronostic vital n'est plus engagé, et elle se remet doucement de cela, et la première chose qu'elle a demandé après avoir appris la vérité de la bouche même de ta soeur c'est de pouvoir t'envoyer une lettre. Elle n'a pas encore pu le faire, retrouvant doucement ses forces, mais tu en auras sûrement une dans peu de temps. Dans tous les cas, et bien que ce soit plus facile à dire qu'à faire, il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Clémence va bien désormais. Tout le monde va bien.

Dès que tes ASPICs seront passés, tu pourras venir nous voir, avec un certain Cory peut-être?


Meilla voyait d'ici le petit sourire en coin de sa mère, et elle ne pouvait s'empêcher de fulminer après Ana qui n'avait pas pu tenir sa langue. Cela n'avait pas à être un secret, mais elle aurait tout de même voulu être sûre de sa relation avant que tout soit divulgué pour toute sa famille.

Je suis fière de toi, de la manière dont tu as géré la situation, je ne sais pas si j'aurais pu en faire autant à ta place après tout ce qui s'est passé. Je m'excuse... Pour tout.

Je t'aime

Maman


Cette lettre était vraiment très étrange, et Meilla ne savait pas trop quoi en penser. Sa cousine... Un accident? Mais que quoi? La rouquine était perdue, mais sa mère l'avait vraiment rassurée concernant la santé de Clémence, c'était sûrement en attendant d'en savoir plus qu'elle n'avait rien voulu lui dire, en plus du froid qui s'était installé. Elle n'avait pas pleuré à la lecture de cette lettre, mais elle était vraiment perplexe. Les yeux dans le vide, elle ne pouvait pas remarquer la personne arrivant à quelques pas...

~En voyage autour du monde et en couple avec la fille la plus extraordinaire du monde ~
Attention, apparition de carottes hallucinogènes dans le secteur des ornithorynques.

La fin d'une attente  PV 

La matinée était calme dans le dortoir des Serdaigles, Tally avait salué toutes ses connaissances et était sortie de la tour. Aujourd'hui, elle n'allait pas s’enfermer à la Bibliothèque et c'était assez rare pour que cela soit mentionné. Evidemment par habitude, elles emprunta les mêmes couloirs et se retrouva vite devant l'immense porte de la réserve de livres. Elle soupira, ce n'était décidément pas là qu'elle voulait se rendre. Ses pensées étaient ailleurs, il faut dire que depuis moins d'une semaine elle avait été retenue pour faire partie de l'équipe des Unchained Hawks et c'était une fierté dont elle n'arrivait pas à se remettre. Malgré ses hésitations en vol, malgré les erreurs qu'elle avait faite durant les tests, elle avait été retenue. Cela l'emplissait de bonheur et elle avait hâte de rentrer chez sa mère pour lui expliquer comment fonctionnait le sport des Sorciers. En parlant de ses parents, malgré ses recherches, elle n'avait pas trouvé la moindre trace de son père. Sa seule piste était les paroles du Choixpeau Magique qui avait insinué que son père avait également été répartit chez Serdaigle. C'était tout. Certes, elle avait majoritairement étudié pendant ces premiers mois mais elle n'avait pas négligé les recherches sur son paternel qui s'étaient retrouvées aussi longues qu'inefficaces. Aussi, elle avait préféré simplement laisser cela de côté et se laisser porter par sa vie à Poudlard. Et, jusqu'ici, cela lui avait plutôt porté chance. Elle avait fait de belles rencontres et s'habituait plutôt bien à ce nouveau monde magique.

Revenons-en donc à son changement de programme pour la journée. Il était bien beau d'étudier mais une nouvelle tâche lui incombait dorénavant : celle de son entraînement pour le Quidditch. Elle n'avait encore reçu aucune invitation à un entraînement de la part de son Capitaine, Noah Blodwell. Il était donc tout naturel pour elle qu'elle allait s'entraîner seule. Nulle part elle n'avait lu l'interdiction d'emprunter un balais pour s'entraîner. Aussi, c'est ce qu'elle avait décidé de faire. Le stade de Quidditch était vide, pas un rat. La jeune sorcière se changea dans les vestiaires, également vides. Elle était plus sereine que la dernière fois où elle avait dû monter sur un balai, il faut dire que cette fois-ci, elle n'avait aucune pression. Simplement la volonté de s'améliorer.

Tally trouva rapidement un balai dans l'un des placards du vestiaire, arrivée dehors, elle l'enfourcha aussitôt et s'envola dans la foulée. Comme la dernière fois, ces premières minutes en vol furent incertaines, ses jambes pendaient laborieusement et ses mains étaient crispées sur le manche. La rouquine souffla un bon coup. Elle allait le faire ! Elle prit de l'altitude pour examiner le terrain de plus haut. Elle n'osait toujours pas vraiment regarder en bas, de peur de se faire peur. Petit à petit, elle repris un peu de confiance en elle et se pencha de plus en plus sur le balai pour trouver une position plus aérodynamique. Ses pieds virent se loger naturellement sur l'endroit prévu à cet effet et la Serdaigle put bientôt effectuer des lignes droites bien plus rapidement qu'elle ne l'avait jamais fait. Elle se redressait encore dans les virage, par peur de tomber, mais elle se sentait bien plus à même de voler.

Après quelques tours de terrain, elle se demande s'il était possible de s'en éloigner sans que cela soit interdit. Elle jeta un coup d’œil en bas et ne vit personne. Elle prit de la hauteur pour se camoufler dans le blizzard, elle frissonna et pris la direction du Lac. Finalement, elle redescendit un peu pour profiter de la vue. Et c'était magnifique. Elle n'avait jamais vu Poudlard ainsi… c'était beau, le lac scintillait en ce tout début du mois de Mai et les quelques rayons du soleil qui filtraient donnait un air féerique aux grandes étendues d'herbe environnantes.

Elle se pencha en avant sur son balais pour filer à toute vitesse en direction du lac. Son altitude chutait mais elle était enivrer par la vitesse, le souffle dans ses oreilles et la fraîcheur du vent rappant ses cheveux. Elle redressa le manche à quelques mètres à peine de la surface de l'eau et se laissa porter par le balais volant. Elle descendit de quelques centimètres encore pour venir effleurer d'une main la surface de l'eau. Elle se mit à sourire à son contact, heureuse de prendre l'air. Elle se fit une belle frayeur quand sa cuisse gauche glissa légèrement et que son bras entier pénétra dans l'eau. Tally se dégagea vivement du lac pour rejoindre la berge à toute allure.

La jeune fille ne maîtrisait pas encore parfaitement son balai, c'est pourquoi elle fût bien incapable d'esquiver l'arbre qui se tendit devant elle et malgré sa tentative de virage à gauche, sa course s'arrêta nette au bout d'une branche. Plus de peur que mal, néanmoins, le balais fila s'écraser lamentablement contre un autre arbre, un peu plus loin. Tally n'eut pas le temps d'y réfléchir ; la branche qui l'avait rattraper allait céder sous son poids ! Elle n'avait jamais eu de don pour l'équilibrisme et encore moins pour la traversée d'une branche d'un arbre. Une panique soudaine l'envahit et elle sentit son cœur se soulever. Elle se retint de vomir et la branche céda. Sa chute sembla durer une éternité… par chance, son corps léger atterrit dans des buissons bas et elle s'en sortit indemne.

La sorcière s'extirpa tant bien que mal des buissons, pestant contre elle-même. Comment avait-elle pu se laisser distraire d'une telle manière ?! Rah ! Et voilà qu'elle avait perdu un balais dans cette forêt. Inutile de le chercher, il devait être en mille morceau à cette heure-ci. Tally vérifia l'emplacement de sa baguette, elle était intacte et elle fût rassurer de s'en rendre compte. Elle soupira et se mit à marcher le long du lac. Qu'allait-elle pouvoir bien faire maintenant ? Retourner à la bibliothèque ? Continuer ses devoirs… ? Aucune de ses deux solutions ne paraissaient lui convenir. De toutes façons, le temps qu'elle rentre au château, elle en avait pour un petit moment.

Elle passa la main sur son visage, se rendant compte qu'elle s'était égratignée un peu partout. Les buissons étaient peut-être épineux ? Dans la folie de l'instant, elle n'y avait absolument pas prêtée attention. Elle haussa les épaules, et se dirigea vers l'eau clair pour se rafraîchir. Elle se projeta de l'eau sur le visage et étouffa un gémissement. Ça piquait ! Elle prit également le temps de boire un coup avant de se remettre en route. Elle ne savait pas exactement à quel niveau du lac elle se trouvait. Mais dans tout les cas, si elle longeait la rive, il n'y avait pas de raison pour qu'elle ne retrouve pas son chemin.

Tally traînait un peu des pieds… à vrai dire, elle commençait déjà à sentir ses muscles tirailler. Mine de rien, le Quidditch était un sport physique ! Elle aurait dû s'y attendre. Alors qu'elle marchait, elle remarqua que quelqu'un était posté près d'un arbre. L'endroit était charmant, près d'une excroissance du lac qui formait presque une petite marre entourée de roseaux. La Serdaigle ne souhaitait pas déranger cette personne, mais elle était contrainte de passer par là pour poursuivre son chemin. Elle se mordit la lèvre et s'approcha doucement de l'arbre.

Quelle ne fût pas sa surprise quand elle se rendit compte que c'était Meilla, Meilla, sa préfète de Serdaigle ! Oubliant tout aussitôt ce qu'elle venait de se dire, elle s'approcha à grandes enjambées de son aînée pour aller la saluer, trop contente de trouver quelqu'un à qui raconter ses malheurs.


« _ Meilla ! C'est toi ? Ça va ? »

Elle termina de s'approcher d'elle. Sa Préfète ne semblait pas être vraiment dans son assiette. Ou alors, elle était simplement pensive. Ses longs cheveux roux tombaient parfaitement sur ses épaules, comme à son habitude. Tally se mit à sourire timidement, se rappelant soudain qu'elle n'était peut-être pas la bienvenue ici. S'empourprant alors, elle tenta de justifier sa présence.


« _ En fait… en fait je voulais m'entraîner pour le Quidditch...et… et comme il n'y avait personne sur le terrain, ben je me suis un peu éloignée. Puis… quand j'ai vu le lac, il était vraiment magnifique vu d'en haut, je m'en suis approchée et après j'ai faillis tomber ! Je voulais rentrer mais l'arbre là-bas n'était pas d'accord ! J'ai finis dans un buisson. Mais j'ai rien hein ! Tout va bien… euh.. bref. Euh. Du coup. Flûte. Je voulais pas te déranger. Je… euh… je me suis dis qu'en longeant la rive j'allais forcément arriver à Poudlard… »

Tally laissa sa phrase en suspend, ne sachant plus où regarder. Elle se sentait un peu bête et n'avait qu'une envie, reprendre sa route. Elle piétinait sur place et sentait comme si le regard de Meilla pesait sur elle. Elle releva la tête à plusieurs reprises avant de la baisser à nouveau. Elle se racla discrètement la gorge et s’apprêta à partir.


« _ Euh… bon… du coup… je voulais pas te déranger... Désolée…. Je vais y aller ! Euh… on se voit plus tard ? »

Ses yeux faisaient l'allé-retour entre Meilla et le chemin qu'elle allait devoir emprunter. Elle voulait fuir à toutes jambes pour être sûre de ne pas entendre la réaction de son aînée, c'était décidemment beaucoup trop la honte ! Elle fit un petit signe de main disant « je vais par là », tenta un sourire maladroit avant de se retourner, s’apprêtant à partir.

4ème année RP

Tallirenpher, prenez garde !

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« _ Meilla ! C'est toi ? Ça va ? »

La jeune fille ne réagit pas vraiment, trop ancrée dans ses pensées pour pouvoir véritablement comprendre qu'on venait lui parler. Néanmoins, la deuxième intervention la fit quelque peu réagir. Pas forcément physiquement parlant, mais mentalement parlant en tout cas.

« _ En fait… en fait je voulais m'entraîner pour le Quidditch...et…et comme il n'y avait personne sur le terrain, ben je me suis un peu éloignée...... Euh… bon… du coup… je voulais pas te déranger... Désolée…. Je vais y aller ! Euh… on se voit plus tard ?»

La rouquine n'avait vraiment pas fait exprès de ne pas écouter la fin de l'explication de Tally, la toute nouvelle recrue de l'équipe de quidditch, mais son regard s'était perdu au-dessus du lac. En fait elle avait tout entendu, mais n'avait pas prêté attention à ce qu'elle entendait. Mais un mouvement de la part de sa camarade lui fit prendre conscience qu'elle n'était pas seule, et elle se rappela alors la petite fille lui dire qu'elle allait y aller. Mais pourquoi? Si elle était arrivée jusqu'ici, elle avait bien le droit de se poser si elle le souhaitait, cet endroit n'était pas réservé à Meilla Primard, bien que la jeune fille n'ait jamais vu personne d'autre dans ce coin à chaque fois qu'elle était venue, ce qui ne prouvait pas qu'elle était la seule à y aller.

La Serdaigle sortit donc de sa torpeur d'un seul coup et prononça d'une voix un peu enrouée ce simple mot :


« Attends! »

C'était un bon début, mais ce n'était probablement pas assez. Meilla savait que Tally devait être impressionnée par elle, elle avait l'attitude de quelqu'un qui avait un peu peur. Elle savait très bien que lorsqu'elle était à la place de sa camarade elle était elle aussi paralysée, aussi comprenait-elle tout à fait le problème. Enfin, peut-être que Tally n'avait pas vraiment peur après tout, peut-être était-elle simplement pressée? Tout était possible. Cependant, dans ses paroles, elle semblait plutôt nerveuse. Que ce soit parce que son aînée l'intimidait, ou parce qu'elle avait l'impression de s'être fait surprendre à faire une bêtise - ce qui soit dit en passant n'aurait absolument pas été remarqué par la préfète, trop absorbée par ses pensées - elle n'avait aucune raison d'être nerveuse.

« Tu peux rester ici si tu veux, cela ne me gêne pas. Désolée de ne pas vraiment avoir répondu, mais j'était un peu absorbée par mes pensées... »

Cette explication fut accompagnée d'un geste en direction de la lettre. Une mèche tomba devant les yeux de la jeune fille, mèche qu'elle s'empressa de dégager en soufflant dessus, chose qui n'eut évidemment aucun effet puisque la dite mèche rebelle retomba devant ses yeux, lui chatouillant la joue au passage. Elle la fit donc glisser derrière son oreille en espérant qu'elle ne retombe pas cette fois-ci, il n'y avait pas de raison pour qu'une mèche fasse sa loi! Depuis quand les cheveux décidaient où ils allaient? Il n'était pas l'heure de la révolution des cheveux pour le moment, mais l'heure d'une discussion dont personne ne pouvait deviner l'issue puisqu'elle était à peine engagée, et un peu étrange. Si ça se trouve, la discussion tournerait court et dans quelques minutes, Meilla se retrouverait à nouveau seule. Finalement, elle n'était pas sûre que c'était ce qu'il lui fallait la solitude, alors si Tally voulait partir, elle rentrerait sûrement dans sa salle commune pour être entourée de gens. Néanmoins, elle devait bien avouer qu'elle n'avait pour le moment aucune envie de retourner en salle commune et qu'elle préférait rester ainsi à dorer au soleil. Ceci peut expliquer pourquoi la rouquine avait donc continuer la discussion sans vraiment savoir si c'était ce que voulait la première année, mais après tout si elle n'avait vraiment pas envie de discuter, elle n'avait qu'à partir, personne ne l'obligeait à rester.

La préfète s'éclaircit donc la voix, avant de rajouter :


« Alors comme ça tu as voulu tester un peu de voler. Tu sais que ce n'est pas forcément la meilleure idée de voler toute seule quand on s'entraîne, tu aurais pu te faire mal. Mais bon je connais ça, l'envie de retrouver les sensations de vols! Enfin, la prochaine fois, je te conseille quand même d'y aller avec quelqu'un, même si cette personne reste dans les tribunes.»

La rouquine avait dit cela dans un grand sourire, ne voulant pas avoir l'air de faire la morale à Tally en tant que préfète, elle voulait juste la prévenir de faire attention, manquerait plus qu'en s'éloignant du terrain, elle fonce dans un arbre, qu'elle en tombe et qu'elle se casse un bras, ou une jambe. Une jambe serait plus problématique d'ailleurs. Les quelques feuilles présentes dans les cheveux de la rouquine indiquèrent à Meilla que la partie qu'elle n'avait pas écouté devait plus ou moins prendre quelques uns des éléments auxquels elle venait de penser... Enfin, le principal était que Tally n'avait rien de casse à priori. D'ailleurs, cela fit penser la Serdaigle au fait qu'elle ne s'était jamais rien cassé. Mis à part le jour de sa naissance, elle n'était jamais allée à l'hôpital, et la seule fois où elle s'était retrouvée à l'infirmerie c'était parce qu'Alyce avait fait tomber sa batte sur sa tête lors d'un entraînement, entraînement qui avait plutôt mal fini pour Meilla qui s'était retrouvée avec une bonne grosse bosse sur la tête. Pendant les matchs de quidditch, elle avait bien été sonnée, et cognée plusieurs fois, elle avait bien dû sortir du terrain une ou deux fois, mais jamais elle ne s'était retrouvée à l'infirmerie, incident lors de l'entraînement à part.

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Tally s’était lancée dans une grande explication sans vraiment se rendre compte que Meilla ne l’écoutait qu’à moitié, voire même, pas du tout. Pourtant, la Première Année continuait, donnait des détails insignifiants tentant par tout ses pauvres moyens de justifier sa présence, de prouver à sa Préfète qu’elle n’était pas venue exprès pour la déranger. Loin d’elle était l’idée d’importuner l’une de ses aînée, et, vraiment, elle n’avait maintenant plus qu’une idée en tête, parvenir à s’en aller. Pourtant, Tally ne semblait pas pouvoir s’arrêter dans ses explications. Et si elle s’arrêtait ? Quelle réaction allait avoir Meilla ? Dans le doute, mieux valait-il encore parler, non ? Finalement, il arriva bien un moment où la jeune fille n’avait bel et bien plus rien à ajouter quant à son aventure de balai volant, d’arbre et de mauvaise chute. Elle se tut alors, craignant quelque peu la réaction de sa préfète. Après tout… elle ne savait pas vraiment si tout cela était dans les règles… allait-elle se faire punir ? Elle serra les dents jusqu’au moment où elle se rendit compte que Meilla n’avait pas vraiment l’air d’être intéressée par ses folles aventures. Tally remarqua alors l’enveloppe que la rousse tenait dans sa main. Des milliers de scénarios défilèrent dans la tête de la plus jeune. Elle n’était décidément pas la bienvenue ici. Elle devait maintenant trouver un plan de replis, parvenir à s’échapper sans éveiller les soupçons. Quelques possibilités passèrent dans son esprit… rien de très convaincant. Le plus simple restait de bafouiller quelques mots d’excuse avant de battre en retraite. C’est ce que fit Tally, butant sur chaque mots elle annonça solennellement à Meilla qu’elle partait, ne préférant pas la déranger. Tu parle ! Elle voulait surtout échapper à la possible punition qui lui pendait maintenant au nez.

Tally fit quelques pas en arrière, voyant que Meilla ne réagissait pas, elle se retourna et reprit sa route en direction du château. Elle laissa son expiration vider entièrement ses poumons. Puis, elle tenta de maîtriser son pouls, elle pouvait maintenant être rassurée. Elle avait vraiment assurée ! Elle sourit pour elle-même, cette rencontre l’avais mise en joie mais c’était surtout sa pirouette scénaristique qui la réjouissait. Ce n’était pas tout les jours qu’elle parvenait à berner un Préfet. Ce qui suivit la pétrifia sur place.

« Attends!  »
Oh merde. Tally déglutit. Meilla venait de lui répondre alors qu’elle n’avait pas prononcé le moindre mot depuis son arrivée. Ca y est, elle s’était réveillée et l’heure de Tally allait sonner. Elle mis quelques secondes avant de se retourner, tel un automate. Elle parvint à recomposer son visage pour qu’il soit à peu près regardable. La Préfète de Serdaigle s’approchait d’elle. Tétanisée, Tally ne parvenait pas à faire le moindre mouvement. Elle était forcée de regarder son châtiment venir jusqu’à elle. Pourtant, il fallait se rendre à l’évidence, Meilla ne lui voulait aucun mal, en apparence. Elle s’excusa même de ne pas lui avoir répondu et l’invita à rester en sa compagnie. Etait-ce un piège ? Tally ne parvenait pas à démêler le vrai du faux, méfiante, elle fit tout de même un pas vers sa Préfète.

Elle se força à respirer calmement. Peut-être pourrait-elle négocier ? Avait-elle la moindre chance de s’en sortir ? Ca, elle n’en avait pas la moindre idée. Il était vrai que tout l’être de Meilla inspirait la confiance, et, elle avait l’air sincère. La lettre dans sa main témoignait pour elle. Baissant le reste de sa garde, la Première Année s’avança jusqu’à son aînée et s’installa à son côté. Pourtant, elle sentit à nouveau la peur l’accabler quand Meilla reprit la parole. Son ton était loin d’être méchant, ni emplit de reproches. Il était d’ailleurs plutôt conciliant, mais elle ne pu s’empêcher de laisser le rouge monter à ses joues. Elle avait pris des risques dont la gravité ne l’effleurait même pas. Seul le sourire de Meilla lui donnait une certaine confiance. Pour ne pas trop se sentir décontenancer, elle se décida tout de même à répondre. Après tout, c’est ce que la Préfète attendait aussi, non ?


«_ Oui… comme l’entraînement des Hawks traîne… je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir cette idée. J’y penserai la prochaine fois, promis ! D’ailleurs, on pourrait s’entraîner ensemble, un de ses quatre ! J’ai vu dans les Archives que tu jouais au poste de Gardienne, c’est toujours le cas ? »

Tally ne pu s’empêcher de fendre également un sourire, cette idée avait germé toute seule dans son esprit et cela ne lui avait pas parut déplacé de proposer son idée sur-le-champ. Après tout, elle avait grandement besoin de tout les conseils qu’elle pouvait prendre, elle débutait à peine dans ce monde volant. Mais sa nouvelle motivation était de fer, rien ne pourrait l’ébranler ! Elle était heureuse que la discussion ait tourné à la camaraderie plutôt qu’à la relation de pouvoir qu’il pourrait s’établir entre une Préfète et une élève. Elle se sentait maintenant plus détendue et se rendit compte qu’elle avait bel et bien fait fausse route depuis le début de la conversation. Meilla ne voulait pas la punir. Elle laissa donc un soupire lui échapper. C’était une jeune fille curieuse et, à vrai dire, la lettre que Meilla lui avait montré l’intriguait. Un peu timide, elle lui demanda alors.

«_ Une lettre de ta famille ? Tu as de la chance… moi, ma mère ne saurait pas m’écrire comme elle n’appartient pas au monde Magique. Je n’ai plus qu’à attendre les vacances pour lui raconter tout ce qu’il m’est arrivée d’extraordinaire depuis que je suis arrivée ici. Et… si je reçois une lettre de mon père… je serais la petite fille la plus heureuse du monde !»

Tally lança un nouveau sourire à Meilla. Son père, elle n’en avait plus aucune nouvelle depuis bien longtemps. En fait, elle ne l’avait jamais connu, elle savait juste qu’il appartenait au monde des Sorciers, mais, depuis son arrivée à Poudlard, elle n’avait trouvé aucune trace de sa part. Un véritable fantôme. Elle espérait donc toujours que se soit lui qui la contact. Ca serait tellement plus facile dans ce sens. La jeune Serdaigle ne perdait pas espoir pour autant, elle savait qu’elle retrouverait tôt ou tard des indices, sans réellement savoir sous qu’elle forme. Elle s’accrochait donc à ce mince filet d’espoir, oubliant également de temps à autre cette mission pour se concentrer sur sa propre vie. Insouciante et espiègle, elle n’allait pas se laisser abattre.

Tally s’adossa à l’arbre, profitant du paysage. Cette matinée de mai était particulièrement calme. Seul le léger vent sifflait à ses oreilles. Elle trouva dommage que son balais se soit écrasé, la vue de là-haut devait être imprenable et elle n’en avait à son goût, pas assez profité. Elle devait tout de même avouer que, vu d’ici, ça n’était pas mal non plus. Mais… il manquait décidément quelque chose. Trouvant le décors bien trop calme, elle se leva et se saisit d’une branche morte. Elle sortit également sa baguette, soigneusement rangée dans son protège tibia. Elle s’éclaircit la gorge tout en réfléchissant au sortilège à utiliser. C’était l’un de ceux qu’elle avait croisé dans une livre, elle ne s’était jamais entraînée et, de toute façon, elle avait encore du mal avec la Magie en général. Mais bon, qui ne tente rien, n’a rien. Tally brandit donc sa baguette bien haute, laissant cette sensation de paix l’envahir complètement. Elle ferma un instant ses yeux et fit appelle à ses souvenirs de cours de métamorphose. Visualiser la transformation. Elle vit donc la branche devenir vivante, s’emplir de nouvelles cellules, disloquer le bois pour qu’il se transforme en os, créer les organes. Il restait des parts d’ombres dans sa visualisation, elle était loin de connaître l’anatomie d’un oiseau par coeur. Mais, elle se décida tout de même à lancer son sort en un mouvement rapide de baguette magique.


«_ Avifors !»

Elle sentit une certaine énergie lui traverser le corps pour se concentrer dans son bras et se distiller jusqu’au bout de sa baguette magique. Une étincelle jaillit jusqu’à la branche. Un instant, elle pensa qu’elle n’avait pas réussit, la branche ne bougeait pas, elle était restée une branche. Puis, les secondes qui suivirent furent magique, la branche prit soudainement vie ! Des petites ailes apparurent et un oiseau prit peu à peu forme. Tally s’étonna elle-même et se pencha sur le petit oiseau. La métamorphose était loin d’être parfaite, en effet, ses pattes était restée de bois et, elle doutait donc sur sa capacité à voler. Son sort était donc un échec. Elle haussa les épaules, un peu déçue et annonça.

«_ Je crois que celui-ci ne pourra jamais voler...»

Repensant aux règles de bases de la métamorphose, elle se souvint qu’il ne fallait jamais laisser une métamorphose incomplète. Elle s’apprêtait donc à exécuter le sort Réparifagex mais quelque chose l’en empêcha. Et si… et si… Meilla avait une solution ? Avec un regard emplit d’espoirs, elle se tourna vers sa camarade. Après tout, en Septième Année, elle allait forcément pouvoir y faire quelque chose !

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«_ Oui… comme l’entraînement des Hawks traîne… je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir cette idée. J’y penserai la prochaine fois, promis ! D’ailleurs, on pourrait s’entraîner ensemble, un de ses quatre ! J’ai vu dans les Archives que tu jouais au poste de Gardienne, c’est toujours le cas ? »

En réalité, Meilla n'avait jamais vraiment joué à ce poste. Elle avait été finisseuse et poursuiveuse et aurait dû être gardienne cette année. Mais avec le tournoi spéciale des trois empereurs, elle n'aurait sûrement jamais l'occasion d'être gardienne, ce qui n'était peut-être pas plus mal. Cependant, si Tally avait besoin d'une gardienne pour s'entraîner, la rouquine pourrait peut-être tenter, elle ne risquait pas grand chose après tout, et il pouvait toujours être intéressant de s'entraîner à un autre poste afin de développer de nouvelles capacités. Et s'entraîner avec quelqu'un, que ce soit quelqu'un de plus ou moins fort était toujours stimulant. Cela permettait d'apprendre de nombreuses choses quel que ce soit son niveau, ce qui était bien évidemment bénéfique. Enfin, je pense que vous avez compris ce que je veux dire.

«_ Une lettre de ta famille ? Tu as de la chance… moi, ma mère ne saurait pas m’écrire comme elle n’appartient pas au monde Magique. Je n’ai plus qu’à attendre les vacances pour lui raconter tout ce qu’il m’est arrivée d’extraordinaire depuis que je suis arrivée ici. Et… si je reçois une lettre de mon père… je serais la petite fille la plus heureuse du monde!»

Meilla se demanda quel était le problème avec le père de Tally, s'il était inconnu, mort ou avait disparu? Mais bien vite ses pensées se tournèrent vers ses souvenirs. Elle devait bien avouer que lorsqu'elle était encore en première année elle ne se rendait pas compte de la chance qu'elle avait de recevoir des lettres régulièrement. Des lettres de ses parents, de sa cousine ou encore de ses oncles et tantes. Ce n'était que depuis cette année qu'elle avait compris l'importance d'avoir des nouvelles de sa famille. Evidemment, le besoin était beaucoup plus important à onze ans qu'à dix-huit. Cependant, la jeune fille avait appris que même en grandissant on avait encore besoin d'avoir des relations familiales. En y réfléchissant, Meilla se dit que lorsqu'elle fonderait sa propre famille, elle en aurait sûrement moins besoin, mais elle savait également que sa mère avait toujours des relations avec ses parents, même à quarante-deux ans.

Quoiqu'il en soit, elle comprenait la tristesse de Tally de ne pas recevoir de lettres. C'était le seul lien que les élèves de Poudlard pouvaient avoir avec leur famille durant de longs mois. Et quand on arrivait dans l'école et que l'on ne connaissait personne, cela était comme une sorte de refuge. En tout cas, c'était ainsi que la préfète l'avait vécu quand elle était elle-même à cette place.

Toutefois, ici, cette lettre avait le don de partager son bonheur. Pourquoi avait-il fallu que la première lettre de sa mère après des mois de silence soit là pour lui expliquer que Clémence avait été malade pendant tout ce temps et qu'on le lui avait caché? Encore une chose qu'on lui avait caché et qui renforçait son sentiment de ne pas vraiment faire partie de la famille Vernier. Oui, c'était exactement ainsi qu'elle le ressentait, comme si elle ne faisait vraiment pas partie de cette famille qui faisait tout pour l'exclure. Evidemment, ce n'était pas fait exprès, mais en cet instant présent, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser que cela était fait exprès... A ce moment précis, elle ne pensait même plus au fait qu'on lui avait prêté de l'argent pour qu'elle puisse se trouver un petit appartement tranquille, elle ne pensait qu'à la douleur qu'elle avait ressenti ces deux dernières années à se demander "Pourquoi moi?".

Mais Tally ne laissa pas le temps à son aînée de creuser plus dans ces sombres pensées...


«_ Avifors !»

Meilla regarda d'un coin de l'oeil cette transformation avant de se rendre bien vite compte qu'il y avait un problème. Ses pattes étaient toujours en bois. Il serait assez difficile pour lui de voler dans ces conditions. Tally semblait plutôt triste du sort accordé à ce petit oiseau, mais en y réfléchissant, la préfète savait qu'il valait mieux ne pas tenter de modifier la Métamorphose. Elle était en septième année et avait forcément un niveau correct dans cette matière. Mais elle savait qu'il y avait beaucoup de risques d'empirer les choses et elle préférait pas conséquent ne pas tenter de les arranger. Quelqu'un de très doué en Métamorphose aurait sûrement pu être sûr de ce qu'il faisait, mais ce n'était clairement pas sa matière de prédilection préférant largement les sortilèges ou encore les potions. Elle lança donc le seul sortilège qui valait le coup d'être lancé, à savoir le sortilège de retour.

«Il est possible de modifier une métamorphose, mais c'est assez complexe et je préfère ne pas m'y risquer, expliqua-t-elle rapidement avant de rajouter : Oui, c'est une lettre de... Ma... Mère, on va dire. Ce n'est pas des plus joyeux, mais je suis contente d'avoir enfin des nouvelles. Tu ne reçois aucune lettre alors? C'est plutôt triste. Mais tu pourrais peut-être expliquer le fonctionnement à ta mère lors des prochaines vacances? »

Meilla aurait voulu demander ce qui se passait avec le père de Tally, mais elle ne savait pas si c'était un sujet tabou ou non. Elle se contenta donc d'une simple petite question, en essayant de mesurer ses mots.

«C'est un sorcier ton père?»

Elle ne put s'empêcher de soupirer inconsciemment d'avoir grandi. Quand on était petit, tout était plus simple. Il n'y avait aucun problème - mis à part peut-être une dispute parce qu'on avait mangé des bonbons avant dîner et qu'on n'avait alors plus faim - et on n'hésitait pas à demander certaines choses. Les adultes osaient moins et c'était bien triste.

En attendant une quelconque réponse, Meilla plia la lettre et la rangea dans sa poche. Il faudrait qu'elle y réponde un peu plus tard.


Reducio
Désolée pour le retard :sweatingbullets:

~En voyage autour du monde et en couple avec la fille la plus extraordinaire du monde ~
Attention, apparition de carottes hallucinogènes dans le secteur des ornithorynques.