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Le jus de la trouille  PV 

~ Fin août, chez les Wedenjack


« C'est quoi, cette histoire de citrouille ? »

Joy s'interrompit net pour planter ses prunelles dans celles de son père qui venait, étrangement, d'intervenir dans sa conversation. Lui qui restait d'habitude muet comme une tombe semblait fasciné par une des boissons typiquement sorcières dont l'aiglonne faisait l'éloge à sa sœur ; oh, ça a un goût divin, c'est si dommage que vous, les Moldus - enfin.. les gens normaux - ne puissiez pas en profiter !, mais quel goût succulent, les sorciers ont vraiment un talent pour concocter mets et boissons ! Alors en pleine argumentation sur la subtilité et la douceur du jus de citrouille, que Evelyn approuvait vaguement, Joy se demanda bien en quoi ce charabia pouvait passionner son père.

Le visage de Stephan était illuminé et une moue anormalement candide jouait sur son visage.


« Une boisson, tu dis ? insista-t-il. »

Plutôt étonnée, l'Écossaise balbutia que c'était bien cela, tout en faisant fonctionner ses rouages intellectuels à cent à l'heure afin de comprendre la supercherie ; parce qu'il y en avait une, c'était certain, pour que son père se comporte d'une telle manière. Cependant, son expression changea du tout et tout et il devint grave. Inquiet, même.

« Je ne pense pas qu'il soit raisonnable de donner ces boissons à des mineurs. Savais-tu que les citrouilles, même si elles s'en cachent, sont vivantes et très dangereuses ? Je pense qu'un cocktail contenant de la citrouille pourrait s'avérer mortel pour des jeunes. »

Evelyn, accoudée au fauteuil et les yeux rivés sur la télévision, pouffa de rire mais sa cadette ne l'entendit pas tant elle était horrifiée par les révélations de son père. Les jus de citrouille avaient un effet radicalement néfaste sur les personnes jeunes et trop sensibles ? Pourquoi personne, dans le monde des sorciers, ne semblait être au courant ? Puisque son père gardait un visage de mort, Joy en déduit qu'il était diablement sérieux et qu'il était de son devoir d'intervenir au plus vite. Elle assura, dans un murmure, que l'heure de rétablir la vérité et de sauver les jeunes sorciers avait sonné ; puis, sous le regard amusé de Stephan, attrapa sa veste et demanda à sa grande sœur de la conduire.

~


Bien décidée à en découdre avec cette histoire de boisson mortelle - les propos se déformaient vite -, Joy avait tout simplement décidé d'aller au retour à la source ; ou du moins, à un des endroits où l'on vendait ce genre de poison sans scrupule ; à un endroit dont elle appréciait pourtant l'odeur enivrante et l'ambiance chaleureuse ; au Chaudron Baveur. Evelyn l'avait aimablement conduite jusque devant ce bar miteux où elle était ensuite entrée sans crainte. Comme d'habitude, il était bondé de sorciers en tout genre, allant du vieux monsieur esseulé face à sa choppe au groupe de filles surexcitées guettant les allées et venues d'un jeune homme plutôt charmant.

Sans plus se préoccuper des nombreux sorciers qui mangeaient, buvaient, discutaient, riaient, jouaient aux échecs barbares ou que sais-je, la jeune fille se dirigea vers une table et attrapa le menu. Elle y lut qu'on pouvait commander du jus de citrouille. Éberluée, elle interpella une dame qui semblait ici dans son domaine et dit :


« Euh.. excusez-moi. Je pourrais avoir un jus d'citrouille, s'vous plaît ? »

Elle n'aurait su dire ce qui lui était passé par la tête lorsqu'elle précisa :

« Pour l'examiner. »
Dernière modification par Joy Wedenjack le 22 mars 2016, 21 h 38, modifié 1 fois.

Ils étaient cœur d'œillets, des fleurs face aux fusils,
Enfants du Bataclan, enfants du paradis.

Le jus de la trouille  PV 

Sara se tenait derrière le comptoir, observant les allés et venues de tous les clients qui venaient se détendre au Chaudron Baveur. Elle n'aurait jamais pensé en arriver-là, sa vie lui paraissait tellement parfaite que même elle, parfois, n'y croyait pas. Comment avait-elle fait pour avoir la vie dont elle rêvait ? Cela n'était pas donné à tout le monde, et la jeune patronne comptait certainement bien en profiter. Elle avait tout ce dont elle souhaitait, un charmant petit mari qui la gâtait à chaque instant, un travail qu'elle aimait beaucoup et un enfant qui verrait bientôt le jour. Enfin bientôt, il fallait encore attendre quelques mois pour cela, mais quand même... ! Elle était aux anges, elle était sûre que rien ne pouvait gâcher son bonheur, tout était parfaitement parfait, à ses yeux.

Les commandes s'enchaînaient et Sara était presque sur le point de perdre la tête, elle était essoufflée à force de courir à travers la pièce afin de prendre les commandes et de servir, qu'elle s'était dit qu'il valait mieux pour elle qu'elle pense à embaucher un serveur à temps partiel pour venir l'aider. Avant, lorsqu'elle n'était qu'une simple serveuse, elle trouvait ça tellement plus facile. Désormais tout était tellement différent, le Chaudron Baveur reposait sur ses deux épaules, elle se sentait un peu comme Atlas, le Titan qui doit supporter la voûte céleste sur ses épaules. Bien sûr, dans le cas de la jeune femme, le Chaudron était beaucoup plus léger à porter, mais il n'en était pas moins qu'elle commençait à se sentir légèrement dépassée.

Elle se sentit beaucoup mieux lorsque le Pub se vida un peu, les clients commençaient peu à peu à partir et désormais, la jeune femme commençait à y voir plus clair. Alors qu'elle nettoyait les tables à l'aide d'un chiffon et de ses petites mains, une petite fille entra dans le bar. Un sourire s'installa sur ses lèvres, et lorsqu'elle eut terminé ce qu'elle faisait -et que la jeune fille eut choisi ce qu'elle désirait commander-, Sara s'approcha d'elle, un carnet et une plume entre les mains.


« Euh.. excusez-moi. Je pourrais avoir un jus d'citrouille, s'vous plaît ? »

Sara allait s'en aller chercher sa commande, mais elle resta statique lorsque la fillette ouvrit de nouveau la bouche. À vrai dire, ses dernières paroles restaient plus ou moins incompréhensibles. Que voulait-elle examiner, exactement ? Si le jus de citrouille était buvable ? Qu'il n'avait pas périmé à force de rester dans la cave ? Arquant un sourcil et ne préférant pas se poser de questions -d'autant plus qu'elle savait très bien que son jus de citrouille était le meilleur d'entre tous-, elle se dirigea vers le bar et prépara le breuvage qu'avait commandé cette petite. Lorsque le verre fut rempli, elle se dirigea vers la table et le déposa.

«  Voilà pour toi poulette ! Tu veux examiner quoi, au juste ? Parce que je t'assure que mon jus de citrouille est délicieux... ! »

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La naïveté légendaire de Joy était connue par tout son entourage proche, y compris son père. Ce qui n'avait pas privé Stephan de lui mentir délibérément, s'amusant de l'emportement de sa fille contre la nocivité des jus de citrouille. Comment elle, qui vivait à Poudlard depuis un an, pouvait-elle croire sur parole un Moldu en ce qui concernait une boisson sorcière ? C'était aberrant. Cependant, bien qu'il soit surpris de la facilité avec laquelle Joy se laissa prendre, Stephan ne démentit pas et attendit de voir jusqu'où elle irait pour ses convictions et pour assouvir ses idées. Il la laissa partir en direction du Chaudron Baveur, adressant un dernier regard complice à Evelyn avant que celle-ci ne monte au volant de la voiture.

Désormais, la fillette était assise à une table du bar avec la ferme intention d'exposer son mécontentement à la patronne de l'endroit. Il était hors de question qu'elle continue à vivre avec l'idée que tous les jours, plusieurs sorciers s'empoisonnaient, simplement parce que les vendeurs de jus de citrouille étaient soit ignorants, soit complotistes. Elle commanda donc son breuvage auprès de la patronne du pub, qui tiqua lorsque Joy ajouta qu'elle souhaitait l'examiner. Peut-être n'aurait-elle pas du faire part de ce détail à la serveuse, mais c'était désormais trop tard. Heureusement, elle ne fit pas de chichi et s'en alla préparer la commande. La jeune femme revint quelques minutes plus tard avec un verre rempli de la boisson que Joy désirait, puis elle prononça ces mots :


« Voilà pour toi poulette ! s'exclama-t-elle. Tu veux examiner quoi, au juste ? Parce que je t'assure que mon jus de citrouille est délicieux... ! »

Hésitante, Joy approcha son nez du breuvage et le respira longuement. L'odeur n'était pas désagréable, n'indiquait rien de suspect et aurait donné envie à n'importe quel individu normal d'en prendre une gorgée. Sauf que les citrouilles étaient maléfiques et que préparer une boisson à base de cette plante était hautement inconscient. Consternée de voir une expression innocente plaquée sur le visage de la jeune serveuse, l'Écossaise dit :

« Désolée de vous dire ça madame, mais... j'en suis pas sûre. C'est pas pour remettre en doute votre implication dans ce bar, hein ! Mais à mon avis, tous les jus d'citrouille sont à bannir. »

À Poudlard, sa timidité s'était envolée pour laisser place à une franchise à toute épreuve. Ainsi, elle ne se sentit même pas gênée lorsqu'elle remit ainsi en doute le jus de citrouille face à sa préparatrice. La fillette sourit innocemment, pour prouver à la patronne du Chaudron Baveur qu'elle n'en avait pas après elle. Puis, Joy repoussa le breuvage pour l'éloigner d'elle.

« Vous savez sûrement que les citrouilles sont très dangereuses et que, forcément... les jus à base de citrouille, c'pas bien mieux. Hein ? »

En fait, c'était un test. Joy voulait savoir si cette dame connaissait la nocuité de sa boisson avant de s'adresser à des gens plus haut placés.

Ils étaient cœur d'œillets, des fleurs face aux fusils,
Enfants du Bataclan, enfants du paradis.

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« Désolée de vous dire ça madame, mais... j'en suis pas sûre. C'est pas pour remettre en doute votre implication dans ce bar, hein ! Mais à mon avis, tous les jus d'citrouille sont à bannir. »

Sara n'arrivait pas à comprendre la petite fille qui se trouvait devant elle. Comment pouvait-elle tenir de pareilles informations, aussi fausses soient-elles ? Quel sorcier avait bien pu lui rentrer ça dans le crâne, et surtout pourquoi l'avait-elle cru ? Et puis, si cela s'apprenait, bien que ses citrouilles étaient plus que parfaites, le Chaudron Baveur pouvait ne pas s'en sortir ! À bien y réfléchir, la propriétaire du Chaudron Baveur se trouvait dans une bien mauvaise posture : si cette petite pensait que son jus de citrouille n'était pas bon, peut-être que d'autres sorciers avaient aussi appris la nouvelle rumeur et l'avaient répandue, ce qui était fort probable... !

Toute cette histoire pouvait finir loin, l'image de marque du Chaudron pouvait en prendre un coup et la réputation qu'il entretenait pouvait se ternir, elle se détériorerait et la notoriété diminuerait. Suite à cela, les clients ne feront plus confiance à Sara, ils douteraient des aliments et des boissons qu'ils commanderaient et certains n'oseraient même plus venir dans un endroit où ils auraient été trompés. Cela entraînerait une baisse monumentale des recettes et peut-être que le Chaudron finirait par crouler sous les dettes et qu'il devrait fermer pour cause de faillite. Le résonnement de Sara se répétait dans sa tête, voilà qu'une enfant avait réussi à la contrarier !


« ... »

« Vous savez sûrement que les citrouilles sont très dangereuses et que, forcément... les jus à base de citrouille, c'pas bien mieux. Hein ? »

« ... »

Sara n'osait rien dire, se retenant d'éclater de rire. Décidément, les jeunes étaient vraiment doués pour faire rire les plus grands. Après quelques secondes, la jeune femme s'invita d'elle-même à la table de la fillette, prête à avoir une discussion sérieuse (ou presque) avec cette dernière. Elle s'assit donc sur la chaise qui se trouvait en face d'elle et commença à réfléchir à ce qu'elle allait lui dire. Elle ne savait pas d'où elle tenait ce qu'elle disait, mais elle devinait qu'elle s'était fait duper, du moins, elle l'espérait. Elle ne pensait pas que cette fille était crédule, mais certaines personnes avaient parfois tendance à croire des choses, qu'elles soient fausses ou non.

« Dis-moi, qui est-ce qui t'a raconté ça ? Il faut que tu m'en dises un peu plus, je ne voudrais pas que mes clients soient malades ! »

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La patronne du Chaudron Baveur restait étonnamment silencieuse, attisant ainsi l'intérêt de Joy à son égard. Que pouvait-elle bien penser ? Était-elle en train de réviser son jugement sur ses recettes ? Ou manigançait-elle un quelconque plan pour que la jeune Wedenjack cesse de l'importuner et la laisse gérer son business seule ? La jeune fille espérait sincèrement que miss Jenkins ne se verrait pas offensée des accusations de Joy et qu'elle accepterait de coopérer. Si elle refusait, la Serdaigle devrait se débrouiller seule pour faire cesser cette mascarade. Honnêtement, cette perspective ne l'enchantait pas réellement, puisqu'elle estimait que ce n'était pas de son ressort. Elle était jeune, candide, et n'avait pas envie de devoir jouer l'héroïne en empêchant l'empoisonnement de la communauté sorcière. Elle voulait confier cette maison à quelqu'un de compétent, et cette serveuse lui semblait être une personne qui pouvait parfaitement convenir pour ce rôle.

Cette discussion pouvait prendre plusieurs tournures. La pire scénario imaginable était celui dans lequel l'adulte serait révoltée des propos de Joy et la bannirait définitivement de son pub, l'empêchant ainsi définitivement de sauver ses clients. La jeune fille planta ses prunelles bleues dans celles de la patronne, essayant mentalement de la convaincre de prendre la bonne décision et de s'intéresser à cette histoire de citrouilles. Apparemment, les talents télépathiques de Joy n'étaient pas voués à l'échec puisque miss Jenkins s'assit en face d'elle, signe évident de son ouverture au dialogue.


« Dis-moi, qui est-ce qui t'a raconté ça ? Il faut que tu m'en dises un peu plus, je ne voudrais pas que mes clients soient malades ! »

Joy fronça les sourcils, sidérée que cette personne ne sache même qu'elle vendait du poison chaque jour. Qui avait bien pu tant la manipuler ? Même si elle avait l'air foncièrement novice dans l'art du décèlement de toxicité dans les boissons, elle consentait à en apprendre plus sur les dangers que recelaient ses jus de citrouille. Joy décida donc de ne pas abandonner la partie, se disant que mettre la patronne du Chaudron Baveur de son côté pourrait lui être utile.

« C'est mon père qui me l'a dit. »

Avant de répondre à la deuxième question de la jeune femme, Joy se leva de sa chaise et se pencha au-dessus du breuvage. La mine concentrée, elle fit un peu bouger son verre pour voir si la texture du jus changeait lorsqu'il était en mouvement. Ne voyant rien de suspect, elle reposa le verre sur la table et reprit sa place.


« Il n'a pas été très explicite. J'sais juste que les citrouilles sont dangereuses et que, par conséquent, les jus d'citrouille aussi. Personne n'est jamais mort après vous en avoir commandé ?, demanda-t-elle, le ton curieux. »

Joy attrapa à nouveau son verre de jus de citrouille et l'observa longuement, sans oser y tremper ses lèvres. Elle aurait voulu demander à miss Jenkins de goûter la boisson à sa place, mais l'Écossaise avait peur qu'elle refuse et se braque.


« En tout cas, c'est gentil, d'vous soucier de la santé d'vos clients. Je crois que pour tout arranger, il faudrait qu'on en parle à vos supérieurs. »

Prenant son courage à deux mains, Joy avala deux gouttes de jus de citrouille en espérant que cette quantité ne serait pas suffisante pour qu'elle ait à subir de graves conséquences. D'ailleurs, il était vraiment dommage que ce breuvage soit nocif, parce qu'il avait un goût divin.

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Sara restait de marbre, en réalité elle ne souhaitait pas rire au nez de l'enfant qui se trouvait en face d'elle, et elle ne souhaitait pas non plus s'énerver contre cette dernière, bic que cela n'était pas du tout son genre. Cependant, les hormones pouvaient parfois jouer sur le comportement d'une femme, en particulier quand la femme en question portait un enfant dans son ventre. Heureusement, la Barmaid était plutôt du genre à rire de tout et de rien à la fois. L'histoire de cette jeune sorcière l'amusait et elle avait vraiment envie d'en savoir plus, de voir jusqu'où elle serait prête à aller. Des histoires dingues arrivaient tous les jours dans son bar, certaines fois elle n'était pas concernée et elle se contentait juste d'écouter, mais d'autres fois, comme maintenant, elle était impliquée et tentait de faire de son mieux pour arranger les choses. Lorsque l'enfant lui lâcha un « C'est mon père qui me l'a dit. », Sara compris presque immédiatement que ce dernier lui avait joué un tour, bien qu'elle n'en était pas totalement sûre à 100%.

« Il n'a pas été très explicite. J'sais juste que les citrouilles sont dangereuses et que, par conséquent, les jus d'citrouille aussi. Personne n'est jamais mort après vous en avoir commandé ? »

Sara était très curieuse de savoir jusqu'où cette petite irait. Elle avait quand même eut le culot de venir jusqu'au Chaudron Baveur pour dénoncer les faits, peut-être serait-elle capable de monter plus haut et d'arriver à abolir les jus de citrouilles ! Bon, sur ce point, la barmaid était sûre que ça n'arriverait pas, elle savait tout ça n'était que des balivernes et que par conséquent, d'ici quelques minutes, la blondinette aura compris que son père lui avait simplement fait une farce. Quoi que, au vu de la situation, Sara se disait que cette petite était bien naïve et que peut-être, elle ne croirait pas peut-être pas la jeune femme. Après quelques minutes plongée dans ses pensées, Sara répondit sereinement à la fillette.

« Je ne crois pas qu'il y ait eu des mort, du moins pas à ma connaissance. Mes citrouilles sont achetées aux meilleurs fournisseurs, et ceux-ci m'ont assuré qu'ils n'étaient pas dangereux. Tu crois que je devrais arrêter mes commandes ? »

La jeune fille semblait tellement persuadée de ce qu'elle disait qu'elle se mit à y tremper le bout de ses lèvres. Sara restait plus ou moins dubitative face à ce comportement. Elle préféra ne rien dire et attendit la suite.

« En tout cas, c'est gentil, d'vous soucier de la santé d'vos clients. Je crois que pour tout arranger, il faudrait qu'on en parle à vos supérieurs. »

Sara décida qu'il était temps de stopper tout ça avant que ça ne parte loin. Elle offrit donc son plus beau sourire à sa cliente avant de lui expliquer que tout ce qu'elle disait était faux. Elle lui assura que son jus de citrouille était légal et aussi sûr que toutes les autres boissons qu'elle vendait ici. La gérante du Chaudron finit par lui dire que son père lui avait probablement joué un tour et qu'elle s'était fait avoir en beauté. Pour le lui prouver, la jeune femme s'en alla vers son bar et prépara un verre avant de le boire devant la petite blonde.

« Je ne pense pas que je vais mourir, j'en bois depuis que je suis toute petite et regarde moi ! Si tu veux, tu n'auras qu'à repasser demain pour voir si je n'ai pas péri derrière mon bar haha ! Je t'offre ton jus de citrouille, à toi de voir si tu veux le boire ou non ! »

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