Toilettes abandonnées

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Des émotions bien cachées...  PV 

Tu montais les étages du château sans vraiment te soucier d’où tu allais. Ton regard était froid, mais également vide. Quiconque qui te connaissait dans le château à l'instant présent ne t'aurais pas reconnu, car jamais on ne t'avait vue arborer une telle expression. L'expression qu'avait généralement un enfant perdu, un enfant au bord du gouffre, un enfant en proie à ses émotions les plus intenses.

Tes mains tremblaient encore de l'altercation que tu venais subir et tu te sentais un peu comme un contenant sous pression sur le point d'exploser. Des millions d'idées fourmilier dans ta tête sans parvenir à trouver la sortie. Vraiment, il fallait que tu exploses, que toute cette pression sorte de là et te laisse enfin tranquille. Tes yeux se mirent à luire étrangement et sans tant rendre compte, tu bousculas quelqu'un. Un garçon. Il t'interpella, mais tu ne l'entendis même pas. Tu continuas ta route jusqu'à trouver un endroit tranquille. Les toilettes du deuxième étage étaient connues pour accueillir rarement du monde.

Tu en poussas la porte sans te soucier d'être suivi ou non, puis, tu te dirigeas vers l'une des cabines. Ta rage explosa et tu donnas un grand coup de pied dans la porte de cette dernière, la projetant avec force contre le mur lorsqu'elle s'ouvrir avant de revenir aussi brutalement vers toi, touchant ton pied avec une force inouïe.

Sa tapa fort et immédiatement, dès que tu eus le reflexe de poser ta jambe sur le corps, cette dernière ploya sous ton poids et tu tombas à même le sol en même temps que les larmes jaillissaient de ton petit corps.

Enfin, elle sortait. Enfin…

Lentement, tu te ramassas, puis te tenant la cheville, tu te glissas jusqu'à un mur ou tu t'adossas finalement.

Ta tête se posa mollement sur tes genoux et tu laissas les larmes couler, couler et couler encore.
Cela faisait du bien de relâcher toute cette pression.

Cela faisait du bien de ne pas être la gentille et joviale petite Cassandre que tout le monde avait l'habitude de voir. Celle qui était toujours présente pour les autres. Celle qui était amie avec tout le monde, mais qui n'avait pas de vrais amies à proprement parlé. Cette Cassandre parfaite qui était prête à aller jouer des mains et des coudes pour défendre les convictions que tu chérissais plus que tout.

La douleur se fit plus vive encore dans ton pied et tu grimaças de douleur. Il ne manquait plus que cela… Une cheville bousillée. Tu continuais à pleurer et ça faisait du bien, mais tu te sentais aussi minable. Minable de craquer de la sorte à cause d'un petit con. Minable de laisser ta faiblesse ressortir de la sorte… Minable, Minable, Minable…

"Idiote …" Murmuras-tu…

*Le souffle des Poufsouffle jamais ne s'essouffle*
*Ne jamais sous-estimer une créature car elle semble douce et paisible*
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Le couloir du deuxième n’avait jamais paru aussi aussi vide en cette fin d’après-midi, ni aussi long à traverser que Chems hésita à piquer un sprint jusqu’aux escaliers. Peut être était-ce dû à l’ennui omnipotent qui l’avait habité pour l’ensemble de la journée, mais l’atmosphère trop calme du couloir commençait à le rendre nerveux. Il c'était beaucoup trop tenu tranquille pour la journée. Il pourrait peut être passé près du terrain de Quidditch et y trouver des personnes pendant un entrainement si ça se trouve? Se contenter du parc ? L’avantage c’est que celui-ci ne manquait jamais d’actions intéressantes.

Soudainement, le bruit d’une violente collision interrompit les pensées entreprenantes du garçon qui fit un violent bon de recul à l’opposé de l’emplacement ou le son fracassant venait de retentir, lâchant ses lives de cours. Les yeux grands comme des soucoupes fixé sur la porte coupable des toilettes abandonnée, le coeur presque au bord des lèvres, toujours désaxé de l’extirpation violente de ses pensées et posa une main sur sa poitrine pour calmer les palpitations erratique de son pauvre coeur. Qu’est ce que c’était que ça? Il n’y avait même pas assez de souffle dans le couloir pour accuser le vent. Un fantôme peut être ? Les fantômes du château étaient rarement violent. Son esprit blanc de surprise commençait lentement à se remplir de nouveaux d’hypothèses aussi loufoques les unes que les autres alors qu’il récupérait ses derniers livres, retrouvant peu à peu sa contenance, fixant la porte avec suspicion. Prêt à tourner les talons pour revenir à ses projets, l’étrange bruit ne cessait de résonner en boucle dans son esprit, son imagination tournant à plein régime. L’envie de savoir ne le laisserait pas tranquille, il le savait. Alors au lieu de s’occuper de ses propres affaires, Chems poussa la lourde porte des toilettes abandonnées.

Fidèle à son appellation, l’état de l’ancienne salle d’eau était misérable. Les stalles de séparation ne tenaient plus debout pour la grande majorité. Les lavabos donnaient l’impression d’avoir été volontairement cassés, brisés dans leur faïence. Et le garçon ne voulait même baisser les yeux sur le par-terre carrelé de la pièce, loin d’être rassuré de ce qu’il y trouverait. Un bruit haché trouva son chemin jusqu’a ses tympans, le bloquant avant même d’avoir pu faire un pas en avant. Chems tendit l’oreille, plus intrigué maintenant par le son mouillé et haletant qu’il parvenait tout juste à distingué que par son violent prédécesseur. Osant doucement s’approcher, suivant les reniflements et la respiration fragile, cela le mena devant une des seuls stalles intacte de la salle. Il aurait parier avoir reconnu des pleurs. Faisant brusquement toutes les connexions, l’inquiétude figea son esprit au souvenir du son brutal qui l’avait poussé à rentrer de curiosité. Et si, quiconque se trouvait ici, était blessé? …Si c’était plus grave….« Idiote …»

Un mélange de soulagement et d’appréhension se bouscula dans la tête de Chems au chuchotement à peine percevable qui traversa la porte de la stalle. Sans trop réfléchir, redescendant des pires scénarios qu'il s'était dessiné de frayeur, sa voix s’échappa d’elle-même, impulsion de ses propres réflexions échauffés et mal assurés : « Qu’est ce que tu veux dire? »

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Lorsque le son de sa voix retentit, tu levas imperceptiblement le regard dans sa direction. Un regard perdu, un regard froid, le regard d'une personne qui venait d'être prise en faute et qui n'aimait pas ça.
Il te fallut quelques secondes pour le reconnaître, juste le temps pour toi de chasser les larmes devant tes yeux d'un revers rapide de la manche de ta chemise sur ton visage avant qu'une nouvelle fois, ce regard, emprunt de ce désarroi d'être prise en faute ne te traverse à nouveau.

Aussitôt, tu détournas les yeux et tu reportas ton attention sur ta cheville sans vraiment la regarder au fond. La présence de Chems te gênait, car plus encore que les élèves des autres maisons, c'était devant tes camarades de Poufsouffle que tu ne voulais pas passer pour une personne faible.

Tu mis plusieurs minutes avant de te racler la gorge et de tenter de te relever en t'appuyant contre le mur. Tu faillis perdre l'équilibre, mais en restant appuyé, ça pouvait aller. Tu n'imaginais pourtant pas qu'elle serait le degré d'intensité de la douleur que tu allais ressentir lorsqu'il te faudrait poser le pied au sol pour marcher. Finalement, tu ne pus éviter son regard plus longtemps et c'est à nouveau cette image fière et sure de toi qui l'emporta. La tristesse avait disparu, de même que tes vraies émotions :

"Rien du tout …"

Ce fut la seule réponse qui passa entre tes lèvres, car tu ne pouvais décidément pas le laisser voir ce genre d'émotion. Tu baissas alors le visage et demandas :

"Je me suis fait mal en glissant… Est-ce que tu pourrais m'aider à aller jusqu'à l'infirmerie s'il te plaît ?"

Chems n'était pas un idiot. Dans les débris présents dans la pièce, il n'y avait rien de vraiment glissant dans cet endroit. Mais il n'était pas difficile de comprendre, que tu ne voulais pas spécialement en parler non plus.

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L’agitation nerveuse s’évanouit en même temps que son regard se posa sur la forme affaissé de Cassandre sur la surface presque bancal de la stalle des anciennes toilettes abandonnés, et une confusion déconcerté vida instantanément son esprit alors qu’il prenait conscience de la situation délicate qu’il avait en face. Cette fille…. Il la voyait souvent sans la regarder. Il lui parlait parfois mais jamais il n’avait délibérément engagé une conversation avec elle. Et elle non plus d’ailleurs. Pourtant, cette image que lui renvoyait la fillette était étrangement perturbante. Le regard du garçon s’attarda sur l’écharpe jaune rainuré de bande noir traînant négligemment sur le sol carrelé, remonta sur son visage démuni mouillé de larme que son avant-bras s’empressait déjà d’essuyer, redescendit sur son autre mains tenant fermement sa cheville d’une prise qui semblait forte…trop forte. Son estomac se tordit. Connaissance aussi éloignée soit-elle, elle faisait partie intégrante d'un de ses premier point d’accroche depuis qu’il était arrivé à Poudlard. Elle faisait partie de la maison vers laquelle il se dirigeait chaque nuit, dans laquelle il se levait chaque jour, avec qui il mangeait, riait, se disputait, partageait son quotidien et même presque la moitié de sa vie à présent. Elle faisait partie de sa deuxième famille. Et à défaut de savoir ce qui avait bien pu mettre la jeune fille en face de lui dans cette état, la détresse de sa condition lança un pic de désarroi et d’urgence dans l’esprit paralysé du garçon.

Le brusque mouvement de Cassandre en face de lui brisa trop rapidement son état hiératique et il avança instinctivement les bras devant l’instabilité flagrante de la jeune fille, des tonnes de variante de la même question tournant en boucle dans sa tête inutilement, la fragilité de l’état de la fillette bloquant l’accès de ses interrogations chauffés à sa bouche.

« Rien du tout … »

Qu-? Chems eut un léger mouvement de recul, sa posture rigide, reflet de sa confusion et fronça les sourcils en plissant le nez. Menteuse.

« Je me suis fait mal en glissant… Est-ce que tu pourrais m'aider à aller jusqu'à l'infirmerie s'il te plaît ? » La voix dépourvu d’émotion le laissa accablé d’incompréhension, tellement que Chems sentit son visage se fermer irrémissiblement. Ce flagrant mensonge aussi incohérent qu’abject l’avait laissé si abasourdi et peiné qu’il du se retenir pour ne pas reculer complètement hors de porté, à la frontière entre la surprise et la déception. Pourquoi elle réagissait comme ça ? Ils étaient de la même maison…Ils pouvaient se…se soutenir à défaut de vraiment se connaître. Le garçon eut la trop brutal réalisation que peut être il avait établit et prit pour acquis un constat récusable…Ce n’était peut être pas le cas pour tout le monde… Chems renifla. Manifestement, ce n’était pas le cas pour tout le monde, se corrigea t-il en sentant l’affliction glacée remplacé sa précédente préoccupation et ses aprioris concernant la jeune fille se durcir. Cependant, malgré ses nouvelles émotions poisonneuses, il ne trouva pas la force de tourner les talons devant la silhouette à peine correctement soutenu sur la stalle ni devant les couleurs de sa propre maison. Le jaune des Poufsouffles autours du cou de la fillette, si chaleureux et accueillant habituellement, avait prit des allures de tromperie à présent. Il la zieuta d’un oeil prudent mais finit éventuellement par hocher la tête, acquiescent silencieusement. Il s’approcha et passa précautionneusement le bras de Cassandre au dessus de ses épaules du côté ostensiblement blessé, un gout encore amer sur la langue. Qu’est ce que ça pouvait lui faire qu’elle veuille pas lui parler à lui? Il soupira et ricana sarcastiquement intérieurement quand il se rendit compte qu’elle était parvenu à le faire se mentir à lui-même. Bien sur que ça lui faisait quelques chose. Mais si elle était si déterminé à se renfermer au point de mentir sans vergogne à son visage, qu’à cela ne tienne, il pouvait le faire aussi. « Tu mens mal » Lâcha t-il apathique, sans la regarder, comme une finalité immuable. Il n’avait plus envie de parler maintenant. Ni à elle, ni à personne.

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Tu l'avais sans doute déçu. Tu le voyais dans son regard. Son regard qui comme le tien était devenu neutre et froid. Lorsqu'il s'approcha de toi pour te soutenir et t'aider à marcher, tu ne pus que baisser les yeux, pour ne pas avoir à croiser le sien.

La douleur que tu ressentis à l'instant même ou ton pied toucha le sol était un peu comme celle que tu ressentais à l'instant au plus profond de ton âme. Violente et surtout atroce. Tu grimaças et perdis complètement l'équilibre, si bien que cela te força à t'accrocher plus fort encore à ton compagnon de maison, te saisissant de ta chemise pour éviter de tomber par terre.

Aussitôt, tu te confondis en excuse en rougissant :

" Pardon …"

Cela ne changea rien à la tension qui semblait s'être installé entre vous et alors que vous quittiez les toilettes, il déclara alors que tu mentais plutôt mal. Que pouvais-tu répondre à cela ? Pas grand-chose en finalité. Tu savais que le mensonge n'était pas une habitude pour toi, le fais donc, que tu ne maîtrises pas cet art à la perfection était tout à fait normal :

"Je sais … Mais fait comme si tu n'avais rien remarqué…"

Le doute s'empara alors de toi. T'avait-il vu en colère ? Est-ce qu'il t'avait vu donner un grand coup de pied dans la porte en espérant de tout ton cœur qu'elle sorte de ses gongs ? Peut-être pas, mais il savait que tu mentais et cela t'attrista profondément. Tu finis par lâcher prise et tant bien que mal, t'éloignais de lui jusqu'à prendre appui sur l'un des murs de la pièce dévastée. Tu n'osais pas le regarder et pourtant, tu demandas :

"Pourquoi tu es là ?"

Tu n'étais pas amie avec lui. Tu n'avais au final pas vraiment d'amis dans ce château. Enfin … Peut-être, mais Chems, bien que camarade de classe, n'était pas une personne avec qui tu avais l'habitude de discuter. Étais-ce une erreur ? Vous n'aviez juste pas pris la peine de faire connaissance auparavant. Ton regard croisa le sien dans l'attente d'une réponse à ta question.

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« Je sais … Mais fait comme si tu n'avais rien remarqué… »

C’était mal le connaître. Chems serra les dents avec l’envie irrépressible de protester, de tempêter, de…faire quelques chose. A la place, il laissa échappé un souffle bruyant. Suffisamment bruyant et appuyé pour lui faire comprendre qu’il n’était pas satisfait de sa réponse au moins. Il avait peut être lâché cette remarque pour lui faire comprendre qu’il n’était pas un meuble. Et qu’il ne croyait définitivement pas ses salades visant ouvertement à l’exclure de …. de peut importe ce qui lui arrivait maintenant. Il aurait volontiers continuer à jouer l’imperturbable chiffonné, mais le faite qu’elle n’ait même pas chercher à réfuter… Ça c’était plus bizarre, songea t-il, une sensation désagréable de malaise commençant lentement à apparaître au creux de son estomac.

Le poids qu’exerçait Cassandre sur son côté s’allégea soudainement, et Chems n’eut pas le temps de protester correctement qu’elle s’éloignait déjà de lui pour trouver nouvelle assistance auprès d’un mur décrépi. Interloqué mais peu vexé, le garçon s’autorisa à dévisagé une nouvelle fois la jeune fille avec une curiosité intentionnellement mal dissimulé. Non pas pour rendre état de sa condition, mais dans l’optique de communiqué à la fillette ses interrogations rageantes. Peut être que si il insistait suffisamment …-avec ses …ses yeux(??)…Il obtiendrait gain de cause. À son grand damn et malgré ses essaies de télépathie, elle ne leva pas une fois les yeux vers lui. Elle regardait obstinément le sol avec ce visage vide qui donnait envie au garçon de se tirer les cheveux. Il ne savait plus quoi penser. Plus quoi faire de cette satané situation. Pouvait-on forcer son aide sur une personne qui n’en voulait décidément pas? Il était dans une foutu impasse.

« Pourquoi tu es là ? » Chems tourna brusquement de grand yeux vers Cassandre, incertains d’avoir bien attendu. Elle ne regardait plus le sol, et il se retrouva soudainement déstabilisé par ses pupilles marrons subitement si réceptives pour la première fois autre part que sur le sol. « Je…J’ai entendu un bruit et-... mais attend une minute, t’essaye de détourné mon attention ?? » Il prit un air faussement indigné et posa ses mains sur ses hanches dans une posture qui se voulait outré en tordant les lèvres dans une moue boudeuse. Il ne tint cependant même pas vingt secondes dans son acte. A quoi bon ? Il ne savait pas pourquoi il continuait à essayer de dialoguer quand la fille en face de lui avait clairement montré que sa présence n’était pas requise. Ses bras retombèrent le long de son corps et il laissa échappé un soupir de résignation. Il était pas du genre à lâcher l’affaire aussi facilement de toute façon, autant pousser la porte après y avoir toquer infructueusement.

« Qu’est ce que t’as? »

Il se mordit la langue à sa propre brusquerie. Ça sonnait beaucoup trop comme une accusation, mais pour autant qu’il s’en souciait maintenant, il commençait à être malade de tourner autours du pot. « J’veux dire…On t’a fait du mal ? Je devrais être celui qui demande ce que tu fais ici » Il écarta les bras en désignant les toilettes comme si Cassandre n'avait pas prit conscience des lieux insalubres, un froid remontant dans son dos, non pas de l'état des lieux mais de sa propre proposition. Ce n'était pas ce qui était arrivé...si? Chems sentit un frisson lui remonté alors que son propre regard se posait sur la cheville à l'évidence blessée de la fillette.
Dernière modification par Chems Daley le 15 juin 2018, 0 h 14, modifié 1 fois.

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Tu observais toujours le jeune garçon de ta maison et tu restais sur la défensive après lui avoir demandé pourquoi il était là. Pourtant, sa réponse te fit réagir de façon inattendue. D'une façon qui allait sans doute te faire t'en vouloir. Lorsqu'il te demanda si tu essayais de détourner son attention, tu explosas en une grosse crise de cris et de larmes :

"Mais non ce n'est pas ça ! Tu comprends vraiment rien à rien !"

Tu te retournas, en proie à tes larmes qui coulaient le long de ton visage et dont tu voulais absolument dissimuler la teneur au jeune garçon. T'appuyant doucement contre le mur pour soulager ta cheville, tu finis par poser ta tête contre ce dernier tout en laissant les larmes coulaient le long de ton visage et s'écraser sur le sol.

Pourtant, cela n'empêchait pas Chems de continuer sur sa lancée et lorsqu'il te demande ce que tu avais, tu te laissas glisser sur le sol, retrouvant une position assise au milieu des décombres de ses toilettes délabrés. Ton regard se fixa ostensiblement sur le mur d'en face et tu eus un terrible hoquet entre tes pleurs avant de finalement, parvenir à te contrôler suffisamment :

" C'est … C'est rien … C'est juste que j'en ai marre…"

Tu baissas une nouvelle fois les yeux vers le sol et tes poings se serrèrent de façon incontrôlable jusqu'à ce que finalement, tu donnes un grand coup avec sur le sol, comme pour chasser une frustration trop souvent contenu. Non, vraiment, tu aurais préféré que Chems soit à mille lieux d'ici plutôt que de te voir dans une telle crise de nerf qui en devenait pratiquement incontrôlable. Malgré tout, il restait là et il insista. Tu lâchas alors :

"Ce n'est pas à moi qu'on a fait du mal ! C'est à notre maison ! C'est à nous tous !"

Ton regard se tourna alors vers lui et malgré un regard rouge de pleur, on pouvait encore lire un certain dégoût, mais aussi, de la détermination de ce regard :

"J'en ai marre que l'on nous traite toujours comme les idiots ! Comme les moins-que-rien ! Tout ça parce qu'on est a Poufsouffle … Je suis fière de ma maison, mais il y a des choses que je refuse de tolérer dans ce que l'on dit sur nous et … C'est ça qui est dur."

Tu reniflas de façon pitoyable. C'était cette réponse qu'il était venu chercher non ? Il l'avait trouvé. Tu reniflas une nouvelle fois lamentablement avant de poser ta main contre ton visage dans une grimace assez probante sur la douleur que tu ressentais :

"J'ai donné un coup de pied dans la porte … C'est comme ça que je me suis fait mal …"

Et c'était juste … minable.

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Le garçon se laissa glisser sur le mur opposé à la jeune fille après s’y être lourdement appuyer, sans lâcher Cassandre une des yeux, imitant ses actions pour rester au niveau de son regard. Mais il semblait que ses yeux étaient chaque fois irrémédiablement attirer par le sol. Le garçon n’avait pas la prétention de savoir exactement pourquoi, mais il soupira une énième fois d’ennui en voyant que les pupilles brune de la fillette avaient encore une fois préféré le carrelage froid et sale de l’ancienne salle d’eau que lui. 

Toléré ?? Il fit de son mieux pour masquer son incompréhension face à ce seul et unique terme, mais le garçon avait assurément compris le reste de la phrase. Chems était sûr d’une chose : Il se foutait complètement de ce que qui pouvait se dire dans les autres maisons. Mais si il venait à croiser le chemin d’un des imbéciles qui crachait dans le dos des Poufsouffles, il ne s’énerverait pas sur une porte c’était sûr. Il était arrivé à Poudlard sans rien savoir de ce à quoi il pouvait s’attendre,  il ignorait alors même l’existence des 4 maisons de l’école. Mais lors de cette cérémonie, la seule qui l’avait accueillit avait été Poufsouffle, et il n’avait pas besoin de plus de raison pour savoir qu’elle serait la meilleur de toute pour lui. Il savait que ce n’était pas le cas de tout le monde, il voyait la mine de certains de ces camarades de maison quand ils revenaient en salle commune, il avait vu la peine et le chagrin, la résignation….Oui, Chems se fichait de ce qui pouvait se dire sur sa maison, mais si un de ces beau parleurs avaient le malheur de croisé sa route, il était au moins sur de faire un petit détour dans le bureau de Miss Loewy, au prix de quelques malheureux points si il le fallait. «Ils sont tous nul ceux qui disent ça façon…nul de nul »

Il s’approcha maladroitement de la jeune fille avec la dégaine d’un crapaud et s’appuya à son genoux quand il sentit son propre équilibre flanché. Se redressant tant bien que mal, il plongea -avec assez de difficulté- ses pupilles dans celles brillante de larme de Cassandre. Chems ne la connaissait peut être pas bien, il lui parlait peut être peu, mais il savait combien d’une travailleuse acharné cette fille pouvait être. Parce que du coin de l’oeil, il la voyait tout le temps assise dans un coin de leur salle commune au milieu des parchemins de devoir ou se proposant d’aider quiconque aurait du mal à rédiger les tiens. Ce qu’il avait injustement prit pour une obsession maladive de bon résultat se transformait peu à peu en dévotion dans sa perception de moins en moins restreinte. Elle faisait juste de son mieux pour eux. Et en quelques sorte, ça lui faisait mal de la voir dans cette état à présent. « Tu sais que c’est pas vrai... ON sait que c’est pas vrai …. En plus je pense que quelqu’un d’autre mérite plus ce coup de pied que cette pauvre porte » Ajouta t-il avec un demi sourire, le souvenir de ce son détonant encore frais dans son esprit, combattant les nouvelles émotions auxquelles il était en proie. Ce devait être un sacrée coup de pied pour avoir fait ce bruit n'empêche. Les reniflements incessants le sortirent cependant vite fait de sa rêverie et il perdit aussi rapidement son rictus, une moue concerné sur son visage « T’es sur que tu veux pas que je t’aide? »

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