Salle de cours

Inscription
Connexion

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Le deuxième cours de la nouvelle matière que Kristen dispensait allait commencer d’ici quelques minutes. Elle posa son sac sur la table et en sortit une pile de parchemins. C’était les devoirs qui lui avaient été envoyés par plusieurs chouettes et hiboux, consciencieusement corrigés, et qu’elle rendrait aujourd’hui aux élèves. Elle se tourna vers la mappemonde et agita sa baguette magique dans cette direction. Certains pays devinrent bordeaux, comme s’ils avaient été coloriés : le Royaume-Uni, la France, la Russie, l’Ouganda, la Jordanie, l’Inde, la Chine, le Japon, l’Australie, l’Équateur, le Brésil et les États-Unis.

Aude Luneau arriva dans la salle avant le début du cours. Kristen, qui avait jusque-là les yeux rivés sur les devoirs corrigés, releva la tête en sa direction. Comme à son habitude, la française dégageait une sorte de grâce surnaturelle et Kristen dut faire en sorte que ses yeux ne pétillent pas trop. Aude avait naturellement accepté de participer à ce cours, à la grande surprise de Kristen qui, au vu des circonstances, s’était attendue à un refus, qu’elle aurait évidemment accepté. Kristen s’inquiétait malgré tout pour le déroulé de ce cours, qui mettrait la directrice (l’ancienne directrice ?) de Beauxbâtons dans une situation un peu bizarre.

Après s’être saluées, les deux adultes discutèrent brièvement de la suite du cours. Kristen n’avait pas réellement envie d’aborder d’autres sujets à l’heure actuelle. Elle était là pour se changer les idées, après tout, et peut-être qu’Aude avait accepté pour cette raison aussi – pour faire comme si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Très vite, l’heure du cours arriva et les élèves entrèrent dans la salle de classe. Les yeux de Kristen quittèrent Aude pour se diriger vers la porte. Elle suivit du regard les jeunes sorciers, répondant à leurs saluts et notant chez quelques-uns la surprise d’avoir pour ce cours deux adultes dans une même classe. Sans trop s’en rendre compte, elle vérifiait aussi que les regards vers Aude n’étaient pas trop insistants : elle avait plusieurs fois remarqué dans la Grande Salle que les garçons les plus vieux, secoués par leurs hormones, faisaient tomber leur mâchoire en voyant Aude, et ce sans rechercher la moindre élégance dans leur attitude.

Quand les élèves se furent installés, elle tapota sa baguette sur la pile de devoirs, et ceux-ci s’envolèrent vers les élèves comme s’ils reconnaissaient d’eux-mêmes le nom qui y était inscrit.

« Bonjour à tous. Avant de commencer le cours, un mot sur vos devoirs. Dans l’ensemble, ils sont plutôt bons. En fait, à quelques exceptions près, c’était largement au-delà de mes espérances. »

La moyenne était à 13,5 sans compter les différents points bonus accordés durant le cours, ce qui était à vrai dire assez exceptionnel. Une élève avait même réussi à décrocher un 20 sur 20, ce qui était assez inédit avec un professeur tel que Kristen.

« Bon… Aujourd’hui, nous allons étudier les différentes écoles de magie dans le monde. Nous avons l’honneur d’accueillir à Poudlard une grande sorcière ayant une connaissance très particulière de Beauxbâtons, l’école de magie française, aussi allons-nous profiter de sa présence pour ce cours… »

Elle se tourna rapidement vers Aude, qui avait salué les élèves – même ses saluts étaient pleins de grâce et de raffinement -, et le regard de Kristen se reporta aussitôt sur eux.

« Est-ce que certains d’entre vous ont déjà entendu parler d’autres écoles ? »



***
Prochaine réponse :
Après un certain nombre de participations.

***

Il en est du romantisme fiévreux comme de la moule pas fraîche : quand on en abuse, ça fait mal au cœur.

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Wilson courut dans les escaliers. Il allait être en retard pour le cours de Magies du Monde. Déjà qu’il avait dû s’absenter pour le premier cours, si en plus il arrivait en retard le deuxième cours, le professeur Loewy n’allait pas être contente du tout. Il courut dans les escaliers, sous le regard des portraits sur son passage qui lui demandèrent d’aller moins vite pour ne pas tomber. Montant les étages, il ne ralentit que lorsqu’il arriva au septième étage de l’école. Là, il devait chercher l’ancienne classe de Divination, réaménagé en salle de Magies du monde pour ce cours. Essoufflé, il arriva quand même à l'heure en cours. Il avait du se tromper dans l'horaire. Mais au moins, il était là, c'était l'essentiel.

Il s’installa au milieu, au deuxième rang. Le cours ne tarda pas à démarrer et ce fut avec la directrice de Beauxbâtons. La voir lui rappela tous les souvenirs de l’année dernière, lors du tournoi des trois sorciers. Les bons comme les moins bons d’ailleurs. Les épreuves d’Elina Montmort, les élèves des deux maisons dans le château… la coupe des trois sorciers… tout lui revenait en mémoire instantanément.

Au début du cours, Miss Loewy rendit les devoirs. Wilson découvrit avec dégout son Piètre. En même temps, il avait été absent et il avait du rattraper le cours sur quelqu’un d’autre alors forcément sans les explications, c’était tout de suite plus difficile. Ensuite, fut la présentation de Miss Luneau pour ceux qui n’était pas là, l’année dernière. Wilson regarda Aude Luneau pendant les explications du professeur et tourna sa tête vers Miss Loewy lorsque celle-ci posa sa question sur les écoles. Wilson leva sa main, pour répondre à la question.


« L’année dernière, Durmstrang est venu ici ! Et vous aussi vous êtes venu Madame… euh… c’est comment déjà… Luneau ? »

Il n’avait pas retenu le nom de la directrice de Beauxbâtons, et Miss Loewy n’avait pas redonné son nom à la classe aujourd’hui. Hormis Durmstrang et Beauxbâtons, Wilson ne connaissait pas d’autres écoles magiques bien qu’il fut persuadé que certaines pourraient exister sur d’autres continents. Il écouta ses camarades donner leur avis sur la question en silence.

4ème année RP
"Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté"
Joyeux MLNoël à tous !

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Dali avait déjà assisté au premier cours sur les Magies du Monde et l'avait trouvé très intéressant. Elle avait appris certaines choses qui lui étaient inconnues et qu'elle avait noté négligemment sur son parchemin. C'était donc sans aucune hésitation qu'elle avait décidé de se rendre au deuxième cours. Elle avait espoir qu'il la satisfasse autant que le premier, si ce n'est plus. Les élèves allaient en effet très certainement entrer dans le vif du sujet. Alors, après avoir monté les escaliers interminables, la petite fille pénétra pour la deuxième fois dans la salle de divination.

Elle remarqua immédiatement la présence d'une femme qui lui était totalement inconnue, aux côtés de leur directrice. Elle était d'une très grande élégance, ce que Dali ne manqua pas de noter. Après avoir répondu au salut de son professeur, elle se dirigea vers une place au hasard. Un seul élève étant arrivé, elle avait l'embarras du choix. La première année posa son regard sur la mappemonde derrière les deux jeunes femmes. Certains pays étaient colorés en bordeaux. Sûrement les zones qu'ils allaient étudier durant ce cours.

Plusieurs élèves arrivèrent encore, et quand tout le monde fut installé, Miss Loewy rendit à chacun son devoir. Dali regarda sa note, qui était très bonne, puis repoussa son parchemin dans un coin de sa table, comme si elle n'en tirait aucune satisfaction, comme si cela lui était indifférent. La Poufsouffle n'avait jamais eu un réel attrait pour les notes. Elle faisait ses devoirs car il fallait les faire, mais se préoccupait guère du résultat. Enfin, la directrice de Poudlard prit la parole afin de leur introduire le cours.

Miss Loewy présenta la dame qui l'accompagnait. Dali l'épia de ses yeux bleus, d'un regard assez insistant. Non que cette personne lui faisait de l'effet, mais elle la trouvait particulièrement intriguante. Il y avait chez elle quelque chose qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Et quand elle apprit que celle-ci venait d'une école de magie française, son intérêt redoubla d'intensité. Dali adorait la France. Elle même parlait couramment français, y ayant passé plus de la moitié de sa vie. Elle écouta donc les dires de son professeur d'une oreille attentive.


– Est-ce que certains d’entre vous ont déjà entendu parler d’autres écoles ?

Non, Dali n'avait jamais entendu parler de l'existence d'autres écoles. À vrai dire, sa connaissance du monde magique était encore assez limitée. Un élève de Serpentard – celui qui était arrivé avant elle – leva la main et donna une réponse, d'une façon assez incertaine. Pour ce début de cours, la première année décida de se taire, vu qu'elle n'avait rien à dire.

« Et les airs à la mode, que jouaient les orchestres cette année-là, transposaient en rythmes nouveaux toute la tristesse de l’existence et des désirs insatisfaits. »

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Le premier cours de Loewy avait été une catastrophe pour moi. J’avais longuement hésité à venir ; j’avais décidé de ne pas le faire. Pourtant, aujourd’hui j’étais là, en train de gravir ces escaliers qui malmenaient mes jambes douloureuses.

Cette nuit avait été éprouvante, je m’étais enfermé dans un cauchemar sombre dans lequel je ne voyais rien ; tout se passait au niveau de mes sensations. La pression de la peur m’appuyait sur les épaules et me comprimait les poumons, des courants d’air frais me traversaient sans qu’il n’y ait pourtant une brise pour soulever mes cheveux. Mes jambes tremblaient sous l’effroi que je ressentais. J’avais essayé en vain de résister à cette force étonnante, mais lorsque l’obscurité de mon cauchemar s’était refermé sur moi, semblant me fondre dessus avec la force du ciel qui tonne, je m’étais effondré à terre sans aucune possibilité de vaincre ce qui me tombait dessus. Je m’étais réveillé en sursaut dans mon lit, criant cette fois-ci si fort que mes camarades s’étaient réveillées. Ne pouvant leur faire face, je m’étais enfuis dans le salon puis hors de la Salle dès que je l’avais pu.

C’était mon premier cauchemar sans objet. Habituellement, ils étaient incroyablement réalistes, me ramenant à des périodes que je souhaitais oublier ; ou encore en me mettant en scène en train de malmener mes proches. Alors que mon réveil remontait à plusieurs heures déjà, je sentais encore la force de la noirceur peser sur moi, sans que je ne puisse comprendre l’effroi qui grondait au fond de moi.

Je parvins à la dernière marche, fatiguée mais non essoufflée. Le couloir menant à la salle de classe de Loewy s’étendait face à moi ; quelques élèves étaient là, avançant avec plus ou moins de motivation dans la même direction que moi. Comme avant chacune de mes heures de cours, j’avais cette légère crainte de voir que ma lassitude m’éloignait encore une fois du savoir que j’aimais temps. Parfois, me prenait un sursaut d’espoir et j’allais en cours persuadée que je voulais apprendre. Puis dans la demi-heure qui suivait, je me rendais compte que mon regard s’échappait par une fenêtre, et que je n’avais pas écouté les paroles du professeur. Aujourd’hui, j’avais un espoir différent. Ce cours était un occasion d’oublier mon cauchemar ; ma première rencontre avec Loewy me laissait penser qu’il y avait une chance pour que mon intérêt pour elle soit plus fort que le brouillard de mon esprit.

Je dépassai un élève qui marchait lentement - ce qui était un euphémisme puisque je marchais à peine plus vite que lui. S’il y avait une chose qui m’importait, c’était bien ma place dans la salle de cours. A l’arrière, contre un mur, mon sac posé près de moi pour qu’aucun n’élève ne m’approche. Une main sur la rambarde des escaliers, je gravis les marches étroites d’un pas lourd. Dans la salle de classe, je ne levai la tête qu’une fois arrivée en sécurité sur le sol plat. Je ne cherchai pas du regard Loewy, mes yeux tombèrent sur elle sans effort ; je l’observais un instant avant de remarquer une autre femme près d’elle.

Surprise, je m’arrêtai dans mon élan pour la regarder. Mes yeux détaillèrent ses cheveux blond, son regard bleu, son corps mince ; elle me rappelait quelque chose, mais impossible de m’en souvenir. L’avais-je déjà vu ? Cela m’étonnait grandement. Rapidement, je me détournai d’elle pour gravir les marches de l'amphithéâtre. Deux élèves étaient déjà présent mais je ne les regardai pas, n’ayant d’yeux que pour ma place, la même qu’au dernier cours, qui était heureusement disponible. Je déposai mon sac sur la table et m’affalai sur le banc. Bien vite, je laissai tomber ma tête sur mon bras, résistant à l’envie de fermer les yeux.

Les élèves arrivèrent plus ou moins bruyamment sans que je ne fasse attention à eux. J’ouvrai les yeux que j’avais finalement fermés qu’au moment où un parchemin atterrit près de moi. Le bruit me fit sursauter et je clignai des yeux pour éclaircir ma vision. La liste des noms. Je soupirai en attrapant mon sac pour me saisir de ma plume et de mon encre ; un sentiment de fatigue intense me faisait regretter ma décision de venir. Je trempai ma plume dans le liquide sombre lorsque la voix de Loewy s’éleva. Je lui jetai un regard rapide avant de baisser les yeux sur le parchemin. Je mis quelques secondes avant de reconnaître ma propre écriture brouillon et donc mon devoir. Je laissai négligemment tomber ma plume sur la table avant de fourrer le parchemin dans mon sac. La note m’importait peu. J’avais eu du mal à le rédiger puisque je n’avais rien suivi au cours dernier, et le temps que j’avais passé à rechercher la réponse aux questions avait eu l’effet de me plonger dans un agacement désagréable. L’effort que je devais fournir pour travailler depuis janvier me mettait dans un état de béatitude éprouvant et je bâclais de plus en plus mes écrits. Je n’avais pas l’envie de faire des recherches, ni celle de prendre ma plume pour écrire, les mots ne me venaient pas et je passais plus de temps à me forcer à agir qu’à faire mes devoirs. Je ne devais mes résultats acceptables qu’à ma culture et au travail que j’avais fourni en première partie d’année ; mais la fin de l’année approchant, je remarquai une baisse de résultat qui ne m’atteignait pas plus qu’autre chose.

Lorsque Loewy prit la parole, je m’installai plus confortablement sur mon siège et me laissai aller contre le dossier. Je ramenai les pans de ma cape autour de moi ; le temps était doux mais j’avais sans cesse froid, ma cape ne parvenant jamais à me réchauffer. Le bruit des plumes qui crissaient sur le parchemin était agréable, une douce berceuse à mes oreilles. Les yeux lourd, je regardai vers Loewy et la femme blonde, tentant d’accrocher les mots de la première pour faire apparaître ma curiosité. Sur mon parchemin, je griffonnai le titre du cours dans le coin gauche puis “Beauxbatons” plus bas. Je connaissais cette école, comme le nom de toutes les autres d’ailleurs, mais en apprendre davantage sur elles aurait dû me réjouir plus que cela. Le coude sur la table, le menton dans la main, quelques mèches de cheveux châtains me retombant devant les yeux, je tournai le regard vers l’autre femme lorsque celle-ci nous salua. Je levai un sourcil, étonné,
*une connaissance particulière de l’école ? Trop âgée pour y être élève*. Ce devait être une ancienne étudiante, rien de bien intéressant à cela. Ignorant la question de Loewy, je me contentai de regarder les deux femmes et de remarquer combien elles pouvaient paraître semblables malgré leur différence ; la couleur de leurs cheveux n’en était qu’une de plus. Je connaissais la réponse à la question, mais il ne me vint même pas à l’esprit de lever la main pour répondre à la directrice.

Sans m’en rendre compte, je commençais à griffonner sur mon papier des formes sans sens. Je levai un oeil quand le Serpentard prit la parole, mais je revins rapidement à mes gribouillis.
“Luneau”, avait-il dit ? *Ça m’dit rien*, pensai-je. Finalement, je ne la connaissais pas, son visage devait seulement me rappeler celui d’une autre.

Je m’affalai une nouvelle fois sur ma table, laissant mon regard se perdre sur les murs vides. Sans que je ne le guide, mon esprit prit la direction de mon cauchemar ; un frisson me traversa et je me blottis un peu plus sur moi-même. Pourquoi n’avait-il eu aucune image ? Aucun son ? Son souvenir ramena mon effroi et je me secouai légèrement pour m’en débarrasser, mal à l’aise. Je préférai des visions effroyables que cette sensation incompréhensible qui me prenait aux tripes et qui ne me lâchait toujours pas. Pourtant, les cauchemars n’avaient aucune existence dans l’éveil n’est-ce pas ? Je ne pouvais pas le revivre si je ne dormais pas, pourtant j’avais la crainte que la noirceur ne se forme autour de moi. Je gardais les yeux exagérément ouvert, je voulais être sûr que ce que je voyais n’allait pas s’effacer.

Éclabousse ; le Goudron de tes Souffrances se dilue dans ma Profondeur.

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Pour la seconde fois, Aëlys venait de gravir les sept étages la menant de sa salle commune, située aux tréfonds du château, jusqu'à la salle de cours des Magies du Monde. Elle venait de terminer son ascension et songeait au futur cours. Normalement, la surprise de la découverte du professeur serait passée, et elle pourrait donc entrer avec plus de confiance, mais avec la directrice, on ne sait jamais. Elle avait le don, dans le bon sens du terme, de toujours surprendre la fillette. A la limite, elle serait presque déçue d'un cours trop "basique" de la part d'une femme si exceptionnelle que Kristen Loewy. Aussi, après s'être arrêtée quelques instants afin de reprendre son souffle, elle monta le dernier petit escalier, l'esprit en éveil prêt pour ce second cours, qui, elle l'espérait, serait un peu plus approfondis que celui de la dernière fois.

Et pour une surprise, c'en était une. Alors qu'elle s'attendait, ce qui pouvait paraître assez naturel, à voir son professeur derrière le bureau, la première personne qu'elle vit était en réalité Aude Luneau, directrice de Beauxbâtons dont sa grand-mère, ancienne étudiante de ce lieu, lui avait parlé à plusieurs reprises. Cette femme dégageait un charme et une grâce naturels qui impressionnaient la jeune française. Mais mieux valait ne pas trop s'attarder, cela manquait de civisme. Personne, du moins pas à sa connaissance, n'aimait être fixé durant de longues minutes. Aussi, une fois sa surprise passée, Aëlys la salua poliment et fit de même avec sa directrice, avant d'aller rejoindre sa place. Peu de temps plus tard, tout le matériel dont elle avait besoin était posé sur sa table de manière très ordonnée et le cours commençait.

« Bonjour à tous. Avant de commencer le cours, un mot sur vos devoirs. Dans l’ensemble, ils sont plutôt bons. En fait, à quelques exceptions près, c’était largement au-delà de mes espérances. »

Légèrement anxieuse à l'idée d'avoir sa note, Aëlys attendit que son parchemin vienne se déposer devant elle avant d'y jeter un coup d’œil. Optimal. Soulagée, elle regarda très rapidement ses erreurs puis rangea la feuille afin d'écouter pleinement la suite du cours. Elle se promettait intérieurement de s'améliorer au mieux pour le prochain devoir. Elle voulait que son père soit fier d'elle, et pour cela, elle atteindrait la perfection.

« Bon… Aujourd’hui, nous allons étudier les différentes écoles de magie dans le monde. Nous avons l’honneur d’accueillir à Poudlard une grande sorcière ayant une connaissance très particulière de Beauxbâtons, l’école de magie française, aussi allons-nous profiter de sa présence pour ce cours… »

Elle salua à nouveau la directrice Française d'un doux sourire et admira à nouveau sa beauté charismatique et raffinée. Qu'elle aimerait lui ressembler ! Devenir comme elle une femme forte, belle et talentueuse.

« Est-ce que certains d’entre vous ont déjà entendu parler d’autres écoles ? »

Effectivement, Aëlys s'était interessé à Beauxbâtons, et par association d'idées, aux autres écoles de magies, ainsi qu'à leur localisation et même à quelques particularités. Elle leva donc la main et attendit d'être interrogée.

- Oui. Il en existe sept dispersées à travers le monde. Ilvermorny aux États-Unis, Castelobruxo au Brésil, Uagadou en Afrique, Beauxbâtons en France, Durmstrang en Scandinavie, Mahoutokoro au Japon et Poudlard en Ecosse. Chacune a ses particularités et ses méthodes d'apprentissage.

Ne voulant pas empiéter sur une future question, Aëlys décida d'arrêter là ses explications sans trop développer. Après tout elle n'était pas professeur, loin de là ! Tout ce qu'elle savait sur ses écoles provenait d'informations glanées ici et là dans un livre ou en questionnant une personne. C'était fort peu et peu vérifiable d'ailleurs, aussi, elle jugea une fois de plus que si la parole est d'argent, le silence est d'or...

"Deviens ce que tu es."
"Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté."
Code Couleur : #6FD0FD
~ Serpy du mois (décembre 2016, juin 2017) ~
~ RNA ~

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

En arrivant dans le couloir du septième étage, près de l'ancienne salle de divination, Eléonore était sereine. Cette fois-ci elle était à l'heure. Pas rancunière pour deux sous, elle salua la dame du tableau qui s'était moquée d'elle au premier cours. La vieille voyante lui rendit son bonjour par un signe de la main. La gamine affichait un large sourire. Elle se dirigeait de mieux en mieux dans le château. Bien qu'elle n'ai pu suivre que partiellement le premier enseignement, elle aimait beaucoup la classe de magie du monde. Son devoir l'avait transporter loin de l'enceinte de Poudlard. Il l'avait emmené en Afrique.

La brunette pénétra dans la salle avec le flot d'élèves et s'installa dans les premières places. Sa myopie l'empêchait de profiter de la tranquillité des places du fond. Si elle voulait voir le tableau, elle devait rester devant. Elle y était habituée depuis sa plus tendre enfance. À son grand dam, elle s'astreignait à chaque cours à paraître studieuse, à prendre une avalanche de notes et à ne surtout pas discuter avec ses voisins pour ne pas attirer les foudre de ses professeurs. La petite fille remarqua une deuxième adulte près de l'estrade professorale et en fut intriguée. Elle installa sa plume et ses parchemins sur le bureau devant elle. Remarquant que le cours ne débuterait pas avant 5 bonnes minutes. Elle se leva discrètement pour saluer sa marraine et la remercier encore pour sa générosité et sa patience.

La directrice pris la parole et Eléonore regagna sa place en moins de deux. Madame Loewy, commença par distribuer les devoirs. Eléonore lu consciencieusement les commentaires. La petite fille était très satisfaite de sa note. Les heures passées à la bibliothèque avaient produits leur fruits.
L'enseignante introduisit le cours du jour et présenta la charmante dame qui l'accompagnait.


« Bon… Aujourd’hui, nous allons étudier les différentes écoles de magie dans le monde. Nous avons l’honneur d’accueillir à Poudlard une grande sorcière ayant une connaissance très particulière de Beauxbâtons, l’école de magie française, aussi allons-nous profiter de sa présence pour ce cours… »

Eléonore salua madame Luneau avec respect. La petite fille se sentait subjuguée par cette femme et n'arrivait pas à détourner son regard du doux visage de la française. Le cours promettait d'être captivant.

"Est-ce que certains d’entre vous ont déjà entendu parler d’autres écoles ?"

La première année avait feuilleté quelques livres depuis le premier cours et se souvenait qu'il existait au total 7 grandes écoles de magie dans le monde (Japon, France, États-Unis, Brésil, Afrique, Scandinavie et bien sûr écosse. Elle était incapable de les nommer. Elle se dépêcha de noter la réponse que fournissait aëlys. Le cours avait bel et bien débuté.

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Voir que Wilson Kingson assistait à ce cours crispa un peu Kristen. Même s’il n’avait pas participé au précédent cours, elle avait corrigé son devoir et s’attendait donc plus ou moins à la voir aujourd’hui. Elle hésita à l’interroger, et quand elle le fit, elle se demanda quelles sottises il allait pouvoir sortir. Finalement, son intervention n’était pas si dénuée de sens, mais le jeune garçon manquait singulièrement d’élégance – Kristen ne se rappela qu’après que pour les jeunes de son âge, c’était assez normal. Toutefois, Kristen se sentait un peu gênée de présenter à Aude des élèves si peu raffinés. Aude approuva néanmoins, en expliquant qu’elle était venue l’an dernier pour le tournoi, en tant que directrice de Beauxbâtons.

Une autre élève de Serpentard leva la main et Kristen l’interrogea. Celle-ci donna une réponse soigneusement travaillée, avec un petit air de Miss Je-récite-mes-livres-par-cœur, mais qui comportait quelques inexactitudes. Kristen salua tout de même l’effort.

« Il y a de bons éléments dans votre réponse. Néanmoins, la localisation des écoles est une question étrangement difficile, surtout pour certaines d’entre elles. Durmstrang, par exemple, tient beaucoup à ses secrets. On se bat pour savoir si elle se situe en Scandinavie ou en Russie – bien que la plupart des gens aient aujourd’hui tranché pour la Russie, à la frontière de la Finlande. Ce que je peux vous dire, c’est qu’il y fait excessivement froid. »

Kristen avait passé plusieurs mois à Durmstrang, lors de sa sixième année d’études. C’était une année de tournoi des trois sorciers, et elle avait fait partie de la délégation de Poudlard.

« Ensuite, il n’existe pas sept écoles à travers le monde. Il y en a beaucoup plus. Douze sont reconnues par la Confédération Internationale des Sorciers, mais à celles-ci s’ajoutent de petites écoles non reconnues. Il y en a une en Espagne, par exemple, une en Allemagne, à Göttingen… et bien d’autres. »

Bal avait étudié à Göttingen. C’était une école minuscule qui ne comportait en tout et pour tout qu’une quinzaine d’élèves. Kristen jeta un coup d’œil involontaire à Aude, qui ne savait rien de son passé avec Baldur Feuerbach ; puis, comme pour le premier cours, Kristen enchanta une craie blanche, qui voleta vers le tableau noir. Le nom des douze écoles de magie reconnues s’y inscrivit, suivi de leur localisation supposée.

- Beauxbâtons, France
- Poudlard, Écosse
- Durmstrang, Russie
- Albaldah, Jordanie
- Zhuangyán, Chine
- Jadugara, Inde
- Mahoutokoro, Japon
- Walmanba, Australie
- Motutapu, Équateur
- Ilvermorny, États-Unis
- Castelobruxo, Brésil
- Uagadou, Ouganda

« Enfin, Mademoiselle Plumagel, votre remarque sur les particularités et les méthodes d’apprentissage est très juste. Il est très intéressant de constater que même chez nos voisins les plus proches, on n’apprend pas à pratiquer la magie exactement de la même façon qu’ici, à Poudlard… »

Kristen se tourna un peu vers Aude et esquissa un sourire minuscule et fulgurant. Kristen n’avait pas eu besoin de d’ajouter quoi que ce soit pour qu’Aude prenne la relève, et présente aux élèves l’école dont elle avait été la directrice – et dont elle redeviendrait peut-être la directrice. Elle put leur faire profiter de quelques exclusivités qu’ils n’apprendraient pas dans les livres.

Kristen souligna la différence entre Beauxbâtons et Poudlard, et passa à Durmstrang. Elle en décrivit les grandes lignes, et put y ajouter quelques impressions personnelles sur l’ambiance générale, qui était radicalement différente de celle de Poudlard – les gens avaient l’air beaucoup plus sérieux, ils considéraient la magie avec admiration et respect. Il était hors de question de s’en servir pour faire des farces, ou même quoi que ce soit qui puisse sembler inutile.

« Beauxbâtons, Poudlard et Durmstrang sont les trois grandes écoles européennes. Vous voyez que malgré leur relative proximité, elles sont toute trois très différentes. »

Elle demanda ensuite si jusque-là, les élèves avaient des questions, remarques ou impressions sur ce qui venait d'être dit à propos de ces trois grandes écoles ou sur le reste du cours.



***
Les informations du cours s'appuient sur l'Encyclopédie de ML, consultable au Chaudron Baveur (Les Pages Noircies).
Prochaine réponse : le 28.05, dans la soirée.

***

Il en est du romantisme fiévreux comme de la moule pas fraîche : quand on en abuse, ça fait mal au cœur.

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Après son intervention, Wilson resta silencieux. Il écouta le cours avec attention. Ses camarades complétèrent sa réponse très incomplète et Miss Loewy y ajouta des informations. Wilson prit des notes sur le cours et nota les écoles, avec leur pays. Sur son parchemin, on pouvait y lire des informations comme « 12 écoles reconnues par la confédération internationale des sorciers », ou encore « Dursmtrang, emplacement secret, lieu froid ». Il écouta avec attention car il aimait ce cours. Il savait qu’il reverrait les écoles de Durmstrang et Beauxbâtons l’année prochaine avec le professeur Heltowni s’il choisissait l’Histoire de la Magie pour l’année prochaine (dans ce RP, Wilson est en 2ème année). Le maximum d’information qu’il peut prendre là, c’est de l’attention en moins qu’il pourra apporter l’année prochaine. Pour le même contenu.

Le professeur Loewy demanda alors si quelqu’un avait une question. Wilson, lui, n’en avait pas. Les propos étaient assez clairs et compréhensible, et il avait eu le temps de prendre assez de notes sur les écoles. Il se rendit compte que l’année dernière, il n’avait pas été assez curieux, lorsque les élèves de Beauxbâtons et Durmstrang étaient à Poudlard. Il n’avait même pas prit la peine de se renseigner sur le fonctionnement de leur école. En même temps, il était content d’être à Poudlard, c’était sa première année, et en tant que sorcier qui plus est, ça peut se comprendre. Mais c’était une grande occasion de perdu, car il ne revivra plus le tournoi des trois sorciers de toute sa scolarité.

Assit sagement, Wilson ne leva pas la main, il ne posa aucun questions et se contenta d’écouter les autres sans réagir à la question posé du professeur Loewy.

4ème année RP
"Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté"
Joyeux MLNoël à tous !

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Plusieurs élèves donnèrent réponse à la question de Miss Loewy. Dali les écouta, tournant à chaque fois la tête vers la personne qui parlait, sans pour autant prendre de note. Elle préférait attendre que leur professeur dise si cela était juste ou pas, ce qui ne tarda pas à arriver. Après qu'une dernière Serpentard leva la main, la directrice commenta ces interventions, en commençant par leur en dire un peu plus au sujet de Durmstrang. La première année n'avait jamais entendu parler de cette école. À vrai dire, elle ne connaissait que Poudlard et avait encore beaucoup à apprendre. Kristen Loewy continua donc sur sa lancée, présentant le nom et le lieu de toutes les autres écoles reconnues de sorciers. Cette fois-ci, la Poufsouffle les nota sur son parchemin, en haut duquel on pouvait lire « Cours n°1 sur les Magies du Monde ». Tous ces noms lui étaient complètement inconnus. Dali avait l'esprit très ouvert, mais si on ne lui avait pas dit que ces établissements existaient, elle ne pouvait pas le deviner.

Quand Miss Loewy eut fini, la femme qui se tenait à ses côtés prit la parole et commença à leur présenter Beauxbâtons. La petite avait vu cette école sur la liste écrite au tableau, mais comme pour Durmstrang, elle ne la connaissait pas. Visiblement, ce cours allait beaucoup lui apprendre. Se rappellant des dires d'un Serpentard, elle réussit à mettre un nom sur cette femme : Luneau. Ainsi, elle avait été la directrice de Beauxbâtons. Cette dernière la leur présenta durant quelques minutes, leur donnant même des informations exclusives. À la va-vite, tentant de suivre le rythme imposé par cette voix, Dali nota tout ce qu'elle pouvait sur son parchemin.

Ce fut de nouveau au tour de la directrice de prendre la parole, cette fois afin de leur présenter la différence entre l'école écossaise et l'école française, avant de passer à Durmstrang. La jaune continua d'inscrire toutes ces informations sur son parchemin. Enfin, leur professeur leur demanda s'ils avaient des questions. Pour sa part, Dali n'en avait pas. Elle préférait attendre la suite du cours.

« Et les airs à la mode, que jouaient les orchestres cette année-là, transposaient en rythmes nouveaux toute la tristesse de l’existence et des désirs insatisfaits. »

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Un silence de mort suivi la question de Kristen, mais elle en conclut que ses explications et celles d’Aude avaient été suffisantes et ne laissaient place à aucun doute possible. Le professeur s’autorisa un petit « parfait ! » et attaqua le gros du cours : les écoles reconnues hors d’Europe.

« Aux États-Unis, l’école Ilvermorny comporte certaines ressemblances avec ce que nous connaissons ici, à Poudlard. Ces ressemblances s’expliquent d’une part par ce que Ray Wolthe appelle « l’Empire de la baguette magique », dans son ouvrage que j’ai mentionné au cours précédent, mais aussi par l’histoire de l’école elle-même. Les fondateurs d’Ilvermorny étaient en effet de grands passionnés de Poudlard et ont voulu en quelque sorte reproduire notre école chez eux, dans le Massachusetts. C’est pour cette raison que l’on retrouve, à Ilvermorny, une répartition en quatre maisons, portant chacune un nom de créature : l’Oiseau-tonnerre, le Womatou, le Serpent cornu et enfin, le Puckwoodgenie. »

Des bannières décorées des symboles des quatre maisons d’Ilvermorny descendirent du plafond.

Image Image Image Image
   Oiseau-tonnerre                       Womatou                - Serpent cornu             -- Puckwoodgenie


Kristen se retint de dire qu’en somme, Ilvermorny n’était qu’une pâle copie de Poudlard, mais elle dut faire preuve d’un minimum de bonne foi et ajouta :

« Ilvermorny ressemble certes beaucoup à Poudlard, mais cette école a hérité de l’influence de quelques lointaines pratiques amérindiennes. »

Les bannières d’Ilvermorny remontèrent et disparurent dans le plafond. Kristen marqua une petite pause pour laisser le temps aux élèves d’intégrer toutes les informations fournies, puis elle continua :

« En Afrique, et plus précisément en Ouganda, se trouve Uagadou. Ses élèves viennent de tout le continent. La méthode pour pratiquer la magie y est assez différente. Encore une fois, si vous vous êtes intéressés au livre de Ray Wolthe, vous avez pu constater que la baguette magique n’était pas l’outil de prédilection des sorciers africains… Certains sont même complètement incapables de l’utiliser – le métissage mélange les cultures et les façons de pratiquer la magie, mais celle-ci est capricieuse et l’accommodation à la baguette magique peut prendre plusieurs générations. Vous avez dû lire que les sorciers étudiant à Uagadou utilisaient uniquement leurs doigts pour pratiquer la magie. En fait, leurs avant-bras sont couverts de tatouages qui leur permettent de canaliser leur magie. Pendant un temps, ils ont dissimulé ces tatouages pour le style, mais aussi pour cacher leur affinité élémentaire. En effet, les tatouages présents sur leurs avant-bras indiquent par des symboles complexes si les sorciers utilisent plutôt des sorts de feu, de terre, d'eau ou d’air. Cacher cette information peut être utile pour surprendre l’adversaire, lors d’un duel. »

D’autres bannières descendirent du plafond, représentant cette fois quelques symboles mystérieux que l’on pouvait retrouver sur les tatouages des sorciers d’Afrique. Elles restèrent suspendues quelques instants, avant de se volatiliser à leur tour.

Kristen enchaîna sur Albaldah, le collège de sorcellerie situé en Jordanie. Elle fit un commentaire sur sa bibliothèque, qu’elle avait eu l’occasion de visiter et d’y emprunter un livre dont il n’existait qu’un seul exemplaire au monde, et qui lui avait valu quelques questions gênantes. Ensuite, Kristen donna un certain nombre de détails sur Jadugara, située en Inde, puis sur Zhuangyán, l’école chinoise. De temps en temps, Aude ajoutait des commentaires de sa propre connaissance, des anecdotes de sa vie de directrice de Beauxbâtons ayant rencontré les directeurs et directrices d’ailleurs. Dès qu’elle ouvrait la bouche, Kristen faisait pivoter sa tête en sa direction et buvait ses paroles aussi bien que les élèves, même si elle prenait un air tout à fait digne.

« Mahoutokoro est située au Japon. Son enseignement est extrêmement exigeant, et la médiocrité n’y a pas sa place, dit-elle en faisant mine de ne pas arrêter son regard sur quelques élèves en particulier. On y apprend notamment à remonter aux bases de la magie, par la fabrication d’artefacts magiques complexes et puissants. Par ailleurs, vous serez étonnés d’apprendre que son directeur, Ryûzoji Genji, est un fantôme, et est aussi le fondateur de cette école. Il n’a jamais voulu s’en détacher. L’école est aussi une affaire familiale, puisqu’il semblerait que tous les professeurs sont des descendants de Genji. Autre particularité… »

Kristen soupira avant de lâcher cette information. Elle trouvait l’idée profondément stupide et ne la comprenait absolument pas. Elle ne se priva pas d’exprimer son point de vue par le ton qu’elle employa.

« … Les filles ne suivent pas les mêmes cours que les garçons, Merlin seul sait pourquoi. »

Les yeux de la directrice de Poudlard traversèrent la salle à la recherche de regards outrés et contestataires.

Il ne restait plus que trois écoles à aborder : Castelobruxo, Motutapu et Walmanba ; mais après ces présentations successives, Kristen pensa que des questions avaient pu naître dans l’esprit des jeunes élèves qui assistaient à ce cours.



***
Prochaine réponse : le 03.06, dans la soirée.
***

Il en est du romantisme fiévreux comme de la moule pas fraîche : quand on en abuse, ça fait mal au cœur.

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Lorsqu’une voix douce qui m’était inconnue s’éleva dans la salle, je relevai doucement la tête pour regarder à qui elle appartenait. A cette Luneau, apparemment. Je la regardai quelques instant, résistant à l’envie de bailler, puis finalement je posai une nouvelle fois ma tête sur mes bras. Sur la rangée face à moi, se trouvait une élève qui écrivait avec ardeur sur son parchemin ; je papillonnai des yeux pour ne pas laisser ma fatigue rendre trouble ma vision. Je me sentais si lourde que j’avais l’impression de pouvoir m’endormir sur le champ. Je posais mon regard sur la chevelure de la fille, me perdant comme souvent dans les méandres de ce que je voyais. Avant, j’aurais imaginer tout un monde autour de cette enfant ; aujourd’hui je ne voyais rien, me contentant de ressentir. Comme dans ce cauchemar.
Une voix s’éleva, cette fois-ci celle de Loewy. Attirée, je tendai mon oreille dans l’espoir de capter quelques informations qui m’éloigneraient de mes pensées ; encore cet espoir naïf. Soupirant, je me décalai de quelques centimètres, dévoilant mon parchemin rempli de graffiti, puis attrapant ma plume, je griffonnai quelques mots clefs. C’était ainsi que je travaillais avant, notant suffisamment pour une recherche ; maintenant je notais mais ne faisais guère plus.

Cette fois-ci, je ne pus retenir le bâillement qui traversa ma bouche que j’ouvrai en grand. Une vague de fatigue l’accompagna et je me frottai les yeux pour l’éloigner. Autour de moi, les élèves étaient plus ou moins penchés sur leur parchemin, notant frénétiquement les paroles de Loewy ; je soufflai discrètement et baissai mon regard pour la regarder. Elle avait toujours cette froideur caractéristique qui l’éloignait de tout ce qui l’entourait, pourtant je me rappelai distinctement de son intérêt pour mes questions et surtout mes réponses. Si elle me paraissait si inaccessible aujourd’hui, c’était seulement dû à mon manque d’envie de la trouver pour lui parler de certains sujets. Finalement, je notai les quelques mots qui étaient apparu sur le tableau noir. J’avais perdu le fil de parole de Loewy et je dû me concentrer pour écouter celui de l’autre femme.

Le seul moment où je relevai la tête fut celui où Loewy parla de Durmstrang. Lors de mes recherches, j’avais été particulièrement attiré par l’enseignement de cette école ; je me surpris à penser que j’aurais aimé y aller, pour visiter et même pour suivre quelques cours. La-bas me passionnerait-il plus qu’ici ? Mon cœur se serra dans ma poitrine, j’adorais Poudlard, mais ces derniers temps je n’avais qu’une envie : m’en éloigner le plus possible, m’éloigner de ce château et surtout de ses habitants. Je laissai mon regard se perdre sur Loewy, m’imaginant quitter cet endroit pour me rendre dans une autre école. Plus rien ne me rappelerait celle que je souhaitais oublier, et tout m’éloignerait de ma famille.
Soudain je me réveillai en ricanant ; quitter Poudlard était impossible, c’était la seule école dans laquelle j’étais inscrite.

Je baissai la tête sur mon parchemin et entrepris de griffonner de nouvelles formes étranges. Parfois, j’inscrivais un ou deux mots que je percevais dans la voix de la directrice, tout en sachant que je ratais la moitié des informations.

« En fait, leurs avant-bras sont couverts de tatouages… »

Étrangement, mon cœur rata un battement à l’entente de cette phrase, et je relevai la tête si vite que ma nuque craqua. Des tatouages sur les avant bras, *Nyakane*, me chuchota ma conscience. Ce fut soudain et bref, comme un éclair, la sensation d’avoir perdu des mois de recherches pour des broutilles me poignarda le cœur avant de disparaître. Mes notes se firent plus consciencieuses à partir de cet instant, mais je retrouvai bien vite la sensation d’être perdue, de ne pas comprendre ce que j’étais actuellement en train de faire. Ecrire n’avait pas de sens quand on se foutait des mots que l’on inscrivait sur le papier.

La voix grave de Loewy était un son particulièrement agréable pour l’oreille. Il se tendait autour de moi sans m’agresser, me plongeant dans un état d’attention-sommeil si particulier que je m’y laissai plonger avec béatitude. Au fil des mots, je lâchai ma plume pour descendre lentement vers la table sur laquelle reposaient mes bras. Presque inconsciemment, je posai ma tête sur ces derniers, toujours à l’écoute de la voix chantante et pourtant froide de la Directrice. Sa voix se mariait parfaitement avec celle, plus claire, de Luneau. Elles se donnaient la parole comme si chacune avait son refrain à chanter, dans une si belle compréhension que je fermai les yeux pour n’écouter que cela. Pour éloigner l’angoisse de mon cauchemar qui sommeillait encore sous ma conscience, j’imaginais les écoles de Jordanie, d’inde et de Chine, baladée par le son des voix des deux femmes.

Le reste n’était que bouillie de parole. Des échos lointain de la vie réelle qu’était la salle de classe dans laquelle je me trouvais. J’entendais les voix sans les comprendre, les crissements des plumes sur le parchemin devenaient le chant du vent ; mon esprit se faisait lourd, aussi lourd que mes yeux que je sentais s’enfoncer dans mon crâne. Bientôt, ma respiration se fit plus profonde, accueillant avec bonheur le sommeil que j’avais essayé de fuir.

Éclabousse ; le Goudron de tes Souffrances se dilue dans ma Profondeur.

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Un silence s'installa dans la salle, attendant de voir si quelqu'un comptait réagir à ce que venait de dire Miss Loewy. Mais visiblement, tout avait été très clair. Aucune main ne se leva, personne ne posa de question. Dali, pour sa part, préférait attendre la suite du cours avant de demander plus de détails, ce qui ne tarda d'ailleurs pas à venir. La directrice commença par leur parler d'une école, Ilvermony, qui se situait aux Etats-Unis. Celle-ci, selon ses dires, était presque le reflet de Poudlard. Accompagnant sa parole, des bannières colorées descendirent alors du plafond, présentant l'emblême de chacune des maisons. Elles étaient excessivement belles. La première année les trouvait presque plus belles que celles de Poudlard. Les couleurs, la façon dont les animaux étaient dessinés, étaient réellement magnifiques. La Poufsouffle finit de prendre des notes, avant de, comme dans un réflexe, reproduire très brouillonnement les blasons des quatre maisons. Les bannières remontèrent ensuite vers le plafond puis disparurent.

Tout de suite après, Kristen Loewy enchaîna sur Uagadou, une école en Afrique qui pratiquait la magie sans baguette. Dali trouvait cela fascinant de voir qu'en fonction des cultures, la magie était complètement différente. Chacun se l'appropriait à sa manière, afin de pouvour au mieux l'utiliser. Elle ne pu s'empêcher de faire le rapprochement avec l'art. Chacun avec sa propre technique, afin de pouvoir au mieux faire ressortir ce qu'il n'arrivait pas à dire par la parole. La petite continua donc de prendre des notes, écrivant seulement ce qu'elle jugeait le plus important. Puis, de nouvelles bannières descendirent du plafond, représentant les tatouages que l'on pouvait trouver sur les bras des sorciers africains. Ici encore, la première année les reproduisit sur son parchemin. Elle savait qu'elle réussirait à s'en inspirer, à en tirer quelque chose.

Leur professeur continua de leur donner des informations sur d'autres écoles, que la jaune prit bien soin de noter, ponctuées par les interventions d'Aude Luneau qui se révélaient fort intéressantes. La directrice finit sur Mahoutokoro, une école japonaise dont le directeur était un fantôme. Cela provoqua un haussement de sourcils chez la jaune. Elle n'aurait jamais pensé qu'un fantôme puisse diriger une école et trouvait cette idée curieuse, mais sans pour autant absurde. Enfin, dernier détail qui l'étonna fut que les filles ne suivaient pas les mêmes cours que les garçons. Elle ne comprenait pas comment sorciers et sorcières pouvaient apprendre différentes choses. Enseignait-on aux filles des sortilèges culinaires et aux garçons des sortilèges de défense, répondant ainsi parfaitement aux stéréotypes ? Elle n'en savait rien.

Une fois que la directrice eut terminé ses explications, elle marqua un temps de pause, si jamais quelques élèves avaient en tête une question. Dali leva alors la main et prit la parole.


– Vous dites qu'Ilvermony ressemble beaucoup à Poudlard. Dans ce cas, les caractéristiques des maisons sont-elles identiques à celles de notre école, ou bien différentes ?

Elle laissa le temps à son professeur de répondre avant de lui poser une deuxième question.

– Et à Mahoutokoro, si filles et garçons ne suivent pas les mêmes cours, quels sont les cours que suivent les garçons et ceux que suivent les filles ?

Très intéressée, Dali écouta la réponse, plume en main.

« Et les airs à la mode, que jouaient les orchestres cette année-là, transposaient en rythmes nouveaux toute la tristesse de l’existence et des désirs insatisfaits. »

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Wilson écouta la suite du cours avec la même attention qu’avant. Il prit des notes sur les différentes écoles du monde que décrivait Miss Loewy, en essayant de repérer les différences et les spécificités. Des quatre bannières d’Ilvermorny, la préféré de Wilson était le Womatou, qui ressemblait à un chat. L’élève de Serpentard se demanda si cette maison était la même que Gryffondor à Poudlard. D’ailleurs, il ne savait pas trop comment les élèves étaient réparti là-bas, Miss Loewy n’avait rien dit à ce sujet. Concernant l’école Africaine, Wilson n’eut aucun pensé. Il se demandait surtout comment était-il possible d’utiliser la magie sans baguette. Pour lui, c’est comme un joueur de Quidditch sans balai, ou un joueur de foot sans ballon… c’est insensé. Le bouquet final revient au japon qui d’après Miss Loewy, donne une éducation différente que l’on soit fille ou garçon. En matière d’égalité, y a du progrès à faire mais cela ne choqua pas Wilson plus que ça. Par contre, tout les professeurs sont des Genji, descendant du fondateur. Cela posa une question dans la petite tête du Serpentard, question qu’il n’hésita pas à poser en levant la main, lorsque le moment fut venu.

« A Mahoutokoro, vous avez dit que tout les professeurs sont des descendants de Genji. Que se passera-t-il si un jour, les descendants ne veulent plus enseigner ? Le fondateur acceptera des professeurs venu… d’ailleurs ? »

En y réfléchissant plus attentivement, Wilson eut la réponse de lui-même. Le fondateur n’aurait pas le choix pour que son école continue d’exister. Le garçon écouta ses camarades et toujours plume à la main, il prit des notes de ce qu’il pouvait.

4ème année RP
"Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté"
Joyeux MLNoël à tous !

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Aëlys suivait très attentivement le cours, et rougit de voir qu'elle avait fait tant d'erreurs dans sa réponse. Elle notait consciencieusement tout ce que la directrice disait, organisant son cours de façon claire et aérée. Changer de couleur était plus compliqué que lorsqu'elle utilisait ses stylos moldus puisqu'il fallait de l'encre, mais elle se débrouillait avec quelques flèches, rond et autres petits symboles, jouant également sur la taille de son écriture. Et d'ailleurs, elle n'inscrivait pas sur son parchemin que les paroles de Kristen Loewy, mais également celles d'Aude Luneau dont elle buvait littéralement les paroles, avec ses yeux fixés sur elle. Que Beauxbâtons avait l'air passionnant ! Elle aurait tant aimé y aller ! Suivant ainsi les traces de sa chère grand-mère, celle dont elle tenait ses pouvoirs magiques.
Plusieurs mains se levèrent pour poser des questions, mais aucune ne correspondait à celle qui trottait dans la tête de la deuxième année. Aussi elle se décida, malgré sa résolution d'éviter de trop parler de peur de se rendre riducule, à lever la main.

- Est-ce que l'élément maitrisé par les sorciers de Uagadou sont choisis par les sorciers, imposés ou que personne ne peut le décider ? Je me demande en fait si c'est le même principe que pour les Animagus et les Patronus.

Elle attendit patiemment sa réponse, plume levée, prête à enregistrer immédiatement les informations que l'on lui donnerait. En tout cas cette matière qu'elle avait choisie de suivre était réellement passionnante et pleine de surprises ! Elle ne regrettait absolument pas de l'avoir prise ! Et même, pour tout l'or du monde elle ne l'abandonnerait pas ! Cela lui donnait trop envie de voyager et le savoir qu'elle acquérait la remplissait d'une joie immense. Une idée venait de germer dans son esprit. Plus tard elle voudrait voyager, parcourir le monde, découvrir chaque culture, chaque civilisation. Elle ne savait pas précisément à quel métier pourrait correspondre cette envie si soudaine, mais elle chercherait. Ce désir de bouger devenait brutalement un besoin presque vital, une certitude.

"Deviens ce que tu es."
"Le monde est notre échiquier, et toi, un pion de ma volonté."
Code Couleur : #6FD0FD
~ Serpy du mois (décembre 2016, juin 2017) ~
~ RNA ~
Pas d’avatar
Lexie Campbell  

Cours n°1 : Les grandes écoles de Magie dans le monde

Le deuxième cours de Magies du Monde était sur le point de commencer. Lexie, comme d'habitude, grimpait les escaliers avec entrain. Elle avait hâte d'apprendre encore de nouvelles choses. Le cours promettait d'être passionnant et Miss Loewy avait une culture si grande que c'était un luxe de pouvoir assister à ses interventions.

Arrivée dans la salle de cours, non pas un mais deux professeurs attendaient patiemment l'arrivée des élèves. La première tête était nulle autre que Miss Loewy, cela dit la seconde ne parlait pas vraiment à Lexie. Elle l'avait déjà eu croisé l'an passé, mais ne se souvenait plus du tout de son nom. Elle se rappelait vaguement qu'elle était directrice d'une école, mais sa connaissance s'arrêtait là.

Lexie s'installait de nouveau à sa place et attendait patiemment les autres élèves. Elle n'avait pas été la première, mais ne serait vraisemblablement pas la dernière non plus. Sortant son parchemin et sa plume, il ne lui restait plus qu'à attendre.

Le professeur Loewy prenait enfin la parole et félicitait les élèves pour leurs devoirs, qui étaient selon elle, très bons, au-delà de ses propres espérances. Voilà qui réjouissait la fillette, car elle avait passé des heures sur ce devoir, ne voulant pas décevoir la Directrice de l'école et connaissant son penchant pour l'exigence comparé aux professeurs lambda.

A mesure que le cours avançait, Lexie prenait des notes sagement dans son coin. Elle ne voulait pas rater une seule miette des informations que leur transmettait Miss Loewy.
Quelques élèves prenaient la parole, ne serait-ce que pour répondre aux questions du professeur. Lexie, quant à elle, était restée très silencieuse, préférant se concentrer sur ce qu'elle entendait.

Ecoutant et réécrivant la liste des écoles, la fillette devait se rendre à l'évidence, elle n'en connaissait pas la moitié ! Cela était décevant pour elle. Faisant une petite mine renfrognée, elle se jura de bûcher sérieusement ce soir afin de pallier à cet inconfort. Ne sachant rien sur les autres écoles de sorcellerie, elle ne pouvait que se contenter d'écrire de manière passive. Prendre la parole sans rien savoir n'était pas très confortable, aussi décidait-elle de rester silencieuse jusqu'à la fin du cours. Naturellement, elle ne perdrait pas la moindre information, les moindres questions des élèves, mais aussi les moindres réponses du professeur et les moindres précisions supplémentaires.

Le prochain devoir allait sans doute être plus compliqué que le premier, aussi, il lui faudrait redoubler d'efforts et surtout de recherches pour espérer obtenir une note convenable.

Des bannières venaient d'apparaitre près du tableau, sollicitant un peu plus les yeux de la rouquine. Qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle les dévisageait. Là aussi, il y avait quatre blasons, et donc quatre maisons. Encore une fois, il s'agissait d'animaux dessinés dessus, ou plutôt de créatures. Une vulgaire copie du fonctionnement actuel en Ecosse. Si copie il y a, il vaut mieux se dire que c'est parce que notre école suscite l'intérêt et la curiosité des autres pays. Une sorte de modèle ! Lexie était plus que fière d'appartenir à cette école.

"...Vous avez dû lire que les sorciers étudiant à Uagadou utilisaient uniquement leurs doigts pour pratiquer la magie. En fait, leurs avant-bras sont couverts de tatouages qui leur permettent de canaliser leur magie. Pendant un temps, ils ont dissimulé ces tatouages pour le style, mais aussi pour cacher leur affinité élémentaire..."

Ah oui, voilà un élément important qui lui rappelait vaguement des souvenirs ! En effet, la gamine, pour son devoir, avait fait des recherches sur l'Afrique et avait découvert cette particularité sur les tatouages, ce qui l'avait vivement intriguée.

« … Les filles ne suivent pas les mêmes cours que les garçons, Merlin seul sait pourquoi. »

Tiens, comme quelques centaines d'années en arrière ! Lexie ne comprenait vraiment pas pourquoi il y avait, même en l'an 2041, encore une nette différence dans l'enseignement des filles et des garçons. Cela lui paraissait comme moyenâgeux. Et c'est pas comme si un sorcier ne serait pas confronté aux mêmes situations qu'une sorcière. L'apprentissage de la magie ne devrait pas être aussi catalogué, selon elle. Encore un pays sexiste, ne put s'empêcher de penser la petite fille.