Le lapin et la fleur
Suite des RP 1, 2 et 3
PNJ : Flora Fleurdelys
[PV : Erin Grayce]
Lundi 13 juin 2044
14h
-Boutique Apotic’herbes-
-Chemin de Traverse-
Flora avait un peu hésité à prendre une glace italienne chez Florian Fortârome. Elle n’avait rien avalé depuis samedi, avant ses retrouvailles avec Edward. La legilimens avait versé tant de larmes le dimanche dans sa chambre, chez son amie Lucy qui l’hébergeait. Elle se sentait épuisée et un peu perdue.
Elle avait pris la décision de venir ici pour entrer en résistance contre Ursula, car elle sentait au fond d’elle-même qu’elle se devait de lutter contre le nouveau gouvernent en place. Il charriait derrière lui terreur et injustice. Ce n’était pas là le futur monde dans lequel elle voulait voir grandir son fils Gabryel. Elle avait peu de contacts à Londres. Ainsi, en s’adressant Edward, elle avait espéré qu’il l’aiguillerait, la conseillerait, certaine que lui aussi combattait ce fléau.
Mais les choses avaient dérapé. Il ne l’avait pas prise au sérieux. Alors qu’elle s’était juré de ne pas lui avouer pour Gab, tout s’était enchaîné comme dans ses plus mauvais rêves. Aujourd’hui, il lui en voulait plus qu’à toute autre personne au monde. Elle trainait maintenant le poids de la culpabilité que l’homme lui avait renvoyée au visage. Elle lui avait brisé l’âme.
Quant à Angel, elle l’avait laissé à Paris au chevet de Mamina. Il avait depuis regagné Fife pour s’occuper de l’exploitation familiale. Elle se demandait si ce n’était pas sa place finalement. Elle avait transplané jusqu’à lui la veille, après cette entrevue mouvementée avec Edward. Elle était restée une heure à peine.
Son mari avait peut-être raison. Pourquoi s’échinait-elle à vouloir prendre part à un combat qui finalement la concernait peu, au fond de sa province Écossaise ?
Edward aussi lui avait renvoyé en pleine face la réalité de sa situation : « Tu t'es choisi une vie de château bien rangée plutôt que de faire ce qui était juste... ».
Angel, Edward...
Flora observait la vitrine du glacier avec la sensation qu’une partie de sa vie était en miettes. Mais elle savait une chose : Elle était née moldue, devenue une sorcière puissante, et combattrait de toutes ses forces pour que ses semblables ne souffrent plus. Elle n’abandonnerait pas, pour l’avenir de Gabryel, pour la société dans laquelle elle voulait le voir grandir et s’épanouir.
Elle finit par respirer un bon coup, attacha ses cheveux en un « chignon bazar » comme disait son fils, et se dirigea vers l’Apothic’herbes. La boutique appartenait à l’une de ses amies de Poudlard, Erin, avec laquelle elle avait fait ses études de sorcellerie. Erin avait aussi participé à la création de la fondation de Flora « Coeur d’Or » qui venait en aide aux enfants sorciers orphelins nés de parents moldus. C’est aussi pour tous ces « p’tites têtes » comme les appelait la rousse, qu’elle avait pris la décision de prendre part au combat contre Ursula.
Elle n’avait pas revu Erin depuis quelques années. Elles s’étaient régulièrement donné des nouvelles. Après la mort de Noah, l’épou d’Erin, Flora était souvent venue la visiter durant cette période douloureuse. Son amie avait ensuite intégré Poudlard comme professeur de potions, directrice de Gryffondor, puis sous-directrice de l’école.
Flora espéra la trouver dans sa boutique malgré son emploi du temps chargé.
La legilimens ouvrit la porte de la petite boutique. L’endroit était vide pour le moment. Afin de s’annoncer, elle lança une petite phrase qui ferait réagir immédiatement sa vielle amie.
- « Pas de petit lapin dans le terrier... ? »
(Durant leurs études, l’Écossaise avait donné à Erin le surnom de « petit lapin » en français, tandis qu’Erin la surnommait « petite fleur »)
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
PNJ : Flora Fleurdelys
[PV : Erin Grayce]
Lundi 13 juin 2044
14h
-Boutique Apotic’herbes-
-Chemin de Traverse-
Flora avait un peu hésité à prendre une glace italienne chez Florian Fortârome. Elle n’avait rien avalé depuis samedi, avant ses retrouvailles avec Edward. La legilimens avait versé tant de larmes le dimanche dans sa chambre, chez son amie Lucy qui l’hébergeait. Elle se sentait épuisée et un peu perdue.
Elle avait pris la décision de venir ici pour entrer en résistance contre Ursula, car elle sentait au fond d’elle-même qu’elle se devait de lutter contre le nouveau gouvernent en place. Il charriait derrière lui terreur et injustice. Ce n’était pas là le futur monde dans lequel elle voulait voir grandir son fils Gabryel. Elle avait peu de contacts à Londres. Ainsi, en s’adressant Edward, elle avait espéré qu’il l’aiguillerait, la conseillerait, certaine que lui aussi combattait ce fléau.
Mais les choses avaient dérapé. Il ne l’avait pas prise au sérieux. Alors qu’elle s’était juré de ne pas lui avouer pour Gab, tout s’était enchaîné comme dans ses plus mauvais rêves. Aujourd’hui, il lui en voulait plus qu’à toute autre personne au monde. Elle trainait maintenant le poids de la culpabilité que l’homme lui avait renvoyée au visage. Elle lui avait brisé l’âme.
Quant à Angel, elle l’avait laissé à Paris au chevet de Mamina. Il avait depuis regagné Fife pour s’occuper de l’exploitation familiale. Elle se demandait si ce n’était pas sa place finalement. Elle avait transplané jusqu’à lui la veille, après cette entrevue mouvementée avec Edward. Elle était restée une heure à peine.
Son mari avait peut-être raison. Pourquoi s’échinait-elle à vouloir prendre part à un combat qui finalement la concernait peu, au fond de sa province Écossaise ?
Edward aussi lui avait renvoyé en pleine face la réalité de sa situation : « Tu t'es choisi une vie de château bien rangée plutôt que de faire ce qui était juste... ».
Angel, Edward...
Flora observait la vitrine du glacier avec la sensation qu’une partie de sa vie était en miettes. Mais elle savait une chose : Elle était née moldue, devenue une sorcière puissante, et combattrait de toutes ses forces pour que ses semblables ne souffrent plus. Elle n’abandonnerait pas, pour l’avenir de Gabryel, pour la société dans laquelle elle voulait le voir grandir et s’épanouir.
Elle finit par respirer un bon coup, attacha ses cheveux en un « chignon bazar » comme disait son fils, et se dirigea vers l’Apothic’herbes. La boutique appartenait à l’une de ses amies de Poudlard, Erin, avec laquelle elle avait fait ses études de sorcellerie. Erin avait aussi participé à la création de la fondation de Flora « Coeur d’Or » qui venait en aide aux enfants sorciers orphelins nés de parents moldus. C’est aussi pour tous ces « p’tites têtes » comme les appelait la rousse, qu’elle avait pris la décision de prendre part au combat contre Ursula.
Elle n’avait pas revu Erin depuis quelques années. Elles s’étaient régulièrement donné des nouvelles. Après la mort de Noah, l’épou d’Erin, Flora était souvent venue la visiter durant cette période douloureuse. Son amie avait ensuite intégré Poudlard comme professeur de potions, directrice de Gryffondor, puis sous-directrice de l’école.
Flora espéra la trouver dans sa boutique malgré son emploi du temps chargé.
La legilimens ouvrit la porte de la petite boutique. L’endroit était vide pour le moment. Afin de s’annoncer, elle lança une petite phrase qui ferait réagir immédiatement sa vielle amie.
- « Pas de petit lapin dans le terrier... ? »
(Durant leurs études, l’Écossaise avait donné à Erin le surnom de « petit lapin » en français, tandis qu’Erin la surnommait « petite fleur »)
Dernière modification par Gabryel Fleurdelys le 15 avr. 2020, 01:16, modifié 9 fois.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Le lapin et la fleur
Les beaux jours s'installaient doucement sur Londres mais l'atmosphère était toujours aussi électrique et étrange sur le chemin de traverse. Là où les premiers rayons de soleil auraient dû attirer les sorciers pour flâner et faire quelques emplettes, il n'en était rien. Non que les lieux étaient vides mais les gens y venaient dans un but précis et ne s'attardaient guère, comme si se promener était devenu répréhensible ou, du moins, louche et risquait d'attirer l'attention. Ils ne s'arrêtaient plus pour discuter et à peine disaient-il bonjour aux personnes qu'ils reconnaissaient. Bref, ce n'était pas la joie et habituellement, ça minait Erin. Sauf que ce matin-là, elle était en retard, très en retard. Neuf heures et sa boutique n'était toujours pas ouverte alors elle ne faisait pas attention à ceux qui l'entouraient alors qu'elle marchait d'un pas rapide après avoir transplané et passé les barrages de sécurité.
Vraiment, il allait falloir qu'elle s'organise bien mieux que ça. Mener une double vie pouvait s'avérer épuisant et elle se devait de redoubler de vigilance pour ne pas mettre en danger toute l'organisation. Un retard comme ce jour-là, elle ne pouvait pas se le permettre trop souvent. Idéalement plus jamais même. Le moindre comportement sortant de l'ordinaire pouvait éveiller les soupçons des Manteaux Noirs et pourrait faire avorter la Résistance dans son œuf. Hors de question. Elle ouvrit donc la porte de son échoppe, pesant rapidement ses affaires dans son arrière boutique et se mit au travail sans prêter attention à ce qu'il se passait dehors. Elle avait reçu une livraison la veille au soir, elle avait donc du rangement à faire et... le rangement, ce n'était toujours pas son truc. Au moins arrivait-elle à ce que l'Apothic'herbes présente des étagères organisées, un vraie fierté pour elle.
Elle triait un carton d'ingrédients dans son arrière boutique quand elle entendit la clochette tinter, annonçant l'arrivée d'un client. Elle reposa l'Asphodèle dans un tiroir qu'elle referma, prête à aller aux devants de la personne pour se rendre utile quand elle reconnut la voix... et ce surnom tellement stupide qui la faisait toujours autant sourire. Flora. Des années qu'elles ne s'étaient pas vues mais jamais Erin ne pourrait oublier son amie d'enfance.
"Méfie-toi, s'il est là, il pourrait prendre la petite fleur pour une friandise..." répondit-elle, du tac-au-tac, un grand sourire aux lèvres.
Son amie avait les traits tirées d'une personne ne dormant pas très bien. Et elle semblait avoir perdu du poids. Beaucoup même depuis la dernière fois qu'elle l'avait vue. Mais si ce n'est ça, elle n'avait pas changé.
"Ça fait plaisir de te voir. Que me vaut cet honneur ? Un besoin d'engrais peut-être ?" poursuivit-elle, à la foi sincère et taquine.
Décédée
Vraiment, il allait falloir qu'elle s'organise bien mieux que ça. Mener une double vie pouvait s'avérer épuisant et elle se devait de redoubler de vigilance pour ne pas mettre en danger toute l'organisation. Un retard comme ce jour-là, elle ne pouvait pas se le permettre trop souvent. Idéalement plus jamais même. Le moindre comportement sortant de l'ordinaire pouvait éveiller les soupçons des Manteaux Noirs et pourrait faire avorter la Résistance dans son œuf. Hors de question. Elle ouvrit donc la porte de son échoppe, pesant rapidement ses affaires dans son arrière boutique et se mit au travail sans prêter attention à ce qu'il se passait dehors. Elle avait reçu une livraison la veille au soir, elle avait donc du rangement à faire et... le rangement, ce n'était toujours pas son truc. Au moins arrivait-elle à ce que l'Apothic'herbes présente des étagères organisées, un vraie fierté pour elle.
Elle triait un carton d'ingrédients dans son arrière boutique quand elle entendit la clochette tinter, annonçant l'arrivée d'un client. Elle reposa l'Asphodèle dans un tiroir qu'elle referma, prête à aller aux devants de la personne pour se rendre utile quand elle reconnut la voix... et ce surnom tellement stupide qui la faisait toujours autant sourire. Flora. Des années qu'elles ne s'étaient pas vues mais jamais Erin ne pourrait oublier son amie d'enfance.
"Méfie-toi, s'il est là, il pourrait prendre la petite fleur pour une friandise..." répondit-elle, du tac-au-tac, un grand sourire aux lèvres.
Son amie avait les traits tirées d'une personne ne dormant pas très bien. Et elle semblait avoir perdu du poids. Beaucoup même depuis la dernière fois qu'elle l'avait vue. Mais si ce n'est ça, elle n'avait pas changé.
"Ça fait plaisir de te voir. Que me vaut cet honneur ? Un besoin d'engrais peut-être ?" poursuivit-elle, à la foi sincère et taquine.
Décédée
Le lapin et la fleur
La réponse de son amie ramena la légilimens presque quinze ans en arrière. Erin avait quatre ans de plus mais s’était prise d’affection pour elle lors de sa première année à Poudlard. Loin des siens, parfois perdue dans cette immense et impressionnant Château, Flora se confiait souvent à elle. Elles étaient toutes deux Écossaises et s’étaient rapidement liées d’amitié.
La propriétaire de l’Apothic’herbes arborait un grand sourire mais Flora sentit instinctivement qu’elle était un peu soucieuse. Tenir un commerce ne devait pas être de tout repos, surtout en cette période compliquée.
Elle serra son amie dans ses bras.
- Tu n’imagines pas à quel point cela me fait du bien de te voir (la regarde) Tu es trop belle ! Ca fait une éternité... bien trop longtemps...
La rousse referma derrière elle la porte de la boutique. Elle observa les lieux avec un tendre sourire. Elle avait eu vent d’une récente rénovation mais n’avait pas encore eu l’occasion de s’y rendre.
- Ce que tu as fait de cet endroit est formidable Erin ! J’avais souvenir d’un pièce sombre et humide. Je suis tellement heureuse pour toi. C’est tout à fait à ton image.
Des dizaines de bocaux étaient alignés sur des étagères. Férue d’herbologie, Flora se sentait dans son univers ici. Elle repartirait surement avec quelques emplettes.
Loin de Fife où elle s’était réservé la véranda pour préparer ses potions, tout cela lui manquait cruellement. Elle aimait passer des heures à préparer des remèdes pour sa famille, où des onguents pour Angel qui avait une tendance à se blesser régulièrement lorsqu’il supervisait les nombreuses terres agricoles dont il était propriétaire. Il ne pouvait s’empêcher de mettre la main à la pâte et revenait régulièrement avec des bleus ou des coupures.
Angel... Le regard de la sorcière s’assombrit un instant. Mais elle se ressaisit tout aussi rapidement et lança joyeusement :
- Je ne repartirai pas d’ici sans quelques petites choses, sois en sure !
L’ancienne Gryffonne se tourna vers son amie et la dévisagea un instant, comme essayant de deviner ses pensées.
- Et toi, comment vas-tu ?
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
La propriétaire de l’Apothic’herbes arborait un grand sourire mais Flora sentit instinctivement qu’elle était un peu soucieuse. Tenir un commerce ne devait pas être de tout repos, surtout en cette période compliquée.
Elle serra son amie dans ses bras.
- Tu n’imagines pas à quel point cela me fait du bien de te voir (la regarde) Tu es trop belle ! Ca fait une éternité... bien trop longtemps...
La rousse referma derrière elle la porte de la boutique. Elle observa les lieux avec un tendre sourire. Elle avait eu vent d’une récente rénovation mais n’avait pas encore eu l’occasion de s’y rendre.
- Ce que tu as fait de cet endroit est formidable Erin ! J’avais souvenir d’un pièce sombre et humide. Je suis tellement heureuse pour toi. C’est tout à fait à ton image.
Des dizaines de bocaux étaient alignés sur des étagères. Férue d’herbologie, Flora se sentait dans son univers ici. Elle repartirait surement avec quelques emplettes.
Loin de Fife où elle s’était réservé la véranda pour préparer ses potions, tout cela lui manquait cruellement. Elle aimait passer des heures à préparer des remèdes pour sa famille, où des onguents pour Angel qui avait une tendance à se blesser régulièrement lorsqu’il supervisait les nombreuses terres agricoles dont il était propriétaire. Il ne pouvait s’empêcher de mettre la main à la pâte et revenait régulièrement avec des bleus ou des coupures.
Angel... Le regard de la sorcière s’assombrit un instant. Mais elle se ressaisit tout aussi rapidement et lança joyeusement :
- Je ne repartirai pas d’ici sans quelques petites choses, sois en sure !
L’ancienne Gryffonne se tourna vers son amie et la dévisagea un instant, comme essayant de deviner ses pensées.
- Et toi, comment vas-tu ?
Dernière modification par Gabryel Fleurdelys le 12 janv. 2020, 21:00, modifié 1 fois.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Le lapin et la fleur
Les années avaient passé et les deux amies s'étaient perdues de vue, ce qui rendait le moment encore bien plus important pour Erin. Renouer avec son passé, c'était aussi une façon pour elle de ne pas oublier pour quoi elle se battait et qui elle était après tout ce par quoi elle était passé. Oh bien sûr, elle était suffisamment observatrice pour voir la tristesse qui passa furtivement dans le regard de Flora, au-delà des compliments qu'elle lui faisait mais chacune avait forcément eu son lot de coups durs. Ainsi allait la vie.Et c'était aussi ce qui rendait encore plus précieuses ces retrouvailles, même si la jeune femme se doutait bien qu'elles n'étaient pas le fruit du hasard.
"Humide et poussiéreux. J'ai cru mourir quand je suis entrée tellement c'était irrespirable. Mon prédécesseur était très doué mais il n'était plus tout jeune et je suis encore épatée de voir que ça n'avait pas fait fuir sa clientèle. Enfin, pour que ça me ressemble vraiment, il faudrait un peu plus de bazar mais j'ai idée que ce ne serait pas très vendeur, tu ne crois pas ?"
Enfin, un peu de bazar, l'anarchie serait plus représentatif de sa capacité à ranger mais pour le moment, elle arrivait à s'y tenir et été assez fière d'elle même. En attendant, son amie restait bien mystérieuse et Erin ne voulait pas non plus la brusquer. Certes, elle avait pris l'habitude d'aller droit au but mais lui demander de but en blanc la raison de sa venue, sérieusement et non pas comme elle l'avait fait une minute plus tôt, risquerait juste de la braquer. Chose qu'elle ne voulait pas. Heureusement, elle savait aussi être patiente.
"Ça va bien. Je m'habitue à ma nouvelle vie, même si les récents événements ne rendent pas les choses des plus simples. Enfin, ma boutique tient debout et j'ai encore des clients donc je ne suis pas à plaindre. Et toi alors, raconte !"
Il était inutile de parler plus avant de ce qui agitait le monde magique. D'autant qu'elles ne s'étaient pas vues depuis longtemps et que, malheureusement, Erin se devait d'être prudente. Même si ça l'aurait fortement étonnée que Flora soit en accord avec les directives du nouveau gouvernement.
Décédée
"Humide et poussiéreux. J'ai cru mourir quand je suis entrée tellement c'était irrespirable. Mon prédécesseur était très doué mais il n'était plus tout jeune et je suis encore épatée de voir que ça n'avait pas fait fuir sa clientèle. Enfin, pour que ça me ressemble vraiment, il faudrait un peu plus de bazar mais j'ai idée que ce ne serait pas très vendeur, tu ne crois pas ?"
Enfin, un peu de bazar, l'anarchie serait plus représentatif de sa capacité à ranger mais pour le moment, elle arrivait à s'y tenir et été assez fière d'elle même. En attendant, son amie restait bien mystérieuse et Erin ne voulait pas non plus la brusquer. Certes, elle avait pris l'habitude d'aller droit au but mais lui demander de but en blanc la raison de sa venue, sérieusement et non pas comme elle l'avait fait une minute plus tôt, risquerait juste de la braquer. Chose qu'elle ne voulait pas. Heureusement, elle savait aussi être patiente.
"Ça va bien. Je m'habitue à ma nouvelle vie, même si les récents événements ne rendent pas les choses des plus simples. Enfin, ma boutique tient debout et j'ai encore des clients donc je ne suis pas à plaindre. Et toi alors, raconte !"
Il était inutile de parler plus avant de ce qui agitait le monde magique. D'autant qu'elles ne s'étaient pas vues depuis longtemps et que, malheureusement, Erin se devait d'être prudente. Même si ça l'aurait fortement étonnée que Flora soit en accord avec les directives du nouveau gouvernement.
Décédée
Le lapin et la fleur
Son amie semblait en forme et sa boutique respirait l’organisation. Pourtant, elle avait toujours connue Erin fonctionner dans un « bazar organisé », ce qui amusait la Gryffondor. Manifestement, l’apothicaire subissait comme tout le monde la situation politique avec son lot de soucis. Le Chemin de Traverse n’avait effectivement plus le parfum de son enfance. L’ambiance joyeuse qu’elle avait toujours connu avait laissé place à la méfiance et la mélancolie.
Flora se sentit soudainement emplie de lassitude et de fatigue. Elle n’avait pas fermé l’oeil depuis deux ou trois jours, cherchant à retrouver Penwyn dans sa boule de cristal, et n’avait avalé qu’un café pour seule nourriture depuis plus de vingt-quatre heures. Elle commençait à ressentir l’après-coup de sa rencontre avec Edward. Des émotions contradictoires s’étaient confrontées en elle, entre la culpabilité et la raison. Elle avait brisé le coeur l’homme qui fut son amour une courte période sa vie, et quitté celui qui avait élevé son enfant avec un amour inconditionnel. Ses jambes ne la soutenaient plus au point de se tenir contre le comptoir de la boutique pour ne pas attirer l’attention d’Erin. Elle tenta de garder une certaines constance.
- Les temps sont difficiles ma pauvre amie. Ce n’est que le début j’en ai peur... (silence) Mon fils est à Poudlard aujourd’hui. Je sais qu’il s’y plaît et qu’il s’y ait fait des amis. Il me manque tellement... Quant à Angel... il travaille toujours autant, tu le connais. Le Domaine de Fife, c’est toute sa vie.
Elle n’eut pas le loisir de finir sa phrase, son corps se déroba sous ses pieds. Elle parvint à se maintenir debout avec beaucoup de difficultés. Elle dut son salut à une chaise adossée contre un mur non loin d’elle. La sorcière s’y écroula, s’excusant d’un regard gêné à son amie de toujours.
« Oups », dit-elle avec un sourire de circonstance.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Flora se sentit soudainement emplie de lassitude et de fatigue. Elle n’avait pas fermé l’oeil depuis deux ou trois jours, cherchant à retrouver Penwyn dans sa boule de cristal, et n’avait avalé qu’un café pour seule nourriture depuis plus de vingt-quatre heures. Elle commençait à ressentir l’après-coup de sa rencontre avec Edward. Des émotions contradictoires s’étaient confrontées en elle, entre la culpabilité et la raison. Elle avait brisé le coeur l’homme qui fut son amour une courte période sa vie, et quitté celui qui avait élevé son enfant avec un amour inconditionnel. Ses jambes ne la soutenaient plus au point de se tenir contre le comptoir de la boutique pour ne pas attirer l’attention d’Erin. Elle tenta de garder une certaines constance.
- Les temps sont difficiles ma pauvre amie. Ce n’est que le début j’en ai peur... (silence) Mon fils est à Poudlard aujourd’hui. Je sais qu’il s’y plaît et qu’il s’y ait fait des amis. Il me manque tellement... Quant à Angel... il travaille toujours autant, tu le connais. Le Domaine de Fife, c’est toute sa vie.
Elle n’eut pas le loisir de finir sa phrase, son corps se déroba sous ses pieds. Elle parvint à se maintenir debout avec beaucoup de difficultés. Elle dut son salut à une chaise adossée contre un mur non loin d’elle. La sorcière s’y écroula, s’excusant d’un regard gêné à son amie de toujours.
« Oups », dit-elle avec un sourire de circonstance.
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Le lapin et la fleur
Des temps difficiles, le terme était un euphémisme et rien que de penser à la tournure qu'avaient prise les évènements depuis quelques mois, Erin sentait à nouveau la colère monter en elle, même si elle n'en laissait rien paraître. Elle était passé maître dans l'art de dissimuler ses pensées et ces derniers temps, cela s'avérait bien plus utile que jamais tant l'injustice qu'elle voyait partout la révoltait. Elle s'y retrouvait régulièrement confronté, ne serait-ce que dans sa boutique, en voyant les mines renfrognées des clients, la peur de certains et le fait qu'il n'y avait plus personne qui se contentait de flâner dans le chemin de traverse, comme c'était le cas avant. Le Réveil essayait de rétablir les choses, d'aider mais ça semblait jamais suffisant. Tout se mettait en place, trop lentement parfois au goût de la potionniste même si elle savait qu'il fallait en passer par là et qu'une résistance était un travail de longue haleine. La patience, encore et toujours la patience. Enfin, si ça avait servi pour venger la mort de son mari, elle obtiendrait aussi justice face à ce nouveau gouvernement, elle en était certaine.
C'est à ce moment-là qu'elle vit son amie s'écrouler sur une chaise, la sortant de ses pensées. Flora était bien plus épuisée qu'elle ne lui avait semblé l'être au premier abord.
"Hey Flora, ça va ?"
Question stupide vu la situation mais c'était sorti tout seul. La jeune femme passa de l'autre côté de son comptoir et s'approcha de son amie qui était toute pâle. Elle posa sa main sur son poignet pour prendre son pouls qui lui semblait bien faible. Enfin, rien de surprenant après un malaise mais l'inquiétude d'Erin restait palpable.
"Tu as mangé aujourd'hui ?"
Peu importait la réponse de toute façon, la potionniste était déjà en action. Elle s'empressa d'aller dans son arrière boutique et en sortit un fortifiant dont elle versa quelques gouttes dans un verre qu'elle dilua dans du jus de pomme qu'il lui restait. Elle prit ensuite des chocogrenouilles et revint auprès de Flora.
"Tiens, bois ça et mange un peu de chocolat. Sans discuter ! Et après, tu m'expliqueras ce qui t'amène vraiment ici et ce qui ne va pas."
Son ton ne souffrait pas la discussion. Vu le malaise de Flora, Erin prenait les choses en main et ne lui laissait pas le choix.
Décédée
C'est à ce moment-là qu'elle vit son amie s'écrouler sur une chaise, la sortant de ses pensées. Flora était bien plus épuisée qu'elle ne lui avait semblé l'être au premier abord.
"Hey Flora, ça va ?"
Question stupide vu la situation mais c'était sorti tout seul. La jeune femme passa de l'autre côté de son comptoir et s'approcha de son amie qui était toute pâle. Elle posa sa main sur son poignet pour prendre son pouls qui lui semblait bien faible. Enfin, rien de surprenant après un malaise mais l'inquiétude d'Erin restait palpable.
"Tu as mangé aujourd'hui ?"
Peu importait la réponse de toute façon, la potionniste était déjà en action. Elle s'empressa d'aller dans son arrière boutique et en sortit un fortifiant dont elle versa quelques gouttes dans un verre qu'elle dilua dans du jus de pomme qu'il lui restait. Elle prit ensuite des chocogrenouilles et revint auprès de Flora.
"Tiens, bois ça et mange un peu de chocolat. Sans discuter ! Et après, tu m'expliqueras ce qui t'amène vraiment ici et ce qui ne va pas."
Son ton ne souffrait pas la discussion. Vu le malaise de Flora, Erin prenait les choses en main et ne lui laissait pas le choix.
Décédée
Le lapin et la fleur
Flora n’eut pas la force de décliner le chocolat offert par son amie. Le ton de sa voix n’appelait à aucun refus. Elle connaissait bien sa camarade d’enfance. Durant leurs années Poudlard, elle avait été comme une grande soeur pour l’ancienne Gryfonne. Erin s’était toujours assurée que sa petite fleur se nourisse correctement. La Legilimens avait depuis toute petite une tendance à picorer comme un moineau.
Sous les yeux attentifs de la Sang-Mélé, Flora but son jus de pomme fortifiant. Elle se sentit instantanément mieux. Ses jambes cessèrent de trembler. Alors qu’Erin l’observait, la mère de Gabryel regroupa ses idées afin de répondre à ses légitimes interrogations. Les deux femmes ne s’étaient jamais rien caché. Elles avaient la faculté, malgré le temps et la distance, de discuter comme si elles s’étaient vues la veille.
- J’ai quitté Fiffe... enfin, disons que j’ai eu besoin de prendre un peu le large. (silence) Je suis à Londres depuis quelque temps. Je cherchais... quelqu’un.
Flora ne savait pas trop comment avouer à sa meilleure amie que sa venue avait pour objectif de retrouver Edward Penwyn, de se créer des appuis afin d’intégrer la résistance contre Ursula Parkinson. Il lui était encore plus difficile de lui avouer son aventure d’adolescence avec le père biologique de son fils. Elle savait bien sûr qu’Erin ne la jugerait pas, mais la dernière nuit l’avait beaucoup déstabilisée. L’épouse d’Angel se sentait encore à fleur de peau.
- ...Quelqu’un que j’ai retrouvé...
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
Médiateur PFR
Sous les yeux attentifs de la Sang-Mélé, Flora but son jus de pomme fortifiant. Elle se sentit instantanément mieux. Ses jambes cessèrent de trembler. Alors qu’Erin l’observait, la mère de Gabryel regroupa ses idées afin de répondre à ses légitimes interrogations. Les deux femmes ne s’étaient jamais rien caché. Elles avaient la faculté, malgré le temps et la distance, de discuter comme si elles s’étaient vues la veille.
- J’ai quitté Fiffe... enfin, disons que j’ai eu besoin de prendre un peu le large. (silence) Je suis à Londres depuis quelque temps. Je cherchais... quelqu’un.
Flora ne savait pas trop comment avouer à sa meilleure amie que sa venue avait pour objectif de retrouver Edward Penwyn, de se créer des appuis afin d’intégrer la résistance contre Ursula Parkinson. Il lui était encore plus difficile de lui avouer son aventure d’adolescence avec le père biologique de son fils. Elle savait bien sûr qu’Erin ne la jugerait pas, mais la dernière nuit l’avait beaucoup déstabilisée. L’épouse d’Angel se sentait encore à fleur de peau.
- ...Quelqu’un que j’ai retrouvé...
Gabryel Fleurdelys
Sorcier diplômé
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