Toilettes abandonnées

Inscription
Connexion

 RPG+  Quand les murs se rapprochent...  Carry 

Juin 2043

L'arrivée de l'été rimait pour Eileen avec vent de liberté et avec une grande envie de profiter du parc sans se poser de questions. Du moins, ça aurait dû et ça l'était encore l'année d'avant alors qu'elle n'avait, à cette période de l'année, qu'une chose en tête : l'approche des vacances. Mais à Poudlard, la in de l'année, c'était aussi et surtout le synonyme des examens qui approchaient. Et même la fillette, qui n'était pas du genre à réviser des heures durant, y était sensible. Il y avait une sorte d'électricité dans l'air fort déplaisante, une attente et une angoissante qui n'aidaient franchement pas à se relaxer et les professeurs qui ne cessaient d'avoir des recommandations à chacun de leur cours, ce n'était pas l'idéal non plus pour se détendre. Tout le monde était à cran et la jeune fille avait, soudain, senti l'immense besoin de s'isoler. Elle ne supportait plus l'effervescence fiévreuse qui régnait dans la salle commune, les questions qui fusaient sur les révisions, les prises de bec et tout le reste.

En temps normal, Eileen aurait donc saisi son carnet à dessins et serait allée dans le parc, probablement même au bord du lac, pour profiter de la sérénité des lieux mais elle était certaine de ne pas être la seule à avoir eu cette idée, ce qui l'agaçait rien que d'y penser. Il valait donc mieux opter pour une autre stratégie et un lieu qui serait moins fréquenté. Mais où alors ? L'idée avait fini par s'imposer à elle : les toilettes abandonnées. Ok, dit comme ça, ça ne faisait pas rêver mais c'était justement là le point positif. Personne n'aurait l'idée de s'y réfugier, c'était parfait ! La fillette quitta donc la salle commune des Serpentard et dirigea ses pas à l'opposé du Grand Hall. Mis à part pour venir en cours d'étude des Moldus, elle ne s'était jamais vraiment aventurée dans cette partie du château, c'était donc l'occasion de visiter. Ça lui calmerait sûrement les nerfs. Il faisait frais, humide même et très vite, elle n'entendit plus que le bruit de ses pas résonnant sur la pierre. Loin de lui faire peur, cette ambiance lui plaisait et elle se laissa entraîner sans prendre garde à l'endroit où la menaient ses errances.

Seulement, au détour d'un virage, l'atmosphère changea brusquement. Les toilettes abandonnées... Le couloir se fit plus sombre, plus exigu aussi et Eileen se trouva étrangement moins à son aise sans vraiment comprendre pourquoi. Se traitant d'idiote mentalement, elle continua d'avancer : ce n'était pas une stupide impression qui allait la faire fuir, non mais oh ! Elle était une Serpentard, par la barbe de Merlin, elle n'avait peur de rien. Seulement, après quelques minutes de cet étrange sentiment, force était de constater que ça n'allait pas mieux. Au contraire même. Elle avait l'impression que les murs se rapprochaient d'elle, elle avait de plus en plus de mal à respirer et se sentit prise de sueur froide. Elle finit par s'arrêter net, eu milieu du couloir, non loin des lavabos, tétanisée et luttant contre une peur irraisonnée.

Première année RP.
Responsable de Dortoir
Semi-absence du 17 au 24 juin

 RPG+  Quand les murs se rapprochent...  Carry 

Le mois de Juin annonçait la fin de la première année de Carry à Poudlard. Mais qui dit fin d’année dit aussi examen à préparer et elle n’était pas prête du tout. Tout d’abord, elle devait trouver un endroit ou elle pourrait réviser sans que personne ne puisse la remarquer mais aussi sans que personne ne la dérange. Le terrain de Quidditch semblait être un très bon endroit pour étudier mais
malheureusement pour elle, celui-ci était déjà remplit d’élèves, les tribunes servaient déjà de salle d’études et les bancs étaient quasiment déjà tous occupés. Non, rien, nada, il était hors de question que d’autre élèves voient Carry s’entrainer en sortilège. Pas quand elle sait à quel point elle est médiocre dans cette matière et qu’elle pourrait être la cible de moqueries. Mais le point positif c’était qu’elle n’avait pas besoin de se rendre sur le terrain lui-même pour se rendre compte qu’il y’avait pas la place pour elle pour étudier.

Pensif tout en étant stressé, Carry tourna les talons pour se rendre dans le bâtiment principal. Pour la première fois de sa vie elle expérimentait cette sensation qu’était le stress. C’était quelque chose qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant. Mais grâce à cette sensation, elle comprit à quel point les examens pouvaient être important et à quel point ils pouvaient affecter le comportement des étudiants. Tout le monde courrait, personne ne marchait. Tout le monde étudiait, personne ne rigolait. Les salles de classes, la Grande Salle et même les salles communes s’étaient transformées en bureau d’études. Plus le temps passait et plus la tension devenait palpable. L’école de magie qui paraissait si joyeuse il y’a quelque mois venait de se transformer en un temple dédier à la culture et à la connaissance.

Voyant qu’il n’y avait plus de place nulle part, Carry commença à monter furieusement les escaliers. Avec un peu de chance elle trouvera une salle où elle pourra étudier sans avoir à être observer des autres. Tout en montant les marches, Carry arbora un petit sourire en coin : Elle aussi avait perdu son envie de marcher et s’était mise à courir exactement comme les autres élèves. Tout porte à croire que la fièvre des examens était contagieuse. Arrivant au second étage, le cœur de la petite s’arrêta quand celle-ci regarda une porte a semi-ouverte dans le fond de l’allée. Carry réalisa que cette porte pouvait mener exactement a qu’elle recherchait depuis le début : les toilettes abandonnées. Là où personne ne voudrait rester et logiquement si personne ne voulait y être alors cela voudrait dire que personne ne serait là pour la regarder s’exercer. Carry se rua vers la porte et entra tout en fermant doucement l’entrée derrière elle. Hors de questions que d’autre personnes s’aperçoivent de son havre de paix et donc il valait mieux pour elle de faire le moins de bruit possible.

Carry, livres en main, fit rapidement le tour des toilettes pour s’assurer qu’elle était bien seule ici. En entrant, il y’avait un petit couloir qui menait directement au centre des toilettes. Au milieu, plusieurs lavabos faits de marbres blancs étaient disposés comme une seule et même structure massif circulaire. Il y’avait bien un autre couloir à l’opposée de l’entrer mais la petite Serpentard s’aperçu rapidement que la lumière n’atteignait plus celui-ci… Et l’obscurité et elle, ce n’était pas vraiment une grande histoire d’amour.

Concentrée et prête à étudier, Carry, sortit un de ses livres et se prépara à la lecture de celui-ci. Alors qu’elle s’apprêtait à commencer son chapitre, un bruit inhabituel la fit sursauter. Elle leva son regard du livre pour observer tout autour d’elle avec panique. Ces toilettes étaient censées être vide… Elle-même avait fait son inspection, comment aurait-elle pu ne pas s’apercevoir que quelqu’un se cachait dans les toilettes ? Carry, baguette en main, se leva et commença à marcher vers l’endroit d’où venait le bruit qu’elle avait entendu. Cependant, lors de sa nouvelle inspection, la Serpentard se retrouva face à un problème : L’absence de lumière. Le bruit recommença mais cette fois un peu plus fort que la dernière fois et Carry pouvait facilement deviner que ce bruit venait du couloir sombre qu’elle n’avait pas vérifié. Deux options s’offraient à elle : soit elle prenait ses jambes à son cou et donc va devoir chercher un autre endroit où étudier ou bien prendre son courage à deux mains et trouver l’origine de ce bruit et, par la même occasion si c’est une personne, la dégager d’ici au plus vite pour pouvoir se remettre aux travails rapidement.

Ne voulant pas chercher un autre endroit pour étudier, Carry opta pour la seconde option. Mais ce choix n’était clairement pas les plus simple à faire pour elle. Elle avança petit pas par petit pas en direction du couloir sombre en espérant trouver le plus rapidement possible cette personne et la faire partir d’ici. Cette fois-ci, Carry put entendre clairement le bruit qu’elle avait entendu auparavant : C’était des gémissements d’angoisse mélanger à une forte respiration. Carry n’avait plus aucun doute là-dessus, elle n’était pas seule dans les toilettes. Plus elle s’enfonçait dans le couloir ténébreux et plus elle sentait son cœur s’accélérer. Carry, ayant l’impression d’avoir fait un voyage de longue haleine, regarda derrière elle pour voir où était la source de lumière la plus proche si jamais son courage venait à s’évanouir. A ce moment précis, elle se rendit compte avec incrédulité qu’elle avait parcouru une distance complètement ridicule : elle avait fait tellement de petit pas qu’en réalité trois-quatre pas normaux en arrière et elle se retrouverai en sécurité dans la lumière aux cotes des lavabos. Son esprit était prêt à surmonter sa peur mais pas son corps. N’en pouvant plus d’attendre, mais ne voulant pas soumettre son corps au supplice de la peur, Carry tendit son bras et pointa sa baguette en direction des ténèbres et prononça avec tremblement la formule magique :


« L-Lumos… »

Le bout de sa baguette s’illumina d’un bleu clair magnifique, repoussant les zones d’ombres plus loin qu’elle ne l’aurait espéré. Enfin elle put apercevoir la silhouette d’une jeune fille se tenant de dos, dans le noir. Elle avait une chevelure qui possédait une certaine coloration qui vacillait entre le roux et le rouge et des cheveux légèrement bouclés. Elle était plus grande que carry et elle portait une longue robe noire comme celle de la première année. Carry s’approcha et s’arrêta derrière elle… Elle connaissait cette fille. Elle n’avait rencontré qu’une seule personne qui avait ce type de cheveux et cette personne était sa Capitaine de Quidditch : Eileen Eastwood. Elles n’avaient pas vraiment beaucoup parler ensemble, juste durant les phases de tests pour le poste de Poursuiveuse/Batteuse, mais c’était tout. A vrai dire Carry se demandait si elle se souviendrait d’elle maintenant. Voulant être sure qu’elle s’adressait à la bonne personne, Carry tenta tant bien que mal de l’appeler par son prénom malgré la peur au ventre qu’elle ressentait.

« H-Hey… ? Eileen…C’est moi…Carry… Tu te souviens de moi ?…Qu’est-ce que…Est-ce que ça va ? » Dit-elle en essayant de la tirer par la manche avec sa main libre. « V-viens…allez…tu…tu ne peux pas rester là… il…il fait trop sombre ici. »

Il n’y avait rien à faire, la capitaine ne voulait pas bouger d’un centimètre, elle était comme pétrifier de peur par quelque chose. Mais maintenant elle n’était plus la seule à avoir peur, Carry trouvait la situation plus qu’effrayante et décida de ne plus bouger à son tour. Elle prit la décision rester avec sa Capitaine pour essayer de se rassurer elle-même mais aussi de soutenir moralement sa capitaine. Les pauvres Serpys tremblaient comme des feuilles mortes. Si Carry ignorait de quoi Eileen avait peur, elle savait qu’elle même tremblait à l’idée de voir sa baguette s’éteindre à tout moment, et qui sait, la situation pourrait bien empirer.

Police de couleur #38761D

Parce que quand on use de la magie... il y a toujours un prix à payer.