23 nov. 2025, 23:29
Quand Nos Ombres se Sont Frôlées
~ Couloir, 15h35 de l'après-midi
Jeudi 23 novembre 2050
avec @Rebekah Norfolk


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Hazel ne regardait pas vraiment par où elle allait ce jour là. Elle s'était réveillée avec la seule envie que de finir ses devoirs au plus vite afin de partir se coucher. Peut être que si elle avait été plus attentive aux personnes autour d'elle, tout ce serai bien passé. Ou peut-être pas, mais il était tout de même plus probable que tout cela ne soit jamais arrivé si la jeune fille avait regardé vers où elle allait, ou plutôt, vers qui.
Car cela était toute l'intrigue de l'histoire : vers qui cette pauvre Gryffondor allait se diriger, qui sera donc cette personne qui va lui faire rater ses projets ?

La fillette se dirigeait donc vers la bibliothèque afin de consulter deux ou trois ouvrages qui lui permettraient sûrement de répondre à quelques questions qui la tracassaient dans son devoir de défense contre les forces du mal. Hazel avait beau être passionnée, ce n'était malheureusement pas par la passion qu'on obtenait des bonnes notes, mais par un travail sérieux et organisé. Or aujourd'hui étant un jour particulièrement froid de novembre, la majorité des élèves étaient tous à l'intérieur, et les quelques malheureux qui trainaient encore dans le parc finiraient tôt ou tard par rentrer, les doits gelés et la voix enrouée. La Gryffondor soupira pour la énième fois et se replongea dans son devoir.

Certes, marcher et lire en même temps n'étaient pas des actions qu'on pouvait combiner sans danger, mais étant pressée et surtout manquant de jugeote, Hazel gardait son nez collé au parchemin, filant à toute allure, esquivant de justesse certains résidents de Poudlard, mais en bousculant plus de la moitié d'entre eux. Bien sûr, la rouge et or n'en avait que faire, elle devait encore descendre deux étages tout aussi pleins de monde et ce n'était pas encore gagné, car elle devrait enchainer avec un autre cours juste après.
La première année pouvait paraitre bien ridicule aux yeux des plus anciens, habitués au rythme de cette merveilleuse école, mais Hazel n'avait pas encore acquis l'expérience nécessaire pour traverser Poudlard d'un air nonchalant. Et tout le monde sait à quel point il est compliqué de raisonner une jeune Gryffondor écervelée, qui pense tout mieux savoir que tout le monde.

Pourtant, alors que toutes les autres fois où elle avait bousculé un malheureux qui se trouvait sur le chemin de cette Gryffonne ambulante le temps paraissait normal, cette fois-ci il y avait eu quelque chose de... différent. Elle se voyait comme au ralenti, relever sa tête de ses notes pour regarder cette fille, droit dans les yeux. Une chevelure de flammes, des yeux clairs, perçants, cette fille dégageait quelque chose de désagréable. Hazel avait tout de suite été attirée par ce qui émanait de cette personne, la raison pour laquelle elle avait justement relevé sa tête.
Attirée dans le sens où elle savait, au plus profond d'elle, que cette journées qui commençait plutôt bien, n'allait pas se finir comme elle l'aurait voulue. Toujours au ralenti, elle se voit trébucher sur un caillou invisible, lâcher ses pages de parchemins, et comme si ce n'était pas suffisant, tomber droit sur cette personne.
Le choc, Hazel ne le ressenti guère, car amorti par le corps de la rousse, mais ce qui lui faisait le plus mal, c'était ce sentiment qui ne la quittait pas depuis qu'elle avait croisé le regard de cette fille.
La peur.


Alors... j'ai tenté d'écrire ce RP d'une manière complètement différente de d'habitude, j'espère juste que ça rend bien :sweatingbullets:
Dernière modification par Hazel Dovee le 25 nov. 2025, 19:27, modifié 1 fois.

~ Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ~ Officiellement membre de la secte des vampires
Ma couleur : #943333

25 nov. 2025, 13:37
Quand Nos Ombres se Sont Frôlées
Rebekah avançait dans le couloir, le pas rapide et sûr, les yeux plissés sous la mauvaise humeur. Depuis ce matin, tout lui semblait irritant : le froid mordant, le brouhaha des élèves pressés, le parchemin oublié qui traînait ici ou là… chaque détail contribuait à cette irritation qu’elle ne cherchait plus à masquer.

Alors qu’elle se faufilait entre des groupes de première année et des élèves pressés, elle sentit soudain un mouvement brusque et un corps heurta le sien. Elle ne l’avait pas vu venir et avant qu’elle ne puisse réagir, une jeune Gryffondor la percuta, et toutes deux tombèrent au sol, les parchemins s’éparpillant autour d’elles.

La rousse sentit immédiatement une colère froide monter en elle. Ce n’était pas la douleur qui l’irritait, mais l’imprudence totale de cette fille, la manière dont elle avait avancé tête baissée, inconsciente de ce qui l’entourait. Elle repoussa la Gryffondor d’un geste sec, son regard dur et pénétrant fixé sur la jeune fille, qui semblait tout aussi désorientée.

Elle détailla son physique d’un œil critique : cheveux bruns presque noirs, légèrement ondulés, tombant en désordre autour d’un visage encore juvénile. Ses grands yeux gris, étonnés et un peu perdus, trahissaient une inexpérience que Rebekah jugea probable pour une première année, même si elle n’en avait aucune certitude. Tout en elle respirait l’incontrôle et la maladresse, ce qui contrasta violemment avec la posture assurée et maîtrisée de la rousse.

Sa respiration restait calme, maîtrisée, mais ses yeux brillaient d’une irritation tranchante. Aucun mot chaleureux ne franchit ses lèvres. Chaque mouvement de la jeune fille était scruté, Rebekah voulant s’assurer qu’elle comprenait l’ampleur de sa maladresse. Se redressant lentement, le dos parfaitement droit, elle fixa la fille avec un mélange de jugement et de mépris, puis lança d’une voix froide :

- Fais attention où tu marches.

Elle observa la Gryffondor, ses gestes encore hésitants, et ne cacha pas son air dubitatif. Ses yeux gris semblaient trop grands pour son visage, comme si elle ne comprenait pas encore le rythme de Poudlard. La Serpentard esquissa un léger mouvement de la tête, détournant presque immédiatement le regard vers les couloirs bondés devant elle.

- Et ne bloque pas le passage. Ce n’est pas un endroit pour rêvasser.

Sa voix était nette, sans la moindre trace de sympathie. Elle n’avait aucune envie de se mêler davantage à cette inconnue

392 mots
@Hazel Dovee, j'espère que ça te va :)

Marraine ~ #c70056 ~ 2eme année RP ~ Chronologie ~ Fiche PR ~ Coucou Rapeltout

27 nov. 2025, 23:09
Quand Nos Ombres se Sont Frôlées
- Fais attention où tu marches.

Ces simples paroles la pétrifièrent. Elle oublia tout : qu'elle était à Gryffondor, la maison du courage, qu'elle avait de la repartie grâce à ses frères, qu'elle avait promis à sa mère de ne pas se laisser marcher sur les pieds... Pour le moment, elle était tout simplement tétanisée, incapable de se justifier, incapable d'émettre le moindre son. Seul un vieux gargouillement sortit de ses lèvres entrouvertes, ce qui sonnait particulièrement ridicule. Voyons Hazel, ressaisit toi ! Qui es-tu bon sang, une Gryffondor oui ou non ? C'était dans ces moments qu'elle haïssait cette voix dans sa tête, cette voix qui était bien plus courageuse et audacieuse qu'elle. Hazel ne supportait pas cette pensée, qui venait lui donner des conseils, certes utiles, mais inconservables sur le moment.

- Et ne bloque pas le passage. Ce n’est pas un endroit pour rêvasser.

Toujours étendue à terre, elle observait maintenant son ainée avec agacement. Le faisait-elle exprès ? Il était pourtant évident que la jeune Gryffonne ne rêvassait pas, elle était en effet étourdie, mais pas à ce point tout de même. Se relevant aussi, dans une tentative désespérée de dominer la situation, elle s'imposa de sa petite taille, le buste relevé dans une posture qu'elle tentait pour on ne sait quelle raison de rendre menaçante. Inspirant un bon coup et écoutant pour une fois son endophasie qui lui conseillait de prouver une bonne fois pour toute que le Choixpeau ne s'était pas trompé en l'envoyant chez les rouge et or, elle l'apostropha :

- D.. D'abord, je ne ..

Ayant un "trou de courage", terme qu'elle employait lorsque le courage lui venait à manquer, la jeune fille buta sur ses mots, rougis et s'interrompit en pleine volée. Elle voulait prouver ses valeurs ? Pfff ridicule, Hazel était sûrement la Gryffondor la moins ... la moins Gryffondor justement. Souvent elle observait ses camarades de dortoirs en se demandant pourquoi elle se comportait tant en décalé. Soit elle se comportait aussi impulsivement qu'une
Serpentard -- qui étaient bien plus dignes qu'elle dans leurs méfaits -- soit elle se montrait sage comme une Serdaigle -- ou presque, la maladresse venait presque toujours après -- ou soit elle était aussi sincère qu'un Poufsouffle. Mais jamais encore elle n'avait été courageuse, forte ou brave. La seule qualité qu'elle possédait de cette maison était la détermination, mais là encore on pouvait confondre ce trait de personnalité avec de la stupidité.

- Je ne rêvassait pas !

Ses mots lui redonnèrent courage, elle reprit confiance et son teint, rouge d'embarras à l'origine, redevint aussi pâle que d'habitude. Puisant ce courage dans une force inconnue, elle poursuivit, sur un ton tremblotant je vous l'accorde, mais qui étaient les vestiges d'un courage jusqu'alors enfoui bien loin dans l'esprit de la jeune fille.

- Je travaillait, enfin, si tu sait ce que c'est que c'est...

Choisissant que sa meilleure arme serait sûrement la fuite, elle regarda à droite puis à gauche, se demandant de quel côté il valait mieux fuir. Je suis une idiote.. une sacrée idiote...
Impulsive, elle l'était, plus qu'à savoir si cela faisait partit des qualités d'une Gryffonne, ou non.
Hazel était bien trop naïve, pour se rendre compte que ce que disait la Serpentard, s'appelait l'ironie.


J'aime trop la manière dont tu joue ton personnage :wow:
@Rebekah Norfolk

~ Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ~ Officiellement membre de la secte des vampires
Ma couleur : #943333

28 nov. 2025, 18:11
Quand Nos Ombres se Sont Frôlées
Rebekah la regarda se redresser, presque amusée par l’effort désespéré que la petite Gryffondor déployait pour paraître menaçante. Elle n’était même pas certaine de pouvoir prendre cette tentative au sérieux : la brune tremblait légèrement, ses épaules se relevaient avec la coordination d’un troll fatigué, et sa voix vacillante la trahissait autant que ses joues écarlates l’avaient fait quelques secondes plus tôt. Elle semblait terrorisée, comme une biche face à un chasseur.

Et cela amusait beaucoup la Serpentard.

Lorsque la rouge et or tenta enfin de parler, ou du moins d’émettre quelque chose ressemblant vaguement à un son humain, seul un gargouillement pitoyable sortit de sa bouche.

Médusée par tant de ridicule, Rebekah la fixa un instant. Elle laissa ensuite échapper une expiration ironique, à peine audible. Ah. Impressionnant, vraiment. Une éloquence… renversante. Je tombe vraiment sur la pire Gryffondor du château. À cette pensée, un coin de sa bouche se releva, sarcastique.

Semblant prise d’un regain de courage, la fillette tenta une nouvelle phrase qui s’écroula au sol plus vite qu’elle n’était tombée quelques instants plus tôt. La rousse haussa un sourcil, lentement, comme si elle assistait à une performance particulièrement consternante. Merlin… Même un Poufsouffle enrhumé aurait opposé plus d’assurance pensa-t-elle, amusée.

Puis vinrent les paroles, hésitantes mais explosives, qui firent réellement sourire Rebekah.

- Je ne rêvassais pas !

Un petit souffle amusé échappa à la Serpentard. Elle inclina légèrement la tête, observant la brune comme un spécimen curieux. Cette dernière, visiblement encouragée par sa propre audace, enchaîna sur un ton tremblotant :

- Je travaillais, enfin… si tu sais ce que c’est que ça…

Un silence se fit. Un silence lourd, tranchant, dans lequel Rebekah arqua très lentement un sourcil, comme si la petite venait de prononcer quelque chose d’extrêmement stupide.

- Un conseil, commença-t-elle, se penchant légèrement en avant, si tu veux insulter quelqu’un… assure-toi déjà d’être capable de prononcer plus de trois mots sans t’étouffer.

Elle désigna les parchemins éparpillés autour d’elles d’un geste nonchalant.

- Et travailler, hm ? C’est ce que tu appelles foncer dans les gens en lisant comme une idiote au milieu d’un couloir bondé ? C’est… fascinant. Vraiment. Une méthode révolutionnaire.

Elle laissa planer le silence, observant la Gryffondor jeter des coups d'œil désespérés sur les côtés, comme si elle cherchait une échappatoire, un sourire lent se dessinant sur ses lèvres. Un sourire glacial, sans la moindre chaleur.

- Tu comptes t’enfuir maintenant ? dit-elle, la voix aussi coupante qu’une lame fine. Évidemment. Ça colle bien. Une Gryffondor en carton qui se donne des airs… puis qui disparaît dès que ça chauffe un peu.

Elle croisa les bras, parfaitement droite, comme si elle jugeait un insecte particulièrement bruyant mais inoffensif. La brune semblait incapable de répondre. Son silence confirmait tout ce que Rebekah pensait d’elle.

- Bah alors, t’as perdu ta langue ? lança-t-elle avec un mépris palpable. Ou tu as déjà épuisé ta dose de courage du mois avec tes tentatives pathétiques de rébellion ?

Elle se redressa de toute sa hauteur, son regard plongé dans celui de son interlocutrice, perçant, froid, attendant une réponse.

505 mots
@Hazel Dovee, merci beaucoup, ça me fait trop plaisir :cute:

Marraine ~ #c70056 ~ 2eme année RP ~ Chronologie ~ Fiche PR ~ Coucou Rapeltout

1 déc. 2025, 00:48
Quand Nos Ombres se Sont Frôlées
Le silence qui se fit, aussi bien dans l'esprit d'Hazel que dans la petite bulle contenant le Gryffondor et la Serpentard, la mit très mal à l'aise. D'habitude, elle avait toujours a minima un fond sonore dans sa tête, ce qui lui permettait de s'évader lorsque qu'une conversation devenait trop ennuyeuse. Elle vit, avec quelques sueurs froides, le sourcil de son aînée se redresser, tout doucement, comme un serpent s'approchant de son but.

- Un conseil, Hazel recula de trois pas, le cœur battant, si tu veux insulter quelqu’un… assure-toi déjà d’être capable de prononcer plus de trois mots sans t’étouffer.

Elle la regardait, d'un air ahuri, prête à courir s'il le fallait.

- Je..

Mais la rousse poursuivis sans remarquer que sa bouche avait vainement tenté de former une phrase.

- Et travailler, hm ? C’est ce que tu appelles foncer dans les gens en lisant comme une idiote au milieu d’un couloir bondé ? C’est… fascinant. Vraiment. Une méthode révolutionnaire.

Hazel regardait toujours s'il y avait une échappatoire, peut-être que sa petite taille lui donnerais un avantage ?

- Mais je...

Toujours tel un poisson hors de l'eau, Hazel se tortillait de gêne, en gardant sur son visage cet air qui ferais fondre de compassion n'importe qui. Mais apparemment la Serpentard n'était pas n'importe qui.

- Tu comptes t’enfuir maintenant ? Ça colle bien. Une Gryffondor en carton qui se donne des airs… puis qui disparaît dès que ça chauffe un peu.

La rouge et or faillit s'étouffer. C'était si prévisible ? Ou alors elle était aussi transparente qu'une vitre de verre ? Pour le coup, elle ne pouvait pas s'offusquer, car tout ce que disais l'autre fille était, pour le moment, véridique. Je suis vraiment une si mauvaise Gryffondor ? La voix dans la tête d'Hazel revint, pour son plus grande bonheur. Cela signifiait qu'elle n'était plus en état de stupéfaction, mais qu'elle était à présent prête pour agir.

- Bah alors, t’as perdu ta langue ? Ou tu as déjà épuisé ta dose de courage du mois avec tes tentatives pathétiques de rébellion ?

Non, elle n'avait pas épuisé sa dose de courage. Ou du moins, elle n'avait plus envie de fuir, c'était vraiment idiot comme pensée. Ce qu'elle allait faire, c'était réfléchir.
Oui, Hazel n'avait pas le courage des Gryffondor, mais elle n'avait que 11 ans après tout, elle comptait bien faire de grandes choses dans le futur, et prouver son courage. Pour l'instant, elle avait encore peur du noir, des conflits et d'être seule, mais cela ne définissait en rien un manque de courage.
Elle était intelligente et vive d'esprit. Elle avait peur, mais c'était normal. Or, ce n'est pas l'absence de peur qui définit le courage, mais le faite de continuer d'avancer. C'était ce que sa mère lui répétait souvent, et l'affreux discours de cette toute aussi affreuse Serpentard lui avait ouvert l'esprit.
Alors appeler cela un regain de courage serais se mentir à soi-même. C'était plutôt un regain de confiance.
Redressant fièrement son menton, la voix rendue aiguë par le stress et légèrement tremblotante, elle dégageait pourtant un petit quelque chose, du haut de sa petite taille.

- Veuillez m'excuser, votre altesse, la fillette fit la révérence et s'inclina bien bas, bien trop bas pour que ce ne soit autre chose que de l'ironie, je vous prie d'accepter ma bassesse d'esprit.

Elle profita du fait d'être penchée afin de récupérer ses feuilles de parchemins qui trainaient encore aux pieds de son interlocutrice. Puis se relevant, elle tenta de reproduire avec grandes peines le regard hautain que lui lançait la vert et argent.

- Voyez-vous, je ne pensais pas croiser une si illustre personnalité, je ne m'étais donc pas préparée mentalement à votre éclat.

Quittant enfin son jeu d'acteur, elle se remis à trembler légèrement, une fois que l'adrénaline était passé.

- En tout cas, si moi je suis une Gryffondor en carton, alors tu doit être la Serpentard la plus aveugle que je connaisse.

Et sur ces paroles aguerries, elle fit trois pas en avant.

@Rebekah Norfolk :grin:
P.S. Je ne sais pas ce qu'il se passe avec le gras qui devient italique...

~ Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ~ Officiellement membre de la secte des vampires
Ma couleur : #943333

3 déc. 2025, 14:51
Quand Nos Ombres se Sont Frôlées
Rebekah remarqua d’abord un infime changement dans le regard de la Gryffondor. Une lueur de détermination, fragile, vacillante, mais indéniable, venait de remplacer la panique qui la submergeait jusque-là. Malgré la mauvaise humeur qui rongeait encore la Serpentard depuis le matin, ce minuscule éclat retint son attention. C’était presque attendrissant… ou pathétique. Elle n’avait pas encore tranché.

La rouge et or se redressa d’un coup, comme si cette étincelle intérieure lui avait soudain insufflé la force d’affronter un Basilic. Son menton se releva de quelques millimètres, ses épaules se haussèrent dans un simulacre d’assurance, et une ombre de défi traversa ses traits crispés.

Rebekah l’observa sans bouger, sa colère initiale se mêlant à un amusement croissant. Peut-être aurait-elle reconnu un effort louable… si le résultat n’avait pas eu l’air d’une parodie involontaire. La petite semblait plus proche d’une élève en retard tentant d’impressionner un professeur sévère que d’une adversaire réellement menaçante.

Puis, soudain, la Gryffondor s’inclina dans une révérence théâtrale et, d’une voix faussement respectueuse, déclara :

- Veuillez m'excuser, votre altesse… je vous prie d'accepter ma bassesse d'esprit.

Rebekah haussa un sourcil, ravie par l’audace grotesque de la mise en scène. Elle retint un rire, savourant la tentative aussi ridicule qu’impertinente. Elle n’était pas née du dernier Lumos : la moquerie crevait les yeux. Pourtant, elle devait admettre que la révérence, bien que stupide, était exécutée avec une certaine… application. Quelle mise en scène… pensa-t-elle, un sourire narquois effleurant ses lèvres.

Profitant d’être penchée pour récupérer ses feuilles, la Gryffondor se redressa ensuite et reprit, cherchant à imiter l’air hautain de la Serpentard :

- Voyez-vous, je ne pensais pas croiser une si illustre personnalité… je ne m’étais donc pas préparée mentalement à votre éclat.

La pique, subtile mais claire, chatouilla l’ego de l’Irlandaise comme une petite brûlure volontaire. Elle arqua un sourire plus appuyé et pensa : Jolie tentative. Pas totalement stupide, pas totalement nouvelle. Elle n’a pas inventé le pilon et le mortier, mais elle a du cran.

Puis vint la dernière provocation, celle qui fit vibrer à la fois son irritation et un plaisir inattendu :

- En tout cas, si moi je suis une Gryffondor en carton, alors tu dois être la Serpentard la plus aveugle que je connaisse.

Et pour accompagner cette bravade, la jeune fille avança de trois pas, avec une hardiesse fraîchement fabriquée, renforçant sa dernière phrase d’un faux courage qui sentait encore la peur. Rebekah la suivit du regard, chaque pas réduisant un peu plus la distance entre elles.
Son sourire s’effaça, laissant place à quelque chose de plus tranchant. Elle sentit sa mauvaise humeur remonter, se mêlant à une curiosité sombre.

Elle avança d’un pas, lent, calculé, et répondit d’une voix douce, presque trop douce :

- Vraiment ? Aveugle ?

Ses yeux se plissèrent, brillant d’un éclat dangereusement amusé.

- Ma pauvre… si tu savais tout ce que je vois.

Rebekah s’approcha encore d’un demi-pas, suffisamment pour que la Gryffondor sente la tension sans qu’aucun contact ne soit établi. Son regard glissa lentement sur elle, de ses cheveux encore ébouriffés à sa posture qui oscillait entre bravoure et panique.

- Tu veux savoir ce que je vois ? souffla-t-elle, la voix toujours étonnamment douce, presque veloutée. Je vois une première année qui essaie désespérément de paraître plus grande qu’elle ne l’est.

Son regard tomba sur les mains de la Gryffondor, encore légèrement tremblantes.

- Je vois des épaules qui se redressent, oui… mais surtout un cœur qui bat trop vite continua-t-elle, un mince sourire glissant au coin de ses lèvres. Je vois quelqu’un qui a peur, mais qui avance quand même. Et ça…

Elle inclina la tête, la scrutant comme si elle examinait un spécimen particulièrement intrigant.

- … c’est presque courageux.

La rousse marqua une pause plus longue, laissant le temps à la Gryffondor de respirer un peu, puis recula légèrement avant de conclure, le regard sévère :

- Mais ne te méprends pas. Le courage ne suffit pas à cacher que tu n’as aucune idée de ce que tu fais. Et ça, je le vois aussi.

Expressions en blanc pour le défi animation 200ème coupe
680 mots
@Hazel Dovee ^^

Marraine ~ #c70056 ~ 2eme année RP ~ Chronologie ~ Fiche PR ~ Coucou Rapeltout

12 déc. 2025, 23:31
Quand Nos Ombres se Sont Frôlées
Peut-être que Hazel eut peur en voyant le regard de la Serpentard, mais elle n'en laissa rien paraître. Elle devait continuer, dans son faux courage inventé de toutes pièces. Alors elle resta en place, campée sur ses appuis, le regard noir où bouillonnait un mélange de peur et de colère. Comment ce fait-il qu'elle n'a pas été impressionnée ?
Hazel la vit aussi s'approcher, et encore une fois elle ne recula pas. Elle n'était peut-être pas courageuse, mais elle était têtue : si elle avait décidé de ne pas bouger, alors elle ne bougera pas. Seule son échine tressaillie, lorsque d'une voix trop douce pour être honnête, son aînée lui répondit.
C'était dangereux, sa réponse était dangereuse, ou en tout cas, elle effrayait quelque peu la jeune Gryffonne. Et peut-être aussi ce qui l'effrayait le plus, c'était son air amusé. Tient lui tête ma vielle...

La jeune fille se reteint de lui demandait ce qu'elle voyait, mais elle était curieuse d'entendre la fin de sa tirade.
Or, elle n'aimait pas ma manière dont elle s'était approchée d'un demi pas, elle n'aimait pas cette façon de la regarder, comme si elle était la souris, et la Serpentard le chat. Mais elle ne bougea pas, toujours dans une position rebelle, mais de plus en plus frémissante. Son cœur battait à une vitesse phénoménale, et bien heureusement, personne ne pouvait l'entendre battre. Mais que pouvait-elle voir, de si intéressant ?
Lorsque le Serpent lui demanda si elle voulait savoir, la petit rouge et or hocha doucement la tête, naïvement convaincue que ce seront d'incroyables secrets. Mais cette impression, du chat et de la souris, ne l'a quittait pas.

- Je vois une première année qui essaie désespérément de paraître plus grande qu’elle ne l’est.

Ce qui blessait le plus la brunette, c'était que ce que la Serpentard disait n'était pas entièrement faux. Elle lisait bien trop facilement en elle, comme si Hazel n'était qu'un simple corps transparent, incapable de cacher ce qui se trame dans sa tête. C'est vrai... tout ce qu'elle dit est extrêmement vrai.

Le regard bleuté courrait à présent sur ses mains, tremblantes. Trop pour continuer la comédie d'une fillette courageuse.
Ce même regard analysait à présent sa posture, et son cœur. Son cœur silencieux, pourtant audible d'une agitation féroce, l'agitation que cause généralement la peur, l'adrénaline, ou la stupidité.

- … c’est presque courageux.

Hazel n'en croyait pas ses oreilles. La rousse avait bien prononcé cet adjectif pour la décrire. Certes, elle avait dit "presque", mais c'était déjà mieux que rien. Mieux que peureux en tout cas. La jeune fille essuya ses mains moites contre sa robe de sorcière et, un sourire en coin, elle n'écouta même pas la dernière phrase que le venin du Serpent avait craché.
Elle était presque courageuse. Et cela, elle ne l'oubliera pas.

- Tu vois, tu n'es pas si aveugle que je le pensais.

D'un petit rire, absolument pas calculé, elle la regarda d'un air pétillant.

- On m'avait dit que les Serpents sont stupides, mais finalement, j'irais leur dire qu'ils avaient tord.

Elle croisa les bas, la provoquant, fleurtant dangereusement avec la catastrophe. Elle savait bien que les Serpentard étaient très probablement les plus intelligents, avec les Serdaigle, mais le souvenir encore récent de son cœur qui battait comme un tambour lui avait fait oublier toute prudence. L'adrénaline, pire ennemie d'une première année en mauvaise posture la fit poursuivre :

- Et puis, moi aussi je peux le faire...

Scrutant la rousse, elle la toisa de haut en bas d'un air songeur.

- Posture droite, regard hautain, forte capacité à rabaisser les autres et gestes calculés au millimètre...

Elle acheva d'un air triomphale

- Tu es la caricature même d'un Serpent chevronné

Et d'un petit ricanement de goblin, elle redressa sa posture pour l'imiter d'un manière affreusement dégradante : une mademoiselle trop sûre d'elle, le nez bien trop levé, les lèvres retroussées dans une grimace et les sourcils surélevés dans un air de supériorité absolue.

@Rebekah Norfolk Aïe je suis vraiment désolée pour ce si long retard :sweatingbullets:
P.S. Oupsi, je ne m'était pas relue, j'ai corrigé mes quelques fautes

~ Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ~ Officiellement membre de la secte des vampires
Ma couleur : #943333

17 janv. 2026, 11:42
Quand Nos Ombres se Sont Frôlées
Dès qu’elle eut fini de parler, Rebekah observa la Gryffondor avec une attention à la fois tranchante et presque curieuse. Ses yeux bleus la scrutaient, attendant une réponse, un geste, une réaction quelconque qui trahirait le vrai caractère de la jeune fille. Son impatience, soigneusement masquée derrière une façade froide et supérieure, était presque palpable. Chaque respiration de la rouge et or, chaque frémissement, semblait s’inscrire dans l’esprit de la rousse avec une précision presque douloureuse. Elle était énervée, oui, mais cette irritation se mêlait désormais à une pointe d’amusement. L’autre l’avait surprise plus d’une fois avec son audace maladroite et ses bravades mal calculées, et Rebekah ne pouvait s’empêcher de vouloir voir jusqu’où elle irait.

Et ça ne manqua pas. À peine la brune ouvrit-elle la bouche que la Serpentard sentit un frisson d’intérêt la traverser. La Gryffondor gagnait en assurance, maladroite mais déterminée, et la rousse ne pouvait s’empêcher d’admirer, au fond, cette petite lutte pour s’affirmer. Les yeux de la brune brillaient d’une lueur qu’elle connaissait trop bien, pour l’avoir souvent vue dans ses propres prunelles : un mélange d’amusement, d’audace et d’un soupçon de défi. Un sourire fin, presque invisible, effleura ses lèvres. Elle inclina légèrement la tête, l’évaluant comme on examine un puzzle difficile à résoudre. Chaque mot, chaque geste de la Gryffondor semblait mesurer sa résistance, tester ses limites, et Rebekah commençait à se prendre au jeu.

Puis vint la phrase finale, audacieuse et irrévérencieuse :

- Tu es la caricature même d’un Serpent chevronné.

Rebekah l’observa quelques instants, puis éclata de rire, sans pouvoir se retenir. Pas un rire sarcastique, pas un rire pour se moquer réellement, mais un rire franc et léger, presque incrédule. Pour elle, ce n’était même pas une insulte. Comment cette Gryffondor pouvait-elle imaginer que cette phrase la toucherait ? C’était presque… risible. Elle secoua la tête, les yeux pétillants, se redressant lentement :

- Oh… vraiment ? Tu crois que c’est une insulte ? réussit-elle à dire entre deux rires.

Elle laissa échapper un petit souffle, encore amusée, l’observant d’un regard perçant, comme on regarde un enfant qui tente un tour de magie et qui échoue.

- Tu sais, si c’est ton idée de me provoquer… il va falloir faire mieux que ça, admit-elle avec un sourire ironique, les yeux encore larmoyants d’avoir trop ri. Vraiment mieux.

Et alors qu’elle pensait avoir retrouvé son sérieux, un nouveau rire monta de sa gorge, plus spontané encore, quand elle repensa aux efforts de la Gryffondor. Elle secoua la tête, incrédule et amusée à la fois. La brune s’était appliquée, avait mobilisé tout son courage pour la provoquer, l’imiter, paraître menaçante. Elle s'était donnée tant de mal pour tenter de la tourner en ridicule et le résultat final était... ça. Rebekah rit de plus belle, couvrant presque le son de ses propres pensées : C’est fascinant… et tellement pathétique à la fois, pensa-t-elle.

Au bout de quelques secondes, la rousse se redressa, regagnant enfin un peu de contenance, et observa la Gryffondor d’un œil nouveau, intriguée et amusée.

507 mots
@Hazel Dovee, vraiment désolée pour ce délai

Marraine ~ #c70056 ~ 2eme année RP ~ Chronologie ~ Fiche PR ~ Coucou Rapeltout

20 janv. 2026, 00:17
Quand Nos Ombres se Sont Frôlées
Le rire de la Serpentard tomba sur Hazel comme une gifle invisible.
Pendant une fraction de seconde, elle resta figée, les bras encore légèrement écartés après son imitation grotesque, le visage bloqué dans une expression qu’elle n’eut pas le temps de corriger. Son cerveau mit un temps anormalement long à suivre ce qui venait de se produire. Ce n’était pas la réaction qu’elle avait imaginée. Pas celle qu’elle avait répétée, encore et encore, dans sa tête. Elle s’attendait à de la colère, à une pique cinglante, peut-être à une menace. Quelque chose de clair, de net.
Pas à ça.
Pas à ce rire franc, incontrôlé, presque sincère.

Son esprit se vida brutalement, comme si quelqu’un avait soufflé sur une flamme encore fragile. Plus aucune réplique ne lui vint. Hazel cligna des yeux, une fois, puis une seconde, le cœur suspendu, comme si elle venait d’être tirée hors de l’eau sans prévenir. Elle ne comprenait plus très bien ce qui se passait. Avait-elle gagné ? Perdu ? Était-ce bon signe ? Mauvais ?
Son sourire s’éteignit lentement, remplacé par une expression hébétée qu’elle n’arrivait pas à masquer. Elle observa son aînée rire encore, secouer la tête, reprendre son souffle, et Hazel sentit quelque chose se fissurer en elle. Une sensation désagréable, familière, comme lorsqu’elle disait quelque chose en classe et que tout le monde se retournait sans comprendre. Comme si elle avait raté une marche en descendant un escalier.

C’était donc ça, le résultat ?
Son cœur se mit à battre plus vite. Trop vite. Elle en avait conscience, et cette conscience n’arrangeait rien. Elle sentit ses épaules se raidir, ses doigts se crisper malgré elle, cherchant un point d’ancrage. Elle n’aimait pas ce rire. Pas parce qu’il était méchant — justement. Parce qu’il la rendait inutile. Petite. Inoffensive.

Et soudain, la peur s’insinua.
Pas une peur brutale, pas celle qui fait hurler ou fuir immédiatement. Non. Une peur sourde, poisseuse, qui s’installe dans la poitrine et rend chaque pensée plus lente. Celle de ne plus savoir quoi faire. Celle d’être coincée là, face à quelqu’un qui ne la prenait pas au sérieux, qui semblait s’amuser de ses efforts comme d’un jeu mal exécuté.

Hazel eut un bref réflexe de recul, à peine perceptible. Son corps voulait partir. S’éloigner. Disparaître. Elle sentit ses talons vouloir glisser en arrière, et cette envie lui donna presque honte. Non. Elle ne reculerait pas. Pas maintenant. Pas après tout ça.
Quand la vipère parla à nouveau, encore amusée, Hazel sentit la chaleur lui monter aux joues, brûlante, incontrôlable.

— Tu crois que c’est une insulte ?

Ses lèvres s’entrouvrirent, mais aucun son n’en sortit. Elle referma la bouche aussitôt, vexée, les dents serrées. Bien sûr qu’elle y croyait. Enfin… pas vraiment. Elle avait surtout voulu frapper. Toucher quelque chose. Faire mal, même un peu. Et manifestement, elle avait raté.

— Il va falloir faire mieux que ça.

Cette phrase, plus que le rire, fit bruler quelque chose en elle.
La peur se transforma lentement en colère.

Hazel fronça les sourcils, sentant cette chaleur glisser de ses joues jusque dans sa poitrine. Sa respiration devint plus rapide, plus bruyante aussi. Elle savait qu’elle perdait un peu le contrôle, et paradoxalement, ça lui faisait du bien. La colère, au moins, la faisait tenir debout.

— J’fais ce que je peux, lâcha-t-elle, un peu trop sèchement.

Elle se redressa, comme piquée au vif, retrouvant ce réflexe familier : attaquer avant d’être écrasée.

— Désolée si mes performances te conviennent pas, mais j’suis pas là pour te divertir.

Sa voix tremblait légèrement, elle l’entendait elle-même, et ça l’agaçait. Mais elle ne s’arrêta pas. La colère la portait maintenant, lui donnant l’élan qui lui avait manqué quelques instants plus tôt.

— Et tu peux rire tant que tu veux, continua-t-elle, les poings serrés le long de ses cuisses, ça change rien au fait que t’as commencé.

Elle planta son regard dans celui de la Serpentard, défiant, même si une partie d’elle hurlait de se taire.

— T’aurais pu juste passer ton chemin. Mais non. Fallait rabaisser, fallait écraser, fallait montrer que toi, tu sais tout et que moi, je suis qu’une première année stupide.

Elle inspira brusquement, puis souffla, comme pour éviter que sa voix ne se brise. Ses joues étaient rouges, ses yeux brillants — pas de larmes, non. D’adrénaline. De frustration.

Petit à petit, la peur recula.
Hazel sentit cette énergie familière revenir. Celle qui la faisait parler trop vite, réfléchir trop tard, mais qui l’empêchait de s’effondrer. Elle se redressa un peu plus, retrouvant ce sourire effronté, imparfait, mais bien à elle. Celui qu’elle utilisait quand elle refusait de montrer qu’elle doutait.

— Et puis franchement, ajouta-t-elle avec un haussement d’épaules forcé, si c’était vraiment si nul que ça, tu rirais pas autant.

Un coin de sa bouche se releva, presque malgré elle.

— On rit rarement de ce qui est complètement sans intérêt.

Elle pencha légèrement la tête, l’observant à son tour, l’air faussement pensif, même si son cœur battait encore trop fort.

— Alors quoi ? Tu ris parce que je suis ridicule… ou parce que t’étais pas prête à ce qu’une première année te tienne tête, même mal ?

Elle haussa un sourcil, maladroitement imitatrice, mais volontaire.

— Parce que bon, si le summum de l’assurance Serpentard, c’est rire pour éviter de répondre… c’est un peu décevant, non ?

Hazel sentit son cœur cogner encore, mais cette fois, ce n’était plus seulement de la peur. C’était ce mélange dangereux de confiance retrouvée et d’inconscience totale propre aux enfants qui n’ont pas encore appris quand s’arrêter.

— Vas-y, ajouta-t-elle, un éclat défiant dans les yeux. Ris encore.

Elle se redressa de toute sa petite taille, fière, tremblante, vivante.

— Moi, j’ai pas fini.


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@Rebekah Norfolk, boum, Hazel en mode combat :meninblack:

~ Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ~ Officiellement membre de la secte des vampires
Ma couleur : #943333

22 févr. 2026, 12:49
Quand Nos Ombres se Sont Frôlées
Rebekah la regarda, un léger sourire toujours présent sur ses lèvres, le menton relevé, le regard brillant d’une curiosité hautaine. La Gryffondor quant à elle se tenait droite, fière, mais maladroite, chaque geste trahissant sa nervosité. Les mains crispées, le souffle un peu trop rapide, le corps tendu : tout cela fascinait la Serpentard. L’amusement initial scintillait encore dans ses yeux, cette satisfaction discrète de voir une première année essayer, se battre, se mesurer à elle.

- Vraiment… murmura la rousse, sa voix douce mais tranchante, tu crois que c’est suffisant pour m’impressionner ?

Elle pencha légèrement la tête, détaillant chaque frémissement, chaque battement de cœur, le léger recul des talons. Tout parlait, tout révélait l’inexpérience de la brune, mais rien ne la touchait vraiment. Son sourire fin persistait, ironique, mais l’attention qu’elle portait à chaque micro-mouvement trahissait sa fascination. Voir la jeune fille essayer de lui tenir tête, même maladroitement, était… divertissant.

Les secondes s’étirèrent. Le rouge parlait, se redressait, respirait plus vite, tentait de paraître assurée. Rebekah observait, annotait mentalement, mais le jeu commençait doucement à perdre son sel. Les gestes se répétaient, les phrases revenaient, et l’effet de surprise s’estompait. L’amusement cédait peu à peu la place à une impatience subtile, à ce poids familier qu’elle connaissait quand quelqu’un ne produisait pas le spectacle attendu.

- Alors quoi ? Tu ris parce que je suis ridicule… ou parce que t’étais pas prête à ce qu’une première année te tienne tête, même mal ?

La Serpentard haussa un sourcil, son sourire fin se muant en expression plus froide. Elle scruta la fille, détaillant la rougeur de ses joues, la tension de ses épaules, le frisson de ses doigts. Tout était lisible, trop lisible.

- Tu crois vraiment que ça m’impressionne ? souffla-t-elle finalement, son ton glacé mais mesuré. Je me moque simplement de toi. Rien de plus. Alors arrête de te faire des films.

Elle pencha légèrement la tête, ses yeux parcourant la brune avec un calme méthodique. L’amusement initial persistait encore, mais il s’amenuisait. Les secondes s’étiraient, la conversation tournait en rond, et Rebekah sentait une irritation sourde s’insinuer dans ses muscles, dans sa posture. Ses bras se croisèrent derrière son dos, son poids bascula légèrement d’un pied sur l’autre, un geste presque imperceptible mais révélateur de son impatience croissante.

- Alors… t’as encore des choses à dire, ou je peux y aller ? lâcha-t-elle finalement, sa voix basse et tranchante, teintée de ce mélange de supériorité et d’agacement qu’elle maîtrisait si bien. Certaines personnes ont des choses à faire, et tu commences à me fatiguer avec tes piailleries incessantes. À moins que tu ne veuilles encore me clouer au sol pour m’empêcher d’avancer.

Elle ponctua sa phrase d’un léger mouvement de menton vers le couloir et d’un sourire narquois. La patience qui avait soutenu son amusement s’érodait rapidement. L’attente, qui aurait pu être un jeu, était devenue un aiguillon désagréable. Son esprit commençait à s’agacer, impatience contenue derrière le masque hautain, ses pensées déjà préparant la prochaine réplique si son interlocutrice continuait de tourner autour du vide.

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@Hazel Dovee

Marraine ~ #c70056 ~ 2eme année RP ~ Chronologie ~ Fiche PR ~ Coucou Rapeltout