Bureau de la directrice

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Entretien avec un Choixpeau  Privé 

Reducio
Nous considèrerons que Nora est en deuxième année lors de ce RPG.


Nora n'avait plus que quelques semaines à passer à Poudlard avant de terminer sa deuxième année d'études et de pouvoir rentrer chez elle à Hastings. On pouvait dire qu'elle avait assez hâte, bien que cela fut triste. Elle avait certes prit l'habitude de vivre loin de son père et s'était relativement bien acclimatée à sa nouvelle vie en Ecosse, mais cette deuxième année fut pour le moins éprouvante pour la jeune Starks. En effet après avoir passé l'équivalent de dix-huit mois au sein de la maison Gryffondor, Nora comprenait de moins en moins le pourquoi d'une telle décision de la part du Choixpeau magique. Sur le moment, en cette curieuse cérémonie de répartition 2038, Nora ne s'était jamais sentie aussi surprise. Elle ne savait pas dans quelle maison elle serait répartie, peut-être à Serdaigle comme son père ? Quoi qu'il en soit, la maison du courage ne lui semblait pas être le meilleure endroit pour une petite fille si timide et réservée, si silencieuse et calme. Il fallait bien croire que le Choixpeau avait ses raisons que tous ignoraient.

En ce beau mois de mai 2040, la jeune Nora se devait d'étudier pour ses quelques examens de fin d'année et réfléchir aux matières dont elle souhaiterait recevoir l'enseignement dès sa troisième année à Poudlard. Pourtant, elle se trouvait à divaguer dans les couloirs désert jusqu'à se trouver devant la porte du bureau de la directrice de l'établissement. On pouvait penser que c'était un hasard, mais ce n'en était pas un. Nora était déterminée à s'entretenir avec le Choixpeau magique afin de lui demander quelques explications quand à sa répartition - présumée ratée. Baguette magique en main, elle réfléchissait donc en examinant la serrure. Comment entrer par effraction dans la pièce qui était sûrement la mieux protégée de l'école ?

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Entretien avec un Choixpeau  Privé 

Reducio
De facto, Dylan sera donc en troisième année


Difficile pour Dylan de se dire qu'il allait quitter Poudlard très bientôt, puisque l'année scolaire touchait bientôt à sa fin, et le jeune homme n'avait pas envie plus que cela de quitter l'école et de retourner chez lui. Oh bien sûr il avait des occupations lorsqu'il n'était pas à l'école, mais pas autant que lorsqu'il étudiait, d'autant plus que son frère n'étant plus vraiment présent, il n'avait pas l'occasion de passer beaucoup de temps en famille. Enfin si, du moins aux repas, mais cela restait très formel, et hormis quand il revenait le premier jour, peu de questions étaient posées pour savoir comment Dylan allait, ou tout autre sujet qui viendraient normalement dans une conversation familiale. Puisque le jeune homme n'avait encore que 13 ans et qu'il venait de choisir d'abandonner deux matières pour en avoir deux autres, le préfet des rouges avait pu voir Poudlard sous un autre angle, tout du moins au niveau matières. Mais il persistait tout de même des doutes en lui, et Dylan aurait bien aimé savoir s’il était possible d'assister à plus de cours, ou à défaut, de revoir ses choix scolaires.

Aussi, alors que la journée était déjà bien entamée, il décida d'aller directement demander à la plus haute instance de l'école, j'ai nommé madame Kristen Loewy, la directrice de Poudlard. * C'est probablement elle qui s'occupe de toute la paperasse * pensa Dylan alors qu'il prenait le chemin du bureau du directeur, en espérant trouver la personne qu'il recherchait. En chemin, il croisa plusieurs de ses camarades qui sortaient de cours. Dylan leur fit signe, échangea même quelques bribes avec certains, et continua sa route. Il passa devant la salle d'étude, qui était encore déserte à cette heure, bien qu'elle ne soit généralement pas bien peuplée, les élèves préférant souvent aller travailler à la bibliothèque ou directement dans leur salle commune respective. Dylan repensait à tout ce qui lui était arrivé depuis son arrivée à Poudlard, et la chose qui l'avait le plus marqué avait été sa nomination en tant que préfet de sa maison. Il avait bien entendu accepté la responsabilité avec plaisir, mais il n'en demeurait pas moins qu'il était encore un peu novice dans le domaine, et qu'il ne connaissait pas toutes les ficelles, pire encore, qu'il n'aimait pas gronder les autres. Mais il devrait apprendre à le faire, puisque c'est également cela, le rôle de préfet.

Alors qu'il tournait à un ultime couloir, Dylan arrivait à sa destination puisqu'il pouvait voir la grande porte du bureau de la directrice, une porte assez massive, probablement pour rappeler la grandeur de la personne qui occupe un tel bureau. Le Gryffondor n'avait jamais mis les pieds dans ce bureau et ignorait absolument tout de l'intérieur de ce dernier, mais cela ne le gênait pas plus que cela, en fait, ce bureau lui faisait un peu peur, et madame Loewy n'arrangeait pas les choses. En fait, Dylan savait clairement qu'il allait probablement se faire souffler dans les bronches, mais il voulait quand même tenter le coup. Alors qu'il s'approchait de l'entrée du bureau, une silhouette se dessina sous ses yeux, qu'il reconnût rapidement : c'était Nora Starks, une de ses camarades de maison, avec qui il avait eu l'occasion de régler un petit souci concernant le tableau de la Grosse Dame. Surpris de la voir dans une position étrange, quelque peu suspecte, Dylan ne cacha pas sa surprise, après tout, ce n'est pas tout les quatre matins que l'on vient toquer au bureau de la directrice.


« Nora, c'est toi ? Mais qu'est-ce- que tu fais là ? T'as besoin de voir la directrice, toi aussi ? »

Dylan surprit probablement Nora qui ne s'y attendait pas, puisqu'elle eût comme un sursaut, ce qui mit quelque peu mal à l'aise Dylan. Cependant, Nora affichait vraiment une mine suspecte, qu'était-elle donc venu faire dans le coin ? Dylan se posait tout un tas de questions - ah la curiosité ! - mais n'osait pas non plus bombarder sa jeune camarade, et lui laissa plutôt le temps de répondre à sa première question.

Gryffondor du mois d'octobre 2015

Entretien avec un Choixpeau  Privé 

« Nora, c'est toi ? Mais qu'est-ce- que tu fais là ? T'as besoin de voir la directrice, toi aussi ? »

Cette voix, quelque peu familière, semblait sortir de nulle part. Nora sursauta tout en se retournant pour identifier son mystérieux interlocuteur. Il s'agissait de son préfet, Dylan Swanson. Elle ne le connaissait pas tant que ça mais se souvenait d'une chasse aux paroles de chanson qu'elle avait fait avec lui un an auparavant pour rendre service à la Grosse Dame. Elle sourit à ce souvenir, avant de retrouver son sérieux. Nora ne savait que réponse à son ainé. Elle n'était pas une menteuse, aussi ne dévoilerait-elle pas tout dans l'espoir qu'il aille voir ailleurs si elle y était.

« Salut Dylan. Non pas exactement, mais de toute façon elle n'est pas dans son bureau alors.. » dit-elle.

Le préfet de Gryffondor était une personne qu'elle appréciait mais elle ne souhaitait pas qu'il connaisse les intentions de la deuxième année. Elle ne souhaitait pas qu'il ait une mauvaise image d'elle, et puis son rôle de préfet l'obligerait à l'arrêter et la punir. Or Nora fait son lot de bêtise cette année et n'avait pu réchapper à une punition par-ci par-là. Les aléas de la vie d'une jeune fille de douze-treize ans ! Embêtée, elle remarqua que Dylan ne bougeait pas encore d'un pouce. Aussi essaya t-elle de le convaincre.


« Tu ferais mieux d'y aller, il se peut que Miss Loewy ne revienne pas tout de suite. Et puis on est à la fin de l'année, tu dois avoir pleins d'examens à réviser ! »

Nora et sa délicatesse. Pour le coup, il serait bien étonnant que Dylan n'aie pas compris son petit jeu dangereux. Le garçon n'était pas stupide, il comprendrait tôt ou tard que les intentions de Nora n'étaient pas franchement politiquement correctes. Mais que pouvait-elle faire d'autre que de l'inciter à déguerpir vite fait bien fait ?

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Entretien avec un Choixpeau  Privé 

« Salut Dylan. Non pas exactement, mais de toute façon elle n'est pas dans son bureau alors.. »

Il n'était pas difficile, même pour les moins observateurs, de constater que Nora essayait délibérément de dire à Dylan d'aller voir ailleurs. D'ailleurs, Dylan, qui avait bien pour habitude lorsqu'il était plus petit de faire la même chose, comprit immédiatement le sous-entendu dans la voix de sa camarade qu'il ne connaissait pas encore vraiment comme amie. Il arqua un sourcil, quelque peu inquisiteur, et qui en disait long sur ce qu'il pensait sincèrement, mais laissa Nora continuer son petit speech. La suite venait appuyer le premier propos : " probablement y aller ", " des révisions à faire ", cela ne voulait dire qu'une seule chose, et c'était comme si Nora lui criait en plein visage : " Non mais fiche le camp un peu ! ". Ce qui fit drôlement sourire Dylan, enfin sur le coup, puisqu'il comprenait ce qu'elle essayait de faire, l'ayant déjà fait lui-même avec ses parents et son frère, mais son sourire s'effaça lorsqu'il se souvint qu'il était préfet et que, de facto, il avait plusieurs responsabilités à avoir. Comme réprimander, voire punir, si c'était le cas. Et bien qu'il espérait que ce ne soit pas du tout ce cas de figure, Dylan se demandait tout de même pourquoi Nora avait une attitude si étrange et si ... coupable ? Il ne se laissa donc pas démonter, et puisqu'il l'avait déjà percé à jour, il entra dans le vif du sujet.

« Tu n'es pas très douée pour cacher ce que tu essaie de faire, tu sais, mais ne le prend pas mal surtout ! J'ai tellement fait ça avec mon frère, et avec mes parents, que j'arrive à reconnaître quand quelqu'un essaie gentiment de se débarrasser de quelqu'un. »

Dylan jeta un œil aux alentours pour voir si la directrice n'arrivait pas au détour d'un couloir tel une ombre qui se déplace lentement, mais il ne vit personne, et se sentit quelque peu soulagé. Une présence adulte aurait forcément signifié pour le jeune homme qu'il aurait à expliquer l'attitude de Nora, et de prendre les décisions adéquates, pour respecter son poste et son insigne. Pour le moment, il pouvait simplement discuter avec Nora, sans avoir à la punir d'une quelconque façon, et de toute façon, il ne voyait pour le moment aucune raison de la punir ou de la réprimander. * Elle ne s'est pas encore expliquée, après tout * pensa Dylan. Cependant, lui était là pour parler " affaire " avec la directrice, et quand bien même cette dernière ne semblait pas encore là, elle n'allait probablement pas tarder, après tout, elle avait beaucoup à faire et se devait donc d'être un minimum dans son bureau. Aussi Dylan n'en démordit pas, et comptait bien attendre l'arrivée de la directrice sur le pas de la porte, il n'avait pas vraiment grand-chose d'autre à faire, de toute façon. Mais curieux de comprendre l'attitude de Nora, il continua à faire la discussion :


« Ce n'est pas grave si elle n'est pas là, je vais l'attendre. Et alors ? Que fais-tu si tu ne souhaites pas voir la directrice ? Cacherais-tu quelque chose à ton préfet, à tout hasard ? » lança-t-il en pointa son doigt comme lorsqu'une mère réprimande un peu son enfant. Le ton se voulait amical et ironique bien entendu, mais le préfet commençait à douter de l’efficacité de ce geste.

Gryffondor du mois d'octobre 2015

Entretien avec un Choixpeau  Privé 

« Tu n'es pas très douée pour cacher ce que tu essaie de faire, tu sais... » commença Dylan.

Nora sentait son regard lourd sur sa personne, un regard perçant qui pouvait voir en elle. Comme pouvait-il deviner aussi facilement ses intentions ? Des sueurs froides coulèrent le long de sa colonne vertébrale, lui arrachant quelques contractions de muscles au passage. Ainsi, son préfet avait donc pu deviner qu'elle souhaitait pénétrer le bureau de la directrice par effraction. Il était doué, très doué..


« ...mais ne le prend pas mal surtout ! J'ai tellement fait ça avec mon frère, et avec mes parents, que j'arrive à reconnaître quand quelqu'un essaie gentiment de se débarrasser de quelqu'un. » finit-il.

Un ange passa, et Nora retint un soupir. Il ne savait rien, rien du tout. Le soulagement l'envahi alors qu'elle se voyait déjà punie à récurer les sous-sols à la petite cuillère – chose qui devrait être très difficile étant donné qu'une petite cuillère ne se prêterait pas bien à l'exercice. Dylan avait certes compris qu'elle souhaitait rester seule face à cette porte, mais pas la raison. Libre à elle d'inventer un mensonge crédible qui ne la fera pas encourir de peine.


« Ce n'est pas grave si elle n'est pas là, je vais l'attendre. Et alors ? Que fais-tu si tu ne souhaites pas voir la directrice ? Cacherais-tu quelque chose à ton préfet, à tout hasard ? »

Certes, Nora ne connaissait pas Dylan très bien, mais elle voyait très clair dans son jeu. Ainsi donc, il souhaitait lui tirer les vers du nez, la faire avouer. Elle lui faisait confiance, d'une certaine manière, mais il restait un préfet. Bien qu'il l'ait aidé un an auparavant quand elle avait peur de rejouer au Quidditch, elle ne pouvait décemment pas lui confesser vouloir s'introduire dans le bureau de Miss Loewy illégalement pour s'entretenir avec le Choixpeau au sujet de sa répartition. Une telle chose lui attirerait beaucoup d'ennuis, sans aucun doute. Nora s'y était un peu préparée mais avait surtout compté sur le fait d'être discrète et de ne croiser personne pour s'en tirer, comme Ilona le lui avait appris en début de première année. Aussi, la Starks ne savait quoi dire. Elle restait une assez mauvaise menteuse, il faudrait donc qu'elle trouve le moyen de ne pas beaucoup parler.

« Oh ? Rien, rien. Pourquoi tu veux voir Miss Loewy, toi ? » dit-elle.

Il était évident qu'il ne s'en irait pas, aussi allait-elle le faire parler un peu pour constituer une conversation, puis s'éclipser sas qu'il ne s'en rende compte. Oui, ce plan fonctionnerait.

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« Oh ? Rien, rien. Pourquoi tu veux voir Miss Loewy, toi ? »

Voilà qui était fortement suspect et qui confortait Dylan dans son idée que Nora cachait quelque chose, mais qu'essayait-elle de cacher, justement ? Peut-être voulait-elle entre en douce dans le bureau de la directrice pour dérober les chocogrenouille de cette dernière ? Et maintenant qu'il le pensait, Dylan se demandait pourquoi associer chocolat et grenouille, c'est quelque peu déroutant. Non là il divaguait et se laissait emporter par sa gourmandise. Il secoua la tête et essaya tant bien que mal de se focaliser à nouveau sur le problème Nora. Enfin, elle n'était pas vraiment un problème, mais il fallait tout de même qu'il comprenne ce qu'elle faisait là, collée à la porte du bureau de madame Loewy, une attitude résolument louche. De plus, la réponse de Nora laissait vraiment, mais vraiment sous-entendre qu'elle était résolument en train de faire quelque chose de louche. Mais Dylan ne se laissa pas démonter, et une fois qu'il avait repris le cours de ses pensées, il lui répondit, un peu plus sèchement, cette fois-ci, afin de bien se faire comprendre :

« Ne me dis pas rien, voyons. J'ai bien compris que tu me cachais quelque chose. Allez crache le morceau, au lieu de te focaliser sur ce que moi je viens faire. Et qui est tout à fait légal, pour ma part, puisque je viens demander conseil à la directrice concernant mes choix de matières. »


Oui, Dylan y était peut-être allé un peu fort. Oui peut être qu'il abusait un peu de son pouvoir de préfet. Mais il adorait par-dessus tout savoir ce qu'il se tramait, la curiosité étant un de ses défauts les plus redondant. Aussi, il mourrait de savoir ce que Nora avait derrière la tête, comme il mourrait d'envie que cette fichue carie disparaisse aussi vite qu'elle n'était apparue dans sa belle dentition. Mais là n'est pas la question, la question était vraiment de comprendre ce à quoi Nora jouait, et on était vraiment en train de tourner en rond, sur le coup. Dylan trépignait, commençait à taper du pied, puisque rien ne se passait, et que la conversation tournait en rond. Aussi, le jeune homme eût une idée brillante, mais décida de ne pas l'appliquer immédiatement, préférant attendre sagement que Nora lui explique le pourquoi du comment. Et si elle ne se décidait pas à le faire, eh bien à ce moment-là, Dylan abattra sa dernière carte. * Mais d'un autre côté * pensa-t-il, songeur. Au diable la varice, Dylan finit donc par mettre en scène son plan : elle voulait entrer dans le bureau de la directrice, pas vrai ? Bien, et bien Dylan allait l'aider !

« Si tu veux rentrer dans le bureau, essaie un Alohomora. C'est pas compliqué et ça marche souvent. »

Pour illustrer ses propos, Dylan poussa un peu Nora, prit sa baguette, se concentra, pointa la serrure, et imagina le plus complexes des verrous, normal pour un bureau aussi important. Il prononça sa formule, et sa baguette s'illumina. On entendit un petit " clic !" mais rien de plus. L'échec complet. En même temps, il ne fallait pas espérer autre chose, c'est le bureau de la directrice, quand même ! Reculant, ne cachant pas son désarroi, mais c'est ce qu'il voulait faire, il prit une mine déterminée. Espérant qu'elle crache quand même le morceau, Dylan toisa sa camarade de sa position, et lui lança un ultimatum, tout en pensant que mon dieu, heureusement que la directrice n'avait pas vu ce qu'il avait fait, sinon il aurait été dans de beaux draps.


« Bien, on ne peut pas entrer, donc va falloir attendre madame Loewy. Donc soit tu t'expliques avec elle sur les raisons de ta venue, soit tu me les dit à moi », l'impatience de Dylan se faisait ressentir, mais quelque chose le dérangeait. * Qu'est ce qu'elle peut bien vouloir, si elle ne veut pas me le dire ... * pensa-t-il alors qu'il observait toujours Nora.

Gryffondor du mois d'octobre 2015

Entretien avec un Choixpeau  Privé 

L’année avait été franchement mouvementée, et si on lui avait dit comment tout ceci se terminerait, Kristen ne l’aurait pas cru. En effet, la conclusion de toutes ces histoires de directeur cinglé qui fait de Poudlard une véritable dictature, de professeurs et groupes d’élèves tentant de s’en débarrasser, d’une Abigail Derwent – la directrice de Poudlard lorsque Kristen était encore élève – qui prenait le poste de directrice de Gryffondor alors même que Kristen l’occupait, des affrontements dangereux, et tout un tas d’embrouilles de ce genre ; la conclusion de tout cela, c’était que Kristen Loewy était devenue la nouvelle directrice de Poudlard. Lorsque cette proposition lui avait été faite, elle n’avait pas compris, pour être honnête. Pourtant, il n’existait pas à sa connaissance d’autre Kristen Loewy dans le coin qui aurait pu être nommée directrice de l’école, alors pas d’erreur possible. Finalement, elle avait prêté serment et avait bel et bien accédé à ce drôle de poste.

Aujourd’hui était l’un des derniers jours que les élèves passaient à Poudlard avant la prochaine rentrée – rentrée qui marquerait vraiment le nouveau rôle de Kristen, et qu’elle espérait placer sous le signe d’un nouveau départ, plus apaisé. Les élèves, pourtant, étaient déjà au courant de la récente nomination de Kristen, qui avait pris place dans ses nouveaux appartements à Poudlard au plus vite. Elle passerait probablement tout l’été à l’école, qui deviendrait d’ailleurs sa résidence permanente, et elle n’aurait plus besoin de son appartement du « West end » londonien, sur la Marloes Road, dans le quartier de Kensington. L’emplacement de son nouveau bureau et de ses appartements lui convenait à vrai dire très bien : au sommet d’une tour assez isolée, elle se sentirait plus tranquille. Si le bureau, qui avait la propriété de changer d’apparence pour s’accorder à son occupant, était encore à l’image de l’ancien directeur, et n’était donc pas trop à son goût, elle savait que cela ne saurait tarder ; bientôt, les dorures auraient disparu.

La nouvelle directrice de Poudlard, école de sorcellerie, revenait juste d’une course à Gringotts, et se dirigeait à présent vers la tour du directeur, ayant profité de sa nouvelle possibilité de déplacement très intéressante : celle de pouvoir transplaner depuis et vers Poudlard. Elle avait entre temps fait un saut dans le bureau d’Amy Holloway afin de s’entretenir brièvement avec elle, de façon très professionnelle, pour accorder officiellement leurs changements de postes – car Amy devenait professeur de Défense contre les Forces du Mal à la place de Kristen. Ainsi donc, à ce moment de notre histoire, Kristen se déplaçait d’un pas rapide dans le couloir qui la menait à sa tour, faisant voleter sa cape derrière elle. Elle n’accordait qu’un bref regard en coin aux élèves qu’elle croisait, car elle n’avait pas le temps : elle avait plusieurs papiers à régler. Ce qu’elle ne savait pas encore, c’est que quelques mètres plus loin, deux gamins lui feraient de toute façon prendre du retard sur toute cette paperasse à remplir, et qu’elle se dirigeait inexorablement vers eux.

Elle apparut au détour d’un couloir, au moment où Dylan Swanson, préfet de Gryffondor, venait de tourner ses petits yeux vers la porte du bureau, peut-être rassuré de constater que la directrice n’était pas dans le coin. Il y avait aussi une jeune élève, qu’elle crut reconnaître comme étant Nora Starks, également à Gryffondor. Kristen stoppa sa course lorsqu’elle vit le préfet pointer sa baguette vers la porte et lancer un sortilège de déverrouillage. Sérieusement, pensait-il vraiment que cela fonctionnerait ? Kristen soupira et s’autorisa un sourire en coin. Décidément très satisfaite de son nouveau droit de transplanage, elle visualisa le bout du couloir, là où se trouvaient les deux jeunes élèves, et y transplana. En quelques secondes, et sans le moindre bruit, elle avait pu s’approcher d’eux ; seul avait trahi sa manipulation le bruit du tissu de sa cape.

L’air indifférent, presque trop calme, regardant plus la porte que les deux élèves, la directrice de Poudlard commenta :


« Si vous voulez forcer la porte de mon bureau, il va falloir faire preuve d'un peu plus d'imagination. »

« Si je voulais essayer de définir d'une manière quelconque l'expression singulière de leurs regards, je dirais que jamais je ne vis d'yeux brillant plus énergiquement de l'horreur de l'ennui et du désir immortel de se sentir vivre. »

Entretien avec un Choixpeau  Privé 

Nora ne se sentait que peu à l'aise face à Dylan qui lui passait un savon. Elle savait bien que mentir était une mauvaise chose, mais elle s'était toujours dit que c'était excusable si elle avait une bonne raison à cela. Elle savait également qu'elle n'était pas censée mentir à l'un de ses supérieurs hiérarchiques, et Dylan en faisait partie. Mais elle n'aimait pas penser de cette façon et référait voir tout le monde sur un pied d'égalité. Aucun être humain, quelque soit son âge ou sa profession, ne mériterait qu'on lui mente délibérément. Autrement dit cela ne vaut pas seulement pour ses supérieurs hiérarchiques. Nora se sentait donc quelque peu mal à l'aise à cet instant et ne savait que dire à son préfet, qui devait être déçu de son comportement. Mais à sa plus grande surprise, la situation vira totalement et elle eut peine à croire qu'elle était réellement en train de regarder Dylan essayer d'ouvrir le bureau vide de la directrice. Elle ouvrit de grands yeux et déglutit bruyamment, ne savant que penser de cela. Bien évidemment, le sortilège, n'avait pas fonctionné. C'est pourquoi, quelques minutes plus tôt, Nora réfléchissait à la manière de s'y prendre et n'avait pas tenté directement un Alohomora sur la serrure.

« Bien, on ne peut pas entrer, donc va falloir attendre madame Loewy. Donc soit tu t'expliques avec elle sur les raisons de ta venue, soit tu me les dit à moi » dit-il.

La jeune fille réfléchit quelques secondes. Elle ne souhaitait pas avouer à Dylan ce qui l'avait amené ici, mais d'un autre côté elle souhaitait encore moins s'expliquer devant la grande, froide et sévère Miss Loewy. Elle ne l'avait pas beaucoup croisé mais cette femme dégageait quelque chose qui faisait un peu peur à la petite de douze ans. Elle s'apprêta donc à parler quand un bruit forcé de froissement de vêtements de fit entendre non loin d'eux. Quelqu'un les espionnait-il ?


« Si vous voulez forcer la porte de mon bureau, il va falloir faire preuve d'un peu plus d'imagination. »

Nora se retourna lentement avec des yeux exorbités. Madame la directrice se trouvait juste à côté et avait vu et entendu toute la conversation. Peut-être était-ce le parfait moment pour disparaître rapidement et ne pas avoir à se confesser sur ses intentions douteuses. La jeune sorcière fit quelques pas sur le côté pour s'esquiver, mais n'osait ps bouger plus. Elle sentait le poids d'un regard sur elle. Ses yeux se baladèrent entre Miss Loewy et Dylan, ne sachant que faire. Elle craignait que son préfet ne paye les pots cassés par sa faute.

« Dylan voulait juste me montrer un tour, il ne pensait pas à mal. » s'exclama t-elle.

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Entretien avec un Choixpeau  Privé 

« Si vous voulez forcer la porte de mon bureau, il va falloir faire preuve d'un peu plus d'imagination. »

Eh bien ça y était : la plus grande peur de Dylan s'était réalisée, Kristen Loewy se tenait maintenant non loin des deux jeunes gens et semblait avoir assisté à une bonne partie de la scène. Dylan pensait qu'il était cuit, qu'il était fini, mais d'un autre côté, il espérait toujours que la directrice se montre assez indulgente. Et puis, il n'avait pas essayé de forcer son bureau, mais plus de démontrer qu'il n'était pas possible d'y entrer, donc, présenté comme cela, Dylan avait peut-être ses chances. Mais actuellement, le préfet ne savait pas vraiment quoi dire, ni quoi faire. Il dégageait de la directrice une certaine aura qui venait vous étouffer et vous mettre à genoux, enfin façon de parler, mais la personne de madame Loewy dégageait un fort caractère et quelque chose qui ne donnait décemment pas envie de se frotter à elle, du moins, pas lorsqu'on a 13 ans. Dylan ne disait donc rien et essayait de penser à autre chose, quelque chose comme des friandise. Ah la gourmandise ! Un vilain défaut, mais Dylan préférait penser à une piscine de grenouilles en chocolat plutôt que d'une remontrance par sa directrice. Il n'avait jamais vraiment posé les yeux sur Miss Loewy, mais quelque chose lui disait qu'il valait mieux éviter le contact visuel direct avec elle. Soudain, Nora prit la parole, tirant Dylan de son incapacité à réagir :


« Dylan voulait juste me montrer un tour, il ne pensait pas à mal. »

Dylan voulut renchérir, mais n'en trouva pas la force. Il se sentait maintenant mal à l'aise. Lui qui quelques minutes plus tôt avait essayé de tirer les vers du nez de sa camarade, elle prenait maintenant sa défense, comme si de rien n'était. * Quel crétin * pensa-t-il alors qu'il jetait un regard de remerciement à sa camarade, sans lever les yeux vers la directrice, qui semblait rester de marbre face aux événements. Bien que Dylan avait pu discerner une pointe de plaisir qui s'était dégagée des propos de la directrice. Mais il préférait éviter de scruter trop profondément le caractère de madame Loewy, de peur de se faire incendier à nouveau. Oui, il valait décemment mieux faire profil bas. Après tout, Dylan n'était là que pour une seule et bonne raison : demander si un changement de matière après son choix en troisième année était possible. Garder l'Histoire de la Magie ? Quelle idée saugrenue ! Influencé par son père avant la rentrée, Dylan avait fait ce choix, mais il se rendait maintenant compte que lui seul devait faire ses propres choix, et qu'il n'était pas question qu'on choisisse pour lui. D'ailleurs, Dylan choisit d'appuyer la défense de Nora, et de ne pas la laisser seule face à la directrice, qui semblait quand même prête à dénouer le vrai du faux. Il prit donc la parole à son tour :

« Nora et moi vous attendions, en fait. J'essayais simplement de prouver à Nora qu'on ne pourrait pas entrer sans vous à l'intérieur, c'est tout. Je n'avais aucun espoir qu'uun sortilège aussi simple puisse réussir. »

Bien Dylan, se contenter du minimum. Même si il avait senti ses dents se serrer et se froid glacial (vous savez celui qui nous arrive quand on respire et qu'on a une carie ? ) parcourir son corps, il essayait de se montrer ferme et sûr de lui, quand bien même s'adresser à la directrice était tout une épreuve pour lui. Il attendit simplement la suite des événements, en essayant de se calmer un maximum.

Gryffondor du mois d'octobre 2015

Entretien avec un Choixpeau  Privé 

Kristen se redressa, et observa successivement et sans mot dire les deux élèves de Gryffondor. Elle avait suffisamment évité la compagnie des jeunes Rouges et Or lorsqu’elle était élève pour savoir que les héritiers des valeurs de Godric, lorsqu’ils étaient encore suffisamment jeunes, et surtout dans une situation où, comme ici, ils essayaient de se justifier, avaient forcément quelque chose à se reprocher. D’ailleurs, ces deux-là s’y prenaient assez mal lorsqu'il s'agissait de se faire passer pour des innocents : d’abord la défense de Starks pour son camarade qui voulait « juste lui montrer un tour » sur rien de moins que la porte du bureau de la directrice de Poudlard - un tour qui était d'ailleurs un simple sortilège de déverrouillage, sans doute déjà connu de la jeune fille depuis l'an dernier ; et les mots de Swanson, qui n’étaient pas des plus cohérents avec ce qui avait été dit juste avant. Alors, le préfet voulait-il montrer un tour, ou prouver que la porte était inviolable ? Il fallait bien savoir ! En tout cas, on pouvait voir sur la mine de Dylan Swanson qu’il avait l’air trop gentil pour savoir mentir.

La directrice croisa les bras et haussa un sourcil. Ses yeux passaient toujours du jeune garçon à la jeune fille, qui avaient tous les deux l’air plus coupable l’un que l’autre, mais qui pensaient peut-être bien le cacher.


« Et pour quelle raison auriez-vous eu besoin de prouver quoi que ce soit, Monsieur Swanson ? Votre camarade essayait-elle de vous démontrer le contraire ? »

Son regard bleu s’arrêta sur Nora, et ses yeux se plissèrent dans une moue accusatrice.

« Bien sûr, j’imagine fort bien que si jamais ce sortilège avait été une réussite, vous n’auriez malgré tout pas envisagé de mettre un seul pied dans mon bureau… N’est-ce pas ? »

Il y avait fort à parier que les élèves répondraient à cela avec un air d’ange que non, bien entendu, voyons ! Ils n’étaient pas des petits voyous, et ce n’est pas parce qu’ils étaient à Gryffondor qu’ils allaient faire des bêtises, enfin, que de clichés ! Et pourtant, si l’occasion s’était vraiment présentée à eux, leurs petits yeux auraient pétillé d’excitation, et toute la crainte qui aurait pu les raisonner aurait fait profil bas devant une telle opportunité. Et alors, ils auraient pu découvrir de leurs propres yeux que la légende disait vrai : la directrice, dans son bureau, gardait un monticule de cadavres des élèves qui n'étaient pas sages... Et oui, tout le monde savait cela !

« Si je voulais essayer de définir d'une manière quelconque l'expression singulière de leurs regards, je dirais que jamais je ne vis d'yeux brillant plus énergiquement de l'horreur de l'ennui et du désir immortel de se sentir vivre. »

Entretien avec un Choixpeau  Privé 

Nora, nerveuse, écouta Dylan s'expliquer à la directrice. Elle sentit immédiatement qu'ils ne feraient que s'enfoncer, s'enliser dans sa bêtise. Par sa faute, son préfet était dans de beaux draps au même titre qu'elle. Malheureusement elle ne savait que faire pour arranger la situation. Aussi choisit-elle de garder le silence, dans un premier temps. Elle sentait le regard lourd de Miss Loewy se balader entre eux deux comme si elle cherchait à définir lequel était le plus coupable. Elle évoqua une éventuelle mauvaise intention de la part de Nora, qui lui donna des sueurs froides. Se rendait-elle compte à quel point elle était proche de la vérité ? Mais elle n'eut pas le temps de se trahir que la jeune femme suspecta leur intention de pénétrer ainsi dans son bureau. La deuxième année déglutit en remarquant que c'était à elle qu'étaient destinées ces paroles.

« Et bien je n'y avais pas réfléchi, il était évident que cela ne fonctionnerait pas de toute façon. D'ailleurs c'est pour ça que Dylan m'a fait une démonstration de ce sortilège, il savait que cela ne comportait aucun risque de réussite ici. C'était juste pour passer le temps, pendant qu'on vous attendait. »

Elle n'espérait pas convaincre qui que ce soit avec cela, mais elle l'avait dit quand même. Elle ne pouvait décemment pas craquer sous cette pression et avouer ses intentions douteuses. Miss Loewy se montrerait sûrement plus effrayante qu'elle ne l'était déjà dans un tel cas. Elle l'imaginait bien avec une moue reflétant une moquerie, de la pitié et du mépris envers une pensée si enfantine. Puis elle la ferait pendre par les pieds dans les cachots, comme au temps ou Rusard était encore cracmol et non fantôme. Les gouttes d'eau froides ruissèleraient le long de ses pieds, traversant son dos pour arriver jusqu'à son crâne. Des rats et des araignées l'entoureraient, guettant la moindre faiblesse pour lui sauter dessus. Le regard de Nora se fit plus terrifié à mesure qu'elle imaginait sa sentence si jamais elle osait avouer. Ça non, elle ne le ferait pas.

Reducio
Je suis désolée pour ce retard.

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Entretien avec un Choixpeau  Privé 

Kristen jaugea ces deux jeunes gens d’un regard plissé, soupçonneux. Elle passa entre eux et se tint droit devant la porte close de son bureau, croisant les bras et se tournant vers eux. Ainsi placée, elle dominait largement ces minuscules enfants et devait baisser les yeux pour voir les leurs. Elle ne croyait pas un mot de ce qu’ils disaient, mais elle était lasse et n’avait pas suffisamment d’énergie ou de motivation pour penser à les punir maintenant. Elle se contenta donc de demander avec une monotonie troublante :

« Ah. Pourquoi m’attendiez-vous ? »

Ce très fameux « Ah », typique de Kristen, avait la fâcheuse manie de tout à fait traduire sa pensée, comme la plupart des expressions qui passaient sur son visage. Actuellement, elle pensait ainsi : à peine nommée directrice qu’elle était déjà sollicitée par les élèves ! Et encore et toujours, par des Gryffondor. Il y a des choses qui ne changeront jamais, n’est-ce pas ? Elle repensa aux élèves qui avaient voulu entrer dans son bureau, au premier étage, plus tôt dans l’année, désireux de trouver des sucreries. Des Gryffondor, comme d’habitude, car c’étaient toujours eux qui faisaient des bêtises, qui étaient au mauvais endroit au mauvais moment, et qui étaient les cancres du château. C'en était lassant, il n'y avait même plus l'excitation de la surprise.

Kristen observa Dylan Swanson, qui était comme tétanisé, et ne disait plus rien. Elle l’observa de la tête au pied en levant un sourcil. Il avait si peu de contenance pour un jeune homme de Gryffondor, et paraissait si petit, si inoffensif. Une pichenette et boum, il se retrouverait renversé au sol. Nora Starks, elle aussi, semblait prier intérieurement pour que sa défense soit acceptée par la directrice, et elle avait l’air terrifié par ce qui pourrait bien arriver si ce n’était pas le cas. Amusant, comme le légendaire courage des Gryffondor pouvait si bien masquer le fond de leur pensée ! Car ils se tenaient toujours face à Kristen, attendant son verdict avant de pouvoir – ou non – prendre leurs jambes à leur cou, et pendant ce temps, ils faisaient décidément de leur mieux pour avoir l'air de se tenir droits dans leurs bottes, relevant quelque défi pourtant inexistant.

« Si je voulais essayer de définir d'une manière quelconque l'expression singulière de leurs regards, je dirais que jamais je ne vis d'yeux brillant plus énergiquement de l'horreur de l'ennui et du désir immortel de se sentir vivre. »

Entretien avec un Choixpeau  Privé 

Nora déglutit. Elle n'aurait peut-être pas du dire cela, car elle serait désormais obligée d'avoir la honteuse vérité à sa directrice. La jeune fille avait toujours mis un point d'honneur à être honnête, elle ne changerait donc pas aujourd'hui ses principes. Mal à l'aise, elle entortilla ses longs cheveux entre ses doigts, espérant une intervention de Dylan. Après tout lui aussi avait une bonne raison d'être ici, meilleure que celle de la deuxième année puisqu'il souhaitait réellement s'entretenir avec Miss Loewy. Elle lui accorda un nouveau regard et découvrir un jeune garçon tétanisé, ne semblant aucunement réagir à la situation présente. Autrement dit, elle ne pouvait pas compter sur lui.

« Il me semble que Dylan souhaitait vous parler de ses choix de matières de troisième année. » commença Nora.

Elle regarda à nouveau son préfet qui ne bougea pas d'un iota. Elle retint un petit soupir, puis continua :
« Quand à moi, je me demandais s'il était possible de....de voir le Choixpeau magique. »

Nora regarda ses pieds, laissant tomber quelques mèches de cheveux devant son visage. Avec un peu de chance, cela suffirait à cacher ses joues qui rougissaient dangereusement. Elle redoutait la réponse de Miss Loewy, réputée pour être une personne sévère. Sans aucun doute qu'elle enverrait la jeune Gryffondor sur les roses, lui conseillant de ne plus revenir pour de telles sornettes. Mais aux yeux de la sorcière, rien ne lui semblait aussi important. Comment pourrait-elle considérer ses doutes comme futiles et simplement oublier cette histoire ? Il semblait qu'elle n'avait jamais autant douté d'elle-même et elle devait mettre un terme à cela. La coopération de Miss Loewy serait fortement appréciée, sinon elle trouverait un autre moyen.

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Entretien avec un Choixpeau  Privé 

Dylan Swanson était apparemment inquiet quant à son avenir à Poudlard et le choix des matières qu’il devait garder en troisième année. C’était une question que beaucoup d’élèves se posaient à un moment où à un autre, car il était compliqué de demander à de si jeunes gens de faire déjà un choix si important pour leur avenir, mais pourtant, il semblait bien à Kristen que ce n’était pas à elle de s’occuper de ce genre d’histoires. Sérieusement, qui venait jusque devant la directrice de l’école pour une question d’orientation ? Elle s’adressa donc au jeune garçon, qui n’avait toujours pas retrouvé sa langue :

« Monsieur Swanson, je vous conseille de vous adresser à vos différents professeurs et au responsable de votre Maison pour ces questions d’orientation. Ils sauront tous très bien vous conseiller. »

Dès lors, elle ne s’intéressa plus à lui et ne se soucia pas de savoir s’il comptait rester planté là, s’il allait ajouter quelque chose, ou s’il allait s’empresser de suivre le conseil de Kristen. Elle reporta son attention sur Nora Starks et plissa les yeux, regardant coup sur coup le fond de son œil gauche puis celui de son œil droit. Elle hausa le menton et un sourcil, avant de se retourner face à la porte de son bureau. Elle posa la main sur la poignée et alors, on entendit un petit « clic » dans les rouages de la porte. La directrice se tourna de profil vers la jeune fille de Gryffondor et la regarda du coin de l’œil, esquissant un petit sourire amusé.

Kristen ouvrit en grand la porte grinçante et se plaça de côté. Nora Starks put alors voir l’intérieur du bureau, qui ne s’était pas encore fait à sa nouvelle propriétaire : la décoration ne lui correspondait absolument pas. Il était richement décoré et l’on se serait presque cru à Buckingham, car il régnait là une atmosphère royale, à l’image des ambitions douteuses de son ancien propriétaire. Kristen avança le bras vers l’avant, en direction de l'intérieur, indiquant à l’élève de Gryffondor qu’elle pouvait entrer, ce qu’elle fit d’ailleurs.

La directrice referma la porte derrière elle d’un léger coup de baguette, puis elle se dirigea vers une étagère à gauche de la pièce. Entre deux bibliothèques se trouvait le vieux Choixpeau de Poudlard, maître de la cérémonie de répartition. Kristen le prit entre ses deux mains, et il sembla alors émerger d’une grosse sieste. Il dit d’une voix rauque :


« Ah ! Ce n’est pas parce que tu es directrice, maintenant, que tu peux me bousculer comme ça… »

Il leva ses gros sourcils de cuir quand Kristen le posa sur une petite table.

« Après toutes ces années, tu viens enfin m’interroger sur mon choix, n’est-ce pas ? C’est vrai que Serdaigle ou Serpentard auraient pu conv...
- De la visite, dit-elle rapidement. »

Kristen tenta alors de ne plus penser à sa propre cérémonie de répartition, des années auparavant, et les questions que cela avait soulevé à l'époque. Elle plissa les yeux, regardant le Choixpeau avec un drôle d'air, presque accusateur, et se tourna finalement vers Nora Starks. Elle dit simplement :

« Ne vous souciez pas de moi, je ne m’intéresserai pas à votre conversation, mais tâchez de faire vite. J’ai besoin de calme pour travailler correctement. »

« Si je voulais essayer de définir d'une manière quelconque l'expression singulière de leurs regards, je dirais que jamais je ne vis d'yeux brillant plus énergiquement de l'horreur de l'ennui et du désir immortel de se sentir vivre. »

Entretien avec un Choixpeau  Privé 

Nora se vit proposer de pénétrer le bureau de Miss Loewy sans qu'elle ne s'y attende. Elle aurait pensé que sa directrice lui aurait rit au nez, ne prenant pas la peine de lui souligner en quoi sa requête était futile, puis l'aurait congédié. Mais il n'en fut rien. Au contraire, la jeune femme ouvrit la porte de son bureau et lui fit signe d'entrer. Elle alla ensuite chercher le Choixpeau, le sortant au passage de sa sieste. Nora en profita pour admirer le mobilier et autres éléments de décoration. Une atmosphère royale s'en dégageait, chose qui intimidait la fillette. Elle fut tirée de ses pensées par Miss Loewy.

« Ne vous souciez pas de moi, je ne m’intéresserai pas à votre conversation, mais tâchez de faire vite. J’ai besoin de calme pour travailler correctement. »

Nora remercia la femme avec un hochement de tête, puis regarda le Choixpeau. Celui-ci semblait si vieux qu'elle pensa que sans magie, le cuir ne tiendrait plus depuis longtemps. Celui-ci semblait regarder étrangement Nora, peut-être essayait-il de la resituer. Toujours aussi intimidée, elle se racla la gorge puis s'exprima à mi-voix.

« Bonjour. Je suis Nora Starks, vous m'avez répartit chez les Gryffondor il y a un an et demi.. » commença t-elle, au cas où le tas de cuir ensorcelé ne la reconnaitrait pas. « Je ne veux pas remettre en doutes vos compétences mais... Êtes-vous sûr que Gryffondor était la bonne maison pour moi ? »

Nora se mordit la lèvre, de peur que son interlocuteur ne prenne mal ses propos. Elle imaginait bien des dizaines d'élèves venir le voir chaque année pour lui demander s'il était bien sûr de sa décision. Cela devait l'agacer. La deuxième année ne souhaitait pas spécialement remettre en cause le Choixpeau pour son sentiment de non-appartenance à sa maison ou ses difficultés d'intégration en son sein. Mais en lui en parlant, c'était pourtant bien ce qu'elle faisait, malgré le fait que cela n'était pas son intention. Un petit goût de sang envahit sa bouche. Elle s'était mordu la lèvre trop profondément et cela lui piquait désormais. Humectant la minuscule blessure, Nora avait peur de la réponse du chapeau de cuir.

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