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 10/2038  Une amitié improbable

L'ambiance était détendue, festive. L'air jazzy qui emplissait la pièce rayonnait sur les visages de toutes les personnes présentes. A chaque table, des rires, des conversations enjouées se mêlaient à la fumée des cigares et sur scène, un groupe de musiciens accompagnant trois danseuses. En somme, rien d'anormal pour un cabaret des années 20. Certains buvaient tranquillement une coupe de champagne, d'autres jouaient aux cartes ou d'autres encore dansaient. Et c'est justement sur la piste qu'Erin se trouvait. Vêtue d'une robe près du corps, noire avec des strass et arrivant à mi hauteur de ses cuisses, la jeune femme se déchaînait sur ce qui semblait être un charleston. Ici, aucune trace de son habituelle maladresse sur une piste de danse, non, elle avait tout d'une star des années folles. Un chapeau parfaitement assorti à sa robe, des chaussures à talon, élégantes et vintage, des gants noirs et des cheveux descendant en vague le long de son cou - toute la panoplie.
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Tout était parfait, enfin, en omettant le petit quelque chose qui lui titillait l'esprit, le petit quelque chose lui disant que la situation était anormale. La jeune femme eut tôt fait de faire taire cette petite voix rabat-joie et reprit sa danse effrénée. Son partenaire, en smoking trois pièces, était un excellent danseur et Erin se laissait guider en riant. Mais n'était-ce pas étrange que de ne jamais pouvoir voir son visage ? Non pas qu'il portât un masque ou quoique ce soit du genre, simplement, Erin était incapable de focaliser son attention sur ses traits. Et puis, sans prévenir, la danse s'accéléra, à tel point qu'elle finit par sentir le vent sur ses joues et enfin, stoppa net pour laisser place aux gazouillis des oiseaux. Et une sensation de froid dans les pieds ? Vraiment étrange.

La professeur de potions, les yeux fermés, inspira un grand coup pour tenter de comprendre la situation... Logiquement, elle n'était plus dans un cabaret, encore moins dans les années 20 et de toute façon, à quoi tout cela pouvait-il rimer? Et l'évidence la frappa sans prévenir : le film en noir et blanc qu'elle avait visionné la veille, les crises de somnambulisme de son enfance, sa vie actuelle à Poudlard. Elle ouvrit les yeux, elle était dans le parc du château, le soleil se levait tout juste. Enfin dans le parc, les pieds dans le lac plutôt, ce qui expliquait cette sensation de froid. Et une rapide inspection confirma ses doutes : elle avait certes rêvée toute la scène mais elle était belle et bien vêtue de la tenue qu'elle s'était imaginée porter. Ce qui signifiant qu'elle l'avait fait venir par la magie, tout en dormant. Et bien, ça promettait pour la suite car il était utopique de s'imaginer pouvoir retourner dans sa chambre sans croiser une seule personne.

Cet état de fait étant clair, pourquoi ne pas profiter de ce jour naissant pour se promener au bord du lac ? La jeune femme sortit donc ses pieds de l'eau et mit à flâner, profitant du réveil de la nature en ce début de printemps.


[Ouvert à qui veut]

~ Ancienne Professeur de Potions ~
Dites à quelqu'un qu'il y a 300 milliards d'étoiles dans l'univers et il vous croira. Dites lui que la peinture n'est pas sèche et il aura besoin de toucher pour en être sûr.
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Ancien sorcier  

 10/2038  Une amitié improbable

Je vais encore vous dire la même chose que d’habitude : Guillaume se baladait dans le Parc. Oui, ça devenait quotidien maintenant que les beaux jours étaient de retour. Donc, en ce doux jour de printemps, Guillaume s'était autorisé à retirer son uniforme et à mettre un jean. Il avait quand même gardé sa chemise blanche et sa cravate. Ok, il n'avait donc pas vraiment abandonné son uniforme mais c'était les seuls habits qu'il acceptait de mettre en ce moment. Et me dites pas que c'est la crise d'adolescence car le gamin n'avait qu'onze petites années.Mais bon, il adorait cette chemise, il se trouvait classe et beau et viril et parfait dans cette chemise. Sans classe beau et viril et parfait.. Ouais, il l'aimait bien quoi. Et puis la cravate, c'était toute son identité qui y régnait. Pas que le garçon ait des troubles d'identité mais Serpentard, il était Serpentard et il en était fier.

Bref, donc Guigui marchait au bord du Lac sur le sentier battu. Oui, notre ami est un mouton de panurge, et suit les sentier déjà tracés sans jamais s'aventurer ailleurs. C'est petit, mais vous inquiétez pas, je vais le forger le gamin, en faire un dur, un fort, un intrépide et courageux, aussi courageux qu'un Gryffondor et ce jour là, il sera prêt à passer à l'acte de se marier. Oui ben excusez-moi mais ça va prendre du temps à le rendre si fort donc je prévois de terminer pour son mariage avec Miss Wellington.. Quoi? Ah mince je devais pas le dire...

Oh, tiens, en parlant de prof, n'était-ce pas une prof là-bas? Ou sinon une élève très âgée.. Guillaume se rapprocha de la personne et la regarda attentivement. Si elle ne le voyait pas, elle était complètement aveugle.. Bref.. Hmm. Ben oui, c'était bien une prof. C'était Mrs Grayce, la prof de Potion ! :ermm:hoqued:. Oui, là, et Guillaume et moi étions choqués. Elle était habillée tout en noir avec une robe plutôt courte et brillante, un chapeau et des petites chaussures, des grands gands noirs.. Oui, elle ressemblait à son arrière-arrière-grand-mère Hertrude à son âge.. Non ne croyez pas que c'était une insulte, quand elle était jeune, elle était plutôt jolie, hein..

Mais euh.. Sérieusement.. Elle était habillée comme toutes ces femmes des années 1900... Ou 1910 ou 1920.. Je sais pas trop je suis aussi bon que Guillaume en histoire. Autant dire que j'ai un niveau négatif. Mais bref. Elle marchait paisiblement et regardait le paysage. Elle avait l'air heureuse, sereine et.. Ailleurs.. Oui, elle n'avait pas l'air vraiment conscient d'où elle était et ce qu'elle faisait. Imaginez, elle est somnambule et elle fait un doux rêve et imaginez aussi qu'elle tombe dans le lac ! Oh mon dieu, et Guillaume regarderait la scène sans savoir rien faire. Imaginez, il serait accusé d'avoir voulu la tuer et de ne pas l'avoir secourue.. Il ne pouvait laisser faire ça..

Il se mit donc à courir et arriva en face de Mrs Grayce, tout essoufflé. Il ne cessait de dire son nom et lorsqu'il eut reprit son souffle, il lui dit :

Madame, faites attention, ne tombez pas dans le lac, vous allez tomber malade et salir votre robe. Vous allez peut-être même vous faire attraper par le calamar géant !

Il regarda la femme qui était quand même plus grande que lui surtout qu'elle était en talons. Elle avait l'air tout à fait réveillée et écoutait avec lucidité tout ce qu'il lui disait.. Il se sentit d'un coup très idiot et rougit puis il reprit la parole avec beaucoup plus de malaise dans la voix

Ah je.. Euh. Pardon Madame, je croyais que... Euh... Que vous étiez somnambule ou je ne sais quoi et je ne voulais pas que vous tombiez dans le... Vous savez le Lac, quoi..

Il lui fit un petit sourire gêné et détourna rapidement le regard. Ok, cool, d'habitude c'est devant un élève qu'il a l'air noeunoeu, mais là devant un prof qu'il avait en cours.
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Ancien sorcier  

 10/2038  Une amitié improbable

William... Pourquoi les parents de ce gryffon l'avait-il appelé ainsi ? Ça, il ne le saura que si il leur demande. D'où venait ce prénom ? Apparemment, ce prénom a été le plus répandu avec le prénom John aux XI ème siècle, en Angleterre. William est l'équivalent, en anglais, de Guillaume. Le rouge avait cherché ces informations, dans son internat moldu, il y avait maintenant un ans. A l'époque, le gryffon se posait énormément de questions sur lui-même, sur son prénom, son identité. Maintenant, il vivait heureux, avait plein d'amis et était plutôt dans de bons termes avec son frère depuis son entrée à Poudlard. Bref, Le deuxième année était au lac. Pourquoi ? Pour lire dans la tranquillité. Oui, William lisait, mais ce n'était pas très courant. Le rouge avait besoin de se reposer, de se relaxer, d'être un peu tout seul. Alors, il avait eu la bonne idée d'aller au lac pour lire. Il était près de la rive, dans de l'herbe. Il lisait un livre sur la botanique très intéressant. Il était allongé, le livre sur la tête. Oui, le rouge s'était endormi. Mais, à peine une demi heure. En fait, il ne dormait pas vraiment, il avait juste les yeux fermés et il écoutait le chant des oiseaux, le bruit du vent, le froissement des feuilles, et le clapotis de l'eau. La nature était belle vers le lac. Il y avait des fleurs de couleurs magnifiques, des animaux, des tas de feuilles mortes, des arbres feuillus et fleuris. Mais, comme William avait les yeux fermés, il ne voyait rien, par contre il s'imaginait le décor. Peut-être qu'il serait déçu en ouvrant les yeux. Mais, ce n'était pas le moment pour lui de les ouvrir. Il entendit des bruits de pas. Ses bruits se dirigèrent vers le lac. Ensuite, il entendit des pas qui étaient dans l'eau. Il se demandait qui était la personne assez folle pour se baigner dans le lac. Cela intriguait énormément William, alors, celui-ci ouvrit les yeux.

Il vit une femme dans une tenue pas très appropriée à la baignade. Celle-ci avait les jambes dans l'eau. William se le va, ferma son livre et le prit dans sa main. La femme se mit à bouger. Elle se dirigeait vers la rive. Un jeune garçon courut en direction de la femme. Ce garçon était un première année. Il l'avait remarqué avec la taille. William se dirigea vers le lac. Une chocogrenouille tomba de sa poche. Alors il la ramassa et la tint dans son autre main. Il marchait assez vite. En se rapprochant, il distingua la tenue et la coupe de la femme. Mais, il eut du mal à reconnaitre la personne exacte. C'était Mme Grayce, sa directrice de maison bien-aimée de tous les gryffons. Enfin, c'était ce qu'il pensait. Par contre, il fallait qu'il range absolument sa chocogrenouille, sinon, il n'allait plus la revoir. Alors, celui-ci la mit dans sa poche. Il distingua le jeune premier année. C'était Guillaume McLensen. C'était un Serpentard fort agréable. William l'avait remarqué et l'avait observé quelques fois. Mais, il ne révèlerait qu'au moment propice pourquoi il observait le Serpentard. Le serpentard avait dit deux longues phrases :


"Madame, faites attention, ne tombez pas dans le lac, vous allez tomber malade et salir votre robe. Vous allez peut-être même vous faire attraper par le calamar géant ! Ah je.. Euh. Pardon Madame, je croyais que... Euh... Que vous étiez somnambule ou je ne sais quoi et je ne voulais pas que vous tombiez dans le... Vous savez le Lac, quoi.. "


Avec le ton qu'il utilisait, pour sa dernière phrase, le Serpentard était soit apeuré soit hésitant. Bref, le garçon avait l'air d'être inquiet. Mais, c'était un peu normal, voire une prof dans cette tenue et être dans le lac, ce n'était pas très rassurant. William se demandait ce qu'il se passait. William avait maintenant en face de lui Guillaume et Mme Grayce. Que pouvait bien dire William ? Il ne savait pas quoi faire. Et il était en face de Mme Grayce qui n'avait pas l'air d'être dans sa plus grande forme vu ce qu'elle venait de faire. Mais peut-être que si finalement, elle avait eu juste pour idée de se mouiller les pieds dans le lac. Peut-être trouvait-elle cela cool ou amusant. Mais William se posait de grandes questions. Le gryffon prit la parole :


"Madame,... Vous allez bien ? C'est normal que vous étiez dans le lac ? dit-il d'un air un peu inquiété. Sinon, ça va Guillaume? dit-il en souriant."


William perdit son inquiétude et essayait d'être souriant. Il attendit la réponse de Guillaume mais surtout celle de Mme Grayce, même si elle pouvait ne pas lui répondre.
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Ancien sorcier  

 10/2038  Une amitié improbable

N’empêche, c’est vraiment génial la culture. Vous vous demandez pourquoi sortir ça comme ça ? Eh bien, tout simplement car c’est vrai. La Serpentard adore lire. Je dirais même qu’elle ne peut pas passer une journée sans lire quelque chose. Avant de se coucher le soir, même si il est très tard il faut au moins qu’elle plonge le nez dans un bouquin. Elle adore tous les genres littéraires, et s’essaie à de nombreux ouvrages. Elle ne juge jamais un livre, elle préfère dire ce qui est bien et pas bien. Elle a une sorte de « book » ou dedans il y écrit des sortes d’annotations et d’appréciations. Ils sont d’ailleurs classés par ordre alphabétique, tel un répertoire. Vous direz sans doute que c’est fou, ou que elle-même est folle, mais elle est d’autant plus capable de lire deux gros romans par soir. Pas des petits trucs de 100 ou 150 pages, non, ça pour elle c’est de la rigolade. Mais des trucs du style 700 ou 800 pages. Tous les thèmes l’intéressent. Elle lit même des bandes dessinées parfois, mais ce ne sont pas des simples BD, non. Pas des trucs du genre, pour enfants. Elles traitent d’ailleurs souvent de problématique ayant lieu dans le monde actuel. Moi je vous dis, pour une gamine de 11 ou 12 ans, peu importe, Cheryl pour ce côté-là n’est pas quelqu’un de banal. Les enfants de son âge ne cherchent pas à lire tout et n’importe quoi. Ils préfèrent s’intéresser aux jeux, et pour beaucoup c’est : « moins je lis, mieux je me porte ». Fort heureusement, certaines personnes aimaient tout de même beaucoup la lecture, tout comme elle.

Enfin bref. Au moment où je vous parle, de sa « life » comme dirait les jeunes, elle est en train de LIRE pour changer, dans le parc. Elle est allongée dans l’herbe, le vent lui sifflotant les oreilles et le soleil présent et réchauffant malgré un petit retrait tout de même de sa part. Att…attend…attendez, non, elle ne lit pas ? Enfin si, il y a un livre à ses côté mais on dirait qu’elle est en train de songer à quelque chose. Serait-ce à un mot dont elle ne comprendrait pas la signification ? Eh bien, oui, c’est exactement ça. Elle méditait sur le mot « jeûne » non pas comme les jeunes, les enfants ou les adolescents, ah ah ah, pas du tout… Il y avait un accent sur le u. Elle qui était assez instruite était perplexe de ne jamais avoir entendue ce mot. Enfin si, elle l’avait déjà entendue, mais n’avait jamais compris la définition exacte. Mais la petite Cheryl, qui avait un mini dictionnaire dans son sac, allez savoir pourquoi, le sortit et chercha la signification. Elle trouva une petite définition assez explicite : « Le jeûne est la privation, volontaire ou non, de nourriture, accompagnée ou pas d'une consommation d'eau. » Ah, bah oui c’était bien ce qu’elle pensait, mais elle ne savait pas exactement le définir et le rallier au contexte dans lequel il était placé dans le livre. Puis la vrai signification du mot était bien plus complexe, mais elle ferait des recherches plus tard à la bibliothèque, car malgré le fait qu’elle pouvait expliquer ce mot il lui manquait des éléments.

Ses jambes étaient quelques peu engourdies, elle décida alors de se promener un peu, histoire de profiter un peu de ce beau temps de printemps. Elle rangea ses petites affaires dans son sac (dont le dictionnaire…) Et partit en marchant d’une manière trop bizarre, vous savez les petits sautillements qu’on fait en maternelle… Un petit mélange de marcher et de courir, un peu bébé d’ailleurs, mais bon tant que personne ne la voyait… Puis elle était d’excellente humeur allez savoir pourquoi. Peut-être car ce midi elle avait retrouvée un objet perdu ? Oui … Enfin, elle ne savait pas d’où lui venait cette joie si inattendue. De toute façon, la raison importait peu, ce qui comptait était le résultat. Être de bonne humeur, la rendait encore plus de bonne humeur. Euh… C’est un peu incompréhensible tout ça, mais bref ce n’est pas grave.
Soudain, elle écarquilla les yeux. Elle rêvait ou bien c’était Miss Grayce, en tenue des années 20 ou 30 ? Elle était dans une robe assez courte et noire, et c’était un peu déconcertant. Elle avait l’air d’être sur un petit nuage. Ah oui ? Je vous ai pas dis qui c’était ? Eh bien c’est le professeur de potions de Cheryl et la directrice des Gryffondor. Non, ce n’est pas rien. Et c’était d’autant plus flippant le fait que cela ne soit pas un élève… THE Professeur de potions étant comme ça dans le lac à faire quelque chose que la Serpentard ignorait ? Peut-être voulait-elle faire trempette ou je ne sais pas quoi. Le seul moyen de le savoir, c’était de soit se réveiller (au cas cela serait un rêve) ou alors… tout simplement aller voir ce qu’elle pouvait bien faire ici. En se rapprochant, elle vit qu’elle n’était pas seule, et que deux élèves qui avaient l’air aussi déconcertée que Cheryl étaient présents. Il s’agissait de Guillaume McLensen et de William Lewis. L’un de sa maison, et l’autre de Gryffondor. Mais que se passait-il dans le coin ? Vraiment étrange. Elle entendit des paroles. Les personnes ne l’avait pas encore vue, car elle n’était pas encore assez près.

- Ah je.. Euh. Pardon Madame, je croyais que... Euh... Que vous étiez somnambule ou je ne sais quoi et je ne voulais pas que vous tombiez dans le... Vous savez le Lac, quoi..

Ce n’était autre que Guigui, alias Guillaume qui avait prononcée ça. Dommage qu’elle n’est pas entendue ce qu’avait dit avant ce dernier, car elle ne pouvait pas trop comprendre cette dernière phrase. Ce fut l’autre garçon qui fit son intervention. Elle était intriguée par ce qu'il allait bien pouvoir dire. Peut-être cela allait l'éclairer ?

"Madame,... Vous allez bien ? C'est normal que vous étiez dans le lac ? Sinon, ça va Guillaume?


Bon cette fois, cela se confirmait. Les deux garçons étaient dans le même cas que la fille. Ils ne comprenaient pas du tout ce qu’il prenait à Miss Grayce. Ne laissant ni cette dernière, ni Guillaume répondre, car il y eut comme un petit blanc, elle dit, un peu intimidée par la présence d’un professeur, qui de plus, ne lui avait jamais vraiment parlée. Elle l’avait juste en cours, et c’est tout. Mais en balbutiant la Serpentard dit :

- Euh… Bonjour tout le monde. Excusez-moi, je passais par ici, et je me suis arrêtée, étant un peu intriguée par ce qu’il se passait ici. Tout va bien j'espère ?

Voilà, elle venait de parler, signe de sa présence. Restait plus qu’à attendre la réaction des autres personnes, et surtout de Miss Grayce, qui avait rapportée l’attention de trois élèves sur elle.

 10/2038  Une amitié improbable

Flashback

De l'avis du médicomage, c'est certain, il ne s'agit pas d'un problème magique et voilà qu'Heather traine sa fille par la main. Oh ça, une chose est sûre : Erin n'a aucune envie d'aller voir un docteur "sans baguette", comme elle aime les appeler. Difficile de raisonner une fillette de trois ans et de lui faire comprendre que c'est pour son bien alors que la seule chose qu'elle retient, c'est ce qu'un enfant de sa classe de maternelle lui a dit : les docteurs, ça fait des piqures et les piqures, ça fait mal. Seulement voilà, Heather et Ethan sont inquiets et épuisés... non seulement, ils viennent d'avoir un nouvel enfant mais leur fille aînée se lève toutes les nuits pour déambuler dans le jardin. Ils ont beau fermer la porte à clé, rien n'y fait et la peur les gagne à chaque fois en imaginant ce qui pourrait arriver alors qu'ils dorment.

Mais les craintes d'Erin s'avèrent infondées. Dans le cabinet du docteur, nulle piqure ou instrument de torture. En fait, c'est même rigolo : elle doit faire des dessins, reconnaitre des images un peu farfelues et parler, surtout parler. L'heure passe rapidement et le diagnostic du pédopsychiatre tombe : somnambulisme dû au stress de ne plus être le seul enfant et d'avoir commencé l'école.

Fin du flashback


Le stress... la cause des crises qu'Erin n'avait plus eu depuis des années, depuis qu'elle avait rencontré Noah en fait. Quel changement avait pu la mettre de nouveau face à ses nuits agitées ? *les aurors* Bien sûr, l'arrivée des aurors dans Poudlard ! Elle avait été bien naïve de penser pouvoir oublier son passé, elle en avait conscience maintenant qu'il refaisait surface. Tout aurait été certainement plus simple quelques semaines plus tôt, avant la découverte du carnet de son défunt mari. A présent qu'elle y réfléchissait, ce n'était pas étonnant que son somnambulisme la reprenne. Finalement, son esprit prenait ce dont il avait besoin, sans lui demander son avis : un peu de calme pour réfléchir, en cette belle matinée. Le lac avait cet effet apaisant que la jeune femme était finalement sereine. Bien sûr, elle aurait à faire face à des situations problématiques, elle le savait, et sûrement dans un avenir proche mais dans la sérénité ambiante et le clapotis de l'eau, elle ne pouvait se résoudre à déjà angoisser. Il ne serait que trop vite temps d'y faire face. Elle affichait donc un magnifique sourire, épanoui, heureux.

Mais dans Poudlard, nul endroit pour vraiment être au calme. C'était d'ailleurs une des choses qui plaisaient tant à la jeune femme quand elle n'était qu'une apprentie sorcière : ici, impossible de ressasser trop longtemps de sombres pensées, le château savait insuffler une joie de vie en chacun. Et c'est sous la forme de trois élèves qu'il avait, aujourd'hui, décidé de mettre fin aux cogitations de la professeur de potions. Deux serpentards et un Gryffondor, qu'elle avait tous les trois en cours. Et ils avaient l'air sincèrement inquiets pour elle, ou peut être pour sa santé mentale ? Il faut dire qu'elle aurait probablement réagi identiquement à leur place... quoique. Aussi, devant leurs airs ahuris, elle ne put s'empêcher d'éclater de rire :

"Ne vous inquiétez pas, je vais très bien. La journée n'est-elle pas magnifique ? Que fai..."

Bon d'accord, la réponse les conforterait peut être dans leurs inquiétudes, surtout lorsque la jeune femme s'interrompit brusquement. Mais en cet instant, peu importait à la professeur de potions. Au loin, une silhouette de son passé avançait. Ce n'était plus un rêve, elle en était certaine. Et pourtant, elle avait beau savoir que ce moment arriverait, Erin n'en restait pas moins sans voix...
[Prochaine réponse pour Cal et ensuite, vous pourrez réagir ;)]

~ Ancienne Professeur de Potions ~
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 10/2038  Une amitié improbable

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Tout droit sorti de la Grande Salle avec une pomme dans la main, Cal s'attarda dans le Hall d'entrée pour en admirer les moindres détails. De l'escalier en marbre aux gigantesques portes en chêne, en passant par le haut plafond décoré d'étoiles, tout y passa, même les armures figées de chaque côté de l'entrée de la Grande Salle. Manière comme une autre de rafraichir ses souvenirs d'enfance et de se revoir entrer pour la première fois dans cet endroit si particulier et si chaleureux.

Coolidge ! s'exclama une voix grave quelques mètres derrière lui.

Hein ?! Oui-quoi ? Ah ! Harald c'est toi. Tu ne veux vraiment pas arrêter de m'appeler par mon nom de famille, ça fait vraiment...

Dépêchez-vous de reprendre votre poste, l'interrompit Harald, son regard noir posé sur un de ces grimoires épais comme des parpaings qu'il affectionnait tant. Le Ministère ne nous paye certainement pas à contempler les murs.

Cal avait du mal à en vouloir à son supérieur hiérarchique de toujours se montrer si froid et si autoritaire alors qu'il filait déjà vers les portes, sa jambe de bois tintant lourdement à chacun de ses pas. Harald était taillé dans la glace, voilà tout. Et la glace ne souriait jamais.

Haussant les épaules, Cal tourna les talons et délaissa le Hall d'entrée pour le parc. L'air y était beaucoup plus frais et chargé des premiers parfums du printemps, ce qui eut le don de l'égayer.

Avec la plus grande insouciance, il dévala les pentes verdâtres pour retrouver son poste aux abords du lac. Plus précisément sur la seule avancée rocheuse que comptait les berges. De là, il remarqua la présence d'un attroupement un peu plus loin. Quatre personne en tout, si ses yeux ne l'abusaient pas. Un adulte et trois enfants à en juger par la taille des silhouettes.

Aussi curieux qu'on pouvait l'être à son age, Cal descendit de son perchoir et en s'approchant du groupe sentit son rythme cardiaque s'emballer.

Par le rire d'un Mangemort, Erin ! LA Erin Grayce ?! s'exclama-t-il soudainement en scrutant de la tête au pied la femme qui n'était plus tout aussi jeune que dans ses souvenirs. Aaron m'avait dit que tu travaillais ici ! Mais woaa, ça me fait un choc quand même !

Fronçant à peine ses sourcils à la vue de son accoutrement, Cal finit par éclater de rire.

Toujours aussi délurée hein ? où tu as dégoté cette robe, sur le Chemin de Traverse ? j'ai entendu dire qu'ils vendaient pas mal de choses " vintage " dans l'Allée des Embrumes, mais pas à ce point là..

Son regard se posa à tour de rôle sur les trois têtes blondes accrochées aux jupettes de celle qui avait tant égayé son passé.

Bonjour les enfants. Vous allez bien ? Moi c'est Cal, Cal Coolidge, pour vous servir.
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Ancien sorcier  

 10/2038  Une amitié improbable

D'accord, d'accord, d'accord. On résume un peu parce que là je sens que vous vous êtes perdus en chemin et je vous comprends totalement, si je n'avais pas été le génie intellectuel que vous voyez là, je n'aurai rien pu assimiler de tout ce qu'il c'était passé là. M'enfin. Donc, Mrs Grayce avait eut le temps de rêvasser assez longtemps pour que deux autres élèves viennent ce joindre à Guillaume et sa prof. Il y avait une fille de Serpentard qui devait s'appeller... Charis ou Cherry ou un truc comme ça.. Et le gars de Gryffondor trop bizarre que Guillaume n'aimait pas vraiment. Ils avaient l'air tous les deux aussi préoccupés par l'état de Mrs. Grayce que notre jeune blondinet ici présent.

Bon, après ça, Mrs Grayce répondit aux gamins en éclatant de rire. D'ailleurs, elle n'a jamais fini sa phrase puisqu'une autre personne arriva et se joignit à notre petit groupe qui me paraissait déjà assez bizarre comme ça. Il commença à parler à "Erin" comme si c'était une de ses anciennes amies. Oui, oui, amies, pas connaissances parce qu'apparemment il la connaissançait assez bien quoi.. M'enfin. Donc après il se présenta et nous regarda tous. Il avait l'air assez gentil quand même et plutôt bout-en-train. Il me rappelle moi dans ma jeunesse... M'enfin. Il avait comme un problème au visage, ça lui faisait tout une cicatrice sur la moitié de son doux et beau visage. Ok, sur son visage tout court.. M'enfin. Cal. Ok, enchanté Cal, moi c'est Simon. Ah c'est pas à moi que tu parles c'est ça?.. Ok, Bon Guillaume. Eh Guillaume ! C'est à toi qu'on parle.

Guillaume s'était mit à rêvasser pendant tous les blablatages des gens autour de lui et il sembla se réveiller quand le dénommé Cal lui adressa la parole. Mais détrompez-vous, il avait quand même écouté tout ce qu'il s'était passé mais si vous aviez vu sa tête vous auriez cru que c'était un robot déconnecté pour cause de manque de batterie.

Le garçon releva un peu la tête et lui dit. "Euh.. Moi c'est Guillaume McLensen, pour vous servir" puis il vit une révérence de gentleman. ... Non ok je rigole, il n'a pas fait ça du tout. En même temps ça aurait fait un peu bizarre. Pas que le gamin soit pas bizarre mais pas à ce point quoi (tiens ça fait beaucoup de pas pour une seule proposition ça.. Il fait que je me calme sur les répétitions il me semble) Bon, vous voyez, il aurait été tout seul avec juste sa prof, ça l'aurait pas dérangé parce qu'il la "connaissait" (au sens très, très large du terme je parle, évidemment) mais là c'était une personne qu'il venait de rencontrer et en plus de ça il avait l'air d'être très important dans la société donc s'il paraissait fou devant lui, le dénommé Cal n'aurait pas hésité à l'envoyer à Ste Mangouste et le plus vite possible même.. Donc voilà, Guillaume se présenta très brièvement avec un peu (beaucoup) d'hésitation et d'intimidation dans la voix

Hum.. *raclage de gorge* Bonjour, je.. Guillaume McLensen, enchanté. C'est.. Vous êtes un Auror?

Un jour faudra que t’apprennes à t'affirmer en tant qu'homme gamin et pas avoir peur de tout ce qui est plus grand que toi tu sais.. Ah et pendant qu'on y est, Guillaume, je vais t'apprendre deux/trois choses, d'accord? Déjà, on t'a prévenu qu'il y aurait trois Auror à Poudlard donc si tu croises trois personnes que tu connais pas c'est tout à fait normal. Oui, normal. Et il y a une chance sur.. Il y a 100% de chances que ce gars là soit un Auror. En plus, il avait quand même dit "Par le rire d'un Mangemort". Sérieusement Guigui, tu connais beaucoup de personnes qui ont entendu des rires de Mangemorts mis à part les Aurors et les Mangemorts eux-même? Non. Et en sachant que les Mangemorts ne se vantent pas d'être... Ben... Des Mangemorts, ils ne vont pas s'exclamer "Oh, par mon rire !"

Bon, je crois qu'on a fait le tour de la bêtise du gamin, revenons-en donc à nos chouettes. Guillaume tourna la tête vers William et lui sourit pour lui signifier qu'il allait bien, jeta un oeil à sa camarade de Serpentard dont j'avais oubli... CHERYL ! Oui elle s'appelle Cheryl. Bref, il la regarda rapidement et focalisa ensuite son attention sur Mrs Grayce. Il attendit alors patiemment la réponse que son institutrice allait livrer à cet homme.
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Ancien sorcier  

 10/2038  Une amitié improbable

Miss Grayce leur avait répondu en rigolant. Pourquoi en rigolant ? Cela avait interpellé William. Peut-être qu'elle se fichait d'eux, mais il ne pensait pas cela. Il avait beaucoup d'estime en son professeur de potions et cela le décevrait si c'était le cas. Surement qu'elle rigolait car ils se faisaient du soucis pour elle. C'était plutôt bien d'avoir des gens qui se faisaient de soucis pour d'autres. Bref, elle n'avait pas fini sa phrase. Mais, pourquoi cela ? Tout simplement parce qu'il y avait une personne qui arrivait. On avait l'impression qu'ils se connaissaient. William s'interrogeait sur pleins de choses. Qui était cette personne ? D'où Miss Grayce la connaissait ? et pleins d'autres choses. Il allait surement bientôt le savoir, mais il faudrait qu'il patiente un peu.

L'Hiver était passé. Cette saison que William adorait pour sa neige était fini. Mais, l'an prochain, elle sera de retour. Il aimait bien mangé du steak de beauf bien chaud avec des pommes de terres sautés en hiver. William était nostalgique. Il se rappelait plein de petits moments de sa vie. Il se rappelait avoir mangé des churros en regardant un saltimbanque jongler. Le deuxième souvenir était qu'il avait pique-niquer à côté d'une berge avec son frère et un ami. C'était à côté du manoir. Il y avait un cour d'eau et c'était agréable de s'y rendre en printemps et même en été. Il se rappelait qu'une fois, il était en cours de S.V.T., quand il était dans son internat moldu, et il était en blouse. Pour passer le temps, il avait regardé par la fenêtre et vu une fille avec un parapluie. le cinquième souvenir était lors d'une visite de Londres, il avait vu un clochard allongé par terre en train de somnoler. A côté de lui, il y avait une télévision avec l'écran cassé. Le dernier souvenir que William avait en tête était un restaurant où il avait mangé des moules marinières. Il avait retenu que les plats étaient en parfaite harmonie avec le décor du restaurant. Le thème était la mer. La mer... Qu'est ce que c'était beau... Le bruit que faisait les vagues en tapant sur les falaises, ou les roches étaient fabuleux. William détestait retrouvé des déchets sur la plage. Les moldus étaient si sales que ça! Non, pas possible, à laisser traîner autant de détritus, cela reflétait un grand manque d'hygiène, de propreté.

Bref, la nostalgie quitta le rouge. Il regarda autour de lui. Le lac était beau d'un certain côté. Malgré son côté sinistre, c'était un beau paysage. Le gryffon distingua la personne qui venait. C'était un auror envoyé par le ministère. William le savait car il l'avait déjà vu une fois et on lui avait dit qu'il était auror. Il ne se rappelait plus des noms exact. Ils avaient des noms bizarres mais ce n'était pas cela le plus bizarre. C'était le caractère de chacun. William en avait observé quelques uns et c'était marrant. L'auror semblait surpris et pris la parole.

"Par le rire d'un Mangemort, Erin ! LA Erin Grayce ?! Aaron m'avait dit que tu travaillais ici ! Mais woaa, ça me fait un choc quand même ! Toujours aussi délurée hein ? où tu as dégoté cette robe, sur le Chemin de Traverse ? j'ai entendu dire qu'ils vendaient pas mal de choses " vintage " dans l'Allée des Embrumes, mais pas à ce point là.. Bonjour les enfants. Vous allez bien ? Moi c'est Cal, Cal Coolidge, pour vous servir.

Il venait de dire des milliers de trucs. Il fallait qu'il assimile toutes les informations. Alors, il avait un proche qui s'appelait Aaron. Et, il connaissait Erin, comme-ci celle-ci était une personne très célèbre. Mais, il devait la connaître assez pour lui parler comme ceci. Il s'appelait Cal Coolidge. Il paraissait super sympa. En tout cas, William n'était pas mal à l'aise en présence de cette personne. Voila, William avait tout assimilé. Maintenant, Guillaume prit la parole.

"Hum.. Bonjour, je.. Guillaume McLensen, enchanté. C'est.. Vous êtes un Auror?"

Il avait l'air mal à l'aise. C'était marrant. William avait une folle envie de se présenter à l'auror. Alors, il n'attendit pas et prit la parole juste après le Serpentard.


"Bonnjoour! dit-il plein de bonne humeur. Je suis William Lewis, Gryffondor! Heureux de vous rencontrer, Monsieur Coolidge, auror du ministère! Hum,.... Sans vouloir paraître indiscret, alors que je le suis entièrement, vous connaissez d'où le professeur Grayce ? Et, sinon, vous avez des ragots sur vous ou les autres aurors à nous ou me partager ? dit-il en souriant.


William avait l'air heureux et très à l'aise. Cela pouvait surprendre mais, il ne voyait aucune raison de rester inquiet ou mal à l'aise. Il fallait profiter de cette opportunité de pouvoir parler à l'auror. William faisait sentir aux autres sont aise à parler à l'auror et sa bonne humeur. William avait un peu oublié Mme Grayce alors, il lui demanda quelques choses :


"Madame, sans paraître indiscret alors que je le suis encore et toujours, pourquoi êtes-vous habiller de cette façon ?"

Il laissa les autres répondre à ces questions si encore Mr Coolidge et Mme Grayce avaient envie de répondre à cet interrogatoire.
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Ancien sorcier  

 10/2038  Une amitié improbable

Toute cette eau... Elle donnait envie à la jeune fille de plonger dedans et de faire une trempette. De plus, il faisait très chaud et cela lui rappela les batailles d'eau qu'elle faisait avec ses amis modus quand elle était plus petite. Elle fut emprise d'un petit hic de nostalgie. Mais, celui-ci disparut un peu quand elle se souvint d'un évènement n'étant pas un simple détail à ses yeux. Un jour, d'été cela va de soi, elle avait organisée comme tout les Samedi une bataille d'eau dans son jardin avec ses amis. Les enfants faisaient du chahut, et là c'est le drame. (Pub pour zalando) En effet, elle reçut un bout de plastique dans l'oeil gauche. Un de ses amis sans le faire exprès lui avait envoyé un bout de bouteille découpée dans la tête. Elle avait du aller à l'hôpital et était désormais beaucoup plus réticente à l'idée de faire des batailles d'eau. C'est donc sur ses pensées que sa nostalgie partit peu à peu.

Enfin bon, Erin Grayce avait apportée une réponse aux trois enfants déconcertées par son comportement précédent. C'est vrai quoi... Cheryl ne l'avait jamais vue comme ça. On aurait dit les personnes internées dans des hôpitaux psychiatriques qui se baladent dehors dans le périmètre de l'hôpital ayant l'air ailleurs et absents. Cela faisait très peur. D'ailleurs dans les films moldu que la Serpentard avait déjà vue, cela se terminait toujours mal ce genre de trucs... Les patients se rebellaient, s'échappaient et commettaient des actes impardonnables. Mais elle ne voulait plus penser à ses films là, car c'était des films d'horreurs . Elle adorait ça avant. Jusqu'au jour ou elle en vit qui était bien gore et que cela avait franchit la limite de la limite... Enfin bon je me comprends. Elle était désormais dégoûtée pour le reste de ses jours et préféra chasser ses pensées ou Mrs Grayce serait une psychopathe venant la chercher dans son sommeil. Non... non... pense à autre chose.... Heureusement ses pensées furent coupées par l'arrivée de quelqu’un de mystérieux.

La silhouette de la personne était méconnaissable de loin. Elle ne voyait pas qui cela pouvait être, mais cela ne pouvait être qu'un adulte à la vue de sa taille. Elle finit au fur et à mesure qu'elle se rapprochait, par reconnaître l'identité de cette personne. C'était un Auror, mais elle ne se souvenait pas de son nom. Elle avait pour souvenir que c'était le plus sympa de tous ceux qui étaient envoyés par le ministère. L'homme fit une expression de surprise très étrange aux yeux de la jeune fille.


"Par le rire d'un Mangemort, Erin ! LA Erin Grayce ?! Aaron m'avait dit que tu travaillais ici ! Mais woaa, ça me fait un choc quand même ! Toujours aussi délurée hein ? où tu as dégoté cette robe, sur le Chemin de Traverse ? j'ai entendu dire qu'ils vendaient pas mal de choses " vintage " dans l'Allée des Embrumes, mais pas à ce point là.. Bonjour les enfants. Vous allez bien ? Moi c'est Cal, Cal Coolidge, pour vous servir.

Ensuite, surenchéri Guillaume, d'une voix un peu stressé.


"Hum.. Bonjour, je.. Guillaume McLensen, enchanté. C'est.. Vous êtes un Auror?"


Et William, qui paraissait très joyeux aujourd'hui.

"Bonnjoour! Je suis William Lewis, Gryffondor! Heureux de vous rencontrer, Monsieur Coolidge, auror du ministère! Hum,.... Sans vouloir paraître indiscret, alors que je le suis entièrement, vous connaissez d'où le professeur Grayce ? Et, sinon, vous avez des ragots sur vous ou les autres aurors à nous ou me partager Madame, sans paraître indiscret alors que je le suis encore et toujours, pourquoi êtes-vous habiller de cette façon?

Bon c'est bon, elle avait le droit d'en placer une ? Elle se sentait un peu bizarre, car tout le monde venait de parler et il fallait maintenant qu'elle enregistre les paroles de chacun pour ne pas émettre de répétitions et de trucs dans le genre. Le fait que Cal connaisse Erin était assez intéressant, et la fille commença à penser qu'elle avait bien fait de se rendre au parc aujourd'hui. De plus rencontrer un Auror ce n'était pas tous les jours. Les voir, d'accord mais les rencontrer et leur parler c'est carrément V.I.P ! Enfin pas trop... Mais voilà quoi... Brefouille. Elle fit un grand sourire à l'Auror:

- Bonjour monsieur Coolidge ! Moi c'est Cheryl Woletsky deuxième année à Serpentard. Et ça va très bien et vous ? Vous vous connaissez alors... intéressant.

Elle jugea qu'il n'était pas nécéssaire de lui poser des questions, ni à Miss Grayce sur leur mystérieux passé, car William s'en était chargé. Elle attendit donc, d'être un peu plus éclairée sur la situation et dit ses derniers mots avec un sourire à l'attention du professeur:

- Contente que vous alliez bien. J'ai eue... Peur. Et oui, cette journée est vraiment magnifique.

Elle attendit la réaction de ses quatres interlocuteurs, et se sentit bien. Car elle était entourée de personnes un peu importantes comme un professeur ou un Auror, et c'était assez génial. Elle regarda le paysage et vit deux personnes, un garçon de quatrième année à Gryffondor, et une quatrième année de Poufsouffle rigoler de bon coeur. L'un deux devait surement avoir raconté un truc drôle. Cheryl adorait faire rire ses amis. Elle était presque tout le temps de bonne humeur et n'aimait pas trop les gens "badeux" de la vie... En gros, les personnes pas souriantes et jamais contente de ce qu'elles ont. Cela avait le don de l’exaspérer, surtout si il n'y avait aucune raison concrète à leur mauvaise humeur. Son entourage était surtout rempli de personnes heureuses de vivre, mais si elle concevait que l'on pouvait vivre une mauvaise passe de notre vie. Mais quand c'était tous les jours... Enfin bref. C'est sur ses pensées qu'elle attendit que l'on l'éclaire plus sur ce sujet... passionnant et étrange à la fois.

 10/2038  Une amitié improbable

Cal... Cal Coolidge... La professeur de potions avait beau savoir qu'il faisait partie du contingent d'aurors détaché à Poudlard, être en sa présence n'en était pas moins étrange. Un tourbillon d'émotions s'empara de la jeune femme et un éclair de nostalgie traversa rapidement son regard. Comme la vie était simple dans le temps où ils se voyaient tous les jours. Simple et heureuse. En ce temps-là, elle était la joyeuse luronne qui pétillait d'énergie et de malice, qui ne ratait jamais une occasion pour croquer la vie à pleines dents. L'espace d'un instant, Erin se prit à espérer que rien n'avait changé. La réalité était pourtant tout autre. Et même si Cal semblait toujours égal à lui-même, avec son ton enjoué, les cicatrices de son visage ne permettaient pas de faire longtemps abstraction du temps passé. A l'époque, ils étaient de téméraires aurors, inconscients du danger et certains d'être les héros du monde, imbattables... chacun à leur manière, ils avaient du redescendre sur terre. Que pouvait-il lui être arrivé ? Sûrement trouveraient-ils le temps d'en discuter tranquillement... plus tard. Parfaitement lucide sur la présence des enfants autour d'eux et de leurs regards avides, la jeune femme mit ses interrogations de côté et prit son ancien ami dans les bras :

"Cal ! Toujours égal à toi-même à ce que je vois. La bonne humeur incarnée, ça fait vraiment plaisir de te voir !"

Elle le lâcha aussitôt quand elle sentit les saccades de son rire. Ça, elle aurait dû s'en douter ! Il y avait peu de chance qu'il ne fasse pas de commentaires sur son accoutrement. Elle lui fila une tape sur le bras en riant à son tour :

"Rhoo ça va, te moque pas de moi ! Et surveille ton langage ! Que vont penser de moi mes élèves si tu traites leur professeur de délurée ? L'Allée des Embrumes, dis-tu ? Tu me prendras pour plus folle que je ne le suis si je te dis que je n'en ai aucune idée ? Ça m'apprendra à regarder des films en noir et blanc avant de me coucher."

Bon, elle avait tâcher d'en dire le moins possible devant les chenapans avides de ragots mais elle sentait toujours leurs regards poser sur eux. Et les interrogations fusèrent rapidement, surtout du gryffondor qu'elle connaissait pour être un incorrigible curieux. Seulement voilà, elle n'avait aucune envie de dévoiler son passé devant eux. Elle devait donc rapidement prendre les devants avant que Cal ne réponde. Aussi évasive que possible, elle tourna donc les yeux vers les enfants et répondit :

"Tu sais parfaitement William que tu es indiscret. Ce n'est d'ailleurs pas ce qui t'arrête, n'est-ce pas ?

Enfin, si vous voulez tout savoir, Cal est un ami de longue date."


La professeur reporta aussitôt son attention sur l'auror et, laissant toutes ses précautions de côté comme si son contact faisait ressurgir la Erin du passé, celle qui était impulsive et qui se moquait des conséquences, enchaîna sur toutes les questions qui lui traversait l'esprit :

"Comment va Aaron ? Toujours à tirer les cartes à la première occasion qui se présente ? Et Bethany ? J'ai appris que c'était elle la chef, toujours aussi rabat-joie ? Et toi ? J'aurai vraiment dû donner des nouvelles après... enfin, tu sais. Désolée. C'est maintenant que tu es là que je réalise que tu m'as manqué !"

Le trio infernal, voilà comme ils étaient perçus au ministère, avec Noah. Toujours à faire des blagues mais aussi très efficaces, ce qui leur avait sûrement maintes fois évité le renvoi devant toutes leurs facéties. Autant dire qu'Harald et Bethany, pour ne citer qu'eux, avaient dû être soulagés de la "dissolution" du groupe...

~ Ancienne Professeur de Potions ~
Dites à quelqu'un qu'il y a 300 milliards d'étoiles dans l'univers et il vous croira. Dites lui que la peinture n'est pas sèche et il aura besoin de toucher pour en être sûr.

 10/2038  Une amitié improbable

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Cal toisait à tour de rôle les trois enfants alignés devant lui, non sans éprouver une forme de fierté que lui-même ne comprenait pas. Au fond, le temps avait beau s'écouler inexorablement, Poudlard continuait de produire des sorciers et des sorcières en tout point identiques aux promotions antérieures. A croire que le poids des années ne peserait jamais sur les manies de l'école, et cela quel qu'en soit le directeur.

Les salutations prononcées, les questions ne tardèrent guère à pleuvoir sur Cal qui haussa même un sourcil en constatant qu'Erin s'y mettait elle aussi.

– Oui un Auror, tout ce qu'il y a de plus Auroresque, répondit-il au dénommé Guillaume en riant gaiement.

Puis en appuyant un regard vers Erin, il compléta à l'intention de William :

– Moi et votre professeur, nous nous connaissons depuis les bancs de l'école jusqu'aux interminables aller-retour du Bureau des Aurors

Avant de reporter toute son attention sur la petite Serpentard.

– Serpentard hm, mon frère adorerait ça ! Malheureusement il est trop occupé pour le moment miss, mais si tu viens à le croiser dans les couloirs parle-lui. Il prend toujours un plaisir fou à discuter avec tous les membres de sa maison.

Pour achever la boucle comme il se devait, il jeta un coup d'oeil par dessus son épaule. Là-bas, au loin, vers la forêt interdite et articula d'un air absent à l'intention d'Erin :

– Aaron va bien, aux dernières nouvelles il rodait près de la forêt interdite... pourvu qu'il ne soit pas aller prédire l'avenir aux centaures, répondit-il avant de ramener son regard sur la petite assemblée regroupée devant lui. Bethany, haaa cette bonne vieille Bethany ! je ne t'étonnerais sûrement pas en te révélant qu'elle n'a pas changé d'un poil de nez. Toujours aussi... comment dit Aaron déjà... ha oui ! Formidablement détestable ! Ce sont ses mots haha. Quant à moi, hormis cette jolie brûlure, rien n'a vraiment changé pour moi non plus.. enfin, si ....

Ses joues commencèrent à s'empourprer.

– Depuis ton départ, je suis devenu papa...

Devenir père avait été une véritable révolution dans la vie de Cal. S'il n'avait pas perdu ce côté enfantin que tout le monde lui reconnaissait, nul ne pouvait nier qu'il avait gagné en maturité et quelque part en altruisme. C'est pourquoi il leva le nez et observa le château avec une telle nostalgie ; se remémorant l'époque où ses actes n'engendraient que de très infimes conséquences, où quelque part, il était libre à la manière de n'importe quel enfant.

– Je suis heureux de revoir cette satanée école.. de te revoir.. ça me rappelle le bon vieux temps.. lâcha-t-il, presque dans un murmure.

Idées et souvenirs qu'il chassa promptement d'un coup de tête avant de reprendre en hâte, penché vers les trois bambins :

– Alors mes amis, quelle est votre matière préférée ? de mon temps, je dois dire que les cours de métamorphose étaient les meilleurs mais je ne sais pas ce qu'ils valent aujourd'hui.. quant aux Potions, pas de fausse loyauté envers votre professeur, elle ne vous rendra pas la vie impossible si vous avouez dès maintenant que c'est une matière particulièrement ennuyante, hein Erin ? Quoi que tu t'en sortais à merveille... avoir fait fondre près d'une dizaine de chaudrons durant ma scolarité a sûrement du jouer sur mon dégout pour cette matière.
Dernière modification par Arseni Stoyanov le 13 novembre 2013, 14 h 59, modifié 2 fois.
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Ancien sorcier  

 10/2038  Une amitié improbable

Miss Grayce, fut la première à prendre la parole. La jeune Serpentard sentit qu'elle allait parler avant Cal Coolidge ou même les deux autres élèves étant dans la même situation que la jeune fille. Oui, elle le savait. Pourquoi ? Tout simplement, car elle avait l'air d'avoir des tonnes de choses à dire. Ce n'était qu'une impression, mais les deux adultes, avaient l'air d'énormément bien se connaître. D'ailleurs, Cheryl se sentit gêner d'être ici. C'est sur qu'ils n'allaient pas tout se raconter devant des élèves de première, deuxième et même troisième année. Mais bizarrement, elle n'avait en aucun cas l'envie de partir, et de les laisser tout les deux. Elle voulait en savoir plus, sur le passé de son professeur de Potions, qui, jusqu'à maintenant, ne lui avait jamais parlée en dehors des heures de cours. Mais en même temps c'était assez logique. De un, Cheryl est à Serpentard, elle n'a pas vraiment à parler avec la directrice d'une autre maison, et, de deux, c'est une élève tandis que Erin Grayce est professeur dans cette école.

Parmi les plusieurs phrases que dit le professeur, ce que retint le plus la Serpentard, c'était qu'elle avait bien confirmée aux élèves que l'Auror était un de ses amis de longues dates. Elle avait également gardée dans sa mémoire la mention d'une Bethany. Elle avait l'impression d'avoir déjà entendue ce prénom, et elle pensait que c'était celui d'une autre Auror, dont elle ne se souvenait plus du nom de famille. Elle n'était pas sûre de ça, mais elle le pensait fortement. Puis Aaron... Aaron Coolidge ? Sûrement, ils devaient parler de lui. Enfin bon, ce n'était pas vraiment les affaires de la petite Deuxième Année, et elle attendit la suite. Elle regarda d'ailleurs ses deux camarades, qu'elle avait presque oubliée. Ils ne réagissaient pas pour le moment. Ah, et aussi Mademoiselle Grayce confia à Cal Coolidge qu'il lui avait manqué et qu'elle n'avait pas donner de nouvelles après... Après quoi ? Mystère et boules de gommes. La Serpentard ne sachant rien sur la vie du professeur, elle ne comprenait pas. Mais comme il a été mentionné précédemment, cela ne sont pas ses oignons. Mais bon... Avez-vous déjà entendue parler d'une maladie appelée la curiosité ?


– Oui un Auror, tout ce qu'il y a de plus Auroresque. Moi et votre professeur, nous nous connaissons depuis les bancs de l'école jusqu'aux interminables aller-retour du Bureau des Aurors .


Il avait dit ça en guise de réponse à Guillaume et à William. Ensuite, Cal Coolidge, porta un peu son intention sur Cheryl . Elle sentit ses joues rosir, car sa timidité était telle, que lorsque que quelqu'un qu'elle ne connaissait pas la regardait ou lui parlait, elle était emprise d'un petit frisson de stress. Elle en avait marre d'ailleurs, et c'est pour ça qu'elle adorait le théâtre. Cela lui apprenait à évacuer son stress, et apprendre à parler devant les autres. Vaincre sa timidité.


– Serpentard hm, mon frère adorerait ça ! Malheureusement il est trop occupé pour le moment miss, mais si tu viens à le croiser dans les couloirs parle-lui. Il prend toujours un plaisir fou à discuter avec tous les membres de sa maison.

Les membres de sa maison ? Cette partie de phrase résonna dans la tête de la jeune fille. Il était donc à Serpentard... Bon eh bien, au moins c'était bon à savoir. Malgré sa timidité, elle serait ravie de discuter avec un Auror, ayant été dans la noble maison des Verts.

Ensuite, il apporta des réponses aux questions du professeur et de la directrice des Gryffondor. Cheryl, qui était toujours en train de songer aux paroles précédentes de Cal, n'écouta pas vraiment ce qu'il disait. Mais elle reporta une grande attention sur lui quand il annonça à Mademoiselle Grayce qu'il était devenu Papa. La jeune fille tourna la tête vers Miss Grayce pour regarder son expression. Ensuite, l'Auror s'adressa aux trois enfants.


– Alors mes amis, quelle est votre matière préférée ? de mon temps, je dois dire que les cours de métamorphose étaient les meilleurs mais je ne sais pas ce qu'ils valent aujourd'hui.. quant aux Potions, pas de fausse loyauté envers votre professeur, elle ne vous rendra pas la vie impossible si vous avouez dès maintenant que c'est une matière particulièrement ennuyante, hein Erin ? Quoi que tu t'en sortais à merveille... avoir fait fondre près d'une dizaine de chaudrons durant ma scolarité a sûrement du jouer sur mon dégout pour cette matière.

Cheryl songea à cette question. Elle n'avait jamais réellement réfléchie à la matière qu'elle préférait enfin, si, mais elle avait peur que l'on ne la croit pas tandis qu'elle était face à Mademoiselle Grayce. En effet, sa matière préférée était les potions. Mais elle ne voulait pas trop faire sa "fayote", alors elle répondit quelque chose d'assez vague, mais en même temps vrai .

- Pour ma part, je n'ai pas qu'une seule matière favorite. J'adore, la défense contre les forces du mal, les sortilèges et les Potions. Surtout ces deux dernières ! Par contre, l'histoire de la magie m'ennuie. En ce qui concerne la métamorphose j'aime beaucoup aussi, mais pas trop le programme de cette année. En troisième année, sinon, je pense prendre Botanique et ... Je n'aie pas réfléchie à l'autre matière. Mais je sais déjà ce que j'arrêterais.

Elle se racla la gorge et reprit timidement.

- Plus tard, j'aimerais être professeur de Sortilèges ou de Potions...

Après avoir dit ça, elle attendit des réponses des autres personnes présentes, comme ses camarades, qui n'avaient pas encore répondus à la question de Cal. Oui, la Serpentard, plus tard, voudrait enseigner à Poudlard. Elle voudrait faire partager ses connaissances, et en quelques sortes c'est ce qui lui permettrait de ne pas rompre les liens avec cette magnifique école, qui lui manquerait surement si elle s'en allait... Mais elle avait encore quelques années devant elle, avant de penser trop à cela.

 10/2038  Une amitié improbable

Guillaume serait-il retenu par nos amis germains que nous n'avons plus de nouvelles de lui ? William, je sais que tu passes moins régulièrement ces temps-ci mais penses-tu pouvoir poster ?

En bref, merci à tous les deux de me tenir informer afin de ne pas bloquer plus longtemps un rpg contexte. Je vous laisse encore une semaine, passé ce délai, je posterai en considérant que vous êtes partis (et je ferais donc 'jouer' vos personnages pour leur départ).

Professeur Grayce

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Ancien sorcier  

 10/2038  Une amitié improbable

William réalisa qu’un dialogue était établi entre les élèves et les adultes. William était content d’être ici, il était tombé au bon endroit au bon moment. Un auror, et une professeure super était ici en train de discuter avec des élèves, c’était rare ce genre de situation. William avait appris que Mr Coolidge et Miss Grayce se connaissait depuis le collège. Peut-être ont-ils déjà été en couple ? Le gryffon s’imagina son prof et ce monsieur dans une situation plutôt romantique. Il arrêta cette idée et réalisa qu’il savait maintenant Cal avait un frère et qu’il était à Serpentard. Il en déduisit que Cal était aussi de la maison de Serpentard. Le frère de Mr Coolidge se nommait Aaron. Il savait prédire l’avenir, intéressant. Bethany… Mais qui était cette femme ? Mais oui, une auror, elle fumait. William l’avait vu s’enfiler un paquet de cigarettes comme-ci de rien était. Apparemment, elle était d’une humeur exécrable. Mais, William n’en sera pas sur tant qu’il ne lui avait pas parlé. Apparemment, les marques sur le visage de l’auror était dû à une brûlure, mais qu’est-ce qui pourrait l’avoir brûlé ? Il n’avait ses brûlures que depuis le départ du professeur du bureau des aurors. Oui, Miss Grayce avait été auror. La dernière information hyper importante était que Cal était papa. Miss Grayce devait surement être surprise et heureuse pour son ami. L’auror aimait Poudlard, ensuite, il posa une question.

« Alors mes amis, quelle est votre matière préférée ? de mon temps, je dois dire que les cours de métamorphose étaient les meilleurs mais je ne sais pas ce qu'ils valent aujourd'hui.. quant aux Potions, pas de fausse loyauté envers votre professeur, elle ne vous rendra pas la vie impossible si vous avouez dès maintenant que c'est une matière particulièrement ennuyante, hein Erin ? Quoi que tu t'en sortais à merveille... avoir fait fondre près d'une dizaine de chaudrons durant ma scolarité a sûrement du jouer sur mon dégout pour cette matière. »

Il aimait les cours de métamorphoses… William aussi car il avait gardé cette matière au début de sa troisième option. Le rouge avait quelques ambitions en métamorphoses. Cal détestait les potions, à cause de nombreuses fontes de chaudron, disait-il. Cheryl répondit à la question que l’auror.

- Pour ma part, je n'ai pas qu'une seule matière favorite. J'adore, la défense contre les forces du mal, les sortilèges et les Potions. Surtout ces deux dernières ! Par contre, l'histoire de la magie m'ennuie. En ce qui concerne la métamorphose j'aime beaucoup aussi, mais pas trop le programme de cette année. En troisième année, sinon, je pense prendre Botanique et ... Je n'aie pas réfléchie à l'autre matière. Mais je sais déjà ce que j'arrêterais. Plus tard, j'aimerais être professeur de Sortilèges ou de Potions...

William apprenait des tonnes d’informations et il en était plus que ravi. Il était très heureux d’être ici et on pouvait sentir la joie qui émanait de lui. Cheryl prendrait donc Botanique et…une autre matière. Elle voulait être prof de Sortilèges ou de Potions. Elle aimait la DCFM, Sortilèges, Potions… Elle n’aimait pas l’histoire de la magie. Elle appréciait aussi la métamorphose. Bref, encore pleins d’infos à caser dans la tête de William. William réfléchit à quoi dire. Il aimerait bien devenir médicomage, auror mais finalement professeur ne lui semblait pas être une trop mauvaise idée. En tout cas, il ne savait pas encore précisément ce qu’il voulait être mais surement vers la fin d’année, son avis sera ferme. Il répondit à la question de l’auror mais dit autre chose avant :

-D’abord, je souhaiterais vous féliciter car vous êtes devenu papa ! Avez-vous une photo de votre enfant pour savoir à quoi il ressemble ? Et sinon, j’aime bien les potions, la métamorphose, la botanique, la défense contre les forces du mal et les soins aux créatures magiques. En gros, toutes les matières que j’ai prise au début de l’année car je suis en troisième année. Et ouais ! … … Sinon…

William se retint car il ne savait pas s’il fallait qu’il dise sa question. Elle était assez indiscrète. Mais, il l’avait tant été depuis le début de la conversation qu’une fois de plus ne serait pas mal…. Il hésitait quand même. Il avait peur que sa remarque paraisse vexante ou humiliante ou mal prise. Mais, il avait tellement envie de savoir. Sa curiosité prit le dessus et il prit la parole d’un ton hésitant…

Hum… J’ai une question à vous poser. Ne soyez pas méprisé par ma remarque ou vexé, je vous en prie. Mais, j’aimerais savoir, si cela n’est pas trop trop indiscret…… Commentavezvouseulevisagebrûlé ? Voilà, c’est dit, mais ne vous méprenez pas, s’il vous plait. »

William avait parlé à une vitesse hallucinante mais il avait été compris, enfin il supposait. Il avait posé une question très indiscrète et espérait tout de même une réponse. Qu’il était crédule, cet enfant. Mais, il avait une infime chance que son souhait se réalise. Peut-être que l’auror ne se refermera pas sur lui-même et sera d’accord d’en parler. Bref, il avait complètement oublié Miss Grayce… Il fallait qu’il dise quelques choses….

« Une chocogrenouille, Madame ?

Il en sortit une car tout le monde, dans la tour de Gryffondor, était au courant de l’addiction de Madame Grayce. Quand il la sortit, une autre tomba. Puis encore une autre. Alors, il proposa à tout le monde, pour ne pas paraître égoïste. Il pensait à sa réserve de chocogrenouille. Heureusement qu’il n’en avait qu’une sixaine dans sa poche, sinon toute sa réserve serait parti en une milliseconde.

Vous en voulez, des chocogrenouilles ? Servez-vous mais pas trop quand même. »

Bref, il attendit la réponse de monsieur l’auror.

 10/2038  Une amitié improbable

Comme le temps passait vite… L’exubérant Cal, papa ! Qui l’aurait cru ? La jeune femme en était bouche bée. Non pas que la chose paraisse complètement incongrue, bien au contraire, mais Erin voyait toujours le jeune homme comme son camarade de cours et non pas vraiment comme l’adulte qu’il était. Des sentiments contradictoires envahirent la professeur de potion, à la fois ravie pour son ami et nostalgique que la vie suive son cours. L’impression de regarder le train filer sous ses yeux était vertigineuse mais l’instant ne dura que quelques courtes secondes. Comment rester morose devant la bonne humeur de l’Auror ? Son rire n’avait pas changé : il aurait pu dérider le plus indécrottable rabat-joie… enfin, mise à part Bethany. Celle-là était d’une espèce à part.

L’allusion aux talents fous du jeune homme en potions finirent de relayer aux oubliettes la tristesse passagère d’Erin qui éclata de rire et finit, tant bien que mal, par dire :


"Ah ça, les chaudrons avaient une faible espérance de vie entre tes mains. D’ailleurs, il faudra que tu m’expliques comment tu as réussi à t’en sortir aux Aspics ! Moi qui me tenais prête à évacuer la salle en urgence, j’ai été surprise que ce ne soit pas le cas. "

Le fou rire était incontrôlable et la jeune femme sentit rapidement les larmes couler sur ses joues. Il faut dire que leur professeur de l’époque s’était arraché bon nombre de cheveux avec Cal. Heureusement d’ailleurs qu’elle n’avait pas d’élèves comme ça dans ses propres cours. Certains n’étaient pas doués, certes, mais pas maladroits à ce point-là. Nul ne pourrait jamais l’égaler !

"Papa… Il faudra que tu me présentes ton bout-de-chou un de ces jours. Ainsi que la courageuse jeune femme qui s’est embarquée dans l’aventure !"

La serpentarde expliqua alors son choix de matière, timidement mais au moins n’était-elle pas endormie comme semblait l’être son camarade. Soit, peu importait. Et puis vint le tour de William qui, en quelques phrases, reprit ses fâcheuses habitudes. Erin resta interloquée par le culot dont il faisait preuve en s’adressant à un Auror du Ministère. Oui, oui, elle ne rêvait pas, il s’adressait bien à lui comme s’ils avaient élevé les scrouts à pétard ensemble. Il avait de la chance que sa professeur soit de bonne composition à ce moment-là où il aurait fini la journée à récurer les chaudrons comme tout garnement le méritait. Elle dédaigna même le chocogrenouille qu’il lui tendait – preuve s’il en fallait qu’elle était agacée par con comportement. Elle préféra donc reporter son attention sur son ami.

"Bethany a beau être… formidablement détestable… tout ça me manque parfois. Et puis, j’aime Poudlard, tout comme toi alors si je peux être utile dans quoique ce soit pour rendre cet endroit plus sûr…"

La phrase pouvait paraître ambigüe mais Erin savait que Cal comprendrait. Elle aimait enseigner mais, comme on leur avait appris, quand on devient Auror, on l’est et on le reste. Encore plus lorsqu’il s’agissait de défendre des enfants – souvent inconscients du danger – d’affreux Erklings.

~ Ancienne Professeur de Potions ~
Dites à quelqu'un qu'il y a 300 milliards d'étoiles dans l'univers et il vous croira. Dites lui que la peinture n'est pas sèche et il aura besoin de toucher pour en être sûr.
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