A la Une
1er février 2045
Maddie Joy
Maddie Joy
Un hurlement strident retentit. Leo, qui jusqu'à présent volait parmi les doux nuages du monde des rêves chute brusquement pour s'écraser sur le dur sol de la réalité: le réveil sonne. Doucement, une main rampe hors de la couverture sous laquelle elle était enfouie. Des doigts s'avancent progressivement, descendant le long du matelas, du cadre du lit, pour finalement grimper sur la table de nuit et toucher l'objet métallique recherché. Ah, je te tiens! La main prend subitement de la hauteur, se ferme en un poing pour redescendre à toute vitesse et abattre le pauvre réveil qui ne fait que son boulot. Le silence revient instantanément. La main retourne rapidement se réfugier bien au chaud sous la couverture, tandis qu'un sourire s'étend sur le visage de la fillette à qui elle appartient. Leo sait qu'elle a cinq minutes de répit avant que le réveil ne se mette à sonner à nouveau pour signaler qu'elle doit définitivement se lever.
Cinq minutes plus tard: rien. Quelques filles se sont levées, des voix jaillissent par-ci par-là, mais le réveil reste muet. Est-il tout simplement vexé du. avais traitement qu'il a subi? Ou bien, n'est-il pas encore tout à fait remis du choc? Mais aucune de ces deux pensées vient effleurer l'esprit de Leo qui s'est paisiblement r'endormie.
Dix-sept minutes plus tard. Quelqu'un retire brusquement la couverture de Leo, tout en lui claquant les doigts sous le nez. Leo ouvre les yeux. La première chose qu'elle voit est le visage malicieux de son amie Alaska qui lui suggère de se lever. En grognant, la gamine s'exécute, ne pouvant réprimer un sourire. Pourquoi ce n'est jamais elle qui réveille les autres? Rapidement, la rouge et or s'habille, et après être passée en coup de vent dans la salle de bain, quitte les dortoirs puis le petit salon.
Mains dans les poches, sifflotant un air joyeux qu'elle devait avoir entendu entendu quelque part sans pour autant réellement le connaître, Leo descend les cinq étages qui séparent la salle commune se Gryffondor de la Grande Salle. D'après le coup d'oeil qu'elle a jeté au réveil d'une de ses camarades (ne pouvant plus faire confiance au sien) elle aura encore largement le temps de manger quelque chose, n'ayant aucun cours le mercredi. Quand la gamine arrive au rez-de-chaussée, elle constate rapidement - et ce non sans une certaine surprise en vue de l'heure - que les bancs sont toujours bien remplis. Dépendant des coins des tables vers lesquels le regard se tourne, le spectacle vacille entre des cuillères de grandes cuillères de céréales hâtivement engloutis, les yeux fixement rivés sur un parchemin, ça pue le test, ça, de rires qui fusent au milieu de chamailleries amicales ou de petites discussions animées, autour d'un exemplaire de la Gazette du Sorcier. Ce sont ces dernières qui retiennent l'attention de la jeune fille. Des voix excitées mais pas fortes pour autant, des regards qui oscillent frénétiquement entre le papier animé et les camarades les plus proche, tout ça était signe d'une nouvelle importante.
Rapidement, Leo laissa son regard vagabonder dans la salle. Là! Non loin d'elle était assise une Poufsouffle propriétaire d'un exemplaire du journal sorcier. Curieuse, la rousse s'approche. Interrompant la lecture de la fille, tout en indiquant le journal d'un geste de main, Leo demande:
"Salut. Tu permets?"
Sans attendre de réponse, elle s'installe a califourchon sur le banc pour pouvoir agréablement lire la Une de la Gazette, page ouverte. Enfin, lire est peut-être exagéré. Ses yeux survolent rapidement le texte, retiennent quelques bribes de phrase tels que "tête mise à prix" et "résistance", mais bien rapidement toute son attention est captivée pat la grande image qui trône au milieu de la page. On y voit un visage de femme. Leo marmonne quelque chose d'incompréhensible ressemblant vaguement à un "par Merlin". Ses sourcils sont froncés, signe de concentration. Effectivement, la fillette est certaine d'avoir déjà vu cette femme quelque part. Mais où? Peut-être que lire plus attentivement l'article aurait amené une réponse à la gamine. Mais celle-ci est bien trop occupée par ses réflexions pour y songer. Etrange, tout ça. Etrange... Lentement, elle se tourne vers la Poufsouffle. Peut-être qu'elle pourrait l'aider.
"Hum, dis: j'ai comme l'impression d'avoir déjà croisé cette femme. C'est possible?"
Leo indique l'image du doigt, ce qui es en réalité totalement superflu étant donnée que c'est la seule illustration de toute la page.
@Maddie Joy
Alaska est d'accord d'être mentionnée dans ce RP
Alaska est d'accord d'être mentionnée dans ce RP
ˈli(ː)əʊ ˈʤɪnʤə
Flash McQueen, Flash McWin
A la Une
Ce matin-là, Maddie se leva aussitôt la bonne heure arrivée. Traîner au lit n'était absolument pas dans ses habitudes. Ce qui l'était cependant désormais, même si elle n'en était pas totalement consciente, c'était de poser une seconde son regard sur sa peluche renard qui ne partageait désormais plus ses nuits. Elle occupait maintenant un coin de l'étagère de son alcôve. C'était bon signe car après sa rupture avec Jeffrey, la pauvre peluche avait été remisée au fond d'un tiroir. Cela signifiait donc que Maddie allait mieux. Les deux adolescents avaient repris contact lors d'une partie qui les opposait au club de Bavboules et cela avait eu pour effet d'apaiser la jeune fille qui, depuis, parvenait petit à petit à se remettre du grand bouleversement du mois de Novembre.
Maintenant qu'elle s'était sortie de tout cela, elle était beaucoup plus encline à se soucier de ce qu'il se passait autour d'elle. Et il y avait de quoi s'inquiéter... Début Janvier, elle se voilait la face et pensait que ce qui se passait entre le Monde Sorcier et le Monde Moldu ne dégénérerait pas. Naïve, elle avait été persuadée que tout serait vite rentré dans l'ordre mais elle savait désormais que ce ne serait pas le cas. Elle en avait la preuve presque chaque jour. Ses parents lui avaient fait part de ce que racontaient les médias moldus. Elle-même recevait la Gazette des Sorciers et les Une étaient de plus en plus inquiétantes et pour finir, son professeur d'Etude des Moldus avait disparu. Tout cela tournait en boucle dans la tête de la jeune fille qui vivait désormais moins bien sereinement. Le temps de l’insouciance était révolu.
Elle prépara ses affaires de cours, alla prendre sa douche et revêtir sa robe de sorcière puis se mit en chemin vers la grande salle. Son habituel sourire était présent à chaque "bonjour, ça va ?" qu'elle adressait mais elle avait déjà dans un coin de son esprit la pensée qu'elle allait à nouveau recevoir le journal au petit-déjeuner. Elle redoutait chaque jour un peu plus ce moment. Elle croisait les doigts et même tout ce qu'elle pouvait pour ne pas apprendre une terrible nouvelle au sujet de son professeur ou une énième catastrophe.
Elle entra dans la pièce et avait l'embarras du choix pour s'asseoir. Elle n'aperçu aucune de ses copines mais repéra un petit groupe de Première Année qui ne lui était pas inconnues. Elle s'installa à leur côté et entama la discussion tout en se servant des œufs brouillés. A peine quelques minutes après, la salle s'était bien remplie et les hiboux firent leur habituel passage. Maddie repéra Tempête, son Grand Duc, et tendit les bras pour réceptionner le colis. Elle ne reçut que la Gazette qu'elle déroula aussitôt. *Oh purée !* s'exclama-t-elle intérieurement lorsqu'elle aperçu la photo à la Une. Elle connaissait ce visage. Elle se lança sans plus tarder dans la lecture du texte qui accompagnait l'image. Elle fut cependant coupée dans son élan par une voix qui s'adressait à elle et un doigt pointé sur son journal. Pressée de retourner à sa lecture elle adressa un rapide "Oui oui, vas-y" sans vraiment accorder un regard à la personne. Cela n'était pas du tout dans ses habitudes mais rien qu'au timbre de sa voix, cela se sentait qu'elle était troublée.
Maddie hallucinait à chaque nouveau mot qu'elle lisait. Elle avait l'impression de vivre dans un film catastrophe. Comment tout cela était possible ? Jusqu'où ça irait ? C'était le genre de questions qui tournait en boucle dans sa tête depuis presque un mois. Triste constat pour une adolescente de treize ans. Elle abandonna ses questionnements quand la fille qui s'était installée à côté d'elle prit la parole. La Poufsouffle lui adressa alors un premier vrai regard. Elle fronça très légèrement et brièvement les sourcils en constatant avec surprise qu'elle se trouvait face à quelqu'un d'une autre maison. Elle ne fit cependant aucune remarque, cela ne la dérangeait pas le moins du monde et répondit plutôt à la question qui lui était adressée :
"Oui, si t'es déjà allée chez Apothic'Herbes sur le Chemin de Traverse. C'était la gérante de la boutique. C'est un truc de fou quand même ! T'as pu lire ? Elle serait cheffe d'un réseau de résistance. Elle est recherchée dans tout le pays du coup. La gérante d'une boutique - appuya-t-elle, choquée de tout cela - C'est hallucinant, tu trouves pas ?"
Maintenant qu'elle s'était sortie de tout cela, elle était beaucoup plus encline à se soucier de ce qu'il se passait autour d'elle. Et il y avait de quoi s'inquiéter... Début Janvier, elle se voilait la face et pensait que ce qui se passait entre le Monde Sorcier et le Monde Moldu ne dégénérerait pas. Naïve, elle avait été persuadée que tout serait vite rentré dans l'ordre mais elle savait désormais que ce ne serait pas le cas. Elle en avait la preuve presque chaque jour. Ses parents lui avaient fait part de ce que racontaient les médias moldus. Elle-même recevait la Gazette des Sorciers et les Une étaient de plus en plus inquiétantes et pour finir, son professeur d'Etude des Moldus avait disparu. Tout cela tournait en boucle dans la tête de la jeune fille qui vivait désormais moins bien sereinement. Le temps de l’insouciance était révolu.
Elle prépara ses affaires de cours, alla prendre sa douche et revêtir sa robe de sorcière puis se mit en chemin vers la grande salle. Son habituel sourire était présent à chaque "bonjour, ça va ?" qu'elle adressait mais elle avait déjà dans un coin de son esprit la pensée qu'elle allait à nouveau recevoir le journal au petit-déjeuner. Elle redoutait chaque jour un peu plus ce moment. Elle croisait les doigts et même tout ce qu'elle pouvait pour ne pas apprendre une terrible nouvelle au sujet de son professeur ou une énième catastrophe.
Elle entra dans la pièce et avait l'embarras du choix pour s'asseoir. Elle n'aperçu aucune de ses copines mais repéra un petit groupe de Première Année qui ne lui était pas inconnues. Elle s'installa à leur côté et entama la discussion tout en se servant des œufs brouillés. A peine quelques minutes après, la salle s'était bien remplie et les hiboux firent leur habituel passage. Maddie repéra Tempête, son Grand Duc, et tendit les bras pour réceptionner le colis. Elle ne reçut que la Gazette qu'elle déroula aussitôt. *Oh purée !* s'exclama-t-elle intérieurement lorsqu'elle aperçu la photo à la Une. Elle connaissait ce visage. Elle se lança sans plus tarder dans la lecture du texte qui accompagnait l'image. Elle fut cependant coupée dans son élan par une voix qui s'adressait à elle et un doigt pointé sur son journal. Pressée de retourner à sa lecture elle adressa un rapide "Oui oui, vas-y" sans vraiment accorder un regard à la personne. Cela n'était pas du tout dans ses habitudes mais rien qu'au timbre de sa voix, cela se sentait qu'elle était troublée.
Maddie hallucinait à chaque nouveau mot qu'elle lisait. Elle avait l'impression de vivre dans un film catastrophe. Comment tout cela était possible ? Jusqu'où ça irait ? C'était le genre de questions qui tournait en boucle dans sa tête depuis presque un mois. Triste constat pour une adolescente de treize ans. Elle abandonna ses questionnements quand la fille qui s'était installée à côté d'elle prit la parole. La Poufsouffle lui adressa alors un premier vrai regard. Elle fronça très légèrement et brièvement les sourcils en constatant avec surprise qu'elle se trouvait face à quelqu'un d'une autre maison. Elle ne fit cependant aucune remarque, cela ne la dérangeait pas le moins du monde et répondit plutôt à la question qui lui était adressée :
"Oui, si t'es déjà allée chez Apothic'Herbes sur le Chemin de Traverse. C'était la gérante de la boutique. C'est un truc de fou quand même ! T'as pu lire ? Elle serait cheffe d'un réseau de résistance. Elle est recherchée dans tout le pays du coup. La gérante d'une boutique - appuya-t-elle, choquée de tout cela - C'est hallucinant, tu trouves pas ?"
~ Étudiante Fac HM ~
Code couleur : 3d85c6
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