Toilettes abandonnées

Inscription
Connexion

 RPG+  Quand les murs se rapprochent...  Carry 

Juin 2043

L'arrivée de l'été rimait pour Eileen avec vent de liberté et avec une grande envie de profiter du parc sans se poser de questions. Du moins, ça aurait dû et ça l'était encore l'année d'avant alors qu'elle n'avait, à cette période de l'année, qu'une chose en tête : l'approche des vacances. Mais à Poudlard, la in de l'année, c'était aussi et surtout le synonyme des examens qui approchaient. Et même la fillette, qui n'était pas du genre à réviser des heures durant, y était sensible. Il y avait une sorte d'électricité dans l'air fort déplaisante, une attente et une angoissante qui n'aidaient franchement pas à se relaxer et les professeurs qui ne cessaient d'avoir des recommandations à chacun de leur cours, ce n'était pas l'idéal non plus pour se détendre. Tout le monde était à cran et la jeune fille avait, soudain, senti l'immense besoin de s'isoler. Elle ne supportait plus l'effervescence fiévreuse qui régnait dans la salle commune, les questions qui fusaient sur les révisions, les prises de bec et tout le reste.

En temps normal, Eileen aurait donc saisi son carnet à dessins et serait allée dans le parc, probablement même au bord du lac, pour profiter de la sérénité des lieux mais elle était certaine de ne pas être la seule à avoir eu cette idée, ce qui l'agaçait rien que d'y penser. Il valait donc mieux opter pour une autre stratégie et un lieu qui serait moins fréquenté. Mais où alors ? L'idée avait fini par s'imposer à elle : les toilettes abandonnées. Ok, dit comme ça, ça ne faisait pas rêver mais c'était justement là le point positif. Personne n'aurait l'idée de s'y réfugier, c'était parfait ! La fillette quitta donc la salle commune des Serpentard et dirigea ses pas à l'opposé du Grand Hall. Mis à part pour venir en cours d'étude des Moldus, elle ne s'était jamais vraiment aventurée dans cette partie du château, c'était donc l'occasion de visiter. Ça lui calmerait sûrement les nerfs. Il faisait frais, humide même et très vite, elle n'entendit plus que le bruit de ses pas résonnant sur la pierre. Loin de lui faire peur, cette ambiance lui plaisait et elle se laissa entraîner sans prendre garde à l'endroit où la menaient ses errances.

Seulement, au détour d'un virage, l'atmosphère changea brusquement. Les toilettes abandonnées... Le couloir se fit plus sombre, plus exigu aussi et Eileen se trouva étrangement moins à son aise sans vraiment comprendre pourquoi. Se traitant d'idiote mentalement, elle continua d'avancer : ce n'était pas une stupide impression qui allait la faire fuir, non mais oh ! Elle était une Serpentard, par la barbe de Merlin, elle n'avait peur de rien. Seulement, après quelques minutes de cet étrange sentiment, force était de constater que ça n'allait pas mieux. Au contraire même. Elle avait l'impression que les murs se rapprochaient d'elle, elle avait de plus en plus de mal à respirer et se sentit prise de sueur froide. Elle finit par s'arrêter net, eu milieu du couloir, non loin des lavabos, tétanisée et luttant contre une peur irraisonnée.

Deuxième année RP (2043-2044)
Tu fais quoi pour Noël ? Je prends 5 kg...
Présence réduite : du 22/12 au 05/02

 RPG+  Quand les murs se rapprochent...  Carry 

Le mois de Juin annonçait la fin de la première année de Carry à Poudlard. Mais qui dit fin d’année dit aussi examen à préparer et elle n’était pas prête du tout. Tout d’abord, elle devait trouver un endroit ou elle pourrait réviser sans que personne ne puisse la remarquer mais aussi sans que personne ne la dérange. Le terrain de Quidditch semblait être un très bon endroit pour étudier mais
malheureusement pour elle, celui-ci était déjà remplit d’élèves, les tribunes servaient déjà de salle d’études et les bancs étaient quasiment déjà tous occupés. Non, rien, nada, il était hors de question que d’autre élèves voient Carry s’entrainer en sortilège. Pas quand elle sait à quel point elle est médiocre dans cette matière et qu’elle pourrait être la cible de moqueries. Mais le point positif c’était qu’elle n’avait pas besoin de se rendre sur le terrain lui-même pour se rendre compte qu’il y’avait pas la place pour elle pour étudier.

Pensif tout en étant stressé, Carry tourna les talons pour se rendre dans le bâtiment principal. Pour la première fois de sa vie elle expérimentait cette sensation qu’était le stress. C’était quelque chose qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant. Mais grâce à cette sensation, elle comprit à quel point les examens pouvaient être important et à quel point ils pouvaient affecter le comportement des étudiants. Tout le monde courrait, personne ne marchait. Tout le monde étudiait, personne ne rigolait. Les salles de classes, la Grande Salle et même les salles communes s’étaient transformées en bureau d’études. Plus le temps passait et plus la tension devenait palpable. L’école de magie qui paraissait si joyeuse il y’a quelque mois venait de se transformer en un temple dédier à la culture et à la connaissance.

Voyant qu’il n’y avait plus de place nulle part, Carry commença à monter furieusement les escaliers. Avec un peu de chance elle trouvera une salle où elle pourra étudier sans avoir à être observer des autres. Tout en montant les marches, Carry arbora un petit sourire en coin : Elle aussi avait perdu son envie de marcher et s’était mise à courir exactement comme les autres élèves. Tout porte à croire que la fièvre des examens était contagieuse. Arrivant au second étage, le cœur de la petite s’arrêta quand celle-ci regarda une porte a semi-ouverte dans le fond de l’allée. Carry réalisa que cette porte pouvait mener exactement a qu’elle recherchait depuis le début : les toilettes abandonnées. Là où personne ne voudrait rester et logiquement si personne ne voulait y être alors cela voudrait dire que personne ne serait là pour la regarder s’exercer. Carry se rua vers la porte et entra tout en fermant doucement l’entrée derrière elle. Hors de questions que d’autre personnes s’aperçoivent de son havre de paix et donc il valait mieux pour elle de faire le moins de bruit possible.

Carry, livres en main, fit rapidement le tour des toilettes pour s’assurer qu’elle était bien seule ici. En entrant, il y’avait un petit couloir qui menait directement au centre des toilettes. Au milieu, plusieurs lavabos faits de marbres blancs étaient disposés comme une seule et même structure massif circulaire. Il y’avait bien un autre couloir à l’opposée de l’entrer mais la petite Serpentard s’aperçu rapidement que la lumière n’atteignait plus celui-ci… Et l’obscurité et elle, ce n’était pas vraiment une grande histoire d’amour.

Concentrée et prête à étudier, Carry, sortit un de ses livres et se prépara à la lecture de celui-ci. Alors qu’elle s’apprêtait à commencer son chapitre, un bruit inhabituel la fit sursauter. Elle leva son regard du livre pour observer tout autour d’elle avec panique. Ces toilettes étaient censées être vide… Elle-même avait fait son inspection, comment aurait-elle pu ne pas s’apercevoir que quelqu’un se cachait dans les toilettes ? Carry, baguette en main, se leva et commença à marcher vers l’endroit d’où venait le bruit qu’elle avait entendu. Cependant, lors de sa nouvelle inspection, la Serpentard se retrouva face à un problème : L’absence de lumière. Le bruit recommença mais cette fois un peu plus fort que la dernière fois et Carry pouvait facilement deviner que ce bruit venait du couloir sombre qu’elle n’avait pas vérifié. Deux options s’offraient à elle : soit elle prenait ses jambes à son cou et donc va devoir chercher un autre endroit où étudier ou bien prendre son courage à deux mains et trouver l’origine de ce bruit et, par la même occasion si c’est une personne, la dégager d’ici au plus vite pour pouvoir se remettre aux travails rapidement.

Ne voulant pas chercher un autre endroit pour étudier, Carry opta pour la seconde option. Mais ce choix n’était clairement pas les plus simple à faire pour elle. Elle avança petit pas par petit pas en direction du couloir sombre en espérant trouver le plus rapidement possible cette personne et la faire partir d’ici. Cette fois-ci, Carry put entendre clairement le bruit qu’elle avait entendu auparavant : C’était des gémissements d’angoisse mélanger à une forte respiration. Carry n’avait plus aucun doute là-dessus, elle n’était pas seule dans les toilettes. Plus elle s’enfonçait dans le couloir ténébreux et plus elle sentait son cœur s’accélérer. Carry, ayant l’impression d’avoir fait un voyage de longue haleine, regarda derrière elle pour voir où était la source de lumière la plus proche si jamais son courage venait à s’évanouir. A ce moment précis, elle se rendit compte avec incrédulité qu’elle avait parcouru une distance complètement ridicule : elle avait fait tellement de petit pas qu’en réalité trois-quatre pas normaux en arrière et elle se retrouverai en sécurité dans la lumière aux cotes des lavabos. Son esprit était prêt à surmonter sa peur mais pas son corps. N’en pouvant plus d’attendre, mais ne voulant pas soumettre son corps au supplice de la peur, Carry tendit son bras et pointa sa baguette en direction des ténèbres et prononça avec tremblement la formule magique :


« L-Lumos… »

Le bout de sa baguette s’illumina d’un bleu clair magnifique, repoussant les zones d’ombres plus loin qu’elle ne l’aurait espéré. Enfin elle put apercevoir la silhouette d’une jeune fille se tenant de dos, dans le noir. Elle avait une chevelure qui possédait une certaine coloration qui vacillait entre le roux et le rouge et des cheveux légèrement bouclés. Elle était plus grande que carry et elle portait une longue robe noire comme celle de la première année. Carry s’approcha et s’arrêta derrière elle… Elle connaissait cette fille. Elle n’avait rencontré qu’une seule personne qui avait ce type de cheveux et cette personne était sa Capitaine de Quidditch : Eileen Eastwood. Elles n’avaient pas vraiment beaucoup parler ensemble, juste durant les phases de tests pour le poste de Poursuiveuse/Batteuse, mais c’était tout. A vrai dire Carry se demandait si elle se souviendrait d’elle maintenant. Voulant être sure qu’elle s’adressait à la bonne personne, Carry tenta tant bien que mal de l’appeler par son prénom malgré la peur au ventre qu’elle ressentait.

« H-Hey… ? Eileen…C’est moi…Carry… Tu te souviens de moi ?…Qu’est-ce que…Est-ce que ça va ? » Dit-elle en essayant de la tirer par la manche avec sa main libre. « V-viens…allez…tu…tu ne peux pas rester là… il…il fait trop sombre ici. »

Il n’y avait rien à faire, la capitaine ne voulait pas bouger d’un centimètre, elle était comme pétrifier de peur par quelque chose. Mais maintenant elle n’était plus la seule à avoir peur, Carry trouvait la situation plus qu’effrayante et décida de ne plus bouger à son tour. Elle prit la décision rester avec sa Capitaine pour essayer de se rassurer elle-même mais aussi de soutenir moralement sa capitaine. Les pauvres Serpys tremblaient comme des feuilles mortes. Si Carry ignorait de quoi Eileen avait peur, elle savait qu’elle même tremblait à l’idée de voir sa baguette s’éteindre à tout moment, et qui sait, la situation pourrait bien empirer.

Police de couleur #38761D

2ème Année RP

« Parce que quand on use de la magie... il y a toujours un prix à payer. »

 RPG+  Quand les murs se rapprochent...  Carry 

*** Flashback ***


Eileen a quatre ans et, comme toujours, elle essaie de faire tout comme une grande. Ou plutôt, tout comme son grand frère. Pour elle, c'est très important, pour lui, c'est un jeu. Sauf que ce jour-là, c'est plutôt un agacement permanent. Ça a commencé par la télévision... il n'a pas pu voir ce qu'il voulait parce qu'Eileen voulait voir une émission avec des princesses sur des poneys. Pff, ridicule. Ensuite, il n'a pas pu aller jouer avec ses copains parce qu'Eileen est trop petite pour les suivre alors oui, le garçon est agacé et il compte bien se sortir de cette situation. Il a un match de foot qui l'attend, c'est important !

Voilà donc les deux enfants qui jouent au ballon dans le jardin. Eileen rit, court partout, s'amuse comme une petite folle. Si bien que, lorsque le ballon entre dans la cabane, au fond du jardin, elle ne pense pas un seul instant aux monstres qui lui font d'habitude si peur dedans. Elle fonce tête baissée et soudain... il fait tout noir, la porte est fermée derrière elle et, quand elle la pousse, rien ne se passe. Elle commence à avoir peur, elle pleure, elle crie, elle appelle son frère mais personne ne l'entend. Elle finit prostrée dans un coin, tétanisée par la peur des monstres qu'elle imagine et par cette impression que jamais plus elle ne pourra voir la lumière du jour. La cabane semble rétrécir, elle n'arrive plus à respirer.

*** Fin du flashback ***


Tétanisée comme l'était, Eileen n'avait pas conscience de grand chose de son environnement immédiat si ce n'est cette sensation d'oppression. Depuis cette année-là où elle avait passé des heures enfermée dans la cabane du jardin de ses parents, elle ne supportait plus de se retrouver dans des espaces clos, encore moins quand ceux-ci étaient dans l'obscurité totale. On lui avait dit que c'était de la claustrophobie mais mettre un nom sur le phénomène ne l'aidait pas à rationaliser pour autant. Elle voulait plus que tout se sortir de cette situation mais toutes les fibres de son corps lui criaient qu'il était hors de question qu'elle bouge.

Et puis, comme si quelqu'un avait fini par entendre son appel à l'aide muet, elle vit une lumière apparaître dans un coin de son champ de vision. Un peu comme un halo, au départ, et puis toute la pièce fût baignée par cette lumière bienfaitrice. C'était toujours un problème de moins à gérer mais il n'en restait pas moi qu'Eileen ne voyait pas comment sortir de là. Elle était enfermée mais plus dans le noir, voilà tout. Et les murs s'avançaient toujours vers elle, en tanguant ? En tout cas, c'était l'impression qu'elle avait. Ou alors était-ce sa tête qui tournait de manquer d'oxygène ? Ça faisait combien de temps qu'elle était là ? Dans les méandres de sa peur, il lui semblait que quelque chose essayait de trouver un chemin vers son esprit. Comme une petite voix qui essayait de lui faire comprendre un point important.

Et ce n'est qu'après de longues minutes qu'enfin Eileen comprit ce que son inconscience essayait de lui faire comprendre depuis un moment déjà : la lumière n'était pas apparue toute seule, il y avait donc quelqu'un avec elle. Et ce simple constant l'aida à prendre une grande inspiration. Elle ferma les yeux un moment pour essayer d'oublier où elle était, se concentrant sur sa respiration comme on lui avait appris à faire, s'exhortant au calme et à relativiser.

Quand elle ouvrit à nouveau les yeux en se tournant sur le côté, elle fit face à Carry, sa nouvelle coéquipière de Quidditch qui tremblait comme une feuille. Elle se força à sourire et d'un ton qui se voulait enjoué mais qui ne faisait guère illusion, elle répondit enfin :

"Salut Carry, tout va bien ? Comment tu es arrivée là ?"

Elle avait à peine conscience qu'elle risquait de passer pour folle à être tétanisée une minute et faire comme si de rien n'était la minute suivante.  Pour l'heure, elle avait surtout envie d'oublier la situation, le fait d'être enfermée et si Carry se souvenait de comment elle avait terminé là, y'avait peut-être moyen de faire le chemin inverse pour sortir. Parce que, côté, Eileen, s'était le black-out complet. Elle ne se souvenait de rien.

Deuxième année RP (2043-2044)
Tu fais quoi pour Noël ? Je prends 5 kg...
Présence réduite : du 22/12 au 05/02

 RPG+  Quand les murs se rapprochent...  Carry 

"Salut Carry, tout va bien ? Comment tu es arrivée là ?"

Carry n’en croyait pas ses oreilles. Furieuse, elle leva les yeux dans sa direction. A quoi pensait-elle ? Elle n’eut jamais de réponse a sa question, tout ce qu’elle voyait c’était le bleu de ses yeux. Carry la regarda d’un air incrédule, comment pouvait elle poser une question pareille alors qu’elle-même était en train de trembler comme une feuille dans un coin dans le noir. Ne voulant pas rester plus longtemps, Carry agrippa la robe de sa capitaine et la tira dans l’espoir de la faire bouger. Mais sans succès. Pour une raison qui échappait complètement à Carry, Eileen refusait de bouger de son coin, elle était complétement immobile comme une statue et le pire dans tout ça c’est que la corpulence de celle-ci était plus importante que celle de la première année donc impossible de réellement la forcer à bouger.

Voyant à peine le sol grâce à son sort d’illumination, Carry commença à trembler quand la lumière de sa baguette s’estompa doucement. La situation devenait urgente, si jamais le sort ne marchait plus alors Carry serait bloquée elle aussi. Sans dire un mot, elle tenta tant bien que mal de tirer sa capitaine hors du noir. S’impatientant, Carry fit grise mine quand elle vit que sa baguette commença à diminuer en puissance et que les ténèbres commençaient à gagner du terrain autour d’elle. Elle prit une profonde respiration et réfléchit à sa situation. Si Eileen voulait discuter, alors soit ! Peut-être que ça allait convaincre celle-ci de bouger de ce coin sombre. De nouveau, Carry prit une profonde respiration avant de s’adresser à la rousse tout en essayant de contenir sa colère.

« Non ! Rien ne va… » Dit-elle en agrippant la manche d’Eileen. « J-J ’étais censée trouver un endroit où je pourrai étudier seule ! E-Et tu es la ! Eileen… » Carry regarda avec peur sa baguette, plus le temps passait et plus le bleu de sa lumière devenait plus faible. Le temps était compté. « Eileen…Je…Je ne sais pas ce que tu fais ici, mais il faut que tu sortes de la…On…On ne peut pas rester sinon- »

Avant même qu’elle eut le temps de finir sa phrase, la baguette de Carry s’éteignit. Carry, seule avec Eileen, commença à ressentir les symptômes qu’elle avait ressenti lorsque son père l’avait renfermé dans la cave : une accélération du rythme cardiaque, des bouffées de chaleur, une sensation d'étouffement et une certaine gêne abdominale… C’était finit pour elle, Carry ne pouvait plus dire un seul mot et elle ne pouvait plus bouger à son tour. Tout son corps était anesthésié, au point ou la baguette qu’elle tenait fermement dans sa main glissa entre ses doigts pour finalement disparaitre dans le noir. Instinctivement, Carry se rapprocha d’Eileen et saisi son bras avec tout son corps et le sera très fort comme si Eileen était la mère dont elle avait besoin pour se protéger de la peur et du vide qui était sous ses pieds.

Pendant quelque instant, Carry ferma les yeux et essaya de s’imaginer dans une autre pièce pour essayer de faire bouger son corps. Elle ne pouvait pas rester paralyser comme ça et pour cause personne ne savait que les deux jeunes filles étaient la et si elles devaient attendre des secours, alors l’attente pouvait être très longue. En inspirant bien profondément et en gardant les yeux fermés, Harrison essaya du mieux qu’elle pouvait de s’imaginer dans un autre endroit que les toilettes abandonner. Impossible, l’odeur de moisissure ainsi que l’humidité qu’elle ressentait tuaient toute imagination de sa part. Cependant, la première année avait remarqué que fermer les yeux diminuait le stresse qu’elle ressentait et donc n’avait libérer que sa bouche de la paralysie.

« Eileen…faut qu’on sorte de la…Pourquoi est ce que tu ne bouges pas…Nom d’un - » Carry se mordit la lèvre, depuis quand jurait-elle ? Ça mère l’aurait très certainement donné une tape pour avoir faillit prononcer un mot aussi dégoutant. Présentant ses excuses par la pensé envers sa mère rapidement, Carry essaya une nouvelle méthode, au lieu, de tirer simplement la manche d’Eileen, celle-ci tenta de tirer cette fois tout le bras avec elle. OUI ! Elle bougeait mais à peine, c’était déjà ça de fait ! Mais un autre problème leur fit face ! Comment guider quelqu’un dehors quand la guide essaye de le faire en fermant les yeux ? A cette pensée carry s’arrêta et décida de ne plus bouger, trop risquer de tomber ou même de se prendre un mur…Autant réfléchir à une solution pour sortir d’ici avec sa capitaine.

« Parle moi Eileen, je t’en prie… Qu’est ce que tu fais la, pourquoi es-tu là ? Pourquoi tu refuses de bouger ?!... »

2ème Année RP

« Parce que quand on use de la magie... il y a toujours un prix à payer. »

 RPG+  Quand les murs se rapprochent...  Carry 

Voilà, Eileen passait pour une folle ! Et pour être honnête, dans la situation inverse, si elle y réfléchissait bien - ce qui était totalement impossible pour le moment - elle en aurait certainement pensé autant. Seulement elle n'était pas à même de raisonner. Seule sa peur la tétanisait. C'était irrationnel, son esprit entier était tourné vers les murs qui ne cessaient de se rapprocher d'elle. Carry n'en avait pas conscience bien sûr mais c'était déjà un exploit qu'elle ait réalisé qu'elle était là elle-aussi. Alors oui, discuter de tout et de rien était ce dont elle avait besoin en cet instant précis afin de pouvoir respirer à nouveau correctement. Pas normalement, elle n'en demandait pas autant mais au moins de façon moins heurtée. Alors peut-être qu'il serait question de bouger et de se sortir de ce guêpier.

Pourtant, ça ne marchait pas aussi bien que les deux filles le souhaitaient. Eileen n'entendait finalement qu'un bourdonnement à son oreille, bien trop concentrée sur ses angoisses, et c'est à peine si elle ressentait une pression sur sa manche alors que sa camarade tirait sur son bras pour la faire bouger. Au lieu de ça, son regard était figé sur les ombres qui dansaient devant elle à mesure que l'intensité du sort de Carry baissait. Ça rendait la scène encore plus inquiétante et donnait l'impression qu'elles avaient encore moins d'espace qu'une minute plus tôt.

"Les murs se rapprochent." finit-elle par murmurer en proie à la panique.

Elle échappa un hoquet de surprise terrifié lorsque l'obscurité revint autour d'elles. Chaque respiration était plus dure que la précédente et l'odeur d'humidité n'aidait clairement pas. Elle luttait de toutes ses forces pour ne pas faire comme lorsqu'elle était gamine : se rouler en boule par terre et attendre qu'on vienne la chercher. Quelque chose lui disait qu'ici, ça ne risquait pas d'arriver puisque le château était immense et que personne ne saurait où les chercher. Personne ne venait jamais ici, Eileen en était sûre. D'autant qu'un détail venait de se frayer un chemin dans son esprit : la poussière sur le sol. De toute évidence, même les elfes de maison n'étaient pas des habitués du coin. La misère.

C'est finalement le fait d'entendre jurer sa camarade qui la fit légèrement sortir de sa transe. Certes, elle ne connaissait pas Carry depuis longtemps mais jamais elle ne l'avait entendu parler ainsi. Les saccades répétées sur son bras y aidaient aussi, il faut dire.

"J'peux pas." tenta-t-elle d'expliquer à sa coéquipière.

Ce n'est pas qu'elle ne voulait pas bouger. Au contraire même, elle ne demandait que ça. Seulement, chaque fibre de son corps criait à l'idée de faire le moindre mouvement. Elle n'était plus maître de son enveloppe corporelle, prisonnière de chaines invisibles qui la serraient toujours plus forts. Les quelques centimètres qu'avaient réussi à lui faire faire Carry étaient déjà un exploit en soi. Mais la jeune fille n'était pas du genre à abandonner, de toute évidence. C'était d'ailleurs un trait de caractère qui avait plu à Eileen lors de sa sélection pour faire parti de l'équipe de Quidditch. Elle tira donc encore plus fort sur son bras et cette fois-ci, la Serpentard fit un pas en arrière. Un pas complet, oui, oui !

"Claustro." finit-elle par lâcher d'un mince filet de voix.

Restait à espérer que Carry savait ce que c'était et qu'elle saurait la sortir de là malgré la panique qu'elle ressentait elle-même. Ou alors, devrait-elle simplement abandonner sa capitaine pour aller chercher de l'aide. Quelque part, Eileen le souhaitait même si l'idée de se retrouver à nouveau seule lui donnait envie de hurler de terreur. Seulement, elles ne pouvaient pas rester là indéfiniment.

Pour ta réponse, tu peux considérer qu'Eileen va bouger. Pas bien vite certes mais bouger quand même.

Deuxième année RP (2043-2044)
Tu fais quoi pour Noël ? Je prends 5 kg...
Présence réduite : du 22/12 au 05/02

 RPG+  Quand les murs se rapprochent...  Carry 

"Claustro."

Voilà les mots que la capitaine des Crochets d’argent arriva à articuler. Mais même si la définition pouvait paraitre claire, cela n’empêchait pas la première année de ne pas comprendre ce qu’elle essayait de dire ? Qu’est ce que le mot Claustro voulait dire ce mot et surtout qu’était-ce ? Un sortilège ? une sorte de médecine ? Malheureusement pour Eileen, Carry ne se préoccupa pas vraiment du sens du mot qu’elle essayait ou qu’elle avait prononcée. En ce moment même, elle essaya de ne pas perdre la tête à la vue du manque de lumière qui envahissait petit à petit les toilettes abandonnées. Alors que cette dernière tentait tant bien que mal de pousser sa partenaire, elle remarqua que celle-ci fit un pas dans la direction de la sortie. ENFIN ! Un pas, un miraculeux pas vers cette liberté que toutes les deux désiraient plus que tout. Cependant à cette allure, cette petite marche aurait la sensation d’être un voyage pour les deux fillettes.

Alors que Carry continuait de tirer sur la manche, elle entendit celle-ci se déchirer dans un crac très distinct. Evidemment qu’elle n’allait pas tenir jusqu’au bout, avec la force avec laquelle elle tirait, pas étonnant qu’elle se déchire au bout d’un moment. Voulant forcer Eileen à bouger, Carry tira encore plus fort mais manqua de glisser sur le sol mouiller ? Comment se faisait-il que le sol soit mouillé alors que cette pièce n’est plus en état de fonctionner ? Cela n’avait aucun sens, mais cette glissade lui rappela sa chute dans les escaliers avec Ysalyne et elle n’avait nullement envie d’en refaire une sur ce sol dégoutant. Mais ce même sol crasseux lui donna une idée de génie. Pourquoi faire marcher quelqu’un quand on peut la faire glisser ? Elle aurait bien aimée faire glisser la grande rousse mais le problème c’était que le temps venait à manquer et que le ciel commençait à laisser place à la nuit. Si jamais la lumière du jour venait à disparaitre alors les deux Vertes devront passer la nuit ici… La peur au ventre.

Rien ne qu’a l’idée de passer la nuit ici, Carry pouvait sentir une boule se former dans son ventre. C’était l’angoisse. Doucement elle se tourna pour faire face à Eileen, Elle chercha son regard des yeux et essayait tant bien que mal d’attirer son attention. Mais dans sa vaine tentative elle put apercevoir des larmes en train de ruisseler sur ces joues roses, pas des larmes de tristesse, ni même de peur, mais des larmes qui avaient pour but de garder ses yeux humidifiés. Voyant Eastwood pleurer, Carry mit la main dans sa poche pour y sortir un petit mouchoir en dentelle pour essayer d’essuyer les larmes de cette dernière.

Alors qu’elle lui essuyait ces petites perles liquide qui résidaient sur ses joues, elle remarque que le mouchoir qu’elle utilisait appartenait à sa famille, un mouchoir noir qui avait ses initiales sur la face et le dos du tissu. Un mouchoir qui lui fit ressasser le passer : C’était un cadeau de sa mère avant que Carry ne prenne le train pour sa première année dans son école de magie. Un petit souvenir qui ne signifiait pas grand-chose dans sa vie de tous les jours mais qui lui donnait du courage dans des moments comme celui-ci. Après avoir essayé les larmes d’Eileen, Carry serra très fort son mouchoir et se plaça derrière Eileen pour la pousser et la faire glisser hors des toilettes.

Le noir avait beau être présent, elle se forçait à imaginer des choses pour ne pas succomber à la peur. Des planètes ! Elle aimait beaucoup regarder les planètes dans le ciel. Carry regardait souvent le ciel, mais ce qu’elle préférait par-dessus tout c’était de regarder le reflet de la lune dans le lac.

C’est cela, il fallait qu’elle continue de faire parler son imagination tout en essayant de pousser Eileen tout en veillant qu’elle ne glisse pas trop vite et ne tombe. Alors qu’Eileen glissait petit à petit, Carry du parfois s’arrêter pour écarter les veilles breloques abandonner qui se trouvaient sur leur chemin et tout ça pour éviter que l’une des deux se blessent… inquiète pour sa capitaine, Carry se mit sur le bout des pieds et s’approcha de l’une de ses oreilles et chuchota.

-Eileen, respire doucement. Dit-elle avec calme. Il faut que tu respires…inspires et expires… Ne regarde pas les murs, il n’y a pas de mur, il n’y a que nous deux dans une… elle hésita un instant. Gigantesque pièce, la ou il y’a pleins pleins d’espace partout ! Ferme les yeux et …imagines qu’on est en entraiment, imagine que tu es sur ton balais en train de voler. A ses mots Carry souffla sur les cheveux d’Eileen qui s’envolèrent comme des feuilles de printemps au souffle du vent. Allez, Eileen… Encore un effort on y est presque… Ferme les yeux. Mais elle savait que la vérité était tout autre.

2ème Année RP

« Parce que quand on use de la magie... il y a toujours un prix à payer. »

 RPG+  Quand les murs se rapprochent...  Carry 

Les quelques minutes passées dans ces toilettes abandonnées paraissaient une éternité pour Eileen, enfermée dans le carcan de son cerveau qui lui jouait des tours. Même si une minuscule petite voix dans sa tête lui disait que tout ça n'était pas la réalité, elle n'arrivait pas à se faire une raison. Tétanisée comme elle l'était, son corps entier refusait de lui obéir alors qu'elle voyait tout tanguer autour d'elle. C'était une impression où il faisait de plus en plus chaud ? Sa main libre se porta à son col pour l'écarter de sa gorge dans le vain espoir de se donner plus d'air. Sans succès. Elle se sentait étouffer, suffoquer même. Pour évacuer cette torture de l'esprit, elle n'avait d'autre arme que les larmes et autant dire qu'elles coulaient avidement sur ses joues. En silence.

Et puis, un bruit sourd, sec se fraya un chemin dans son esprit. Elle mit un moment à comprendre d'où ça venait avant de finir par réaliser que la pression sur sa manche avait quelque peu changé. Oui, c'était ça... le tissu était moins tendu parce qu'il venait de céder sous les saccades répétées et insistantes de Carry. Eileen réussit juste à attraper la main de sa camarade et la serra très fort comme si ce contact pouvait l'aider à retrouver le chemin vers la lumière. Ce n'était pourtant pas suffisamment. De même que sa coéquipière séchant ses larmes avec un mouchoir. C'était à peine si Eileen le réalisait en fait, perdue dans le brouillard de son angoisse. Pour le moment, toute son énergie était concentrée à ne pas se vautrer par terre pour se rouler en boule et c'était déjà bien assez difficile comme ça. Abandonner serait tellement plus simple mais elle ne pouvait pas le faire, pas alors qu'elle n'était pas seule.

C'est seulement quand Carry chuchota à son oreille que la jeune fille vit une première éclaircie. Incapable de pouvoir prononcer un seul mot alors qu'elle cherchait toujours son souffle, elle se contenta de hocher la tête puis ferma les yeux. S'imaginer ailleurs, c'était quasiment impossible et pourtant, quand elle ressentit le vent dans ses cheveux, elle finit par visualiser le terrain de Quidditch. D'abord saccadé, son vol imaginaire se fit plus léger, plus aérien. Elle retrouvait petit à petit cette impression de liberté qui lui était si chère. Certes, elle avait bien conscience que ce n'était qu'une illusion mais peu importait pour le moment. Elle préférait se concentrer sur cette agréable sensation et se mit même enfin à bouger. Oui, là ce n'était pas une impression, elle reprenait vraiment le contrôle de son corps. Le temps qu'elle gardait les yeux fermés, tout irait bien, elle en était certaine. Ou du moins, elle essayait de s'en persuader.

Tenant toujours la main de Carry dans la sienne, elle se mit à tournoyer sur elle-même comme si elle entamait une manoeuvre un peu compliquée pour récupérer un Cognard qui fonçait vers une équipière.

"Et Carry fait une entrée remarquée sur le terrain. Elle s'empare du Souafle, fonce vers les anneaux adverses et... ouiiiiiiiiiii, elle marque !"

A présent, elle avait conscience que sa camarade était stressée elle-aussi. Peut-être pas au même niveau qu'elle mais elles avaient besoin toutes les deux de se changer les idées pour se sortir de là. Alors une petite mise en situation ne pouvait pas faire de mal. Elle fit un pas sur le côté et se pencha comme pour esquiver un autre joueur.

"Là, le Cognard, derrière toi. Baisse-toi !"

Elle se cogne alors en riant dans un mur. Peu importe, pour le moment, elle n'était pas dans un espace clos mais sur le terrain de Quidditch et rien ne pourrait l'arrêter.

"Ouch, je me le suis pris, je crois bien."

Deuxième année RP (2043-2044)
Tu fais quoi pour Noël ? Je prends 5 kg...
Présence réduite : du 22/12 au 05/02